Le blog de Malou : Influencer Marketing Food et visibilité pour les restaurants

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Les 15 podcasts food et émissions gastronomiques à déguster (ou redéguster) de toute urgence

La montée en puissance des émissions radiophoniques culinaires et des foodcasts, les podcasts food, en est une preuve supplémentaire : la nourriture est de loin l’une des thématiques favorites des Français. 

Photo podcasts food

Plus qu’un cliché, c’est une réalité : le Français moyen parle food à toute heure, même lorsqu’il a déjà les pieds sous la table. Et pour cause, la nourriture recoupe des sujets dépassant les frontières de nos assiettes. Santé, environnement, écologie, plaisir, représentation du corps... sont autant de thématiques diverses que peuvent s'approprier les émissions culinaires que nous dévorons. Alors, en ce mois estival où l’on sait la plupart d’entre vous sous le soleil en famille ou entre amis, nous avons voulu partager nos meilleures expériences sonores et gourmandes... Certaines nourriront vos débats, d'autres vous mettront l’eau à la bouche ou vous inspireront pour vos prochaines tentatives aux fourneaux.

Tour d'horizon des 15 podcasts food et émissions gastronomiques à écouter de toute urgence :

1. J’ai faim, le podcast food de My Little Paris et de François Simon qui vous fait saliver

Amandine Péchiodat, rédactrice en Chef chez My Little Paris, nous l’avoue : la cuisine est inscrite dans la culture de son entreprise. Si vous avez la chance de vous balader dans leurs jolis locaux, vous remarquerez ainsi rapidement qu’une cuisine se trouve dans chaque bureau. Plus encore : une Cheffe cuisine régulièrement pour les équipes et les clients et des pasta days (concours de cuisine entre collègues) sont fréquemment organisés. Bref, chez My Little Paris on ne rigole pas quand il est question de nourriture !

Cela faisait donc un moment que trottait dans la tête d’Amandine l’idée de réaliser une série de podcasts food. Une rencontre a concrétisé cette envie : celle de François Simon, le très célèbre critique gastronomique dont personne ne connaît le visage. Son histoire avec My Little Paris a débuté avec plusieurs collaborations telle que cette vidéo faisant l’apologie des cornichons, ou encore ces chroniques dans lesquelles le célèbre critique recommande les boui-bouis parisiens dans lesquels manger à moins de 10 euros. La mayonnaise prend, l’entente entre le critique et Amandine est telle qu’ils ne veulent pas s’arrêter là.

Illustration du critique François Simon

Portrait, masqué bien sûr, de François Simon par Kanako, illustratrice de MyLittleParis

Ce "coup de foudre pour sa plume et son coup de fourchette acéré” les pousse à aller plus loin, nous confie Amandine. Aucun doute pour elle “sa voix caractéristique”, sa plume, et ses critiques avisées seraient les ingrédients magiques d'une excellente recette de podcasts culinaires. Le pari est pris et réussi. Le résultat est sans appel, cette série de 5 foodcasts est à déguster sans modération !

les podcasts food "J'ai Faim" de My Little Paris

Crédits photo : J'ai Faim, MyLittleParis

En 3 minutes 30, vous êtes invités à découvrir par la voix envoûtante du critique ces moments qui nous ont déjà tous donné l’eau à la bouche : la longue attente de son plat au restaurant, l’arrivée tant attendue de sa pizza à table, le plaisir inavoué de manger avec les doigts… La réjouissance de cette écoute se situe ainsi à la frontière entre la sensualité nourrie par la voix du célèbre critique et le rire cultivé par ses mots.

PS : Pour plus de saveurs, nous vous conseillons de vous délecter de ces épisodes au moment où la faim pointe le bout de son nez. Enfin, rassurez-vous : si pour le moment seuls 5 épisodes sont disponibles, d’autres délices sont en cours de préparation.

2. « A poêle », le podcast food qui déshabille les Chefs

Julie Gerbet, journaliste gastronomique (Le Fooding, Elle à Table, Pariscope…), s’affaire dans cette série à mettre les Chefs à nu. Ceux qui sont derrière les fourneaux et peu sur le devant de la scène abordent dans ces épisodes de près d’une heure chacun, leur passion, leurs sources d’inspiration, mais aussi leurs difficultés, leurs doutes et leurs peurs. Certains des Cheffes et Chefs les plus marquants de notre époque se livrent ici à cœur ouvert dans une conversation intime avec la journaliste, nous permettant ainsi de découvrir la femme ou l’homme qui se cache derrière la Cheffe ou le Chef.

Les podcast food "A Poêle"

Crédits image : A Poêle, Julie Gerbet

Vous pouvez donc écouter le doublement étoilé Michel Sarran vous parler de Top Chef, dont il est jury depuis plusieurs années, du concours de sage-femme qu’il a passé avant de se dédier à la cuisine, ou encore de la douleur qui se trouve derrière toute création. Vous pouvez également écouter Julia Sedefdjian, qui, du haut de ses 21 ans, est la plus jeune Cheffe étoilée de France ou encore Victor Lugger et Ciro Cristiano, deux des fondateurs du groupe Big Mamma, qui, dans un tout autre registre, parlent de leur saga entrepreneuriale, de files d’attente, de marges et de pizza Margherita.

Vous l'aurez compris, avec A Poêle, on se balade telles de petites souris d’un univers culinaire à un autre, d’une intimité à une autre, pour découvrir des personnalités hautes en couleur, riches de leur différence.

3. Casseroles, le podcast food qui met en lumière le pouvoir évocateur de la cuisine

La cuisine est bien plus qu’une affaire de goûts, elle est aussi le reflet de notre culture, de notre famille… Finalement, c’est parce que la cuisine est intime qu’elle a cette capacité à raviver des souvenirs. C'est ce que souhaite mettre en lumière Casseroles, le podcast food de Zazie Tavitian qui s’infiltre dans chaque épisode de 20 minutes chez une personne qu’elle connaît et qui lui demande de cuisiner pour elle une recette racontant une histoire.

Les podcasts food "Casseroles"

Crédits photo : Casseroles de Binge Media

De sa sœur qui cuisine la recette du gâteau au chocolat de leur grand-mère en revenant sur des souvenirs d’enfance communs, à son amie Allison qui cuisine des rouleaux de Printemps qui la ramènent sur les traces de ses origines vietnamiennes dont elle n’a jamais parlé avec son amie journaliste… Casseroles nous fait pénétrer dans une histoire dont l’héroïne est Zazie elle-même, qui nous balade paisiblement dans son univers gourmand avec la participation de son entourage.

4. Plan culinaire, le podcast food qui répond aux questions culinaires que tout le monde se pose

Pourquoi fait-on la queue deux heures pour manger une pizza ? Pourquoi sommes-nous accros aux céréales au petit déjeuner ? Nous sommes sûrs que vous vous êtes déjà posés ces questions. Eh bien, Plan Culinaire, le nouveau podcast du groupe Louie Media, y répond avec brio ! Ce podcast mensuel présenté par Nora Bouazzouni et Mélissa Bounoua décortique nos habitudes et comportements culinaires pour raconter notre société mais aussi décrypter le secteur actuel de la gastronomie.

Les podcasts food "Plan Culinaire"

Crédits image : Plan Culinaire de Louie Media

D’une interrogation en découle une autre... Résultat : on se questionne, on réfléchit, on se régale et l’on sort enrichi de ces épisodes de 20 minutes !

5. L’Epicurieuse, la cuisine comme tendance

Glaces, cuisine fermentée ou fumée et autres pâtisseries vegan n’ont plus de secret pour vous ? C’est donc que vous êtes à l'affût des dernières tendances culinaires. Nous avons alors le podcast qu’il vous faut : L'Épicurieuse, le foodcast qui présente chaque mois les curiosités gastronomiques du moment, qui les décortique et vous en montre les dessous.

Les podcasts food "l'Epicurieuse"

Crédits Photo : L'Epicurieuse de Delphine Le Feuvre

Dans chacun des épisodes d’une dizaine de minutes, Delphine Le Feuvre, à l’origine du projet, part à la découverte de ces laboratoires d'idées qui révolutionnent à leur manière la gastronomie française. Elle nous fait découvrir les têtes pensantes qui se cachent derrière les tendances laissant ainsi toute la place à l’humain qui se situe, nous dit-elle, au centre de la cuisine.

6. Patate, dites à ce podcast food ce que vous mangez, il vous dira qui vous êtes

Ce superbe podcast imaginé et réalisé par Alice Tuyet met en lumière l'importance de la nourriture dans notre société. La gastronomie n'est ici qu'un prétexte pour parler de sujets aussi divers qu'importants : représentation et rapport à notre corps, militantisme, santé, environnement... Voilà autant de thématiques qu'aborde Alice avec ses invités. Et quels invités ! Patate fait parler les assiettes de personnalités. Ce sont Yannick Agnel, double médaillé d'or olympique ; Mounir Mahjoubi, député et ex-Secrétaire d’Etat ; Guy Carlier, chroniqueur et écrivain ou encore Nina Métayer, pâtissière de l'année 2017 par Gault & Millau qui témoignent au micro de Patate... Des personnalités solaires, aux parcours inspirants qui se racontent au détour de leurs assiettes, exposent leurs aventures de vie, présentent leur rapport au monde... et à la nourriture !

7. Coup de feu, le premier podcast food pensé par et pour les restaurateurs

Si l'on parle beaucoup cuisine, gastronomie, bons produits dans les foodcasts, il est étonnamment rarement question du quotidien des restaurateurs et de leurs déboires journaliers. C'est de ce constat qu'est partie Ombeline Choupin - fondatrice de Rainettes, le premier bar à cuisses à grenouilles de Paris, et réalisatrice de ce podcast.

Face aux difficultés de son métier de restauratrice et suite à la fermeture de son établissement, Ombeline dit s'être souvent sentie seule. Coup de feu fut pensé comme une réponse à cette solitude, qu'elle est loin d'être seule à ressentir. Il se veut alors fédérateur et se conçoit comme un appui moral à ces professionnels qui exercent en salle ou en cuisine : les restaurateurs prennent le micro et se racontent leurs aléas, leurs bonheurs, leurs réussites et leurs échecs, aussi.

Pensé par et pour les restaurateurs, ce podcast a par ailleurs la particularité de s'adapter à leur quotidien : consciente du peu de temps à disposition de ces professionnels, la réalisatrices propose des épisodes qui durent entre 3 et 10 minutes seulement. Une écoute courte, mais intense que l'on recommande !

8. On va déguster, la cultissime émission de François-Régis Gaudry

Voici certainement l'émission gastronomique indémodable par excellence : On va déguster,  diffusée sur France Inter. De saison en saison, François-Régis Gaudry et ses chroniqueurs Elvira Masson et Dominique Hutin, ravissent nos oreilles et nous font saliver. Chaque dimanche, à l'heure de l'apéro, vous savez où nous trouver : devant notre radio, à écouter religieusement notre rendez-vous hebdomadaire.

Les podcasts food "On va déguster" de France Inter

Crédits Photo : France Inter, On va déguster

L’équipe de gourmands réussit avec brio à partager leur passion pour la cuisine. Ce sont les petits bruits du quotidien (casseroles frémissantes, bulles de champagnes, tournoiement de cuillères…) au cœur de l’expérience culinaire que l'on nous invite à écouter et non plus à entendre. Avec On va déguster, nous faisons l'expérience d'une cuisine totale qui s'apprécie tant par le goût, l'envie, la vue, les odeurs qui nous sont décrits que par l'ouïe dont on se délecte en direct.

9. L'adresse de François-Régis Gaudry, le carnet à bonnes idées de France Inter

François-Régis Gaudry ne s'arrête pas là. Ce journaliste culinaire aux multiples casquettes a plus d'un tour et d'une découverte gastronomique dans son sac ! Alors, pour notre plus grand bonheur, il ouvre son carnet d'adresses aux auditeurs de France Inter chaque dimanche et leur conseille les établissements à ne pas manquer. Meilleur œuf mayonnaise, plus belle crème glacée de Paris mais aussi plus gourmande soca niçoise (une galette de pois chiche typique de la région)... François-Régis offre ici ses plus belles trouvailles aux gourmands : une recette miracle anti-panne d'idées !

10. Les bonnes choses, l'émission gastronomique de France Culture qui nous parle du monde d'aujourd'hui

Tous les dimanches, de 12h à 12h30, Alimentation Générale - la plateforme pour les cultures du goût - s'associe à France Culture pour décortiquer les principales questions de société liées à la nourriture. "La cuisine est un fait culturel majeur, c’est un signe des temps, explique Caroline Broué, productrice de l'émission à la plateforme. Manger aujourd’hui est plus que jamais un enjeu global : affectif, intime, social, culturel, anthropologique, économique, écologique." Chaque semaine, l'émission aborde une question sous la forme d'un dossier, d'un zoom mais aussi de portraits. Les nouveautés, les tendances, les débats... Rien ne passe au travers des mailles de ce gourmand filet intellectuel nourri par des historiens, des sociologues, des journalistes, des critiques gastronomiques...

11. Les mittonages de Jacky Durant, le critique culinaire de Libération qui nous dévoile ses meilleures recettes sur France Culture

Ici, ce sont des recettes, des conseils de cuisine que l'on vient dégoter. Chaque samedi matin, c'est un nouveau produit qui est à l'honneur : du plus atypique, à celui que tout le monde a dans son frigo, Jacky Durant, critique culinaire de Libération, nous livre ses secrets les plus gourmands pour nous aider à ravir nos papilles et celles de nos convives.

12. Le resto du jour, l'émission gastronomique de France Bleu Paris qui vous offre un repas au restaurant

Chaque jour, France Bleu Paris fait gagner à l'un de ses auditeurs un repas pour deux dans un restaurant de sa capitale. Le principe est simple : un restaurateur est invité à présenter son établissement. Son décor, sa cuisine, son histoire... Chaque détail est passé au crible fin afin de donner faim à ses auditeurs. Ces derniers sont alors incités à décrocher leur téléphone pour participer à un jeu très simple : répondre à une question très simple dont la réponse a été donnée par le restaurateur pendant l'émission. Si la réponse est juste, l'auditeur a la chance de venir découvrir le lieu et les délices qu'il propose quand il le souhaite. Alors, pourquoi ne pas tenter sa chance ? 

13. On cuisine ensemble, pour mettre les mains à la pâte en compagnie de France Bleu

Vous êtes à court d'idées pour votre repas du soir ? Vous avez mangé la même recette 3 fois dans le mois et n'arrivez pas à mettre la main sur une autre création à confectionner ? France Bleu et Marie-Hélène Mahé volent à votre secours et vous emmènent à la découverte d'un produit et d'une recette ! Et c'est chaque midi aux côtés d'un Chef, de son savoir-faire et de ses connaissances que l'émission vous propose de faire le plein de nouvelles idées !

14. RTL vous régale, l'émission gastronomique qui dévoile les secrets incongrus des produits les plus connus

Chaque midi, RTL régale ses auditeurs. Jean-Michel Zecca, Jean-Sébastien Petitdemange et Luana Belmondo sont toujours au rendez-vous pour décrypter les produits qui se trouvent au sein de chacun de nos frigos. Sandwich, bière, chocolat, oeufs... Vous pensez tout connaître de ces produits que vous consommez depuis votre enfance ? Eh bien plongez vous dans l'écoute de cette émission gastronomique, elle vous réservera bien des surprises... 

15.La table des bons vivants, 1h30 d'escapades radiophoniques gourmandes sur Europe 1

Laurent Mariotte s'entoure de bons vivants pour une émission autour de la cuisine du quotidien. Chefs, artistes ou intellectuels se retrouvent le temps d'une émission pour partager pendant pas moins d'1h30 leur passion du bien manger. Des escapades radiophoniques gourmandes nous amènent à la rencontre de producteurs, de maraîchers qui nous confient leurs recettes favorites. Le secret de cette émission : des idées simples à reproduire des soi, des conseils pratiques, des connaissances précises sur des sujets concernant tous les auditeurs.

Conclusion

L'été est le moment propice pour découvrir ou redécouvrir ces délices audio ! Idées de recettes, découvertes culinaires aux quatre coins du monde ou encore arguments pour les débats enflammés autour d'un repas... Ces émissions gastronomiques et ces podcasts food vous enrichiront à coup sûr !

 

 

HEC et les grandes écoles de commerce : comment révolutionnent-elles le secteur de la restauration ?

20 000 : c'est le nombre de nouveaux restaurants qui ouvrent leurs portes chaque année en France. Parmi eux, 1 sur 2 fermera ses portes en moins de 3 ans (sources : INSEE). Alors, pour survivre dans cet univers concurrentiel, les restaurateurs doivent se battre. Leurs armes ? Un concept original, une offre unique, un lieu atypique, des prix défiants toute concurrence... Les possibilités sont nombreuses pour les créateurs, le tout est de réussir à penser une offre cohérente et différenciante - puis de bien la valoriser.

Big Mamma, PNY, Les Pinces, Bien Ficelé, Pizzou... Inutile de présenter ces établissements. Chacun a grandement fait parler de lui ces cinq dernières années. Ils cristallisent à eux tous la réussite commerciale du secteur de la restauration, son évolution grandissante et un nouveau phénomène qui émerge : les restaurants-concepts.

On compte parmi eux un spécialiste des mets italiens, un établissement de burgers, une offre de homard, un restaurant de viandes grillées, une pizzeria 100% Made in France... Si ces structures semblent très différentes, elles ont une particularité qui les rassemble : elles ont toutes été lancées par de jeunes entrepreneurs formés en école de commerce. Aucun des créateurs de ces enseignes n'a en effet suivi de cursus classique dans le secteur de la restauration. Diplômés de certaines des plus grandes écoles de France, avec HEC en chef de file, ces jeunes chefs d'entreprise auxquels l'avenir sourit montrent l'engouement des entrepreneurs pour le secteur. Et pour cause : depuis 2009, le taux de TVA en restauration est passé de de 19,6% à 10%. Cette baisse a largement profité aux établissements et a incité nombre de créateurs à se lancer dans leur projet.

Avec eux, le marché va de plus en plus vite.Avant, vous aviez 30 ans pour créer une marque comme Bocuse. Aujourd’hui, vous avez 3 ans”, déclarait le chef Thierry Marx lors d’une table-ronde sur l’entrepreneuriat dans la restauration. Les restaurateurs ont de moins en moins le droit à l'erreur et doivent avoir pensé chaque pan de leur projet de façon précise : business plan en béton, stratégies marketing et communication bien rodées, expérience client étudiée avec précision... Ces jeunes entrepreneurs ont plus d'une bille dans leur sac pour mener à bien leur projet.

Alors, quels sont les atouts et secrets de leurs réussites ? Réponses dans cet article.

Une analyse fine du secteur et des réponses en cohérence avec les besoins et la demande

Lancer un restaurant ne se fait plus sans réflexion préalable. La concurrence étant rude, un projet de restauration ne peut être abouti sans analyses précises du secteur. Le talent et la passion ne suffisent pas, ou du moins plus, les projets doivent être fortement rodés et s'inscrire dans une logique de l'offre et de la demande : il y a fort à parier que les clients parisiens se rueront moins aisément sur un établissement à la carte similaire à celle du restaurant dans lequel ils se rendent depuis plusieurs années, que celui proposant un concept nouveau ou un lieu atypique. Mais pour se démarquer, faut-il encore savoir auprès de quelle norme contraster. Pour cela, les formations dispensées en école de commerce donnent des clés indispensables. Elles permettent de comprendre le marché sur lequel on s'insère et de penser son projet en fonction des demandes, voire du besoin.

Lorsque l'on observe les réussites commerciales de ces projets de restauration, on se rend très vite compte que leurs créateurs ont apporté des réponses à des problématiques précises du secteur. Voyons cela avec le cas de Big Mamma, de Paris New York (PNY) et du futur restaurant à succès Daimant.

Big Mamma : le refus de réservation, arme contre les retards et les no-shows

Si le groupe Big Mamma est réputé pour la qualité de ses pizzas, pour son accueil chaleureux ou encore pour ses lieux atypiques, il fait aussi beaucoup parler de lui pour les interminables queues qui se forment devant ses établissements. Elles sont telles qu'elles font chez Popolare, East Mamma et les autres restaurants du groupe, partie intégrante de l'expérience client.

Crédits : Valentin Decker

Si certains critiquent fortement ces attentes interminables (on peut compter près d'une heure d'attente pour certains), comme Deborah Pham qui a publié une chronique très virale intitulée «Big Mamma, je t’aime mais voilà pourquoi je te quitte», nombreux sont ceux qui n'hésitent pas à s'engouffrer dans cette foule humaine pour se délecter des burratas, pizze, pasta et tiramisu du groupe. Le succès est en effet sans appel : avec six adresses parisiennes, une lilloise, deux londoniennes (et bientôt Bruxelles et Lyon paraît-il...), le groupe grandit sans s'essouffler. Si bien que ses fondateurs, Victor Lugger et Tigrane Seydoux, diplômés d'HEC, décrochèrent en 2017 le titre d'«entrepreneurs de l'année» par le Gault & Millau.

Crédit : Philippe Petit/Paris Match

Or, si la recette de leur réussite est composée de nombreux ingrédients, l'un de leur produit phare reste le refus de système de réservation. Pourquoi ? Parce qu'il permet de gérer avec brio l'une des principales hantises de tout restaurateur : les no-shows et les retards. Ces derniers ont un impact non négligeable sur leur chiffre d'affaires. On estime en effet que 30 minutes de retard reviennent à une perte d'1/5ème de la valeur de la table laissée vide tandis que les no-shows représenteraient une perte totale de 30% sur le CA. De ce constat, Victor et Tigrane tirent tous les fils de leur business plan : contrer les no-shows leur permet de réduire de 30% les prix de leur carte et donc de proposer à leur clientèle des prix plus abordables.

« C’est simple, si je veux absorber ces 30 %, je dois augmenter mes prix de 30 % pour compenser » déclarait ainsi Victor au M, Magazine du Monde.

Enfin, dernier avantage de cette absence de réservation : les prix bas qu'elle entraîne permettent également aux deux jeunes entrepreneurs d'envisager une clientèle beaucoup plus large.

« Des gens qui peuvent s’offrir un dîner à 20 euros il y en a beaucoup, des dîners à 30 euros, moins », conclut-il.

PNY : upgrader le burger et le transformer en produit de qualité

Selon le cabinet Gira Conseil, on comptait en 2000 un burger vendu pour 9 sandwichs achetés. En 2014, près d’un sandwich vendu sur deux était un burger. Le marché du burger s'est largement étendu. Si on associait il y a encore quelques années de cela le burger à de la street-food de basse qualité - on pense alors évidemment aux géants McDo, Burger King, Quick et leurs concurrents - on observe depuis quelques années l'arrivée du sandwich américain sur les cartes des brasseries et même sur les tables des restaurants étoilés.

C'est sur cette vague qu'ont décidé de surfer Rudy Guénaire et Graffi Rathamohan - tous deux diplômés d'HEC. Leur objectif avec PNY : proposer un burger premium et se différencier des concurrents historiques à la qualité médiocre.

© REA pour le magazine Capital

Pour atteindre cet objectif, les jeunes entrepreneurs se sont appuyés sur deux atouts majeurs :

  • un service à table
  • un sourcing exigeant de la viande.

Le premier permet de classer PNY dans la catégorie de restaurant et non de fast-food et de détruire les barrières qui s'étaient dressées entre le burger et les offres de restauration de qualité. Cette particularité leur assurait en effet de se différencier d'un McDo ou d'un Burger King, où le client se sert lui-même et se place une fois sa commande délivrée, et d'assurer un côté "premium" à leur offre.

Enfin, PNY se différencie également par la qualité imbattable de la viande qui garnit ses sandwichs.

"Nous sommes sur de la restauration assise et nous sommes le meilleur burger de Paris. Comme principal concurrent il reste Blend, les autres c'est devenu imbouffable car ils ont baissé au niveau de la qualité" déclare Rudy au média Challenges.

La principale arme du groupe se situe finalement au niveau de son unique producteur de viande : la ferme Le Ponclet, qui produit un bœuf breton pie-noir maturé trois semaines. Avec lui, PNY produit "le Chanel de la viande" déclare Rudy lors d'une interview accordée au magazine Alimentation générale. Alors le prix de la viande est forcément plus élevé que dans les autres enseignes. Le kilo de boeuf coûte en effet 10€50 à PNY.

La qualité des produits sélectionnés par le groupe fait donc nécessairement augmenter le prix du burger qui avoisine ici les 12€, là où l'on s'était habitué à une addition aux alentours de 8€ chez les géants du fast-food. Mais cela n'a fait qu'entretenir le modèle des associés : “en France nous n’avons pas de problème de hauteur de prix mais de justification de prix. Le consommateur est prêt à payer 5 à 10% de plus s’il sait que le produit est excellent” explique Bernard Boutboul, directeur général du cabinet de conseil en restauration Gira Conseil, aux Echos.

Et aucun doute, cela fonctionne ! Le groupe a inauguré en avril dernier son 5ème établissement, dans le 12ème arrondissement. Il annonce d'ailleurs une croissance de 15% par rapport au premier trimestre 2018 et un chiffre d’affaires moyen d’1,5 M€ par restaurant.

Pokawa : miser sur l'évolution de la livraison

Le nombre de livraisons de repas a augmenté de 20% en 3 ans seulement. En 2018, leur chiffre d'affaire a même dépassé 160 millions d'euros. Alors, indéniablement, les systèmes de livraison sont en pleine croissance et représentent de véritables opportunités pour les restaurateurs. C'est ce qu'ont très rapidement compris Maxime et Samuel, fondateurs de Pokawa. En 2017, alors qu'ils sont encore étudiants à SKEMA Business School, les deux jeunes amis constatent la forte croissance des plateformes de livraison. Et il aurait été difficile pour eux d'observer ce succès de plus près : pour financer leurs études, Maxime et Samuel ont enfourché leur vélo chaque soir et livré les denrées commandées par les très nombreux clients de Deliveroo.

Entrepreneurs dans l'âme, impossible pour eux de passer à côté d'une telle opportunité ! Ils ont donc profité de leurs escapades en deux roues pour étudier, de l'intérieur, le fonctionnement de ces plateformes qui ne cessaient de gagner en puissance : quelles zones profitaient des demandes les plus importantes ? Quels concepts fonctionnaient le mieux ? Quels étaient leurs points commun ? Leurs différences avec les autres offres ?

Les deux amis ont rangé toutes ces informations dans un coin de leur tête, certains de les exploiter ultérieurement. Et l'occasion apparut finalement plus rapidement que prévu. L'été précédant leur dernière année à SKEMA, Maxime et Samuel ont voyagé au Pérou. Ils y ont tout aimé, les paysages, la culture, le rythme de vie... mais leur souvenir le plus marquant fut gastronomique : les deux garçons y découvrirent avec enthousiasme les Poke Bawls. Ce plat fut pour eux une révélation. Il réunissait deux tendances en vogue en France : les sushis et les plats healthy. Il avait également les avantages non négligeables d'être fortement photogénique et - surtout - d'être tout à fait propice à la livraison. A leur retour en France, les deux amis se sont vite rendus compte qu'il n'existait pas encore de véritable offre sur le marché. La brèche était évidente : ils se sont donc lancés à l'aventure. C'est donc pendant leur dernière année, chacun en alternance et en préparation de leur diplôme de fin d'études, que Maxime et Samuel ont développé Pokawa. Prudents, ils ont d'abord créé une marque et lui ont offert une belle visibilité sur Instagram. En créant des partenariats avec des influenceurs ils ont lancé leur service de livraison de Poke Bawls à domicile. Leurs premiers Poke étaient cuisinés dans leurs cuisines d'étudiants "je me levais très tôt le matin pour aller acheter le poisson frais avant d'embaucher. Le midi je rentrais chez moi pour cuisiner les Poke et les livrer. Le soir je recommençais le processus" se rappelle Maxime.

Et les efforts des deux amis ne furent pas vains : l'engouement fut tel qu'ils purent ouvrir leur premier établissement en 2017, au même moment que leur obtention de diplôme. Et là encore, le succès ne s'est pas essoufflé : après seulement deux ans d'ouverture, on compte aujourd'hui 15 établissements Pokawa dans toute la France.

Daimant : la future pépite engagée à l'écoute de la tendance flexitarienne

Depuis quelques années maintenant, on ne cesse de constater une nette évolution des mentalités françaises : conscients de l'impact de leur alimentation sur l'environnement, les Français sont de plus en plus nombreux à souhaiter réduire leur consommation de viande. Une étude datée de 2018 et réalisée par Kantar Média montre en effet que 32% de la population se dit flexitarienne, c'est à dire limitant sa consommation de protéines animales. Aux flexitariens s'ajoutent bien entendu les consommateurs ayant franchi le pas et adopté un régime végétarien voire vegan. Ces derniers seraient en effet 350% plus nombreux qu'il y a dix ans.
Les consommateurs seraient par ailleurs 250% plus en demande de produits vegans au sein de la sélection proposée par les supermarchés. Une étude CHD Expert montre enfin que 46% des Français souhaiteraient que les restaurants dits « classiques » proposent des plats vegans ou végétariens.

C'est de ce constat que sont partis Alice et Christian, jeunes entrepreneurs eux aussi diplômés d'HEC : de plus en plus de Français sont en demande d'offres non carnées, mais peu d'établissements se sont pour le moment emparés de cette occasion qui permet pourtant d'allier engagement pour l'environnement et pour la gourmandise des Parisiens.

Passionnée de gastronomie - elle est notamment à la tête du superbe podcast Patate - et végétarienne depuis maintenant 4 ans, Alice et son associé eurent envie de proposer un lieu dans lequel vegans, végétariens, flexitariens et carnivores pouvaient se retrouver et partager un repas. L'idée : proposer des plats végétariens mais qui offrent la même gourmandise que ceux des restaurants affichant de la viande à leur carte. L'offre sera alors 100% végétale, les produits minutieusement sourcés et autosuffisants. Chez Daimant, la qualité des produits sera le cœur de chaque assiette et sera l'ADN de la gourmandise des plats.

Crédits : Alice Tuyet

Ce nouvel établissement engagé et gourmand, qui ouvrira ses portes dans le centre de Paris au printemps 2020, entend répondre à la demande toujours plus importante des Français. Chez Malou, on assure dores et déjà un succès important à cet établissement qui saura répondre aux exigences des différents profils parisiens.

Ces nouveaux acteurs de la restauration, forts d'une formation "business" rigoureuse et complète, ont ainsi l'avantage non négligeable de savoir finement analyser les milieux dans lesquels ils s'insèrent. Ils font en effet honneur au slogan d'HEC Paris et ont "appris à oser"... mais intelligemment. Ils se lancent dans l'aventure après avoir pris conscience des demandes d'une clientèle toujours plus mouvante et après avoir réfléchi aux réponses les plus justes - et rentables - à apporter. Les business models qu'ils imaginent sont ainsi souvent très solides. Rien n'est laissé au hasard : de la recherche de l'emplacement, à la disruption du fonctionnement managérial jusqu'au sourcing des produits... Chaque détail est savamment pensé de sorte à assurer la réussite de leur projet. Et un détail n'est jamais négligé par ces nouveaux acteurs de la restauration : la stratégie de communication qu'ils mettent en place à partir de l'ouverture du restaurant.

Des établissements qui ont misé sur une stratégie de communication bien ficelée

Les jeunes entrepreneurs du secteur de la restauration ne laissent en effet jamais leur communication au hasard. Les stratégies mises en place sont savamment pensées, et ce avant même que l'établissement ne soit ouvert.

Des lieux Instagrammables

Chaque détail compte ! Alors, pour assurer une visibilité optimale sur les réseaux sociaux et dans les médias, ces nouveaux restaurants se munissent d'un atout certain : le lieu et le décor du restaurant ! Les établissements ont en effet tous le point commun d'être dotés d'un potentiel d'instagrammabilité extrêmement puissant.

Big Mamma

De la devanture à la vaisselle, tout est pensé pour que les clients aient envie de prendre des photos et de les poster sur les réseaux sociaux. Les plus remarquables en la matière restent bien évidemment les établissements du groupe Big Mamma.

Crédits : Jérôme Galland

Les établissements valent plus d'une fois le détour. La Felicità, par exemple, se déploie sur plus de 4 500m² de surface. En y vagabondant, on y apprécie son atypisme et son hétéroclisme. Les visiteurs en prennent plein la vue : tapis colorés, verrières, plantes grimpantes, wagons tagués, mobilier épars... sont autant d'incitations à la photographie et au partage sur les réseaux sociaux.La vaisselle est elle aussi l'un des points d'instagrammabilité des différents restaurants du groupe. Big Mamma a opté pour une vaisselle très reconnaissable : très colorée, souvent d'inspiration florale... Les assiettes subliment les produits et rendent la burrata plus alléchante encore.Résultat : les hashtags (#bigmamma, #popolare, #eastmamma, #pinkmamma, #lafelicita, et bien d'autres encore...) consacrés à Big Mamma se sont multipliés et on a assisté pendant des mois à une déferlante de publications Instagram aux couleurs de l'enseigne.

Pizzou

Autre exemple probant : Pizzou, le dernier établissement du duo Rémy Bougenaux et Vivien Mathieu, issus respectivement de l'ESSEC et de l'EDHEC. Cette pizzeria 100% Made in France est aussi belle que charmante. Les deux fondateurs ont misé sur un lieu branché : là aussi on découvre une jolie verrière, des plantes nichées dans des macramés tombant du plafond et reflétées dans de grands miroirs muraux...La botte secrète du duo pour augmenter l'instagrammabilité de Pizzou ? Leur néon rose, touche kitch de la déco qui amène du peps et retient l'oeil de tous les visiteurs. Situé idéalement, juste au dessus de l'escalier montant à la mezzanine et sous la verrière laissant passer la lumière, il est pensé pour que les clients immortalisent le moment.

PNY 

Chez PNY, l'instagrammabilité a été poussée jusqu'aux... toilettes ! Le lieu a transformé ses toilettes en un espace de selfies. Le fondateur du restaurant nous expliquait en effet que ce sont les néons verts et roses disposés dans les toilettes qui ont dans un premier temps poussé les clients à se prendre en photo et à les diffuser sur les réseaux sociaux.Mais c'est surtout la communication du restaurant qui a accéléré le processus et qui a fait de ce lieu un véritable phénomène social. PNY relaie en effet systématiquement ces photos sur son compte Instagram. Le restaurant a même créé le hashtag #mercreditoilettes pour l'occasion, ce qui lui permet de retrouver rapidement les personnes qui publient leur portrait sur Instagram sans taguer le restaurant. Enfin, autre bonne idée de PNY : l'impression de certains des meilleurs clichés pour les afficher dans les toilettes. Cela pousse les internautes à se photographier dans l'espoir de se retrouver sur les murs de leur restaurant préféré.

Les lieux atypiques, ou du moins photogéniques, font ainsi partie intégrante de la stratégie de communication de ces établissements. Ils permettent aux restaurants d'être présents sur les réseaux sociaux sans même que le restaurateur n'ait à agir. Les clients inondent d'eux-mêmes Instagram de photos du restaurant. En taguant le compte social du restaurant et en partageant un ou plusieurs hashtags, ils participent à en augmenter la notoriété. Le gestionnaire du compte Instagram n'a ensuite plus qu'à réutiliser les photos prises par les visiteurs pour nourrir son flux.

Pour autant, ces publications ne suffisent pas à nourrir les réseaux sociaux et la stratégie globale, minutieusement réfléchie, de communication de ces établissements.

Une identité forte... et un storytelling fortement travaillé !

Pour que le restaurant devienne viral sur tous les canaux pertinents, le lieu et le décor ne suffisent pas. Les créateurs de ces nouveaux lieux le savent bien. C'est pourquoi ils accompagnent les photos alléchantes et virales de propos marquant la forte personnalité du lieu.

Car la particularité de ces restaurants est bien la singularité du concept. Aucun de ces lieux ne ressemble à un autre. Et pour le prouver, les porteurs de ces projets travaillent avec précision leur storytelling, qui irrigue ensuite tous les canaux de communication.

Pizzou : pizzeria, certes, mais 100% française !

Pizzou est pour cela un exemple probant. Avec 754 millions de pizzas consommées en France en 2017, le marché est particulièrement concurrentiel. Mais Pizzou porte un concept fort : le restaurant propose de réinventer une pizza plus que jamais présente dans Paris avec une offre Made in France. Ce concept définit Pizzou, ses fondateurs l'ont donc placé au cœur de sa stratégie de communication. La première promesse faite aux clients du restaurant est de vivre une expérience décalée et unique, qui leur permet de redécouvrir un produit qu'ils pensent connaître par cœur.Leur stratégie sociale consiste ainsi à se différencier sur la qualité de leur offre. Et la preuve la plus probante pour cela reste le sourcing des produits. Les réseaux sociaux sont alors le lieu idéal pour présenter, taguer, évoquer les producteurs avec lesquels ils travaillent, comme fait dans le post ci-dessus.

PNY : la confiance comme première valeur pour nourrir la confiance du consommateur et le fidéliser

Comme nous le disions, PNY avait à son ouverture pour objectif de proposer un burger premium, loin de l'image abîmée par les acteurs historiques du secteur du fast-food.

Mais pour cela, tout ne se jouait pas dans les assiettes ! Les créateurs ont dû mettre en place un travail important de storytelling. Et une chose est sûre, le pari est réussi. Rudy et Graffi ont totalement gagné la confiance de leur clientèle. Comment ? En jouant sur la transparence ! Les deux entrepreneurs ont décidé, à raison, d'intégrer leur producteur principal - la ferme Le Ponclet - au cœur de leur communication. Du site internet aux réseaux sociaux de PNY, la ferme est partout ! Sur le site, un onglet entier leur est même réservé ! Les fondateurs, le projet, les animaux de la ferme y sont présentés. Textes, photos et vidéos sont là pour appuyer le propos, le rendre plus crédible et plus accessible.Sur les réseaux sociaux, c'est une story fixe - c'est à dire non éphémère et épinglée en haut de la page de PNY - qui est réservée au producteur.

Pour chacun de ces projets à succès, on remarque donc que l'identité est très fortement marquée et que le storytelling est habilement travaillé. Leur force : permettre au client de savoir avec précision ce qu'il va trouver dans l'établissement qu'il convoite.

Pour autant, les stratégies de communication de ces acteurs ne peuvent tourner uniquement autour du contenu produit en interne, elles se nourrissent du contenu de leurs clients (User Generated Content) mais aussi de collaborations avec des journalistes et de plus en plus... des influenceurs.

Un travail sur le long terme aux côtés des influenceurs et des journalistes

"Trouver un concept fort, travailler avec des influenceurs et bingo, ça cartonne direct !" schématisait Rudy Guénaire de PNY au magazine Challenges. Il est vrai que l'on constate une constance chez les restaurateurs issus d'une formation type école de commerce : ils ne se passent pas des relations presse et influenceurs !

Pokawa : le travail avec les influenceurs, premiers jalons du succès de l'enseigne

Pour lancer leur concept de Poke bawls, Maxime et Samuel se sont appuyés sur une tendance alors montante : les influenceurs. En 2017, Instagram prenait de plus en plus de place dans la consommation numérique des Français. Les deux garçons y ont vu, à raison, une occasion de tester leur concept avant de se lancer à l'aventure. 

Avant d'ouvrir leur premier établissement, ils ont alors créé une marque du même nom que leur future enseigne et lui ont offert une très belle visibilité sur Instagram. Des photos colorées mettant en valeur les 8 bawls à leur carte, un storytelling bien ficelé teinté des couleurs d'Hawaï et de son soleil... tout était prêt pour donner envie aux influenceurs de tester ces nouveautés importées d'Amérique latine. Les deux garçons ont alors ciblé les contacts les plus pertinents pour eux, et sont entrés en contact avec eux sur Instagram en leur proposant de leur livrer, gratuitement, l'un de leur 8 bawls.Le succès ne s'est pas fait attendre : le concept a charmé les influenceurs qui ont tous partagé des photos de leurs bawls sur leurs réseaux sociaux. Pokawa a alors acquis la visibilité qu'il lui fallait et cumulé des milliers de likes sur les posts qui lui étaient dédiés. Le pouvoir de recommandation des influenceurs n'étant plus à prouver, Maxime et Samuel ont très rapidement reçu de nombreuses demandes de livraison de Poke Bawls partout dans Paris.

C'est dont tout naturellement, et confiants, que les deux amis ont ouvert quelques mois plus tard leur premier établissement, à Paris. Les suivants ne se firent pas attendre, dans la capitale, mais également dans toutes les grandes villes de France (Nice, Nantes, Aix-en-Provence, Lille, Bordeaux pour le moment, et de nombreuses autres d'ici la fin de l'année). Et leur approche n'a pas changée. Les deux garçons ont conservé leur stratégie gagnante : à chaque ouverture, ils collaborent avec un influenceur local. Le principe cette fois-ci ? Leur proposer de créer leur propre recette de Poke Bawls et de l'intégrer à la carte de l'établissement.

En témoigne cette collaboration avec l'influenceuse nantaise @Sand-dly qui cumule plus de 240 000 abonnés sur Instagram et qui permis à Pokawa de faire une entrée tonitruante à Nantes en janvier dernier avec plus de 4 000 likes sur la photo qu'elle a postée. 

Pizzou : une ouverture en grande pompe grâce aux influenceurs et aux journalistes

Pour booster son ouverture, Vivien et Rémy ont décidé de travailler avec Malou et nous avons entre autres organisé une soirée influenceurs. L'objectif : gagner une très forte visibilité sur Instagram le temps d'une soirée et attiser la curiosité des socionautes. Le résultat : une totale réussite ! Alors que le restaurant était déjà ouvert depuis 3 semaines, Pizzou a enregistré, le lendemain de la soirée qui avait lieu un mardi soir, son meilleur chiffre d'affaires, week-end compris ! Et les collaborations ne se sont pas arrêtées là. Les visites d'influenceurs ont continué des mois durant, imposant semaine après semaine la nouvelle pizzeria sur les réseaux sociaux et attisant la curiosité de leurs utilisateurs, et notamment des journalistes qui, observant un fort engouement pour ce nouveau lieu (et de nombreuses relances de la part des équipes de Malou), sont venus le tester et ont publié leurs critiques dans leurs médias. 

Bien Ficelé : des journalistes tout le long de la première année

Prenons maintenant le cas de Bien Ficelé, le restaurant spécialisé dans les viandes grillées. Ses fondateurs - sortis de l'ESSEC - ont nourri une stratégie de relations presse tout au long de la première année d'existence de leur établissement. Dès les premiers mois, ils ont travaillé à faire découvrir leur proposition culinaire aux journalistes et influenceurs pertinents. Indispensable, cette opération s'avère relativement simple lorsque le projet est fort (c'était le cas ici, comme pour tous les autres projets présentés dans cet article). Bien Ficelé - restaurant carnivore - 11ème arrondissement - terrasse végétalisée - plantesMais quelques mois après l'ouverture, la nouveauté ne se faisait plus sentir : les médias avaient tous parlé de ce nouvel acteur qui propose des pièces de viande d'excellente qualité, les retombées étaient alors plus éparses, les visites de journalistes moins nombreuses. Voyant leur médiatisation s’essouffler mais ayant plus d'une corde à leur arc, Dimitri Aboulker, Thibault Eurin et Arthur Lecomte - les trois fondateurs - ont trouvé une solution : à l'approche des beaux jours, ils ont requinqué leur terrasse, l'ont arborée de plantes et décorée avec goût. Nous avons alors travaillé avec eux pour valoriser cette nouveauté auprès des médias pertinents. Bingo ! Le résultat ne s'est pas fait attendre. Les retombées ont continué de fuser, comme aux premiers jours, ce qui a permis au restaurant de continuer à jouir de sa réputation de "lieu tendance" et de conquérir une clientèle toujours plus nombreuse.

Mais un restaurant n'est pas une startup, il faut prendre en compte certaines spécificités que seule l'expérience du terrain enseigne

Aucun doute alors : les formations en école de commerce donnent aux jeunes entrepreneurs qui se lancent dans la restauration des armes précieuses : analyse financière, rigueur, prise de connaissance du secteur, compréhension des enjeux marketing et de communication... Mais un restaurant n'est pas une startup ! Ils en sont conscients et leurs lancements sont souvent précédés d'une étape : il est rare que ces derniers se lancent en effet sans avoir découvert une première fois le milieu de l'intérieur.

Une formation pratique pour compléter la formation théorique : indispensable à la réussite de son restaurant

Ombeline Choupin, diplômée elle aussi d'HEC et fondatrice de Rainettes, le premier bar à cuisses de grenouilles de la capitale, nous le dit : elle n'aurait jamais commis certaines erreurs si elle avait baigné dans le milieu avant de se lancer à l'aventure. Ombeline avait pourtant "une idée très scalable" - c'est à dire rentable - dans laquelle tout le monde croyait : investisseurs, professeurs de la très élogieuse HEC... tout le monde lui avait donné son feu vert. Mais Rainettes n'a pas réussi à trouver sa clientèle et n'a pas survécu, comme bon nombre de restaurants, à sa seconde année. "L'une de mes principales erreurs fut le choix de mon fond de commerce", nous explique-t-elle. "C'était en plein dans le Marais, dans un quartier branché, hyper vivant. Sur papier idéalement placé... Mais le local n'était pas adapté : on n'avait pas de terrasse alors que tous nos concurrents situés autour de nous en avaient ; toute une partie de nos places était située dans une cave dans laquelle les clients ne voulaient jamais être placés. C'est une erreur que je n'aurais jamais faite si j'avais été dans le secteur depuis un petit moment". Et il ne s'agit pas là de la seule difficulté à laquelle la jeune fille s'est confrontée. Elle dit avoir fait face à des situations managériales particulièrement complexes, à des conditions de travail extrêmement difficiles qui laissent peu de temps personnel...

Des formations au sein de restaurants à succès

Alors peu de ces jeunes entrepreneurs se lancent sans filet dans leurs projets. Ils sont nombreux à opter pour une formation ou une première expérience en salle ou en cuisine.

C'est ce qu'ont choisi de faire Alice et Christian. Les fondateurs du futur Daimant ont pris le temps de se former en cuisine - pour Alice - et en salle - pour Christian. Et ils n'ont pas choisi les établissements au hasard. Alice a décidé de faire ses armes chez un restaurant semi-gastronomique, Christian quant à lui a passé plusieurs semaines dans les différents établissements de Big Mamma.

Pour Pizzou, on observe le même schéma : après avoir fait le tour des meilleurs producteurs français et comparé les différentes qualités de produits, Vivien, l'un des fondateurs, a suivi une formation de pizzaïolo. Cela lui a permis de se rendre compte, avant de se lancer, des difficultés opérationnelles, mais aussi d'imaginer une pâte à pizza unique à Pizzou.

Chez Big Mamma, c'est Tigrane Seydoux, l'un des deux fondateurs, qui s'est frotté au milieu de la restauration avant de lancer son entreprise. Après HEC, il travailla comme bras droit de l'homme d'affaires Stéphane Courbit dans son groupe LOV Hôtel Collection (Les Airelles à Courchevel, La Bastide de Gordes). Il y a eu le temps de constater les challenges propres au secteur et de se frotter à ses difficultés. 

Des incubateurs de restaurants pour compléter la formation business

Pour pallier cette absence de connaissance du terrain et du quotidien de restaurateur, de nouveaux acteurs ont émergé. Ils s’appellent Emergence Concept, La Frégate ou Service compris et sont « des incubateurs de restaurants », joli clin d’oeil aux écoles de commerce où l'on retrouve généralement ce lexique (on parle en général d’incubateur de startups).

Trois constats importants sont ainsi à souligner :

  1.  Les écoles de commerce offrent indéniablement les outils théoriques pour bâtir une entreprise rentable et qui croît, mais certaines logiques propres à la restauration n’y sont pas (encore ?) enseignées.
  2. La quête de sens dans ses choix professionnels, la volonté d’avoir un impact visible et palpable ailleurs que sur Excel ou PowerPoint, le syndrome de « Fuyons La Défense » sont de plus en plus tangibles parmi les jeunes diplômés.
  3. L’alimentation est au cœur de l’actualité depuis quelques années et soulève de nombreux enjeux sociaux, sociétaux, voire environnementaux.
  4. Ouvrir son restaurant lorsque l’on sort d’HEC est désormais très « à la mode » (avec toujours une forte ambition d’étendre ou de répliquer le modèle) mais la formation n’est pas 100% pensée pour.

Pour répondre à ce besoin, des incubateurs à l’image de Service Compris ou de Emergence Concept se sont lancés. Ils comblent ces connaissances terrain propres à la restauration qui peuvent manquer aux formations en école de commerce et aident ces nouveaux restaurateurs à se lancer.
Et ça marche : les derniers succès de ces jeunes diplômés à l’image de Petit Bao ou de Père et Fish sont passés par des incubateurs.

Conclusion

Les formations de type écoles de commerce permettent aux jeunes diplômés de porter un regard neuf et précis sur la restauration. Leurs années d'études les forment en effet à analyser des secteurs divers, à en comprendre finement les enjeux, les problématiques. Ces analyses les mènent à anticiper les attentes d'un public toujours plus mouvant et à saisir les opportunités du moment. Sans formation en restauration, ces jeunes entrepreneurs sont ainsi en mesure d'apporter des réponses concrètes et cohérentes à ce secteur dont ils ne sont pas issus.

Leur regard neuf et leur dynamisme participent à révolutionner le milieu. Big Mamma, PNY, Pizzou, Bien Ficelé ou encore bientôt Daimant, font parler d'eux dans tous les médias et sont dans tous les esprits. On salue partout les nouveaux fonctionnements qu'ils apportent - fin du principe de réservation, retour à un sourcing précis et de qualité, écoute des tendances - et on les reproduit. On admire aussi leur sens de la communication et du marketing, armes dont ils ont appris - à l'école aussi - à ne pas se passer, parce qu'un concept, aussi fort soit-il, ne se suffit pas à lui même. Ces jeunes pousses de la restauration pensent et appliquent ainsi sur le long terme des stratégies de communication et de marketing très fines. Réseaux sociaux, relations influenceurs, relations presse, storytelling... Rien n'est laissé au hasard.

Pour autant, une nuance se doit d'être apportée : ces formations ne donnent pas toutes les solutions et ne permettent pas (encore ?) de franchir tous les obstacles de ce combat que représente l'ouverture d'un établissement. Les conditions de travail propres au secteur, les spécificités et autres difficultés de ce milieu sont autant de détails qui ne peuvent être acquises qu'avec l'expérience et le temps. Alors, nombre d'entre eux se forment dans la restauration avant de se lancer à l'aventure, et complètent leur formation théorique par une formation pratique, indispensable. D'autres, se tournent vers de tout nouveaux acteurs qui ont émergé pour combler ces lacunes : les incubateurs de restaurant.

Top 15 des restaurants insolites à tester dans le monde entier

Aller au restaurant ne se résume plus à se délecter d’un délicieux repas à plusieurs. Avec le succès du click and collect et de la livraison à domicile, les clients, lorsqu’ils se déplacent, cherchent à vivre une véritable expérience au restaurant. En effet, animer son restaurant ne se résume pas à l'organisation d'événements ponctuels, la cuisine doit s’accorder à l’ambiance et à l’esthétisme du lieu pour offrir un moment de vie qui dépayse ses invités. Pour cela, les restaurants insolites attirent de plus en plus de clients.

En restauration, les concepts insolites et innovants fleurissent. Il ne s’agit plus d’offrir seulement la dégustation de ses talents culinaires mais d'attribuer une âme originale à son restaurant. L'offre gastronomique est un service expérientiel, les clients ne sont jamais certains d’apprécier le repas, le service et l’accueil d’un restaurant avant de s'y rendre. L’adoption d’un concept qui sort de l’ordinaire favorise ainsi la distinction de son établissement dans l’esprit du public mais attise également la curiosité et l’envie de le tester. Comment ouvrir le restaurant au concept qui fera la différence ? Qu’est-ce qui suscite l’intérêt d'un public à la recherche de sensations et de découverte culinaire ?

Pour répondre à ces questions, nous avons exploré et répertorié dans le monde entier 15 restaurants insolites et originaux qui ont vu le jour et puisent leur succès dans des concepts fous. Ces 15 idées peuvent être liées à l'organisation d'un service et d'un accueil atypique, au lieu choisi, à la thématique, au renouvellement de l'expérience client ou encore à l'originalité des mets proposés.

Si vous partez en vacances cet été, c’est peut-être l’occasion de croiser l’un de ces restaurants sur votre passage !

Tout d'abord, certains restaurateurs ont choisi de parier sur une transformation du management de leur restaurant à travers un service atypique voire futuriste.

1. Pazzi ou la pizzeria entièrement robotisée, prochainement en Île-de-France

Pazzi - pizzaïolo robot - france - pizzeria autonome

Crédit : Le Parisien

Tout droit venu de France, Pazzi ou le robot pizzaïolo, sera officiellement la première pizzeria autonome du monde à la fin octobre 2019.

L'idée ? Vous pourrez commander votre pizza en ligne depuis une application ou sur place à l’aide d’une borne. Celle-ci sera entièrement cuisinée par un robot intelligent, qui sera en capacité d’en concocter pas moins de 80 par heure. L’ambition des créateurs est de réellement mettre l’automatisation des tâches au service du mieux manger. La production industrielle excessive est alors bannie de leur stratégie. Le robot préparera ses belles pizzas à l’aide d’ingrédients de qualité (légumes bios, produits équitables, charcuteries bien sourcées) avec pour principal objectif un « taux de croûte » quasi nul nous explique Alexandre Auriac, l'un des fondateurs du projet, ce qui signifie que vous n’en laisserez pas une miette. Les créateurs misent également sur la ponctualité et l’absence d’erreur dans la commande de leur futur pizzaïolo intelligent. Rendez-vous à Val d'Europe bientôt pour découvrir le nouveau phénomène qui révolutionne la restauration !

2. Kayabukiya Tavern à Tokyo 

Kayabukiya Tavern - Japon - serveur macaque - singe - restaurant

Crédit : Kayabuki Tavern

Si vous aimez vous rincer l’œil en regardant les beaux serveurs, ici, c’est raté ! Chez Kayabuki Tavern ce sont de petites créatures velues qui font le service ! En effet, de leur petit nom Yat-Chan et Fuku-chan, un couple de macaques fait l’animation en reproduisant le comportement et la gestuelle humaine de leurs propriétaires ! Ils vous serviront vos serviettes, vos boissons et vous présenteront l’addition. Attention, tous deux salariés, ils ne travaillent que deux heures par jour et font leur beurre grâce aux pourboires des invités, qui les gratifient en fèves de soja bouillis.

3. Le Rollercoaster Restaurant à Nuremberg (Allemagne)

Crédit : Leila Nikamal

Là encore, le service est atypique ! Au Rollercoaster, vous commandez à l’aide d’un écran tactile sur lequel vous choisissez votre met. Jusque là tout va bien. Mais attention, votre assiette une fois prête se déplace seule sur des rails en colimaçons pour arriver en douceur sur votre table. En plus de ce fantastique service, tous les plats sont réalisés avec des ingrédients bios et de qualité.

D’autres ont choisi d’ouvrir leur restaurant dans des lieux absolument extraordinaires pour tabler sur un moment culinaire immanquable. Dans ce cas, c’est évidemment le lieu qui fait le larron !

4. Ithaa, le restaurant sous-marin aux Maldives

Ithaa - restaurant insolite - original - atypique - sous marin - maldives

Crédit : Oh My Mag

Implanté au cœur du lagon de l’Océan Indien, Ithaa ou « perle » dans la langue nationale, est un restaurant qui offre une vue imprenable sur les fonds marins. Vous déjeunez ou dînez à cinq mètres sous le niveau de la mer avec un panorama à 180 degrés. Les produits de la mer sont bien évidemment mis à l’honneur, intégrés à une gastronomie locale à la mode occidentale. Un voyage inédit au cœur de l’océan, bien au sec, mais attention à ne pas boire la tasse car l’addition reste salée.

5. Dinner in the sky dans plus de 40 pays

Dinner in the sky - restaurant insolite - concept original - atypique - restaurant dans les airs

Imaginé par deux belges, Dinner in the sky vous offre le repas en plein air. Cette table d’hôtes suspendue dans les airs à 50 mètres du sol, peut accueillir pas moins de 22 convives autour d’une table volante animée par des serveurs et un chef. La vue est évidemment époustouflante et l’expérience dure une quarantaine de minutes.

6. Stedsans in the Woods en Suède

steadans in the woods - suède - restaurant au concept original et atypique - retour à la nature

Stedsans in the Woods c’est le pari d’un véritable retour à la nature. Au cœur de la forêt, la cuisine est réalisée à partir de produits fraîchement cueillis et cultivés sur place dans la ferme permaculture du couple d’hôtes. Dans une ambiance et un décor minimaliste, tout est concocté au feu de bois loin des progrès techniques et industriels. Pour une expérience encore plus immersive, les convives peuvent passer la nuit dans des cabanes en bois ou des tentes bédouines.

A ces environnements hors du commun, les restaurateurs peuvent également choisir de fabriquer eux-mêmes leur propre décor et de réaliser une scénarisation unique afin de valoriser une thématique qui leur tienne à cœur.

7. Ultraviolet à Shanghai

Ultra violet - Shanghai - restaurant au concept insolite et original - immersion culinaire - Paul Pairet - chef étoilé français

Crédit : Scott Wright

Imaginé par le chef français étoilé Paul Pairet, Ultraviolet est la référence mondiale en termes de gastronomie immersive. En effet, là encore, le célèbre chef à choisi de miser sur la technologie pour servir son offre culinaire. Les convives sont invités à embarquer dans un voyage expérientiel faisant intervenir tous les sens. Des montages sonores, des jeux de lumières, des diffusions olfactives ou encore des projections de vidéos en 360°animent le dîner des 10 invités. L’idée est de leur offrir un souvenir culinaire inoubliable à travers un environnement numérique sophistiqué. Au menu, ce ne sont pas moins de 22 services qui sont proposés et qui rythment la dégustation des convives. Et comme tout a un prix, ces trois heures extraordinaires ne coûtent pas moins de 800 euros, l’un des plus chers repas au monde.

8. Le Wagon Bleu à Paris

Le wagon bleu - Paris - restaurant au concept insolite et original - atypique - Orient Express - Agatha Christie

Crédit : Le Wagon Bleu

Situé entre la gare Saint-Lazare et la station de métro Rome, le Wagon Bleu est également un restaurant qui tire son succès de son décor et de son thème impressionnant. Il offre le repas dans un ancien compartiment du mythique Orient Express. Les banquettes en velours bleu, les portes bagages en hauteur ainsi que les accessoires de voyage d’époque (vieilles valises en cuir, boîtes à chapeaux) replacent les convives dans une ambiance digne des romans d’Agatha Christie alors même que la cuisine y est chaleureuse et agrémentée de notes corses.

9. Alcatraz-Shibuya à Tokyo

Restaurant Alcatraz japon - restaurant au concept insolite et atypique - restaurant thématique hôpital prison - japon

Aux amateurs de films d’horreur et d’attractions cauchemardesques en tout genre, Alcatraz est fait pour vous ! Restaurant bistronomique japonais, il a été conçu sur le thème du glauque et du lugubre. Il dépeint un décor d’hôpital de prison dans lequel vous prenez votre repas dans un véritable cellule. Les boissons et les mets proposés sont dans leur présentation totalement en accord avec l’environnement : la bière est servie dans un urinoir en plastique et les cocktails dans un faux crâne humain. Si vous aimez les scénarios désastreux, l’évasion d’un patient est mimée à chaque service et attention, toutes les lumières s’éteignent.

Au-delà de ces thématiques scénarisées, les restaurateurs puisent leur concept original et atypique dans l'invention d'une nouvelle expérience client. Dans ce cas, le client est lui-même acteur de l'expérience et doit se prendre au jeu pour vivre pleinement son aventure culinaire.

10. Dans le noir à Paris

Dans le noir - restaurant paris concept original et insolite - manger dans le noir - atypique

Crédit : Guillaume Poiret

Placé dans le 4ème arrondissement de Paris, Dans le noir est un restaurant qui révolutionne  l’expérience client puisque c’est un repas dans le noir complet que l’on vous propose de déguster. Imaginé pour faire comprendre aux convives les enjeux quotidiens auxquels sont confrontés les personnes malvoyantes, les invités sont accueillis dès leur arrivée dans le noir, ils rejoignent leur table aidés du personnel composé pour moitié d’aveugles et ne connaissent pas à l’avance la combinaison de leurs plats. Un véritable challenge pour ceux qui n’ont pas l’habitude de manger à l’aveuglette et qui seront étonnés de ne pas mettre de mots sur des saveurs et des textures pourtant connues. L'expérience est une séance de rires garantis d'autant  que les échanges sociaux sont facilités par l'extinction des lumières. Attendez-vous donc à confondre le champagne et le vin rouge ou encore le veau et le poisson.

11. The Bunyadi à Londres

The bunyadi - Londres - restaurant au concept original et insolite - naturiste

Crédit : Evening Standard

The Bunyadi est le premier restaurant naturiste au monde. Ouvert seulement l’été, il offre à ses convives un retour à la nature : le repas se déguste nu sans accessoire technologique - comprenez ici votre smartphone - les couverts sont comestibles, l'éclairage se fait à la bougie et vous prenez place sur des rondins de bois. Quant au menu, il est à l'image du concept anti-matérialiste du restaurant, les ingrédients sont garantis sans conservateur, colorant ou produit chimique et sont tous cuits au feu de bois. Enfin, pour les personnes pudiques souhaitant néanmoins découvrir cette aventure, une partie du restaurant leur est réservée, derrière des panneaux en bambou.

12. Le Café des Chats à Paris

Le café des chats - paris - restaurant au concept original et insolite - neko bar - concept importé du Japon

Issu d’un concept japonais, les "neko bars", le café des chats à Paris est un restaurant qui met à l’honneur douze petits félins domestiques qui circulent librement autour des convives. L’idée est d’offrir aux invités des moments de calme, déstressants, en compagnie de ces petits êtres velus, tout en dégustant une cuisine entièrement faite maison. Offrir un peu de temps avec des animaux à ceux qui ne peuvent en avoir chez eux est la base du concept de ce restaurant.

L’expérience client peut être conçue comme un véritable pilier de votre restaurant afin d’offrir en plus de l’offre culinaire une expérience active aux convives. Des restaurateurs, eux, ont choisi de miser sur une offre culinaire hors du commun, atypique et peu reproductible à la maison, c'est d'ailleurs ce qui fait leur réussite !

13. Black Ant à New York

Black Ant - New York - restaurant au concept insolite et original - insectes

Crédit : New York Magazine

Chez Black Ant, vous trouverez une cuisine traditionnelle héritée de recettes mexicaines tels que les classiques enchiladas ou les délicieux tacos. Mais l'originalité ne réside pas là : ce sont en effet en majorité des plats à base d’insectes qui vous sont proposés ici. Ces petites bêtes aux protéines alternatives miraculeuses pour votre santé s’inviteront dans votre repas. Au menu, vous trouverez un guacamole à la fourmi noire, des crevettes à la panure de sauterelle et bien d’autres surprises complètement décalées.

14. Suri Restaurant à Paris

Suri restaurant - paris - restaurant au concept insolite et original - fermentation des ingrédients - rue réaumur

Crédit : Suri Restaurant & Déli

Au cœur du quartier du sentier, rue Réaumur, Suri est le nouveau restaurant parisien au concept étonnant, là bas vous ne mangerez que des ingrédients fermentés. Le restaurant a misé sur la fermentation, une méthode écologique qui réduit la production de déchets et favorise la multiplication de probiotiques, micro-organismes bénéfiques pour la santé et la digestion. Vous pourrez y savourer la plupart des mets du quotidien et des formules déjeuners sur le pouce. A la carte : pickles, légumes, laitages, soupes, sandwichs, poissons, pâtisseries et des boissons sont affichés.

Au-delà du mieux manger, certains restaurateurs ont décidé d’aller dans le sens inverse en plébiscitant une nourriture ultra transformée riche en graisses et en sucres qu’ils qualifient même de nuisible pour la santé...

15. Heart Attack Grill au Nevada

Heart Attack Grill est un restaurant qui présente une version XXL du célèbre fast-food à l'Américaine. Leur leitmotiv : offrir des plats ouvertement dangereux pour la santé à travers une offre de hamburgers à plus de 8 000 kilocalories, enregistrée dans le livre Guinness des records ou encore de gargantuesques cornets de frites cuisinées au Saindoux. Originalité supplémentaire : le repas est gratuit pour les personnes de plus de 158,7 kilos, c'est pour dire, on vous souhaite le pire ! Complètement ahurissant, espérons tout de même que ce concept ne franchisse pas nos frontières !

Améliorer son référencement local pour attirer des clients dans son restaurant - Explications et exemples concrets

À l'heure où l'acquisition clients se joue en ligne pour les restaurateurs, il est indispensable d'être visible partout où les clients potentiels vont faire leurs recherches : les moteurs de recherche, les applications, les réseaux sociaux, les médias... Comment maximiser sa visibilité avec le référencement local et attirer davantage de clients ? Démonstration illustrée avec des exemples concrets.

Comment faites vous lorsque vous devez choisir un restaurant ou un café pour un rendez-vous donné ? Une recherche sur Google, sur Tripadvisor, La Fourchette, Facebook, Instagram ou même Mapstr ? Vous pouvez aussi appeler un ami, mais la majorité (et une part croissante) des personnes va regarder en ligne et trouver les établissements qui sortent en haut des pages de recherches, c'est-à-dire qui ont le meilleur référencement local. Qu'est-ce que le référencement local ? Est-ce que ça marche ? Comment s'y prendre ? À quels résultats s'attendre ? Réponses illustrées avec quelques uns des restaurateurs que nous accompagnons au quotidien.

Qu'est ce que le référencement ? Pourquoi c'est indispensable pour attirer des clients ?

En marketing digital, le référencement (aussi appelé SEO) correspond à l'ensemble des techniques qui aident un site web à remonter dans les résultats de recherches (SEO pour Search Engine Optimization, soit optimiser sa position sur les moteurs de recherches). Dès lors que l'on parle de résultat de recherche, il faut s'interroger sur la nature des requêtes pour lesquelles il est intéressant d'apparaître en haut des résultats : ce sont les mots-clés.  Les mots-clés correspondent aux mots, expressions et phrases que les prospects vont utiliser pour rechercher en ligne.

Il existe deux principaux types de référencement :

  • le référencement payant : ce sont les "annonces" ou "publicités". Investir dans du référencement payant, c'est la garantie de ressortir en haut de page, mais l'internaute sait que vous avez payé pour, c'est de la publicité. Exemples ci-dessous :

  • le référencement naturel : c'est apparaître "naturellement" en haut des résultats car l'algorithme du moteur de recherche vous a assimilé au résultat le plus pertinent pour répondre au besoin manifesté par l'internaute. Exemple ci-dessous :

D'après une étude Google Search Console : 54% à 59% des clics se font sur les 3 premiers résultats, 70% - 77% de clics se font sur les 5 premiers résultats. 

Un enjeu de taille est donc d'identifier les mots-clés que nos clients potentiels vont utiliser pour formuler leur requête, et apparaître en haut des résultats !

Mais que se passe t-il lorsque l'on recherche un établissement ?

L'importance du référencement local pour un établissement

Pour un établissement, le mot-clé s'articule autour de 2 éléments : le premier décrit l'offre (pizzeria, brasserie, café, végétarien, terrasse etc.), le second spécifie le lieu (une ville, un quartier, un arrondissement, un arrêt de métro etc.). Le lieu peut également être déterminé par géolocalisation - c'est-à-dire suggérer des établissement "à proximité de sa position actuelle" sans avoir besoin de préciser avec des mots le lieu en question. C'est ce qu'on appelle du référencement local (46% des recherches sur Google ont un caractère local). Le référencement local tel que nous le verrons ici appartient à la catégorie "référencement naturel".

Voici quelques résultats qui apparaissent sur Google lorsque l'on fait une recherche de restaurant :

Qu'ont-ils en commun ?

  • La structure : en haut de page, une Google Map, puis 3 fiches établissements qui apparaissent. Les premiers liens qui ressortent appartiennent à des agrégateurs de type plateforme de réservation (Tripadvisor, La Fourchette), ou de type media / blogs. Avoir le site web de son restaurant qui ressort avant un lien Tripadvisor ou La Fourchette est très ambitieux en terme de référencement, c'est même quasi impossible de rivaliser avec ce type de mastodonte. En revanche, sous la Google Map ce sont des fiches établissements qui ressortent, la compétition devient plus jouable pour dépasser un autre établissement et ressortir en top 3.
  • La présence dans le top 3 d'un client Malou. Nous aidons en effet nos restaurateurs à ressortir en haut des résultats de recherche pour acquérir de nouveaux clients en ligne.

Comment maximiser son référencement local ?

  • Identifier les bons mots-clés, ceux qui sont vraiment utilisés par vos clients potentiels. "Trattoria" par exemple, est recherché 10 fois moins que "restaurant italien" et 100 fois moins que "pizzeria". Aujourd'hui si vous cherchez une pizzeria dans le 16e arrondissement vous avez de forte chance de trouver La Pizza d'Anita avec qui nous avons collaboré
  • Uniformiser l'information disponible en ligne et la mettre à jour régulièrement ! Par information on entend : les horaires, les jours de fermeture exceptionnelles, les menus, les prix, les visuels... il faut comprendre la logique des moteurs de recherche et de Google en particulier. S'il retrouve des incohérences en ligne sur un établissement, il le pénalisera au profit d'autres plus fiables. Exemple ci-dessous :

Entre Google, Tripadvisor, La Fourchette, Les Pages Jaunes et le Petit Futé, l'établissement n'affiche pas les mêmes horaires. Face à tant de contradictions, les algorithmes des moteurs de recherches vont naturellement pénaliser son classement en ligne et privilégieront des établissement dont ils sont sûrs des horaires. Cela pénalise le travail d'acquisition clients pour le restaurateur (il est moins visible), et si par exemple les horaires lors d'un jour férié ne sont pas mis à jour, sur sa fiche Google une mention en orange précisera "Horaires susceptibles d'être modifiés"/ L'internaute a 3 choix : prendre le risque d'y aller quand même, téléphone pour confirmer ou simplement regarder les fiches d'établissements autour qui, eux, auront pris la peine d'actualiser leurs informations. À votre avis, quelle option est la plus envisageable ? Décevoir un client potentiel qui s'est déplacé alors que l'on est fermé, est très dommageable. Même combat pour les menus et les prix. Continuer à afficher son menu d'hiver en plein été atteint fortement la cohérence d'un restaurant pendant l'été,  ne pas mettre à jour les éventuelles modifications tarifaires nourrira une frustration auprès du client qui s'est renseigné au préalable en ligne.

  • Répondre aux avis clients : pour insister sur les mots-clés les plus stratégiques, construire un lien avec les clients, les fidéliser, analyser leurs retours et s'améliorer (exemple : nous avons déjà fait retirer les moules du menu de l'un de nos clients car elles étaient à l'origine de nombreux avis négatifs)
  • Partager régulièrement du contenu ;
  • Se référencer dans tous les annuaires pertinents : certains vont permettre d'acquérir de nouveaux clients (Tripadvisor, La Fourchette surtout pour les Européens) mais aussi toutes les plateformes utilisées par les touristes ! Les clients de Malou sont ainsi visibles sur tous les annuaires utilisés par les touristes de passage en France !

  • Faire de la veille pour suivre les dernières nouveautés : les choses évoluent très vite en terme de référencement : la recherche vocale par exemple prend de l'ampleur et offre de nouvelles opportunités aux établissements qui s'y prépareront. Il faut se tenir informé pour agir et maximiser au mieux sa visibilité en ligne. Nous partagerons notre veille régulièrement sur Linkedin, Facebook et Twitter si vous souhaitez vous tenir au courant.

Est-ce que ça permet vraiment d'augmenter son chiffre d'affaires ? OUI ! Le cas du Wilson (Paris 16)

Les performances du référencement local peuvent être mesurées régulièrement. Rappelons les objectifs :  augmenter la visibilité, donner envie, convertir les internautes qui nous ont vus en clients - et donc suivre les actions type clics sur itinéraire, sur "appel", sur "site web". La fidélisation se fait en répondant aux avis clients d'une part, mais surtout en salle en délivrant une bonne expérience et ensuite sur les réseaux sociaux avec du contenu qualitatif intelligemment diffusé.

Pour illustrer nos propos, étudions de plus près un exemple concret avec le Wilson que nous accompagnons depuis 1 an sur son référencement local. Le Wilson est un restaurant type brasserie situé dans le 16e arrondissement, proche du métro Trocadéro. Comment aujourd'hui le Wilson a t-il réussi a augmenter son CA grâce à Malou ?

  • Remonter en top des requêtes clés 

Avant de travailler avec nous le Wilson n'apparaissait jamais en haut des résultats sur Google, aujourd'hui il ressort en top 3 pour ses mots-clés "restaurant Trocadéro" "brasserie Trocadéro" recherchés chacun 1000 fois par mois, mais de nombreuses autres requêtes telles que "restaurant terrasse Trocadéro" (recherchée 100 fois/mois).

Dans le quartier touristique du Trocadéro, apparaître en haut des requêtes clés en langues étrangères peut aussi s'avérer utile... Et Le Wilson ressort souvent en top 3 en anglais, en espagnol, en italien...

Malgré sa moyenne plus faible que les autres établissements visibles, le Wilson apparaît quand même en top 3. Puisque nous répondons régulièrement aux avis clients et que nous les analysons chaque mois, nous partageons des recommandations aux équipes du Wilson pour qu'elles puissent s'améliorer, satisfaire davantage leurs clients, faire remonter leur note (et rester en top 3 bien sûr) et ainsi améliorer les taux de conversion des internautes qui les ont vus en ligne. Malgré cette moyenne inférieure à 4, le Wilson attire de plus en plus de clients en ligne grâce à nos travaux.

  • Apparaître partout où les clients potentiels vont faire leurs recherches 

Le Wilson existe (avec des informations justes et mises à jour en temps réel, avec des descriptions riches en mots-clés, avec les avis des clients traités...) sur toutes les plateformes et annuaires, susceptibles de lui faire gagner des clients et/ou de renforcer son référencement. Il est présent sur Tripadvisor, Dianping, Kekanto, Yandex, Mangoplate pour attirer en autres des touristes mais aussi Les Pages Jaunes, L'Internaute, le Petit Futé pour envoyer "du jus de référencement" vers sa fiche Google.

  • Augmenter sa visibilité

Nous avons comparé les vues mensuelles du Wilson en Juin 2018 - avant qu'il ne travaille avec nous - avec celles de juin 2019, après un an de collaboration.

Résultat (assez logique en suivant les apparitions en top 3 sur Google évoquées plus haut), Le Wilson a nettement amélioré sa visibilité, il l'a multipliée par 3,5 ! Est-ce que ça veut dire plus de clients ?

  • Acquérir des clients en ligne 

Comparons maintenant les actions effectuées chaque mois sur la fiche Google du Wilson, comparons le mois de mai 2018 et celui de mai 2019.

Malgré sa note souvent inférieure à pas mal de ses concurrents qui ressortent en top 3, le Wilson génère aujourd'hui 30% d'actions clients en plus chaque mois (en comparant des mois similaires pour 2018 et 2019). Et sur le chiffre d'affaires qu'est ce que ça donne ?

  • Augmenter son CA

Le ticket moyen au Wilson est de 25 euros. En moyenne une réservation au restaurant est fait pour 3 personnes (estimation Malou faite sur un panel de 50 restaurants). Dans le cas du Wilson, on est donc sur une facture totale à 75euros. Prenons les hypothèses suivantes : chaque visite de site web convertit 20% des clients, chaque demande d'itinéraire, 50% et chaque appel 60%.

En calculant la différence entre les actions faites en mai 2018 et celles en mai 2019 il ressort que.... le Wilson a augmenté son CA mensuel de 7000 euros depuis qu'il travaille avec Malou !

Résultat après une année de collaboration avec Malou, une belle progression de visibilité mais aussi de conversion clients, et donc de CA mensuel !

Conclusion : le référencement local à privilégier pour attirer des clients en point de vente

Si les sites marchands travaillent à optimiser leur référencement (naturel ou payant) pour générer des achats en ligne, l'enjeu est assez différents pour les commerces et restaurateurs dont les clients ne commandent pas en ligne, mais doivent se déplacer jusqu'à l'établissement pour consommer. C'est donc sur le référencement local qu'il faut investir. Comment ? Lire et apprendre (nous partageons de nombreux conseils sur notre blog et nos réseaux sociaux) ou directement faire appel à des professionnels, dynamiques et transparents qui vous assureront de meilleures performances et un meilleur chiffre d'affaires (👋)

Femmes et gastronomie : La revanche des cheffes françaises

Les femmes sont culturellement et socialement associées dans le secteur de la gastronomie à la sphère domestique. Elles sont pour beaucoup tenues de la cuisine familiale. Encore aujourd’hui, elles ne sont pas moins de 72% à préparer les repas familiaux au quotidien. Paradoxalement, la cuisine professionnelle s’est imposée depuis ses débuts comme une œuvre masculine inspirée de la figure féminine. Michel Bras, Alain Passard ou encore Olivier Roellinger ne s’en sont jamais cachés : leurs mères et leurs grands-mères ont été des sources d’inspiration dans l’établissement de leur identité culinaire.

Jean Imbert - chef cuisinir - grand-mère - Mamie - nouveau restaurant

Crédit : Guillaume Georges

En 2019, Jean Imbert décide même d’ouvrir Mamie, son nouveau restaurant en hommage à la cuisine de sa grand-mère. Pourtant, alors même que les femmes, en tant que mères ou grands-mères, ont influencé les meilleurs chefs, on ne compte que 3 femmes contre 14 hommes en cuisines. En salle, si le chiffre est plus élevé, les femmes restent pour autant en infériorité : elles ne sont que 8 femmes pour 12 hommes. Mais alors, quelles évolutions observe-t-on dans la représentation des femmes au sein du secteur de la restauration ? Quelles sont les figures influentes et les nouveaux espoir.e.s du secteur ?

1. Aux origines de la cuisine professionnelle : une institution masculine

Pendant très longtemps, les femmes ont été exclues de la cuisine professionnelle. Le métier de cuisinier s’est construit en France essentiellement sur des conventions masculines, en témoignent encore le vocabulaire de « brigade », de « chef », l’organisation au sein des cuisines ou encore la tenue professionnelle.

Historiquement, l’origine de la grande cuisine apparaît avec la figure de Guillaume Tirel, dit Taillevent, qui était à la tête de la cuisine de la Cour du roi Charles VI. C’est à lui notamment que l’on attribue le Viandier, le plus célèbre des livres de cuisine français du Moyen-Âge. A cette époque, la cuisine noble était une affaire d’hommes, les femmes étaient, elles, reléguées à la tête des cuisines de la petite bourgeoisie.

le viander de taillevent guill

La naissance de la gastronomie au cours du XIXème siècle n’arrange pas les choses : les associations professionnelles de cuisiniers sont exclusivement masculines et font le souhait d’écarter les femmes de cet art culinaire, jugé plus noble que la cuisine domestique. Les femmes sont d’ailleurs exclues des postes d’apprentis dans les grandes cuisines en 1893 par le Congrès de la Chambre syndicale ouvrière de Paris.

Les années défilent et la fin de la Première Guerre Mondiale marque le développement du tourisme, la multiplication des restaurants et celle des auberges dans lesquelles se délecter. Ce développement soudain encourage les femmes à s’émanciper et à ouvrir leur propre établissement à la manière de la célèbre maison bourgeoise des « mères lyonnaises », pour laquelle les Mères Brazier et Bourgeois seront récompensées en étoiles par le Guide Michelin en 1933. C’est un véritable succès pour la reconnaissance de la gastronomie féminine.

mère brazier - femme cheffe - cuisinière - les mères lyonnaises

Cependant, ce n’est que dans la seconde moitié du XXème siècle que des organisations professionnelles exclusivement féminines voient le jour et que la formation au CAP de cuisine est ouverte aux femmes. En 1975, Annie Desvignes, restauratrice de la Tour du Roy à Vervins, fonde l’association des restauratrices cuisinières. Aujourd’hui, plusieurs associations de restauratrices existent. L’une des plus emblématiques est sans doute celle fondée en 2001 par les célèbres cheffes Hélène Darroze et Anne Sophie Pic, les Nouvelles mères cuisinières, qui vise à aider les femmes à surmonter les obstacles du métier. A l’international, les choses avancent également, en témoigne le parabere forum, une organisation regroupant des cheffes du monde entier. A travers ses rencontres annuelles, elle a pour ambition de renforcer l’influence des femmes dans le secteur culinaire.

femme cheffe - femme cuisinie - cuisine professionnelle - femmes cheffes

Mais malgré ces nombreuses avancées, des obstacles à la féminisation de la profession persistent. Les conditions de travail sont encore jugées trop difficiles pour la gente féminine et la discrimination sexuée à l’embauche est présente.

2. Des conditions de travail défavorables aux femmes

La difficulté physique du métier de cuisinier a pendant longtemps été un argument clé pour écarter les femmes de cette destinée. Aujourd’hui, selon Marie Sauce-Bourreau, Présidente des Toques Françaises, « le matériel est adapté et toutes les tâches sont à la portée des femmes ». En effet, les normes d’hygiène et le progrès technique ont amélioré le confort des chefs en cuisine. Piétinement, position debout prolongée, changements de température… : les contraintes physiques persistent dans le secteur de la restauration mais sont les mêmes pour les deux sexes.

girl - kitchen - cooking - femme cheffe -travil

La flexibilité des horaires de travail peut également être une autre source de désavantage pour les femmes. En tant que chef de cuisine, les journées sont longues et les jours fériés, week-end ne sont pas des jours de repos. Des empiétements sur le temps personnel sont souvent inévitables ce qui peut parfois impacter l’équilibre ou tout simplement la construction d’une famille. Etant donné, que les femmes sont encore majoritairement affiliées aux tâches domestiques et à l’éducation des enfants, cette contrainte affecte plus fortement la gente féminine. En témoigne d’ailleurs les 60% d’employeurs qui identifient le rythme et les horaires de travail comme la principale contrainte à la progression des femmes dans ce secteur.

3. Une progression significative de la visibilité des femmes cheffes

Malgré ces écueils, les femmes tracent leur chemin au sein de cette profession. Ainsi, sur 75 nouvelles étoiles en 2019, 11 d'entres elles ont été remportées par des femmes cheffes. Cela équivaut à 16% de lauréates, ce qui est peu mais reste une progression non négligeable : elles ne représentaient que 5% des élus en 2017. Les femmes s’imposent alors petit à petit dans la sphère culinaire : en France, elles ne sont pas moins de 600 à cuisiner chaque jour pour leurs hôtes.

chefs étoilés 2019 - femmes cheffes

Plusieurs initiatives ont d’ailleurs contribué à cette mise en visibilité. Il faut notamment honorer le travail de Vérane Frédiana, cinéaste, écrivaine et gastronome. Son film « à la recherche des femmes chefs », puis son ouvrage illustré « Elles cuisinent » et enfin son dernier livre « Cheffes » - écrit en collaboration avec la journaliste culinaire Estérelle Payani - ont participé à mettre en valeur le travail de toutes les femmes dans la cuisine française. Elle y présente les femmes qui font la cuisine d’aujourd’hui et qui feront celle de demain et présente le travail de toutes celles qui sont à la tête de cuisines de restaurant. On découvre donc le parcours des très grandes étoilées, mais aussi celui de talent de la cuisine moins exposés médiatiquement, telle qu’Eugénie Tine, avec laquelle nous collaborons, qui dirige seule, d'une main de maître, le restaurant gastronomique Sequana, situé sur l’île de la Cité.

Eugénie Tine - Sequana - restaurant gastronomique

Ces remarquables travaux ont également permis de mettre en lumière la présence de femmes dans le secteur gastronomique. Car, comme nous le disions, si elles sont présentes, elles ne sont que peu mises en avant par les institutions, comme en témoignent les 11 femmes seulement ayant reçu une étoile Michelin en 2019.

Aujourd’hui, la féminisation du secteur n’est pas contestable. Des actions tels que les concours exclusivement féminins comme celui de la cuillère d’or participent à leur mise en visibilité sur la scène médiatique. Mais, qui mieux que les femmes elles-mêmes peuvent au quotidien valoriser la gastronomie féminine ? Nous allons donc vous présenter les femmes les plus influentes du secteur de la gastronomie pour ensuite vous donner à regarder les futurs espoirs culinaires.

4. Les femmes cheffes influentes

Anne Sophie Pic

Anne sophie pic -cheffe française - triplement étoilée

Son parcours

Triplement étoilée depuis 2007 et élue meilleure cheffe du monde en 2011 par le prix Veuve Clicquot, elle est aujourd’hui la cheffe française la plus renommée du monde entier. Issue d’une lignée de chefs triplement étoilés, après son grand-père puis son père primés respectivement en 1934 et 1973, elle se lance dans la gastronomie en 1992 avec son frère. Aujourd’hui, elle est à la tête de 4 restaurants situés à Valence, Paris, Lausanne, Londres et ouvrira prochainement son cinquième établissement à Singapour. Récompensée de 7 étoiles pour l’ensemble de ses restaurants, elle est la femme cheffe la plus étoilée du monde.

Ses plats phares

La cuisine d’Anne Sophie Pic allie son héritage familial et son goût pour les nouvelles saveurs et textures. En hommage à son père, elle propose le bar de ligne au caviar « Jacques Pic » créé en 1971 par ce dernier, et aime par ailleurs refaire l’île flottante aux pralines roses de sa grand-mère. Ses plats ont tous une histoire comme ses célèbres berlingots inspirés des bonbons de son enfance. Elle aime décliner ce plat en plusieurs aromatisations en fonction des produits locaux.

Ses restaurants

Maison Pic (***) à Valence,

Dame de Pic (*) à Paris,

Dame de Pic (*) à Londres,

André à Valence,

Dame de Pic à Singapour en août 2019,

Elle est également aux fourneaux de l’Hôtel Beau Rivage en Lausanne.

Hélène Darroze

hélène darroze - femme cheffe - française - sud ouest - top chef - émission culinaire

Son parcours

Élue meilleure femme cheffe du monde en 2015, Hélène Darroze est originaire d’une famille de restaurateurs du Sud-Ouest qui s’est fait un nom grâce à l’auberge familiale le Relais à Villeneuve-de-Marsan, aujourd’hui rebaptisée chez Darroze. Elle a été primée par le Guide Michelin pour son premier restaurant gastronomique Hélène Darroze (*) situé à Paris dans le quartier Saint-Germain-des-Près, remplacé en mai 2019 par un nouvel établissement, le Marsan. Son restaurant de l’hôtel The Connaught à Londres (**) s’est, lui, vu attribué deux étoiles. Depuis 2015, elle est très médiatisée puisqu’elle a rejoint le jury de Top chef, l’émission culinaire sur M6 à travers laquelle elle offre des conseils aux candidats.

Ses plats emblématiques

Baignée dans la cuisine du Sud-Ouest Hélène Darroze élabore depuis sa plus petite enfance des recettes très fortement inspirées de sa région natale. L’un de ses plats phares est l’escaoutoun, un plat originaire des landes inspiré de sa grand-mère, un mélange cuit de bouillie de farine et de bouillon de volaille qui servait à remplacer le pain en période de disette.

Elle a également le goût des bons produits et ses ingrédients favoris sont le caviar et la truffe, en témoigne son plat signature, le tartare d’huître en gelée de caviar de France et velouté de haricot maïs.

Ses restaurants

The connaught (**) à Londres,

Hélène Darroze devenu Marsan (*) à Paris,

Joïa à Paris.

Ghislaine Arabian

ghislaine arabian - cheffe française - femme

Son parcours

Ghislaine Arabian reçoit le « Trophée des Femmes en Or » en 1994 et est récompensée de deux étoiles en 1995 par le Guide Michelin pour son restaurant Pavillon Ledoyen à Paris. Ghislaine Arabian est connue du grand public car elle est la première femme à avoir rejoint le jury de Top Chef en 2010.

Ses plats emblématiques 

Aujourd’hui, elle est à la tête d’un restaurant dans le 14ème arrondissement de la capitale, « les petites sorcières », un bistronomique dont la cuisine renvoie à des spécialités belges, flamandes, et qui cultive un esprit néo bistrot. Sa cuisine varie en fonction des saisons et on peut par exemple citer ses coquilles Saint-Jacques d'Erquy poêlées aux endives caramélisées ou son parfait glacé à la chicorée et sabayon à la bière blanche.

Ses restaurants

Ghislaine Arabian Bistrot à Paris,

Les petites sorcières à Paris,

D’autres grandes figures féminines telles que Stéphanie Lequellec participent à influencer la gastronomie. En 2019, la féminisation de la cuisine française est plus que reconnue et son importance n’est pas contestable. Des étoiles montantes émergent et continuent d’émerger dans ce secteur, en voici quelques-unes.

5. Les espoir.e.s en cuisine

Adeline Grattard
Adeline grattard - cheffe femme - française

Crédit : Edouard Caupeil

Son parcours

Élue meilleure cuisinière du Guide Fooding 2010 et créatrice de l’année 2019 par Omnivore, Adeline Grattard est une cheffe française à l’avenir tracé. Elle est devenue populaire grâce à un reportage à son effigie au sein du show Chef’s Table sur Netflix. A la tête de deux premiers restaurants franco-hong-kongais Yam’Tcha et la Boutique Yam’Tcha lancés avec son époux Chi Wah Chan, expert en thés de Chine, elle vient d’ouvrir un troisième établissement le Café Lai’Tcha.

Ses plats emblématiques

Alliant les saveurs françaises et asiatiques, plusieurs plats signent son travail culinaire tels que le tartare de thon au riz noir vénéré ou le Quasi, ris de veau et émulsion fuyu.

Ses restaurants

Yam’Tcha (*) à Paris,

Yam’Tcha boutique à Paris,

Café Lait’cha à Paris.

Jessica Préalpato

Jessica Préalpato - cheffe pâtissière - sacrée meilleure cheffe pâtissière - femme française

Son parcours

Primée meilleur chef pâtissier du Monde en 2019 par le classement du World’s 50 Best Restaurants, Jessica Préalpato est cheffe pâtissière au restaurant du Plaza Athénée à Paris. Elle est par ailleurs récompensée de trois étoiles au Guide Michelin. Elle inscrit son œuvre culinaire sucrée dans un concept singulier celui de la desseralité, l’alliance de la naturalité et du dessert, particularité à laquelle elle a consacré un livre. La pâtissière élabore des recettes fruitées les plus naturelles possibles dans le but de sublimer le goût des produits choisis. Elle n’utilise ni crème, ni mousse dans ses pâtisseries et utilise très peu de sucre qu’elle n’emploie que pour relever le goût de ses créations.

Ses plats emblématiques

Elle aime conjuguer fruits et saveurs inédites tels que les desserts aux fraises et sapin, à la bière et à la rhubarbe ; ses cerises fraîches, rôties, vinaigrées et déshydratées associées à des chips de riz ou encore son association de pêches et d’abricots cuits au barbecue, avec un sorbet de sauge.

Ses restaurants

Cheffe pâtissière au restaurant d'Alain Ducasse le Plaza Athénée (***) à Paris.

Julia Sedefdjian
julia sedefjian - cheffe française - plus jeune cheffe étoilée -

Crédit : Patrick Kovarik

Son parcours

A l’âge de 21 ans, elle reçoit une étoile au guide Michelin 2015 et devient alors la plus jeune cheffe étoilée de France. Révélée par son travail au restaurant « Les fables de la fontaine » dans le 7ème arrondissement de la capitale, elle ouvre son premier restaurant « Baieta » accompagnée de ses proches acolytes Sébastien Jean-Joseph et Grégory Anelka dans le cinquième arrondissement où elle rend hommage à la cuisine de son enfance, les saveurs et les produits méditerranéens. Elle vient d’ouvrir son deuxième restaurant Bô qui signifie Bisous en créole, un bar à manger qui propose des mets caribéens à déguster sur le pouce tels que le boudin antillais, le tartare de poisson au lait de coco ou les chiktay (émincés de poulet et de hareng).

Ses plats emblématiques

Son plat « signature » est la « Bouillabaieta », une interprétation singulière de l’emblématique bouillabaisse.

Ses restaurants

Baieta (*) à Paris,

Bô à Paris.

Conclusion

D’autres femmes continueront de briser le plafond de verre de la gastronomie, et représenteront la France dans ce célèbre art. Ces dernières années témoignent d’une belle avancée dans le secteur culinaire qui ne correspond qu’au début d’une réelle représentation de la gastronomie féminine. Si le chemin est encore long pour que les femmes puissent obtenir la même place que les hommes au sein de ce difficile secteur de la gastronomie, on observe pour autant des avancées certaines qui promettent une évolution positive dans les années à venir.

12 conseils pour choisir son agence de communication pour un restaurant

Faire appel à une agence de communication pour son restaurant ou son enseigne permet de générer de la notoriété mais aussi d'acquérir de nouveaux clients. Encore faut-il choisir la bonne. Comment s'y prendre ?

À l'heure des réussites très médiatisées des Big Mamma, Season, PNY et O'Tacos : il ne fait plus de doute que le marketing digital et la communication sont aujourd'hui indispensables au succès d'un restaurant ou d'une enseigne. Ils peuvent être gérés en interne si un membre de l'équipe a les compétences et le temps pour s'en occuper, mais très souvent il est plus efficace pour un restaurateur de rester concentré sur son métier, de délivrer la meilleure expérience à ses clients dans l'assiette et en salle, et de faire appel à des professionnels dont c'est le métier. Mais à qui faire appel ? Une agence de communication ? De marketing ? Qu'est ce que c'est ? Comment choisir la meilleure ? Comment fonctionnent-elles ? Comment facturent-elles ? Comment évaluer le retour sur investissement d'une telle collaboration ? Faut-il être accompagné pour une ouverture seulement ou privilégier un partenariat sur le long terme ? Autant de questions auxquelles nous tâcherons de répondre dans cet article où nous vous partageons 12 conseils pour choisir la meilleur agence de communication pour votre restaurant.

Reprenons du début : qu'est-ce qu'une agence de communication ? Une société dont la mission première est de promouvoir l'image de son client. Promouvoir c'est mettre en valeur partout où c'est pertinent (dans les médias, sur les moteurs de recherche et sites spécialisés, sur les réseaux sociaux, auprès de ses cibles, des partenaires potentiels...). La communication implique un travail rédactionnel, de création de site web, de charte graphique, de ligne éditoriale, mais aussi une stratégie d'acquisition clients. Car promouvoir l'image d'un restaurant ou d'une enseigne c'est générer plus de notoriété, de clients.

Le marketing en revanche consiste à valider que l'offre correspond au marché adressé, que le produit commercialisé tient sa promesse, que le prix est adapté à la qualité délivrée et à la propension à payer de ses clients. Ce n'est plus le travail d'une agence de communication. 

La mission d'une agence de communication peut être résumée à ces principales actions : formuler le bon message, le délivrer aux bonnes personnes, par le bon canal, au bon moment. Rappelons que 80% des Français choisissent leur restaurant en ligne. Les activations digitales doivent donc occuper une place importante dans la stratégie pensée et exécutée par l'agence de communication. Comment choisir la meilleure, la plus adaptée à vos besoins ? Nous vous partageons 12 conseils pour guider votre choix vers le partenaire qui vous accompagnera au mieux et dont l'investissement sera rentable pour vous. Voici les 12 points que doit respecter une agence de communication pour être la plus performante et accompagner au mieux un restaurant.

1. Se tenir au courant des dernières innovations en communication

Une grande partie des activations de communication se jouent désormais en ligne, car c'est en ligne que la majorité des personnes se renseignent et choisissent leur restaurant. Les nouveautés sur les moteurs de recherches et les réseaux sociaux, les mises à jour des algorithmes, les nouvelles fonctionnalités Instagram ou Facebook sont très fréquentes.

Une bonne agence doit faire de la veille constamment pour se tenir au courant et adapter ses actions aux dernières nouveautés pour maximiser son efficacité. Comment savoir si une agence fait de la veille ? Regarder son site internet et ses réseaux sociaux ! Y a t-il des partages d'articles ou de veille pertinents ? Si vous ne trouvez rien, ce n'est pas bon signe. Si chaque nouvelle fonctionnalité  Instagram a été commentée c'est plutôt bon signe.

2. Maîtriser les enjeux de la restauration

Une expertise métier autour de la restauration est préférable.

Une agence qui est spécialisée, qui a mis en place une veille spécifique à la restauration, maîtrise naturellement davantage les enjeux propres aux restaurants et pourra délivrer plus de valeur, plus vite à votre établissement ou enseigne.

3. Être à l'écoute

Une bonne agence doit d'abord vous écouter pour comprendre vos enjeux, avant de vous déballer un plan d'action cohérent. Elle doit prendre le temps de cerner l'identité de votre établissement ou enseigne, poser les bonnes questions pour savoir où vous voulez aller avant de réfléchir et vous proposer un plan d'action pertinent.

Il est important d'avoir une première discussion téléphonique puis de rencontrer un membre de l'équipe pour confirmer que le courant passe bien pour amorcer au mieux la collaboration.

4. Être capable de délivrer de la valeur avant même de travailler avec vous

Une agence qui partage (gratuitement) des conseils, des analyses ou des études de cas spécifiquement sur la communication pour les restaurants sera certainement plus apte à vous accompagner. Celles qui vous offrent en amont un diagnostic de la visibilité en ligne de votre établissement envoient également un signal très positif pour le futur.

5. Afficher une image en ligne qualitative

Le cordonnier toujours le plus mal chaussé ? Pas terrible pour la cohérence d'une agence de communication... Étudier l'image qu'elle a en ligne vous donnera de précieux indicateurs sur la qualité de l'accompagnement qu'elle pourrait vous offrir.

Comment est son site web ? Le contenu en ligne est-il qualitatif ? Trouvez-vous des fautes d'orthographe ? Si l'agence propose des prestations de référencement, est-elle elle même bien référencée en ligne ? Si elle propose du community management : comment sont ses réseaux sociaux ?

6. Communiquer des résultats chiffrés régulièrement

Il est aujourd'hui impensable d'allouer un budget communication et de ne pas recevoir régulièrement d'analyses chiffrées des performances. Les analytics sont accessibles sur les moteurs de recherches, sur les réseaux sociaux.

Une bonne agence doit vous partager des résultats chiffrés au moins mensuellement : nombre de vues, classement sur vos mots-clés, nombre de clics (sur itinéraire, appeler, site web...), la valeur médiatique des retombées presse obtenues (estimables en  le nombre de tirages, la taille de l'audience et les tarifs de publi-rédactionnels pratiqués) la croissance de l'audience sur les réseaux sociaux etc. Vous avez besoin de ces données pour suivre votre progression et valider que l'investissement est bien rentable.

7. Avoir fait ses preuves avec des clients (heureux)

Qui sont les clients de l'agence ? Quelles sont les références ajoutées en ligne ? N'hésitez pas à demander à l'agence de vous communiquer les coordonnées de 2 ou 3 clients pour échanger avec eux, leur demander ce qu’ils apprécient et apprécient moins dans leur collaboration avec cette agence. Les retours des clients existants vous seront précieux dans votre prise de décision et vous saurez à quoi vous en tenir pour la suite.

8. Être menée par une équipe solide et complémentaire

Une bonne agence c'est d'abord une bonne équipe. Qui sont les membres ? Combien sont-ils ? Travailler avec un auto-entrepreneur seul plutôt qu'avec un agence augmente le risque qu'il y ait un souci dans la gestion de votre communication car tout repose sur une seule personne. En revanche si l'équipe apparaît (un peu) nombreuse, vous bénéficierez de la créativité d'une équipe, de relectures et vérifications qui garantissent une meilleure qualité.

L'âge des membres de l'équipe en dit aussi beaucoup sur l'agence. La jeunesse n'est pas ici synonyme de manque d'expérience mais au contraire de flexibilité et de connaissance plus approfondie des réseaux sociaux et des dernières tendances.

9. Être réactif

Votre agence de communication parle en votre nom partout, elle doit être réactive pour assimiler toutes les nouveautés concernant votre restaurant ou enseigne et s'adapter vite s'il y a un changement dans votre stratégie. Quelques indicateurs à surveiller avant de signer : combien de temps a t-elle mis à vous répondre ? Avez-vous un interlocuteur privilégié ? Ses équipes sont-elles mobilisables rapidement ? Si vous choisissez de lancer rapidement un nouvel événement ou une nouvelle carte : votre agence doit être capable de suivre la cadence.

10. Faire preuve de créativité

La créativité reprend une dimension de la réactivité évoquée précédemment mais se nourrit également beaucoup du travail de veille régulière expliquée dans le premier point. Votre agence doit être capable de proposer des solutions originales rapidement aux problèmes que vous pourriez rencontrer. Elle doit aussi vous partager des idées et des conseils.

Avoir des idées très vite lors de la première discussion est très bon signe et témoigne de la la vivacité d'esprit de votre interlocuteur. Les idées doivent fleurir tout au long de la collaboration : l'agence doit être capable de vous inspirer.  Attention toutefois : chacun son métier, n'attendez pas d'une agence qu'elle puisse vous formuler des recommandations opérationnelles, chacun son métier, le sien est avant tout de valoriser votre travail auprès des bonnes personnes.

11. Montrer une forte capacité d'adaptation

L'agence doit pouvoir vous suivre efficacement tout au long de vos actualités et s'adapter à chacun de vos besoins, en prenant en compte des facteurs externes. Un évènement sportif, culturel, la météo, les vacances scolaires... sont autant d'éléments qui offrent des opportunités de communication. Un indice pour savoir si l'agence sait bien s'adapter : regarder la variété de ses clients et des missions confiées. Si elle travaille avec des restaurants gastronomiques et des établissements plus streetfood, si elle a déjà accompagné sur des ouvertures, des changements de carte, la mise en place d'une nouvelle terrasse ou l'arrivée d'un nouveau chef : cela montre une capacité de s'adapter au besoin de chaque client.

12. Construire une relation pérenne et fructueuse avec vous

Dernier conseil et pas des moindres : vous devez bien vous attendre avec le membre de l'agence qui sera votre interlocuteur privilégié. Vous devez pouvoir lui faire confiance et travailler avec lui au quotidien pour être certain que la collaboration sera féconde, et agréable !

Si vous trouvez une agence qui semble répondre à tous ces critères, vous pouvez foncer les yeux (presque) fermés. Si vous avez des questions pour comprendre comme nous fonctionnons chez Malou, vous pouvez nous écrire ou nous appeler - nous sommes en général très réactifs 🙂

BEST CASE Relations Presse - Comment réussir un événement presse et faire le buzz ? MOB HOTEL

En mai 2019, le MOB HOTEL a lancé ses Summer Garden Parties, des soirées barbecues en partenariat avec OFYR, le spécialiste des braséros de luxe. Pour faire parler des Summer Garden Parties et remplir ses jardins tout l'été, l'hôtel a nous a demandé de mener une mission relations presse. Résultat : tous les médias et influenceurs les plus pertinents ont apprécié et valorisé les Summer Garden Parties auprès de leurs audiences, et les 4 fois par semaine, les jardins du MOB ne désemplissent pas. Recette du succès dans cette article.

Avec ses Summer Garden Parties, l'hôtel veut animer les chaudes soirées d'été et attirer un nouveau public parisien pour un moment convivial, presque familial. Pour cela, le MOB propose une expérience inédite dans la capitale : des barbecues géants et participatifs. L'idée : le MOB gère la base - grillades et légumes bio - les invités gèrent la braise sur les braséros mis à disposition au centre des sublimes jardins de ce lieu audonien (Saint-Ouen). Situé aux portes de Paris, le MOB HOTEL a en effet la chance d'être doté d'un grand et magnifique jardin et de rooftops ensoleillés. Alors pour que l'expérience soit optimale, l'hôtel a décidé d'aménager ses espaces extérieurs pour l'été : tables de ping-pong, braséros sculpturaux, terrains de pétanque, parasols ou encore transats ont pris place au cœur des jardins, pour le plus grand bonheur des convives.

Si ce projet ambitieux a de quoi conquérir de nombreux Parisiens en recherche de lieux agréables où profiter de leurs soirées pendant la saison estivale, celui-ci devait impérativement être accompagné d'une communication réussie. Et cela tombait à pic car, à l'arrivée des beaux jours, les médias sont en recherche des meilleurs lieux à valoriser auprès de leurs audiences. Mais comment se faire connaître des journalistes ? Qui contacter ? Comment se démarquer des autres lieux éphémères fleurissant comme chaque été ? 

Nous avons apporté ces réponses au MOB HOTEL en procédant en deux étapes : l'organisation d'une soirée presse, puis le déploiement d'une stratégie de relations presse bien ficelée. Nous revenons plus en détails dans cet article sur la stratégie de relations presse que nous avons mis en place pour que les Summer Garden Parties soient mentionnés au sein de tous les médias pertinents, et pour faire de cet événement un indispensable de l'été des Parisiens.

1) EN MAI : ORGANISATION D'UNE SOIRÉE PRESSE POUR LE LANCEMENT DES SUMMER GARDEN PARTIES

Le MOB HOTEL est ouvert depuis plus deux ans maintenant. La richesse des programmations culturelles, festives, engagées, sportives et mêmes gourmandes rend possible des prises de parole régulières tout au long de l'année - et  non ponctuelle (nous l'accompagnons au quotidien). Le lieu jouit d'une réputation désormais solide. Il a réussi à s'imposer comme l'un des lieux où se restaurer, où sortir, où passer un après-midi, où dormir, où sortir... Mais l'aménagement de ses jardins en géantes soirées barbecues constitue bien une nouveauté  ! Et nouveauté rime nécessairement avec obligation de communication !

Aucun lieu, même ceux à forte réputation, ne peut se passer d'une activation presse pour ce type de lancement. Pour faire carton plein et connaître le succès que méritaient ces soirées estivales, le MOB HOTEL devait donc s'organiser en amont et travailler à cette stratégie. Nous les avons accompagner et avons réfléchi à la stratégie la plus habile.

L'organisation d'une soirée presse nous a alors paru indispensable : elle permet de lancer une campagne de relations presse d'ampleur, de se faire connaître des médias les plus pertinents et d'obtenir sur un laps de temps très court de nombreuses retombées. Mais ce type d'événement demande une organisation rigoureuse. Plusieurs étapes importantes ne doivent pas être négligées pour assurer le succès de cette soirée d'inauguration :

1. Définir les contours de l'événement

Mais avant même d'envisager de contacter les professionnels des médias les plus pertinents, il est primordial de comprendre l'identité de l'événement que l'on organise. Cette phase de réflexion est particulièrement importante car elle donne le LA de toute l'organisation par la suite. Elle permet notamment d'inviter les bonnes personnes et de leur adresser le bon message en valorisant les atouts les plus pertinents.

Pour le cas du MOB HOTEL, les informations les plus importantes concernant cet événement étaient les suivantes :

  • Un événement pensé pour les Parisiens qui souhaitent profiter du soleil comme en vacances : barbecues, transats, terrains de pétanque, parasols... sont à disposition
  • Un événement populaire et participatif conforme aux valeurs de l'hôtel (qui se définit comme un lieu de vie et non comme un espace de passage pour vacanciers)
  • Une expérience inédite dans Paris : les convives maîtrisent leur propre cuisson sur les barbecues mis à disposition
  • Un événement bio : les paniers de légumes et les thés glacés sont bio, les bières sont artisanales...

Ces points caractérisant l'événement permettent de comprendre ce qui le rend unique et de dégager les arguments à mettre en avant lors de la prise de contact avec les invités.

2. Élaborer une liste d'invités pertinente

Mais qui inviter à cette soirée ? La question n'est pas à prendre la légère. Inutile de faire du remplissage : l'important de cette soirée se trouve dans les retombées qu'elle aura été en mesure d'engendrer. Il est donc important d'envoyer l'invitation à des professionnels des médias pertinents, qui seront en mesure d'en faire des éloges auprès de leurs audiences !

Attention cependant à créer des listes relativement homogènes. Chaque événement n'appelle pas les mêmes invités. Ainsi - comme toute stratégie de relations presse traditionnelle - un événement gastronomique ne s'adressera pas nécessairement aux mêmes journalistes que l'ouverture d'un établissement de street-food.

Enfin, il est important de se demander quel(s) type(s) d'acteurs médiatiques inviter. Les journalistes ne sont pas les seuls professionnels à pouvoir aider à l'augmentation de la popularité d'un lieu. Les influenceurs ont eux aussi le pouvoir de donner une forte visibilité aux lieux qu'ils valorisent, via des contenus sociaux (stories ou posts). Leurs audiences étant souvent très engagées, leur pouvoir de recommandation s'avère donc particulièrement important. 

Pour les Summer Garden Parties, nous avons dressé une liste de journalistes et d'influenceurs pertinents, travaillant sur des thématiques lifestyle ou plus spécifiquement sur la gastronomie. Cela nous a permis d'avoir l'honneur de la présence d'acteurs tels que BFMtv, Paulette, Démotivateur, Sortiraparis, Stylist, GQ ou encore d'influenceurs tels que @lescogneurs, @sabrinaperquis, @parisabor, @unmalgacheaparis ou bien @gaelleemma. 

3. Rédiger une invitation différenciante

Une fois cette liste réalisée, l'heure est à la création du message, ou plutôt des messages à envoyer aux journalistes et aux influenceurs. Ces derniers prennent la forme d'un email dont le contenu et l'objet sont fortement travaillés.

Des mails personnalisés pour chacun

Chez Malou nous attachons une importance particulière à personnaliser chaque invitation. Tout d'abord parce que nous savons que le message et le ton employés ne peuvent être les mêmes pour tous : les journalistes demandent un ton plus soutenu, tandis qu'il est possible de s'adresser aux influenceurs, plus proches de leurs audiences, de façon plus naturelle. On optera donc pour le vouvoiement pour les journalistes et pour le tutoiement pour les influenceurs. Mais aussi parce que les personnes que nous invitons sont très demandées. Elles reçoivent des dizaines (voire des centaines) de suggestions en tout genre chaque jour. Pour capter leur attention, il est important de s'adapter à chacune d'entre elles et d'envisager les arguments qui seront les plus pertinents. 

Pour cela, nous avons développé chez Malou un outil de suivi qui nous permet  de savoir quelles sont les thématiques sur lesquelles travaillent ou ont travaillé les journalistes et les influenceurs, ce qu'ils ont apprécié ou moins apprécié lors d'une dégustation ou d'un évènement... Les informations ainsi répertoriées, stockées et mises à jour nous permettent de comprendre le profil et les goûts précis de chacune des personnes que nous comptons inviter et dès lors, de nous adapter pour avoir l'angle d'approche le plus pertinent.

Un journaliste répertoriant les meilleures terrasses de Paris chaque été aura ainsi des chances d'être convaincu si la terrasse du lieu est mise en avant dans le message qu'il reçoit. A l'inverse, un journaliste s'intéressant en priorité aux thématiques street-food sera probablement plus à même de venir si le message lui étant adressé met en valeur les barbecues et la viande grillée.

Pour le MOB HOTEL nous avons donc opté pour un objet accrocheur, valorisant la date à laquelle l'événement se déroulait, et mettant en avant ses atouts sur un ton dynamique. Nous avons personnalisé chacune de nos accroches : ici, nous savions que le journaliste avait déjà réservé de la place à l'hôtel au sein de son média, nous avons donc mis en valeur l'aspect de renouveau de l'hôtel. Enfin, nous avons inséré en pièce jointe le communiqué de presse dédié à l'événement et l'invitation à la soirée.

Une invitation travaillée en pièce jointe

Si les emails que nous envoyons sont toujours personnalisés, il nous semble important d'envoyer une invitation générique à chaque personne que nous contactons. Pourquoi ? Parce que cela permet de donner de l'ampleur à l'événement et de souligner le caractère exceptionnel de cette soirée : l'invité est un privilégié (la soirée n'est pas ouverte à tous) et nous lui soulignons cela par cette invitation.

Cette invitation doit reprendre le ton adopté par le lieu dans sa communication globale et son identité graphique. Ici, nous avons adopté un ton léger mais dynamique et opté pour un graphisme coloré et chaleureux.

Il doit également donner envie aux invités de venir passer la soirée avec nous. Pour qu'ils puissent se projeter, il est donc important d'insérer des photos alléchantes.

4. Entrer en contact avec les journalistes au moment opportun puis... les relancer

Une fois ces deux messages (l'invitation PDF et le mail) préparés, les journalistes et influenceurs peuvent être contactés. Attention à la date d'envoi ! Il est important d'envoyer le premier mail en temps et en heure. L'idéal est d'opter pour un envoi un petit mois avant l'événement. Ni trop tôt : cela permet aux invités d'avoir une idée de leur emploi du temps et de se projeter ; Ni trop tard : ils n'ont pas encore d'événements de prévus et peuvent réserver leur soirée.

Mais un envoi ne suffit pas. Il est indispensable de faire plusieurs relances. Une relance par semaine dans un premier temps, puis un décompte à J-7 /J-3 / J-1 / Jour J à l'approche de l'événement. Les tout derniers envois doivent également être faits aux personnes ayant validé leur présence : il serait dommage que certains des invités ne viennent pas par simple oubli... Lancer ces piqûres de rappel permet ainsi d'optimiser le nombre de personnes présentes le jour J.

5. Tenir rigoureusement à jour la liste des présents

La liste des présents (invités et leur(s) +1) doit être rigoureusement mise à jour tout le long de l'organisation de l'événement. Cela permet d'envisager le nombre de victuailles nécessaires le jour J, mais aussi d'anticiper le nombre de relances nécessaires. Si le nombre de personnes ayant manifesté leur présence est important et que le lieu n'est pas en capacité d'accueillir trop de monde, il n'est pas nécessaire d'effectuer des relances intenses à quelques jours de l'événement : un nombre trop important de présents risquerait de gâcher l'expérience des convives ! A l'inverse, si les réponses tardent à venir, il peut être opportun d'augmenter le nombre de relances prévues. 

6. S'organiser pour le jour J

Le jour J, le travail d'organisation n'est pas achevé ! L'un des points primordiaux est de pouvoir discuter avec chacun des invités : la soirée de lancement est aussi le moment pour les restaurateurs d'entrer en contact avec les journalistes et les influenceurs qu'il a identifié comme pertinent (et donc invité !). Prendre le temps de discuter avec chacun de ses invités, lui présenter le concept, le restaurant ou l'hôtel, l'événement est toujours apprécié par les convives. Mais engager la conversation n'est pas toujours évident. Pour cela, il est encore une fois indispensable de connaître les travaux de chacun, de savoir au sein de quel(s) médias ils contribuent, de connaître leurs sujets de prédilection... Encore une fois, notre outil nous permet de connaître avec précision chacun de ces points.

Par ailleurs, il peut être ingénieux de penser à de petites attentions pour les invités.
Pour la soirée d'inauguration des Summer Garden Parties, nous avons opté pour des tote bags à l'effigie du MOB HOTEL dans lesquels nous avions glissé le communiqué de presse des Summer Garden Parties.

7. Remercier les invités après l'événement

Une fois la soirée passée, il est important de remercier par mail chacune des personnes s'étant rendues à la soirée. Envoyer une photo de l'événement à chacune d'entre elle est un geste très bien perçu par les invités qui seront touchés que leur hôte ait pris le temps pour cette petite attention. 

Ces remerciements permettent de continuer à nouer des liens avec ces contacts privilégiés, mais aussi de recevoir de précieux retours de la part de professionnels spécialistes du secteur.

2. JUSQU'EN JUILLET : DES RELATIONS PRESSE SOUTENUES

Si ces événements sont d'excellents leviers pour obtenir des retombées rapides et en nombre important dans un laps de temps très restreint, il est pour autant important de continuer ses efforts sur la durée ! Afin de maximiser ses chances d'apparaître dans tous les médias pertinents, la stratégie de relations presse doit se poursuivre plusieurs semaines durant.

1. Relancer les médias et influenceurs n'étant pas venus

Une fois l'événement passé, la première étape à suivre est de relancer tous les journalistes n'ayant pas pu être présents le jour J. Nombreux sont les journalistes qui désirent découvrir le lieu dans une atmosphère plus intimiste. Nous avons donc relancé chacune de ces personnes en leur proposant de se rendre à la Summer Garden Party du MOB HOTEL quand elles le souhaitaient accompagnées de la personne de leur choix.

2. Utiliser le communiqué de presse dédié et contacter de nouveaux journalistes ou influenceurs pertinents

Si une soirée de lancement impose un nombre restreint d'invitations, les semaines qui suivent sont le moment d'élargir ses prises de contacts. Et ce travail est facilité par la soirée passée : les journalistes et influenceurs présents ont en effet parlé de l'événement au sein de leurs médias, ce qui attise la curiosité de nombreuses personnes !

A cette étape, les mêmes exigences s'imposent : chacun des mails envoyés doit être personnalisé. Si l'invitation réalisée pour la soirée presse n'est plus de rigueur dans les envois post-événement, le communiqué de presse dédié à l'événement est, lui, indispensable et doit être inséré en pièce jointe. Rédigé avant la soirée il est une mine d'or pour les journalistes : certains d'entre eux peuvent décider, après l'engouement des médias et des influenceurs, de rédiger quelques lignes ou un article dédié au lieu en question. Le communiqué de presse leur donnent alors les informations nécessaires à la rédaction de ce contenu.

Encore une fois, ce document reprend la charte graphique de l'hôtel, adopte un ton léger et dynamique et donne envie grâce à des photos alléchantes.

3.Relancer et adapter ses approches

Enfin, les relances sont de rigueur ! Il est à noter qu'il peut être habile d'adapter ses approches lors de ces multiplications de prises de contact. Si un journaliste ne semble pas réceptif à un mail envoyé, pourquoi ne pas changer l'objet de son mail et réfléchir à une nouvelle accroche ? Cela permet à coup sûr de multiplier ses taux d'ouverture de mail et d'augmenter le nombre de réponses positives de journalistes.

RÉSULTATS : DES RETOMBÉES PRESSE RICHES ET VARIÉES

Les retombées ne se sont pas faites attendre. Extrêmement variées, ces dernières ont permis au MOB HOTEL de faire le plein à chacune des sessions des Summer Garden Parties (du jeudi au dimanche soir). Vidéos, articles dédiés, apparition au sein de classements des meilleur.e.s lieux / terrasses / soirées de Paris... au sein de médias variés... Les médias ont été conquis par la proposition du MOB - et les clients aussi !

Elle parle des Summer Garden Parties dans son format papier

Do it in Paris présente les soirées du MOB HOTEL dans son format papier

Le Fooding annonce les BBQ Parties du MOB HOTEL sur son site Les soirées braséros du MOB HOTEL dans Madame Figaro

Paulette dédie un article aux Summer Garden Parties du MOB HOTEL

Gala désigne les soirées BBQ du MOB comme l'une de ses adresses préférées dans son format papier

Glamour organise un concours auprès de ses lecteurs en partenariat avec les Summer Garden Parties

Le concours a été relayé sur leur site internet et au sein de leur newsletter

GQ organise un concours pour ses lecteurs et présente le MOB HOTEL parmi les meilleures terrasses de Paris

GQ a organisé un concours pour ses lecteurs. A la clé : une soirée pour deux à la Summer Garden Party du choix du gagnant. Ce concours a été relayé sur le site internet du média, et dans sa newsletter. GQ, convaincu par la proposition du MOB, a également présenté sa terrasse comme étant l'une des plus agréables de Paris !

Le Bonbon présente le rooftop du MOB HOTEL comme l'un de ceux à ne pas rater cet été

Paris Zig Zag présente les "barbecues de rêve du MOB HOTEL"

Vivre Paris organise un concours pour les soirées "branchées" du MOB HOTEL

Vivre Paris a consacré un article aux soirées du MOB HOTEL et a organisé un concours auprès de sa communauté. Il a par ailleurs valorisé ce concours au sein de ses réseaux sociaux (Facebook, Twitter et Instagram)

Sortiraparis triplement convaincu par les Summer Garden Parties du MOB HOTEL

Le média a consacré un article aux soirées estivales du MOB HOTEL et a organisé un concours auprès de sa communauté. Il les a par ailleurs présentées au sein de plusieurs de ses classements.

Parisianavores classe le MOB HOTEL comme l'une des "best places to chill" dans Paris

Le Demotivateur Food et A Table présente les Summer Garden Parties en vidéo

A Nous Paris présente les Summer Garden Parties parmi ses terrasses parisiennes indétrônables

Des influenceurs très actifs pendant la soirée presse : plus d'1M de prospects potentiellement touchés grâce à eux

Tous les influenceurs invités à la soirée d'inauguration ont publié du contenu social sur leurs comptes et permis de toucher plus d'1 million de prospects potentiels.

CONCLUSION : UNE AUDIENCE POTENTIELLE DE PLUS DE 25M DE PERSONNES ET DES 100AINES DE MILLIERS D'€ DE SAUVES POUR LE MOB HOTEL

Le résultat pour l'hôtel est sans appel : ses soirées estivales sont un succès ! La soirée presse puis le soutien des relations presse dans les semaines qui ont suivi l'inauguration lui ont permis de convaincre de nombreux acteurs médiatiques. C'est une audience potentielle de plusieurs millions de personnes qui a pu entendre parler des summer garden parties. La valeur médiatique des retombées presse obtenues suite à notre travail excède la centaine de milliers d'euros. Une collaboration chaleureuse, joyeuse et rentable !

Le marché du brunch : opportunité à saisir pour les restaurateurs et les hôteliers

La tendance ne fait qu'accroître : les Français sortent de plus en plus de chez eux pour se restaurer, et ce pour tous les repas de la journée. Ce ne serait pas moins d'un repas sur 7 qui serait consommé hors du domicile en 2019. Le petit-déjeuner ne fait à ce titre pas exception : sur l'année 2016 seulement, 760 millions de visites ont été comptabilisées dans le secteur de la restauration sur ce premier repas de la journée. Selon The NPD Group, le petit-déjeuner représentait alors sur cette même année 14% de la fréquentation journalière en restauration commerciale.

C'est une excellente nouvelle pour les restaurateurs qui peuvent proposer une offre supplémentaire à leur carte et profiter d'un nouveau créneau pour augmenter leur chiffre d'affaires ! Les options sont alors nombreuses : du petit-déjeuner français classique (pain, beurre, confiture, jus de fruit, café) au brunch original, les établissements ont l'embarras du choix et peuvent opter pour une solution correspondant à leur identité.

Ces deux alternatives ont des avantages qui leur sont propres : si le petit-déjeuner classique a un coût moindre pour les restaurateurs, le brunch permet lui de proposer une nouvelle offre à des prix équivalents qu'un repas du midi. On estime ainsi que certaines enseignes réalisent entre 40 et 50 % de leur chiffre d’affaires (étude NPD Group) grâce au brunch du week-end, aussi bien à Paris que dans le reste de la France.

Mais alors pourquoi cette offre brunch représente une opportunité non négligeable pour les restaurateurs ? Comment mesurer l'engouement des Français pour cette nouvelle forme de repas ? Et quels sont les offres les plus tendances du moment dont on peut s'inspirer ? (Nous présentons ici les exemples du MOB HOTEL, de La Nouvelle République, de Cozette, de Bien Ficelé, de Benoît Castel et de Sequana ; des établissements de restauration et d'hôtellerie qui ont brillamment réussi à profiter de cette offre particulière). Réponses en chiffres dans cette infographie.

 

le marché du brunch : opportunité pour les restaurateurs et les hôteliersbrunch mot-clé roi du digitalLes meilleurs brunchs de 2019

Le gaspillage alimentaire : quels enjeux sociaux, économiques et de communication pour les restaurants ? 5 conseils pour agir

L'annonce vient d'être faite : les entreprises seront bientôt dans l'obligation de réemployer, réutiliser ou recycler tous leurs invendus. Cette mesure, qui devrait prendre effet entre 2021 et 2023, a pour objectif de lutter contre le gaspillage de quelques 600 millions d'euros de produits non alimentaires neufs ou invendus qui sont jetés ou détruits chaque année en France. Cette loi n'est pas la première en la matière, elle s'insère dans un mouvement plus large de lutte contre le gaspillage avec, en chef de fil, le gaspillage alimentaire. Et pour cause : 10 millions de tonnes d’aliments consommables partent chaque année à la poubelle en France. Selon une étude de l'ADEME datée de 2016, ce sont 18% de la production alimentaire mondiale destinée à la consommation humaine qui seraient gaspillés chaque année. Des chiffres alarmants auxquels il existe des solutions à toutes les échelles, y compris celle de la restauration.

anti-gaspillage au restaurant

Ce phénomène concerne l'intégralité de la chaîne de consommation : du producteur au consommateur, tout le monde a sa part de responsabilité. On considère en effet que chaque Français gâche l'équivalent d'un repas chaque semaine. Les producteurs sont quant à eux coupables de 32% de la totalité du gaspillage alimentaire du pays. Les restaurateurs, enfin, en produiraient 14%.

Pour lutter contre ces pratiques malheureusement quotidiennes, des lois ont été votées et appliquées dès 2013. Les acteurs de la chaîne alimentaire ont signé un pacte national dès cette date pour réduire de moitié le gaspillage de nourriture à l'horizon 2025. En 2016, deux mesures de poids le complètent :  les supermarchés de plus de 400m² sont désormais dans l'obligation de créer un partenariat avec l'association d'aide alimentaire de leur choix et d'y faire don quotidiennement des invendus encore consommables. Les distributeurs sont par ailleurs depuis cette date dans l'interdiction la plus formelle (sous peine d'une amende de 3 750€) de rendre leurs produits impropres à la consommation. En 2018, cette obligation de don s'est étendue au secteur agro-alimentaire.

Ces mesures prises ces dernières années entrent en cohérence avec les attentes des citoyens Français qui sont près de 80% à souhaiter voir la protection de l'environnement se hisser dans les priorités du gouvernement. Si ces nouvelles pratiques sont imposées aux entreprises des différents secteurs, on peut pour autant affirmer qu'elles leur sont bénéfiques. Ces industries comblent en effet les attentes d'une clientèle en demande de changements et profitent ainsi d'une amélioration de leur image.

Les restaurants ont eux aussi tout intérêt à se mettre au vert et à surfer sur ce mouvement anti-gaspillage. Mais dans quelles mesures sont-ils touchés par ces nouvelles mesures ? Pourquoi peut-on dire que les restaurateurs ont tout intérêt à placer cette lutte au cœur de l'ADN de leur établissement ? Comment peut-on affirmer que lutter contre le gaspillage alimentaire s'avère une action rentable pour eux ? Enfin, quels gestes simples les restaurateurs peuvent-ils s'approprier pour réduire le gaspillage de nombreuses denrées au quotidien ? Réponses dans cet article.

Un restaurant sans gâchis : le pari gagnant

La lutte contre le gaspillage alimentaire : un combat plus large qu'il n'y paraît

Le gaspillage alimentaire a, sur l’environnement, des impacts bien plus importants que l'on ne peut le croire. Il se traduit tout d'abord par le gaspillage de ressources naturelles. On estime en effet que 28% des terres agricoles mondiales sont utilisées pour produire de la nourriture qui ne sera jamais consommée. Ne pas gaspiller c'est donc sauver des terres cultivables. Et ce chiffre est d'autant plus alarmant lorsqu'on le ramène au nombre de personnes souffrant de malnutrition dans le monde : une personne sur 6.

Mais les impacts négatifs ne s'arrêtent pas là. La production et l'acheminement de produits alimentaires représentent à eux seuls 36% des émissions nationales de gaz à effet de serre. D’après l’ADEME, l’empreinte carbone annuelle du gaspillage alimentaire s'élève ainsi à près de 15,5 millions de tonnes de CO2 par an, et ce sur le territoire français seulement. Ainsi, si le gaspillage alimentaire devait être un pays il serait le troisième plus gros émetteur de gaz à effet de serre du monde.

Autre fait alarmant : on estime que c'est l'équivalent de 5 000 fois la consommation annuelle d'eau d'un Français qui est utilisé chaque année pour la production d'aliments non consommés. Et cette consommation d'énergie persiste tout le long du cycle de production car le recyclage de ces aliments coûte lui aussi de l'énergie.

Alors, lutter au quotidien contre le gaspillage alimentaire au sein de son établissement c'est s'insérer dans un combat plus général : celui de la préservation de l'environnement qui nous entoure, celui de la préservation de notre planète.

Un public de plus en plus réceptif aux bonnes pratiques environnementales

Et ce combat prend une place de plus en plus importante dans le cœur des Français qui sont 76% à être conscients que consommer responsable est un moyen de s'impliquer dans le développement durable. Ils sont même 64% à considérer que les marques agro-alimentaires ont un rôle à jouer dans le débat public et qu'elles ont le pouvoir de faire évoluer les habitudes des consommateurs.

Alors les bonnes pratiques sont de plus en plus courantes chez les Français. Soucieux de l’impact environnemental de leur consommation, c'est désormais un tiers des Français qui déclare être de plus en plus pointilleux lors de la sélection des marques qu'il consomme et du choix des établissements dans lesquels il se rend. 

Pas de doute alors, les restaurants plaçant la lutte contre le gaspillage alimentaire comme l'une de leurs priorités quotidiennes sont assurés de trouver un public réceptif et de plus en plus large. Les efforts quotidiens de ces établissements éco-responsables (voir ici nos autres conseils pour mettre son établissement au vert) sont ainsi récompensés par la clientèle.

Un argument exploitable au cœur de sa communication

Car la lutte contre le gaspillage alimentaire peut être un axe communicationnel particulièrement intéressant pour les établissements de restauration.

En plaçant ce combat au cœur de l'ADN de son restaurant, le restaurateur s'offre la possibilité de profiter d'un nouvel argument de fidélisation et d'acquisition de clients. Bien entendu, cet engagement doit être sincère et se refléter dans les pratiques quotidiennes du restaurant. Mais si tel est le cas, le restaurateur a tout intérêt à valoriser ces valeurs.

Pour cela, il bénéficie de nombreux outils digitaux.

  • Les réseaux sociaux

Les réseaux sociaux, d'abord, qui sont d'excellents moyens de montrer les efforts quotidiens effectués dans le restaurant. Le format des stories, par exemple, a l'avantage de montrer l'envers du décor et le travail en cuisine. Ces publications éphémères sont un excellent levier pour montrer les équipes. Il est alors aisé d'y montrer les pratiques que le restaurant met en place en cuisine et d'expliquer pourquoi cela est important pour lui. Les posts sont eux aussi d'excellents moyens de mettre l'emphase sur une action forte menée pour lutter contre le gaspillage.

Ainsi, en publiant régulièrement du contenu éphémère ou fixe valorisant son implication dans la lutte contre le gaspillage alimentaire, le restaurant s'assure l'acquisition de clients sensibles à ces questions.

  • Google

Les restaurateurs ont en leur possession un autre outil pertinent : leur fiche Google My Business qui leur donne la chance, si elle est bien optimisée, de se classer parmi les premiers résultats de recherche de nombreux clients potentiels et donc d'améliorer leur référencement local.

Plusieurs actions peuvent être mises en place par les restaurateurs sur cette fiche pour valoriser leurs actions environnementales. Ils peuvent tout d'abord publier des posts dédiés et des photos qui valoriseront ces gestes quotidiens. Ils peuvent par ailleurs insérer des mots-clés au sein de leurs descriptions et dans les réponses aux commentaires de leurs clients.

C'est ce que fait par exemple le MOB HOTEL, avec lequel nous avons la chance de collaborer. Ils publient régulièrement des posts Google My Business dans lesquels ils décrivent leur engagement anti-gaspillage et la solution qu'ils proposent : la possibilité de repartir avec un doggy bag.

Ces petits gestes quotidiens peuvent par ailleurs être un excellent moyen pour faire venir des journalistes et des influenceurs dans son établissement. Ces derniers recherchent en effet souvent des restaurants se démarquant de ses concurrents. Curieux de découvrir un établissement écoresponsable, ces acteurs du monde médiatique découvriront ensuite sa cuisine et, s'ils sont conquis, la valoriseront au sein de leur média.

La lutte contre le gaspillage : un intérêt économique pour les restaurateurs

Mais ces actions quotidiennes ont un intérêt bien plus pragmatique pour les restaurateurs : elles permettent de faire des économies !

« On gaspille quatre fois plus en restauration collective et commerciale qu’au foyer, déclare en effet Laurence Gouthière, chargée de la lutte contre le gaspillage alimentaire à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), soit 130 g par convive et par repas, contre 32 g chez les ménages. ».

Toujours selon l’Ademe, un restaurant servant 500 couverts par jour, jette en moyenne entre 15 et 20 tonnes de produits chaque année. Et ce chiffre revient à une perte économique de 30 000 à 40 000 euros.

Plusieurs faits sont alors mis en cause : les mets non consommés, ceux produits en trop grande quantité ou encore ceux écartés lors de la phase de production. La conclusion est alors simple : le gaspillage alimentaire coûte cher aux établissements de restauration. 

Mais comment mettre son établissement au vert ? Quels petits gestes les restaurateurs peuvent-ils appliquer au quotidien pour agir à leur niveau contre le gaspillage alimentaire ? Voici 5 idées très faciles à mettre en pratique.

5 gestes simples pour lutter contre le gaspillage alimentaire au sein de son restaurant

  1. Proposer systématiquement des doggy dags

La première source de gâchis au restaurant dépend du client. Impossible en effet pour un restaurateur de connaître le niveau d’appétit de chacun de ses convives. Nombreuses sont alors les assiettes qui reviennent encore garnies en cuisine.

S’il est bien évidemment impossible de servir les restes des assiettes aux autres clients, il est en revanche possible de proposer à la personne n’ayant pas réussi à venir à bout de son assiette de prolonger le plaisir culinaire chez elle.

Cette proposition a plusieurs avantages : celui , d'abord, de participer à la lutte contre le gaspillage, mais également celui de faire plaisir à sa clientèle.

C’est ce qu’a mis en place le MOB HOTEL pour son brunch dominical. Résultat : cela lui permet de valoriser un repas copieux, de souligner son engagement écologique du quotidien et de combler les attentes de ses convives.

  1. Miser sur la qualité et non sur la quantité de ses assiettes

Des assiettes non finies par les convives ne sont pas nécessairement synonymes de déception du client. Elles peuvent aussi être la preuve d’un repas trop copieux, difficile à terminer. Si les établissements peuvent faire le choix de portions généreuses que l’on rapporte ensuite jusque chez soi, il existe une autre alternative, très simple à appliquer : réduire la taille de ses assiettes.

Photo d'un plat de Julien Burbaud, Chef chez Fanfan

Les restaurateurs ont en effet tout intérêt à miser sur la qualité de leurs assiettes, plutôt que sur leur quantité : la satisfaction du client n’en sera que plus importante. Mieux vaut ainsi privilégier la qualité des produits, la présentation des plats plutôt que la quantité des portions dans l’assiette.

  1. Cuisiner l’intégralité de ses produits

L’une des tendances food très prisées du moment consiste en l’utilisation de l’intégralité des produits cuisinés. Prenons l’exemple de la carotte.

Il est habituel d’utiliser le cœur du fruit une fois pelé et de jeter ses épluchures. Pourtant ces dernières sont riches en vitamines et peuvent être cuisinées de très nombreuses façons : séchées au four, en bouillon pour donner du goût, ou encore sous la forme de tempura.

  1. Proposer une carte courte mais efficace

On ne cesse de le répéter : les cartes courtes sont rassurantes pour les clients. Elles sont gages de découvertes culinaires, mais aussi et surtout de fraîcheur des produits. Ce dernier point est une réalité car il permet aux restaurateurs de travailler moins de produits, d’acheter ses aliments en plus petite quantité. Il permet donc de s’assurer de la fraîcheur de ses plats mais aussi de faire des économies !

  1. Créer des partenariats avec des applications ou des associations

Mais, même avec tous ces gestes appliqués au quotidien, le risque de laisser de côté certains produits ne peut être réduit à 0. Il existe alors deux alternatives :

  • Avoir recourt aux applications de lutte contre le gaspillage, qui ont le vent en poupe. L’on pense notamment à TooGoodToGo qui propose à ses utilisateurs d’acheter à bas prix les invendus des restaurants et magasins partenaires. Cela permet ainsi aux restaurateurs de faire du profit en fin de soirée sur des plats qu’ils n’auraient pas vendus en dehors de l’application.
  • Créer un partenariat avec une association telle que Le Chaînon Manquant qui récupère les denrées non consommées auprès de professionnels de l’alimentation et les redistribue à un réseau d’associations pour une consommation le jour-même. Ce type de partenariat, qui prolonge son engagement, est particulièrement bien perçu par les consommateurs.

Conclusion

La lutte contre le gaspillage alimentaire se pratique à tous les niveaux : chez le consommateur, dans les grands groupes agro-alimentaires, dans les supermarchés mais aussi dans son restaurant ! 

S'engager dans ce combat c'est participer à un mouvement beaucoup plus large de préservation de notre environnement. Or, ce dernier prend de plus en plus d'ampleur : les Français y sont de plus en plus sensibles et prennent en compte de façon beaucoup plus rigoureuse qu'avant ces questions dans leurs choix de consommation.

Ainsi, mettre en place des pratiques participant à réduire le gaspillage de denrées alimentaires dans son établissement est fortement valorisé par les clients qui sont de plus en plus nombreux à opter pour des restaurants aux valeurs en cohérence avec les leurs. Lorsque ces valeurs sont bien mises en avant au sein de sa communication, un restaurant peut donc profiter de ces gestes quotidiens pour attirer de nouveaux clients, et les fidéliser.

Mais ce n'est pas le seul avantage pour ces établissements ! La lutte contre le gaspillage alimentaire leur permet aussi de réduire certaines pertes financières conséquentes. 

Big Mamma : la recette d'une communication réussie sur les réseaux sociaux

«Buongiorno ! », « Buena sera ! » c’est en chœur que chaque trattoria ouvre son service, toujours devant une longue file d’attente de clients patients. Big Mamma a réalisé puis répliqué le rêve de tout restaurateur : remplir sa salle à tous les services. Enfin, ses salles : le groupe en est à 11 établissements et prépare le 12e (qui sera sa deuxième adresse londonienne).

East Mamma, Ober Mamma, Mamma Primi, Biglove Caffè, Pizzeria Popolare, Pink Mamma, La Felicità, No Entry, Popolare, La Bellezza à Lille mais aussi : Gloria (et bientôt une deuxième adresse) à Londres... chaque établissement du groupe Big Mamma affiche complet presque tous les soirs. Le secret du succès ? De très bons produits, une cuisine savoureuse, un personnel chaleureux, des restaurants agréables et avec un vrai cachet. Certes mais pas que : le groupe mène une stratégie efficace sur les réseaux sociaux qui lui permet de faire le buzz à chaque lancement et de ne pas désemplir par la suite.

Ingrédient n°1 : Un storytelling efficace avec des visuels qui montrent l’envers du décor italien

La promesse d’un repas dans un des restaurants Big Mamma, c’est de voyager en Italie. Dès l’entrée dans l’établissement, l’accent chantant des serveurs, l’odeur des cuisines et la carte annoncent ce voyage. Mais pour convaincre les clients (d'attendre puis) de franchir la porte du restaurant, les fondateurs font débuter l’expérience italienne avant : sur les réseaux sociaux.

Une des forces de Big Mamma, c’est de servir des produits exclusivement importés de petits producteurs italiens et tout est cuisiné maison par des chefs italiens eux aussi. Et on le sait avant même de goûter leurs plats : sur le site internet on est accueilli par une vidéo des coulisses de l'approvisionnement de la mozzarella directement depuis le petit producteur italien.

Sur les réseaux sociaux, la vidéo de la confection de la pasta fraiche qui renforce l'authenticité de l'expérience Big Mamma a été vue plus de 64 000 fois sur Instagram et 7 000 fois sur Facebook.

Le voyage en Italie se poursuit grâce à la sympathique squadra :

Ingrédient n°2 : Une communication décalée autour de la squadra l’équipe italienne, atypique et sympathique

Larges sourires, accents chantants, et hospitalité à l’italienne, c’est ainsi que chaque client est accueilli par le staff de Big Mamma. Sur les 300 employés, 280 sont Italiens. Les membres de la squadra (moyenne d'âge : 25 ans) représentent des atouts de charme pour renforcer l’expérience Big Mamma mais également pour communiquer efficacement. Ils font ainsi l’objet de nombreux portraits attachants et vidéos drôles diffusés sur les réseaux sociaux. Pour l'ouverture de La Bellezza à Lille l'équipe italienne a ainsi été mise en scène pour répéter des expression ch'ti avec leurs accents et pour goûter du Maroilles, le fameux fromage du Nord... Résultat : la vidéo a été vue plus de 30 000 fois sur Instagram, elle fait sourire et renforce la sympathie que l'on peut éprouver à l'égard de la squadra.

Le côté italien du staff est régulièrement mis en avant sur les réseaux sociaux, sur Facebook, un« cours » de français a été filmé partagé pour toujours, faire sourire et placer les membres de la squadra comme les sympathiques copains qu'on aimerait avoir.

Ils sont drôles, légers, et prennent la parole aux moments opportuns : pour la fête des mères, ils ont ainsi célébré leur mamma avec humour sur les réseaux sociaux du groupe :

C'est également la squadra qui est mise en avant - comme une joyeuse bande d'amis - pour annoncer une fermeture exceptionnelle ou pour recruter de nouveaux membres.

  

Ingrédient n°3 : S'exprimer sur les comptes de l'enseigne avec un ton drôle et léger « con molto amore »

On sourit quand on lit la carte d’Ober Mamma avec la pizza « Puissance 4 (Fromages) », la belle « Regina d’Instagram » ou la « Norma fait des vidéos ». La communication du groupe est maniée avec beaucoup de finesse et d’humour, au restaurant comme sur les réseaux sociaux. Norman a par exemple réagi sur Twitter :

Sur la carte de la Bellezza, on sourit ainsi à la lecture de la "Broco Sifredi" ou à la "Tell me truffe" :

Ingrédient n°4 : Créer le lien avec son audience, lui partager les actualités et l'engager sur chaque publication 

Le ton sur les réseaux sociaux est drôle et chaleureux, comme si chaque client ou abonné était un membre de l'équipe Big Mamma. La squadra s’adresse ainsi à ses « beach boys », « amis », ou « Bee Gees » pour annoncer un nouveau menu, une ouverture ou pour lancer un concours :

Sur Facebook, Big Mamma a ainsi rassemblé une audience de presque 20 000 personnes sur Facebook, 56 000 sur Instagram et elle croit de 9% chaque mois, preuve que l'engouement continue.

Pratique assez classique, les abonnés sont souvent invités à taguer un "bon pote" avec lequel ils partageraient un festin Big Mamma. Attention, pas de jeu concours seulement une incitation à commenter la publication :

Les propriétaires du groupe prennent par ailleurs soin de répondre à la plupart des commentaires négatifs sur TripAdvisor, LaFourchette et Yelp. La majorité des commentaires négatifs provient d'ailleurs de personnes déçues par la longue file d'attente et qui n'ont finalement pas pu tester l'expérience Big Mamma, preuve que le concept fonctionne.

Ingrédient n°5 : Des contenus qualitatifs générés par les clients et diffusés sur les réseaux

La décoration du restaurant, la table, la vaisselle, les fameuses casseroles de pâtes ont un cachet propre à Big Mamma. Une photo prise dans une des trattorias est ainsi immédiatement reconnaissable.

 

La difficulté à obtenir une table - qui s'explique en partie parce que la plupart des établissements ne prennent pas de réservation - renforce cet effet de mode et encourage les clients à se photographier, eux ou leurs assiettes dans l'une des trattorias et à partager sur leurs réseaux sociaux. Sur Instagram, on compte plus de 50 000 mentions des établissements du groupe Big Mamma, c'est par exemple le double des mentions #BigFernand.

Ingrédient n°6 : Des ouvertures médiatisées et un engouement soutenu grâce aux influenceurs

Les influenceurs Food et Lifestyle continuent d'affluer vers les établissements de Big Mamma et de partager leurs photos particulièrement instagrammables (merci l'identité visuelle, la belle vaisselle, et les tablées toujours gourmandes). Les influenceurs dits "les plus influents" se font en effet inviter pour partager leur expérience sur les réseaux sociaux. Les plus "petits influenceurs" peuvent simplement obtenir une table sur réservation (les établissements refusent les réservations), mais doivent régler leur addition. La puissance de la marque Big Mamma est telle qu'elle est capable d'attirer des influenceurs presque naturellement.

Mais Big Mamma a quand même besoin des influenceurs : en effet, la Felicità le dernier géant du groupe a officiellement ouvert ses portes au public le 26 mai, mais les 24 et 25 mai étaient entièrement dédiés à accueillir les journalistes et les influenceurs pour qu’ils communiquent sur leurs réseaux de l’ouverture du lieu et de son ampleur.

Un mois avant l'ouverture de Londres (22 février 2019) le compte Instagram français a annoncé la nouvelle avec une courte vidéo (16 000 vues) et lancé un jeu concours pour faire gagner un weekend à Londres. Ce jeu dont une des conditions était de suivre le compte bigmamma.uk a permis de constituer une première base de communauté (rappelons que 400 Français vivent à Londres) pour le compte qui en 3 mois a dépassé les 20 000 abonnés.

Ingrédient n°7 : Une communication globale cohérente du groupe mais une adaptation locale 

Pour tous ses établissements français, Big Mamma s'exprime sur Instagram avec un seul compte. À l'occasion de la première ouverture à Londres, un nouveau compte a été créé : toujours les 6 mêmes ingrédients, mais on oscille désormais entre l'anglais et l'italien sur les contenus. L'adaptation locale va plus loin : si à Paris le groupe est connu (et parfois détesté) pour ne pas prendre de réservation, il a fallu s'adapter aux pratiques Lilloises et à la concurrence Londonienne pour s'assurer le succès. Vous pouvez donc réserver au service de votre choix à La Bellezza (Lille). À Londres, où le groupe certainement est moins connu, on peut réserver du dimanche au jeudi pour dîner, pour le petit déjeuner la semaine et pour le brunch le weekend.

Conclusion

Tigrane Seydoux et Victor Lugger, fondateurs de Big Mamma ont ainsi réussi à répliquer un modèle efficace, en gardant une spécificité propre à chaque établissement et en la partageant avec le ton juste, l'image alléchante, la vidéo amusante, au bon moment et sur le bon canal . Résultat, chaque restaurant génère près de 4 millions de chiffre d'affaires et continue de susciter l'engouement en salle et sur les réseaux sociaux. Brava la squadra ! Après 8 trattorias, le plus grand Food Court Européen, deux bars cachés dans trois villes, que prépare le duo d'entrepreneurs...?

BEST CASE Relations presse : Comment faire parler de son restaurant après l'ouverture ? Le cas de Bien Ficelé

Après avoir réussi son lancement auprès de la presse, Bien Ficelé a vu sa présence médiatique chuter. Comment faire pour continuer à faire parler de son restaurant après l'ouverture ? Comment parvenir à réengager les médias qui ont déjà parlé de son établissement quelques mois après, et à intéresser la presse qui n'avait pas couvert l'ouverture ? C'est la mission que nous ont confiée Arthur et Dimitri pour soutenir Bien Ficelé, leur 2e adresse après Bien élevé.

Bien Ficelé - rp - malou - terrasse végétalisée - 11ème arrondissement - paris - restaurant carnivore

Les ouvertures de ces deux établissements ont connu un succès retentissant sur la scène médiatique parisienne, ce qui a incité un large public à venir y déguster les mets proposés à la carte. Mais, sachant que la durée de vie moyenne d’un restaurant en France est de deux ans, comment entretenir la notoriété d’un restaurant afin qu’il ne tombe pas dans l’oubli ? Après un an d’existence, comment continuer à happer les curieux qui n’ont pas encore eu la chance de découvrir Bien Ficelé et comment fidéliser ses clients sur la durée ?

Pour continuer à entretenir la visibilité de Bien Ficelé, les deux restaurateurs ont choisi Malou. Ils nous ont présenté leur projet du moment : une installation végétale arborant leur terrasse exposée plein-sud. A cette époque de l’année, la saison est propice à faire parler d’un nouvel extérieur, les Parisiens étant à la recherche de repaires en plein air où se délecter d’un délicieux repas ou d’un verre entre amis. Ces lieux de détente sont d’autant plus appréciés lorsqu’ils offrent une once de verdure à l’espace urbain.

Bien Ficelé - restaurant carnivore - 11ème arrondissement - terrasse végétalisée - plantes

Pendant plusieurs mois, Malou a relevé le pari de gérer les relations presse de Bien Ficelé. La mission était de mettre en avant cette terrasse végétalisée pour que attirer de nouveaux potentiels clients. Nous vous expliquons comment Malou a réussi, à l’aide des journalistes à entretenir la notoriété de Bien Ficelé, près d’un an après son ouverture, et à faire de la terrasse du restaurant un lieu prisé par les Parisiens.

1. Construire un communiqué de presse efficaces : mettre en valeur les promesses du restaurant 

Le premier travail a été d’identifier les valeurs et promesses initiales du restaurant afin qu’elles soient en accord avec le nouveau projet de Bien Ficelé. Adapter le storytelling du restaurant à la nouvelle terrasse végétale fut alors notre première mission.

Bien Ficelé - terrasse - végétalisée - restaurant carnivore -rôtisserie - 11ème arrondissement - paris - boulevard voltaire

Car en effet, avant de contacter les journalistes pour leur présenter le beau projet de Bien Ficelé, il a fallu réfléchir à la nouveauté qui pourrait les intéresser. Voilà effectivement la principale difficulté d’une campagne de relations presse activée plusieurs mois après l’ouverture d’un établissement : il faut réussir à faire venir (ou revenir) les journalistes en leur promettant un renouveau.

Pour le cas de Bien Ficelé, nous nous sommes donc posés plusieurs questions : En quoi la végétalisation de la terrasse est une plus-value pour l’expérience client ? Quelles sont les promesses faites aux clients à travers l’installation de cet espace de verdure ? A quels souvenirs un tel environnement végétalisé fait-il appel dans l’imaginaire collectif ?

Nous avons alors construit le storytelling de la nouvelle terrasse et l’avons retranscrit au sein d’un document indispensable à tout attaché de presse : un communiqué de presse. Destiné aux professionnels des médias, ce document présente les promesses de la nouvelle terrasse qui doivent être en cohérence avec les valeurs du restaurant. Trois valeurs phares de Bien Ficelé ont alors guidé notre travail d’écriture, à savoir : la convivialité, le partage et la qualité des produits.

Communiqué de presse - Bien Ficelé - Terrasse végétalisée - 2019 - Paris - 11ème arrondissement

  • Promesse 1 : Une nouvelle terrasse ensoleillée propice à la convivialité

La convivialité étant au cœur de l’ADN de Bien Ficelé, nous nous sommes demandés en quoi l’installation de la nouvelle terrasse végétalisée était susceptible d’apporter une plus-value à l’expérience client. Les Parisiens ayant l’habitude de vivre au sein d’un environnement urbain, bétonné voire parfois délétère lorsque la chaleur se fait ressentir, ils sont de plus en plus à la recherche de ces petits coins en plein air. Les bienfaits avérés de ces espaces ne sont plus à prouver, ils suscitent un sentiment de bien-être et de sérénité propice aux repas à plusieurs. Pour cela, l’exposition plein sud et la large surface d’accueil de la terrasse étaient des arguments non négligeables.

  • Promesse 2 : Des repas en plein air comme en vacances

Le partage et la générosité des plats ont été des éléments incontournables pour valoriser la belle terrasse végétalisée. Dotée de 28 places au soleil, elle peut accueillir des grandes tablées qui rappellent l’univers des repas pris en famille ou entre amis à la campagne. Les invités y trouvent en effet de belles pièces de viandes à partager (jusqu’à 6 personnes) et des desserts qui comblent toute la table. L’esprit « comme à la maison » inoculé par la découpe des mets à partager se transforme avec l’arrivée des beaux jours en une atmosphère « comme en vacances » insinuée par les végétations et le soleil encadrant la terrasse. L’expérience du brunch du week-end prolonge cet imaginaire, nous avons donc fait le choix de la valoriser également.

  • Promesse 3 : Un engagement environnemental

A l’heure où les Français se sentent de plus en plus concernés par l’écologie et le réchauffement climatique, la production et la consommation alimentaires sont de plus en plus surveillées. Or, chez Bien Ficelé, la sélection des produits est exigeante : toutes les viandes sont sourcées chez des artisans ou de petits producteurs régionaux. De même, les recettes évoluent en fonction des saisons car les fruits et légumes sont achetés dans une ferme de proximité. La durabilité est mise au centre des préoccupations des restaurateurs et valorisée par la végétation extérieure du restaurant. Nous n’avons pas manqué de rappeler ces valeurs inscrites dans l’ADN même du restaurant. Cela nous permettait en effet de souligner que l’expérience chez Bien Ficelé est différence d’un mois à l’autre, la carte n’étant pas figée.

Bien Ficelé - restaurant carnivore - Brunch - viandes de qualité - produits locaux et de saison

2. Respecter l'identité du restaurant : un graphisme cohérent pour renforcer le communiqué de presse 

Pour qu'un communiqué de presse soit réussi, il est indispensable que son visuel soit pensé en cohérence avec l'identité du restaurant. La sobriété et l’élégance du restaurant ont été des éléments clés pour valoriser la terrasse. Nous avons alors opté pour :

  • Une police classique,
  • Des encarts carrés faisant référence à l’esprit calme et apaisant de l’extérieur du restaurant,
  • Des couleurs claires et un fond blanc faisant écho à la luminosité et la sobriété de Bien Ficelé, mais aussi à celle de sa terrasse,
  • Des photos de qualité mettant en valeur la végétalisation de la terrasse et son exposition.

Ce communiqué de presse, travaillé tant sur le fond que sur la forme, nous a permis d’entrer en contact avec les journalistes et d’obtenir des retours enthousiastes.

3. Savoir parler aux journalistes : une approche personnalisée pour créer le maximum de valeur et obtenir de meilleurs taux de réponse  

  • Rédiger des objets de mail percutants

Pendant toute notre mission, nous nous sommes appuyés sur le communiqué de presse pour inviter les journalistes à découvrir la nouvelle terrasse de Bien Ficelé et l’expérience du brunch en plein air. Ce document est indispensable mais ne se suffit pas à lui seul.

La prise de contact avec les journalistes est essentielle pour espérer avoir des réponses. En effet, les professionnels des médias sont très sollicités et ne trouvent pas forcément le temps d’ouvrir tous les messages qui leur sont envoyés. Il est donc important de réfléchir à la rédaction d’un objet de mail percutant qui puisse retenir leur attention et leur donner l’envie d’en savoir plus en ouvrant le mail. La construction d’un objet court qui rassemble les informations essentielles est l'une des premières stratégies à élaborer avant de commencer une mission de relations presse.

  • Identifier les bons interlocuteurs

A côté de l’écriture de cet en-tête de mail, il est également nécessaire de personnaliser tous les messages envoyés aux journalistes. Dans un premier temps il est important de se demander quels sont les médias les plus pertinents pour le projet spécifique que l’on souhaite valoriser (en l’occurrence de la terrasse végétalisée de Bien Ficelé). Deux réflexions sont alors à engager :

  • Il est important d'identifier les journalistes s’étant déjà rendus dans son établissement à son ouverture, mais également qui l’a apprécié et qui lui a consacré un article.
  • Il faut par ailleurs rechercher les médias étant susceptibles de s’intéresser à ce type de découverte (ici, les médias recensant les bonnes idées de sorties pour l’été, mais aussi ceux partageant avec leurs lecteurs leurs bonnes découvertes gastronomiques…).

Une fois les médias identifiés, la deuxième étape consiste à repérer les bons interlocuteurs qui au sein du média sont susceptibles d’être intéressés et de rédiger un article sur l’établissement.

  • Personnaliser ses approches

Une fois la liste des journalistes à contacter dressée, l’étape suivante est de chercher des informations sur chacun d’eux : parcours professionnels, articles rédigés, thématiques abordées, centres d’intérêt…

Ces informations permettent de construire un message personnalisé et pertinent, susceptible de susciter leur intérêt pour le projet présenté. En effet, il suffit d’adapter le storytelling en tenant compte de leurs anciennes publications ou encore de leurs sujets de prédilection. Si le journaliste travaille pour un média lifestyle qui recense chaque année les terrasses parisiennes à fréquenter l’été, les première et deuxième promesses seront à mettre en avant à travers les avantages offerts par la terrasse de Bien Ficelé (surface, exposition, ambiance). Au contraire, si un professionnel de l’information est attiré par les thèmes environnementaux, la troisième promesse est à mettre au premier plan dans le message envoyé.

  • Une invitation pour deux personnes

Ces prises de contact ont pour ambition de faire découvrir aux journalistes la nouvelle terrasse de Bien Ficelé afin qu’ils se fassent un avis sur l’établissement. Pour cela, les restaurateurs ont accepté d’inviter chacun d’entre eux à déjeuner, dîner ou bruncher et de leur offrir la possibilité de venir accompagné de la personne de leur choix. Cette invitation facilite la venue des médias, mais n’implique en aucun cas une obligation de rédaction de leur part. Si le lieu, le service et le repas ne sont pas à la hauteur des attentes du journaliste, celui-ci peut tout à fait refuser de rédiger un article sur le restaurant.

En revanche, les retours négatifs d’un invité ne sont jamais inutiles. Ils permettent d’obtenir l’avis de professionnels qui ont l’habitude de juger des établissements et d’améliorer la qualité du service ou des recettes.

Chez Bien Ficelé, aucun journaliste n’a été déçu ! La terrasse et l’expérience du brunch ont été appréciées des professionnels. En seulement trois mois, ce sont d’excellentes retombées qui ont eu lieu.

4. Mesurer le retour sur investissements : analyser les retombées presse 

Nous avons obtenu des retombées presse extrêmement variées et complémentaires : des médias lifestyle parisiens (Lebonbon, MylittleParis, SortiràParis, Finedininglovers,), la presse féminine (Vogue, Vanity Fair), des médias traditionnels (Le Figaro, le JDD) ou encore des blogs spécialisés (lespiedsdansleplat) ont parlé de leur expérience chez Bien Ficelé. Tous ces médias nous ont permis de toucher un large public et de faire de la terrasse végétale de Bien Ficelé un lieu incontournable de l’été 2019.

  • Bien Ficelé classé parmi les meilleures terrasses parisiennes

Bien Ficelé a été classé parmi les meilleures terrasses parisiennes où profiter d’un délicieux repas ou d’un apéro au soleil. Ce sont Vanity Fair, Le Bonbon, Le Figaroscope et Finedininglovers qui ont réservé une place de choix à l'établissement dans leur top des meilleures terrasses à découvrir cet été. Ainsi Bien Ficelé a pu être qualifié de « havre de paix en plein boulevard Voltaire à ne pas rater ! ».

Top meilleures terrasses parisiennes 2019 - médias - lifestyle - food - figaroscope - lebonbon - vanity fair - finedininglovers - bien ficelé - restaurant carnivore

  • Bien Ficelé sélectionné parmi les meilleurs brunchs parisiens

Le Figaro a intégré Bien Ficelé à sa sélection des meilleurs brunchs. Apparaître dans le classement d'un média permet au restaurant de se différencier de ses concurrents et aux lecteurs d'avoir un avis précieux sur l'établissement convoité.

Le Figaro - Brunch - Bien Ficelé - restaurant carnivore - 11ème arrondissement - Paris

  • Bien Ficelé classé parmi les restaurants carnivores les plus qualitatifs de Paris

D’autres articles se sont focalisés sur la qualité des viandes proposées. Le Journal du Dimanche met en avant les matières premières de qualité ainsi que les provenances tracées et validées tandis que Vogue fait la part belle à la cuisine qu’il qualifie de « rôtisserie d’un nouveau genre ».

Article - JDD - Bien Ficelé - restaurant carnivore - 11ème arrondissement paris - boulevard voltaire

Conclusion : des chiffres probants et une collaboration fructueuse

En seulement trois mois, le résultat des retombées est sans appel : Bien Ficelé a su entretenir sa visibilité dans la sphère médiatique et sa terrasse s’est imposée comme un lieu incontournable de l’été. Elle a réussi à donner envie à plus d’un journaliste de s’y délecter au déjeuner, dîner ou même au brunch pour consacrer ensuite un article qui permis à de nombreux lecteurs de découvrir cette rôtisserie.

Si les retombées ont été aussi satisfaisantes, c'est parce que le travail de relations presse a été effectué de façon optimale : personnalisé, réfléchi, ciblé.

Les retombées au sein de la presse ne sont pas aujourd’hui l’unique levier à disposition des restaurants pour gagner en notoriété. Les influenceurs aux communautés engagées peuvent également contribuer à faire parler de votre restaurant et ainsi d’attirer de nouveaux clients. Nous développions ce point dans cet article.

La fête des mères : comment remplir son restaurant le jour J ?

La fête des mères et celle des pères, qui se suivent à un mois près, ne perdent pas de leur popularité. 8 Français sur 10 déclarent célébrer la fête mettant les mamans à l'honneur cette année. Si la tendance est un peu moins importante pour la célébration des pères, ce sont tout de même 70% des Français qui songent à la fêter (sondage Ipsos). Ces moments de l'année sont l'occasion pour beaucoup de se retrouver en famille et de témoigner de l'affection qu'ils ont pour leurs parents. Les petites attentions sont alors de rigueur, si bien que les Français dépensent en moyenne 52€ pour ces événements. Fleurs, bijoux, boissons alcoolisées sont souvent de la partie... Mais les sorties au restaurant sont elles aussi souvent plébiscitées.

En France, 30% du total des visites au restaurant sont l'oeuvre de sorties en famille. Ce chiffre est plus important encore pendant les fêtes. Les célébrations de fin d'année incitent en effet les Français à se rendre en moyenne 10% de plus au restaurant en décembre que le reste de l'année. Les jours mettant la famille à l'honneur (fête des mères, fête des pères ou encore fête des grands-mères) sont naturellement eux aussi un terrain propice aux repas partagés en famille en dehors de chez soi.

Pour les foyers dont les enfants ont déjà pris leur envol, ces journées spéciales sont une occasion supplémentaire de se retrouver. Pour ceux dont les enfants sont encore jeunes, les fêtes familiales sont une excellente raison de partager un moment hors de leur quotidien, loin de leurs habitudes. En quête d'un moment de partage propice à la création de bons souvenirs, les familles sont alors en ces jours de fête à la recherche de lieux où partager un repas convivial et chaleureux.

Les restaurateurs ont ainsi tout intérêt à attirer l'attention de cette clientèle particulière et à faire l'effort de communiquer sur ces occasions spéciales. Cela leur permettra de faire salle comble le jour J, mais aussi de se faire connaître auprès d'une clientèle ayant tendance à consommer de façon plus importante que la moyenne. Ces fêtes sont ainsi l'occasion de conquérir une nouvelle clientèle, plus exceptionnelle mais propice à gonfler leurs dépenses.

Elles sont également un excellent moyen de démontrer le dynamisme de son établissement : une nouvelle expérience, de nouveaux menus ou encore tout simplement une nouvelle forme de communication sont autant de moyens de fidéliser sa clientèle habituelle.

Mais comment se démarquer de ses concurrents et capter l'attention des familles ? Voici 10 exemples d'actions concrètes à mettre en place dans son établissement pour profiter de la fête des mères et des pères et remplir son restaurant le jour J.

1. Se présenter comme un restaurant kids friendly tout au long de l'année

Les fêtes familiales se célèbrent par définition... en famille. Et les parents n'attendent pas nécessairement que leurs enfants soient grands pour profiter de ces journées spéciales et se faire chouchouter. Il n'est alors pas rare que ce soit les parents eux-mêmes qui soient à l'origine des sorties prévues pour le jour J. Nombre d'entre eux favoriseront alors les établissements dits kidsfriendly, c'est à dire prenant autant en compte le bonheur des parents que celui des enfants.

© Popi et Arlette. Photo by Julia Olmi sur le blog de Parisianavores

Certains établissements comme le MOB HOTEL ont placé cette qualité au cœur de leur ADN et la mettent en avant tout au long de l'année dans leur communication. L'hôtel-restaurant propose en effet tous les dimanches aux parents de profiter du brunch tranquillement et de laisser leurs marmots à un babysitter recruté pour l'occasion. Les adultes peuvent ainsi se délecter des mets au menu tandis que les enfants s'amusent en groupe dans la pièce d'à côté.

Le restaurant de l'hôtel met cet atout en avant régulièrement sur ses réseaux sociaux ou encore sur sa fiche Google My Business, ce qui lui permet de jouir d'une belle réputation auprès des parents parisiens. Il prend également le temps d'inviter des mamans ou papas influenceurs.ceuses afin qu'ils valorisent le brunch auprès de leur communauté. C'est ainsi qu'Anaïs du compte @parisianavore, la foodie maman de trois enfants, a placé le MOB sur son blog dans sa sélection de brunchs kidsfriendly.

2. Proposer un menu spécial ou un met créé en l'honneur des mamans ou des papas

Pourquoi ne pas proposer un menu spécial fête des mères ou des pères ? Les clients habituels seront ravis de découvrir de nouveaux plats à la carte de leur restaurant préféré, tandis que ceux qui découvriront l'établissement pour la première fois seront ravis que l'établissement prenne en compte cette jolie fête.

Il est également malin de proposer une création pensée spécialement pour l'événement. Le Café Pouchkine, qui mêle gastronomies russe et française avec brio, a imaginé cette année le Mama Rosa, un entremet aux multiples bouchées et goûts, pensé en l'honneur de toutes les mamans du monde.

Ce dessert a la particularité de pouvoir plaire au plus grand nombre mais aussi de diffuser un très joli message : celui de célébrer les mamans, toutes les mamans ! Rempli d'histoire et de saveurs, ce met plaira à coup sûr aux convives du 26 mai.

3. Valoriser son offre brunch 

Pensées pour que les familles puissent être réunies, les fêtes familiales ont l'avantage de toujours tomber un dimanche. Jour de grasse-matinée et de farniente, le dernier jour de la semaine est aussi pour beaucoup synonyme de brunch hebdomadaire. Ce ne sont en effet pas moins de 10% des Français qui déclarent bruncher au moins une fois par mois. Friands de ces instants gourmands, nombre d'entre eux opteront le jour de la fête des mères ou des pères pour un brunch dominical en famille.

Les restaurants proposant une offre brunch ont ainsi tout intérêt à la valoriser plusieurs jours avant la date-clé. Pour inciter les convives à opter pour son établissement, il pourrait par ailleurs être intéressant de penser à une offre spéciale fête des mères. Pour un brunch qui prendra soin de votre maman, dans un cadre particulièrement apaisant, nous recommandons le nouveau brunch généreux de La Nouvelle République.

4. Gâter les heureux.ses élu.e.s

Les petites attentions sont à l'honneur lors de ces fêtes familiales. Ce sont en effet 79% des Français qui offrent un petit quelque chose à leur mère le jour de leur fête. Ces habitudes culturelles étant fortement ancrées, les clients seraient agréablement surpris si l'établissement dans lequel ils déjeunent ou dînent joue le jeu et gâte les mamans-convives le jour J. Une petite attention tels qu'une fleur ou un verre de champagne ferait plaisir aux heureuses élues ou heureux élus.

Certains restaurants décident même d'aller plus loin encore et d'offrir le repas à toutes les mamans ou tous les papas invité.e.s par leurs enfants. Le Jaipur Café, restaurant indien du 9ème arrondissement de Paris, propose cette offre pour toute réservation de 4 personnes minimum. Les groupes moins nombreux pourront, eux, profiter d'une réduction de 50%. Cet argument pèsera sans nul doute dans le choix de restaurant de nombreux indécis !

5. Animer son restaurant

Les familles cherchent pour ces événements des lieux conviviaux qui sortent de l'ordinaire et qui leur permettent de passer un moment mémorable. Elles sont alors friandes d'activités originales tels qu'un dîner-concert ou un dîner-spectacle qui les comblent tout autant gustativement qu'émotionnellement.

Proposer à un pianiste ou un guitariste d'animer sa soirée, son déjeuner ou encore son brunch peut permettre d'ajouter une touche d'originalité et de convivialité à son offre. Mais cela a surtout l'avantage d'attirer un public plus nombreux et plus divers au sein de son établissement.

Le MOB HOTEL a une programmation musicale particulièrement riche toute l'année. Organisés par Aline Afanoukoe - ancienne de Radio Nova - ces concerts permettent au MOB de profiter d'une aura plus large et d'étendre la clientèle de son hôtel mais aussi celle de son restaurant (les clients assistant aux concerts se laissant souvent tenter par les plats et/ou boissons à la carte).

6. Proposer une activité parent-enfant

Pourquoi ne pas proposer à ses clients une activité en famille ? C'est l'idée qu'a eu L'Opéra restaurant, le restaurant du Palais Garnier, qui donne l'occasion aux enfants et aux parents de prendre part à un atelier floral. Ces derniers apprennent ainsi à composer un bouquet de fleurs. L'occasion pour eux de partager un moment de complicité en famille et de ramener chez eux de jolies fleurs mais aussi de superbes souvenirs.

7. Mettre sa terrasse en avant si le soleil est de la partie

Avec un peu de chance, le 26 mai, le soleil sera de la partie. Les restaurateurs possédant une terrasse ou, mieux encore mais plus rare, un jardin, ont tout intérêt à la valoriser sur l'ensemble de leurs canaux de communication. Nombreuses seront en effet les familles à la recherche de lieux où profiter du soleil pour dîner ou déjeuner.

Il peut tout à fait être envisageable aussi de décorer sa terrasse pour l'occasion. Fleurir ses tables aurait en effet de grandes chances d'attirer le regard des passants curieux et de les inciter à se restaurer dans son établissement. 

8. Miser sur le goûter pour profiter des heures creuses

Pour la fête des mères, deux éléments ne peuvent être négligés :

  1. Il s'agit tout de même d'une fête durant laquelle les enfants ont une place de choix
  2. L'heure favorite des enfants est celle du goûter !

Considérant ces deux facteurs, il pourrait être pertinent de mettre en place une offre spéciale quatre-heures, qui comblera les enfants gourmands tout autant que les parents et qui permettra aux restaurateurs de combler les heures creuses ! Ce serait l'occasion pour les familles de faire une pause pendant leur balade dominicale ou de profiter d'un moment tous ensemble sans avoir à dépenser autant que pour un repas.

9. Valoriser toutes ces actions sur les canaux de communication pertinents

Une fois ces offres spéciales fêtes des mères ou des pères pensées, il ne faut pas oublier de les valoriser en amont auprès de sa clientèle potentielle. Elles doivent ainsi trouver leur place sur tous les canaux de communication pertinents plusieurs jours avant l'événement.

Il est ainsi important de faire la promotion de son offre sur :

  • son compte Google My Business, à l'aide d'un post habillé de photos alléchantes,
  • les annuaires sur lesquels l'établissement est référencé,
  • son site internet,
  • mais aussi sur ses réseaux sociaux sur lesquels il est possible de définir un petit budget afin que la publication touche un maximum de personnes.

Contacter des journalistes pertinents (travaillant sur le secteur de la gastronomie et pour des médias lus par sa clientèle) en les informant de l'offre proposée au sein de son établissement permettra par ailleurs de lui donner plus d'ampleur. Les journalistes intégreront probablement le restaurant au sein de leurs articles référençant les meilleures adresses où se rendre pour la fête des mères ou des pères.

10. Organiser un concours sur ses comptes sociaux

Enfin, il est possible d'organiser un concours sur ses comptes sociaux (Instagram et Facebook). Ceci permet de marquer les esprits et d'inciter les participants - y compris les perdants - à découvrir son offre le jour J. Les concours, qu'il est possible de sponsoriser afin qu'ils atteignent plus de personnes, sont l'occasion de se faire connaître auprès d'un public large, non habitué de l'établissement. Appréciés par les utilisateurs de Facebook et d'Instagram, ils reçoivent souvent de très fortes participations. 

C'est ce que nous avons fait pour les restaurants MITO situés à Levallois en région parisienne et à Strasbourg. Le mercredi précédant la fête des mères, nous avons donné la chance à l'un des abonnés du compte Instagram du restaurant de gagner un repas avec sa maman chez MITO.

Conclusion

Les fêtes familiales sont une véritable opportunité pour les établissements de restauration de fidéliser leur clientèle, mais aussi de séduire de nouveaux clients. Elles font en effet partie de ces moments-clé dans l'année où les Français se rendent plus volontiers au restaurant, et s'y rendent en famille, ce qui augmente le ticket moyen des tablées.

Faire salle comble ces jours de célébrations n'est pourtant pas évident ! Les restaurateurs doivent se démarquer de leur concurrence pour s'imposer aux yeux de leur clientèle potentielle. Ils doivent ainsi faire un effort communicationnel : suggérer une nouvelle offre pour fidéliser ses clients habituels, propose une expérience nouvelle spécialement pour le jour J... Les opportunités de marquer les esprits sont nombreuses, indispensables et particulièrement efficaces si elles sont mises en avant de façon pertinentes (sur tous les bons canaux de communication).