Le blog de Malou : Influencer Marketing Food et visibilité pour les restaurants

Le blog de Malou

16 conseils de communication digitale pour attirer des clients vers son restaurant

Il est indispensable pour un restaurant d'être visible en ligne sur tous les supports susceptibles de lui faire gagner des clients.

Ci-dessous nos 16 conseils très concrets pour aider les restaurateurs :

1. Optimiser sa page Google My Business pour être mieux référencé

Trop de restaurateurs la négligent, par manque de temps surtout, parfois d'intérêt. Pourtant, il est très utile d'avoir une fiche Google My Business optimisée. Elle doit être complète, tenue à jour avec les horaires, les fermetures exceptionnelles et les évènements particuliers, partager de nombreuses photos et des posts réguliers. Nous avons par exemple optimisé la page établissement de Bask, un restaurant de tapas à San Francisco et désormais il ressort en 1e position pour la requête "tapas San Francisco" qui est la plus à même de lui apporter des clients.

2. Veiller à ce que les horaires soient identiques et mises à jour partout où son établissement existe

Une des premières choses qui pénalisera votre référencement est l'incohérence des horaires affichés en ligne. Il est important de veiller à leur uniformité et à les mettre à jour régulièrement, en particulier les jours fériés !

Cet établissement par exemple, ne ressort jamais sur ses mots clés en partie parce que nombreuses incohérences nuisent à son référencement :

3. Référencer son établissement dans tous les annuaires pertinents

Inscrire son restaurant dans un maximum d'annuaires, de plateformes, de blogs ou de guides est utile à deux égards. D'abord, cela permet de multiplier les canaux de réservations et d'attirer plus de clients. Ensuite cela permet d'envoyer des liens entrants vers le site internet de l'établissement. Plus un site reçoit de liens d'autres sites auxquels Google fait confiance (ex : Tripadvisor ou Le Guide Michelin), plus son référencement naturel s'améliore et le site est mis davantage en avant dans les résultats de recherches. Voici nos 12 sites préférés sur lesquelles inscrire votre établissement.

4. Exister sur les annuaires utilisés par les touristes

La majorité des personnes lorsqu'elles cherchent un restaurant vont regarder en ligne : sur Google, Tripadvisor, Instagram ou Yandex pour les Russes, Dianping pour les Chinois, Kekanto pour les Brésiliens... Il est important d'apparaître en haut des résultats de recherche pour ses mots clés dans TOUTES les langues susceptibles d'être parlées par vos clients potentiels.

Le Wilson par exemple ressort en premier sur de nombreuses requêtes en anglais et en espagnol, cela lui permet de réaliser un beau chiffre d'affaires sur cette clientèle touristique. Vous trouverez dans cet article des informations précieuses concernant le référencement.

5. Répondre à TOUS les commentaires de clients

Qu'ils s'expriment sur Google My Business, sur Tripadvisor, sur La Fourchette, sur Yelp ou sur n'importe quelle autre plateforme, qu'ils soient positifs ou négatifs, nous vous conseillons de répondre à absolument tous les avis de clients. Cela permettra non seulement de fidéliser les auteurs, de recueillir des retours pour améliorer son service mais également d'améliorer son référencement. La plupart des algorithmes de classement des plateformes de restaurants réduisent en effet, la pondération des mauvaises notes, lorsque le restaurateur a pris la peine d'y répondre. Voici quelques conseils pour répondre au mieux aux avis de vos clients.

6. Publier des photos qualitatives

Le vieil adage "on mange d'abord avec les yeux" est plus que jamais d'actualité. Partager des photos de ses plats, de la salle et de ses équipes sur le site internet et sur les réseaux sociaux permet de créer le lien avec ses clients et de donner envie aux autres. Le Groupe Big Mamma réussit particulièrement bien cet exercice, nous avons analysé leur stratégie de communication ici. Nous avons également rédigé un article pour vous aider à réaliser les photos les plus avantageuses pour votre restaurant.

7. Créer un compte Instagram et y partager des contenus engageants

Instagram est l'un des réseaux sociaux les plus efficaces quand il s'agit de nourriture. La chaîne américaine Shake Shack l'a bien compris et compte aujourd'hui 660 000 abonnés à son compte Instagram. Elle y partage des photos de ses employés, de ses burgers mais aussi de la décoration des établissements. Pour aller un peu plus loin : nos 15 conseils pour améliorer ses performances sur Instagram.

Pour optimiser votre présence en ligne sur tous les réseaux sociaux, vous pouvez utiliser un outil de gestion comme Hootsuite !

8. Organiser des jeux concours pour gagner en notoriété et mobiliser ses abonnés

Les jeux concours - lorsqu'ils sont bien préparés - sont un formidable moyen de décupler votre audience sur les réseaux sociaux et de générer du trafic dans votre établissement. Avant de lancer un jeu concours, il faut bien identifier les personnes que l'on souhaite viser et ce qu'on veut qu'elles retiennent de son restaurant. Nous expliquons en détail la mécanique de jeu concours qui nous a permis de multiplier par 10 l'audience de O'Tacos Vavin.

9. Créer et alimenter une page Facebook en partageant les actualités du restaurant

Facebook est efficace pour maintenir quotidiennement le lien avec ses clients, partager les actualités de l'établissement, le menu du jour, une nouvelle carte etc. Il est également judicieux de partager des photos ou vidéos des coulisses de l'établissement, de montrer l'envers du décor : de l'achat des produits frais jusqu'à la cuisine - ce type de contenu authentique permet de renforcer la fidélité de ses clients. On vous partage plus de conseils pour maximiser votre visibilité sur Facebook ici.

10. Collaborer avec des influenceurs et des blogueurs Food

Collaborer avec des influenceurs sur les réseaux sociaux et des blogueurs Food permet d'augmenter sa notoriété efficacement. D'une part, les influenceurs qui ont rassemblé une audience de plusieurs milliers voire dizaine de milliers d'abonnés peuvent partager avec eux leur expérience dans le restaurant, en image voire en vidéo. D'autre part cela permet d'enrichir la page Instagram du réseaux sociaux car l'établissement peut partager, soit "regrammer" la publication sur son propre compte. Shake Shack le fait aussi très bien :

Ce partage de la publication de la blogueuse californienne Kirbie a ainsi permis d'accumuler plus de 9000 likes. Nous avions consacré un article à nos influenceurs Food préférés de Paris, vous pouvez le retrouver ici pour vous inspirer ! Nous avons également partagé notre méthodologie pour assurer le succès du lancement de Pizzou, la première pizzeria 100% Made in France.

11. Inciter ses clients à partager du contenu depuis son établissement

Les clients d'un restaurant sont ses premiers ambassadeurs, c'est d'eux que peut provenir le buzz donc il faut leur préparer les outils pour le créer. Chez Paris New York, des milliers de selfies pris depuis les toilettes ont déjà été partagés sur les réseaux sociaux. Pourquoi ? Rudy Guénaire le fondateur nous explique ainsi : « Un jour un client a publié un selfie de lui dans nos toilettes, il y avait un effet sympa avec les néons rose et vert. Je l’ai regrammé et ça s’est enchaîné, de plus en plus de clients venaient faire leurs photos dans nos toilettes. On a même eu des gens qui venaient juste pour prendre leur selfie ! Depuis on a installé un mur de photos avec les meilleurs selfies. ». Si l’opération n’était pas préméditée elle a réussi à diffuser du contenu de marque pour Paris New York et confirme que l’originalité et la qualité de la décoration ou un détail incitent les clients à prendre des photos et à les publier sur leurs réseaux sociaux.

On vous explique plus en détail la communication sur les réseaux sociaux de PNY ici.

12. Lancer des campagnes payantes sur Instagram et Facebook

Les campagnes dites sponsorisées sur Instagram et Facebook permettent de cibler assez précisément les prospects : âge, intérêts et localisation en particulier. Il est indispensable de lancer des campagnes avec des photos de qualité et d'y mettre en avant un "call to action" pertinent tels que "faites-vous livrer", "commandez" ou de proposer des promotions.

13. Créer un site internet responsive adapté à tous les écrans

Un site internet est le meilleur moyen de présenter son restaurant, donner envie aux internautes de s'y rendre et les inciter à réserver ou à commander en ligne. Depuis fin 2016, les recherches sur mobile ont dépassé celles sur ordinateur, il faut donc que le design du site internet s'adapte à l'écran sur lequel il est consulté. De plus, 70% des personnes qui possèdent un smartphone vont regarder le menu sur leur écran de téléphone.

14. Mettre à jour régulièrement son site !

Avoir un site internet responsive avec de jolies photos ne suffit pas. Il faut également le mettre à jour, et publier régulièrement les évènements et menus spéciaux. Un site internet qui présente le menu spécial du réveillon passé le mois de janvier n'est pas cohérent. Nous conseillons également de déléguer la maintenance pour qu'une panne technique ne reste jamais sans solution.

15. Installer un système de réservation en ligne sur son site internet

Une fois les bases du référencement acquises, il est d'intéressant d'installer un module de réservation sur son site internet pour générer des réservations sans passer par des tiers tels que La Fourchette qui prélèvent des commissions.

Si vous souhaitez augmenter votre chiffre d'affaires sur les commandes à emporter : nous vous conseillons également de proposer un service de commande en ligne sur votre site internet, ou même un système de Click & Collect pour permettre à vos clients de faire leur sélection en amont et de gagner du temps !

16. Ajouter une proposition d'itinéraire jusqu'au restaurant sur son site

Ajouter un bouton "comment y aller" ou "itinéraire "au sein même du site internet permet aux internautes - qui se connectent en majorité depuis leur mobile - de se rendre plus facilement vers l'établissement. Le plugin de Citymapper est particulièrement adapté aux restaurants Parisiens.

La plupart des restaurateurs ont déjà beaucoup à faire dans leur établissement : gérer les fournisseurs, la cuisine, les stocks, l’équipe, les clients … si vous ne trouvez pas le temps d'appliquer tous nos conseils, laissez-nous un petit mot, nous pourrons vous aider !

Halloween : un levier marketing efficace pour les restaurateurs et les hôteliers ?

Halloween comme toutes les dates qui rythment notre calendrier est l'occasion de faire preuve de créativité. L'objectif ? Proposer des offres uniques susceptibles d'engager efficacement et rapidement une nouvelle clientèle. 

Halloween levier marketing

« Une friandise ou un mauvais sort ? », ce sont les sempiternels propos adressés par les enfants tout au long de la nuit du 31 octobre lorsqu’ils défilent dans la rue en quête de sucreries en tout genre. Halloween est une tradition celte et gauloise, ancienne de plus de 2 500 ans, qui à l’origine célébrait Samain le dieu de la mort.  Elle se perpétue aujourd'hui chaque année la veille de la Toussaint.
Jouer à se faire peur, déguisements macabres, et collecte de friandises sont des pratiques institutionnalisées. Chaque année, elles sont remises au goût du jour pour plaire aux bambins et à leurs parents  ! 

A côté de ces coutumes toujours plus réalistes qui suscitent l’engouement, Halloween est également porté par des stratégies marketing. Elles trouvent dans cet événement une belle occasion de créer du chiffre d’affaire additionnel. Pour la légendaire marque de bonbons Haribo, Halloween représente 12% de son chiffre d’affaire annuel. Cette tradition s’est véritablement imposée en France à la fin des années 90 encouragée par les séries et feuilletons télévisuels qui ont apporté dans la culture des Français l'appétit pour les épopées vampiresques. Fin 2010, c’est notamment la série « The Walking Dead » exportée des Etats-Unis qui contribue à l’épidémie d’affection pour les personnages funèbres que représentent les zombies. Encore extrêmement cultivé par le paysage audiovisuel, Halloween est notamment mis à l’honneur dans l’émission culinaire de M6, « le meilleur pâtissier » qui organise chaque année, une épreuve créative pour les participants autour de ce thème.

Halloween best practices levier marketing pâtisserie

L'’intérêt est total, ce n’est pas moins de 45% des foyers français qui font l’achat de décorations cafardeuses et effrayantes pour leur intérieur comme leur extérieur. Halloween est comme chaque marronnier, une excellente excuse pour faire la fête, aller au restaurant ou se prendre au jeu de toute activité organisée pour l’occasion. Halloween est donc un excellent moyen de générer de la visibilité et de doubler son chiffre d’affaire le soir du 31. Comment tirer parti de cet événement pour animer son restaurant ou son hôtel ? Quelles sont les pratiques incontournables à imaginer pour susciter la curiosité de vos futurs invités ?

Halloween restaurant

En tant que restaurateur, Halloween est l'occasion de renouveler de sa carte spécialement pour la soirée ou de sortir un produit star qui générera l’attrait et l’envie de le déguster.

1.Concevoir une offre culinaire aux couleurs d'Halloween !

Un menu dédié  

Imaginer un menu spécial pour le soir du 31 est un excellent moyen pour attirer une nouvelle clientèle désireuse de fêter cet événement. Que cela soit en famille, entre amis ou entre amoureux, chacun cherche à vivre une expérience unique ensemble. Cela peut, par exemple, se traduire dans la dégustation de mets surprenants. Ainsi, le choix d’une esthétique lugubre et sanguinaire des mets concoctés peut être un moyen de se démarquer : des cocktails rouge pourpre, ou encore des soupes verdâtres aux allures de potions magiques peuvent être imaginées. N’oubliez pas les légumes de saison comme les courges (potiron, potimarron, citrouille) ou encore les vieux légumes (panais, topinambour) qui peuvent être cuisinés de façon originale et s'intégrer parfaitement dans le thème de la soirée.

Ce menu est également l’occasion d'amener  les convives à partager leurs étonnantes expériences sur leurs réseaux sociaux. Un excellent moyen de gagner en notoriété en démontrant votre inventivité.  Par ailleurs, n’oubliez pas de le montrer à votre communauté sur Facebook et Instagram et de l’inscrire sur votre site internet.

À moment unique, produit exceptionnel 

La sortie d’un produit phare est également une excellente manière de se démarquer car il peut véritablement devenir la star des réseaux sociaux, s'il est assez visuel. C’est d’ailleurs le choix qui a été fait par les deux maîtres chocolatiers Pierre Marcolini et De Neuville cette année. Ils ont tous deux opté pour la création d’une nouvelle gamme de chocolats.

Du 28 septembre au 3 novembre 2019, si vous avez la chance de vous rendre au Disneyland Hôtel, vous pourrez trouver cachée dans votre chambre une boîte Trick and Treat comblée de fèves chocolatées confectionnées  par Pierre Marcolini. Il a choisi l’extravagance des goûts et des saveurs pour surprendre les futurs gourmands. Ainsi, sont mis à l’honneur le gingembre, les fruits de la passion ou encore le coulis caramel parfumé à la vanille.

Halloween pâtisserie

De Neuville à quant à lui misé sur les formes de ses chocolats 100% pur beurre de cacao qui vous rappelleront les célèbres personnages du 31 octobre (fantôme, chauves-souris…).

Enfin, c’est le fameux glacier italien Amorino qui sort cette année une édition de glaces et de sorbets inspirés de la Dia de los Muertos mexicaine. Si vous n’avez pas eu le temps de préparer une recette macabre, il existe d’autres leviers pour attirer les amoureux d’Halloween, notamment les jeux et animations.

Halloween glace

2. Organiser des jeux et animations pour susciter l’engouement

Halloween n’est pas une fête comme les autres, le rite est au déguisement mortuaire qui occasionne frayeurs et sueurs froides à son entourage. Encourager ses convives à confectionner le costume le plus effrayant ou encore le plus original est une manière de susciter l’intérêt et de créer une cohésion festive et conviviale entre ses invités. L’organisation d’un concours du plus bel attirail d’horreur en échange d’un dîner gratuit peut facilement déclencher la participation des moins motivés. L’année dernière, le restaurant parisien Privé de Dessert a par exemple, récompensé en churros les porteurs de déguisement. Un événement qui permet de fidéliser votre clientèle - à condition d'avoir le bon ton - tout en gagnant en notoriété ! 

déguisement concours restaurant Halloween

© Angela Wolz

A Paris, la boutique de pâtisseries, Boneshaker Doughnuts organise le 26 octobre prochain une journée Trick-or-Treat Extravaganza qu’elle réitère depuis 4 ans. Pour y participer, rien de plus simple, il suffit d’aller récupérer une précieuse carte spécialement conçue par la boutique située dans le 2ème arrondissement de la capitale et de se laisser guider vers les établissements dans lesquels les participants pourront collecter de nombreuses friandises et sucreries. Cette boutique a fait le pari d’organiser une véritable chasse aux délices sucrés à l’image de la tradition américaine.

Halloween chasse aux bonbons Paris

A l’aide des réseaux sociaux, organiser un jeu concours n’a jamais été aussi facile pour animer votre communauté et susciter les interactions.  Vous pouvez par exemple organiser le concours du meilleur selfie d’horreur en échange d’un repas à déguster dans votre restaurant le soir du 31 octobre. Si vous organisez une soirée spéciale dans votre établissement, n’oubliez pas d’utiliser les réseaux sociaux pour créer du suspens et ouvrir l’appétit et la curiosité de certains avant le jour J et le soir même. 

Communiquer sur un programme atypique comme l’installation d’un atelier de maquillage ou de photos sanguinaires peut attirer une nouvelle clientèle en quête de rires et bons moments dans un décors travaillé et décalé.

3. Créer une ambiance démoniaque pour une expérience sensationnelle 

Le lieu et l’ambiance font partie intégrante de l’expérience client surtout un soir de fête comme celui d’Halloween. Nul besoin de mettre un prix exorbitant dans des objets d’exception, des citrouilles creusées, de fausses toiles d’araignées en coton ou encore des chauves-souris en papier peuvent être du plus bel effet et métamorphoser la pièce principale de votre établissement en un véritable manoir hanté. N’oubliez pas la musique cinglante et grinçante émise dans les endroits incongrus comme les toilettes ou l’entrée afin de créer surprise et effroi chez les invités qui ne manqueront pas de le raconter à leurs proches. 

Halloween restauration hôtellerie

Vous pouvez également transformer votre équipe de service en bourreaux, sorcières ou fantômes. Des petits détails qui peuvent marquer les esprits sont à imaginer pour rendre le moment de vos convives inoubliable. L’Hôtel Particulier de Montmartre avait par exemple élaboré pour l’occasion une proposition inédite allant des cocktails sanguinaires aux ateliers make-up et aux dj sets. Vous pouvez également tirer partie de votre lieu à l’image du Château de Thoiry qui le 31 octobre prochain organise une escape room des plus effrayantes dans ses caves. Si vous êtes hôtelier, pourquoi ne pas réserver une nuit d’épouvante à tous les amoureux qui rêvent à se faire peur ? L’occasion d’intégrer des références cinématographiques et des clins d’œil aux films d’horreur les plus populaires.

Halloween restauration hôtellerie

Halloween est un événement du calendrier à ne pas manquer lorsqu’on est restaurateur ou hôtelier. De nombreuses offres  sont à inventer pour rassembler les curieux et les gourmands dans son établissement. Inventer oui mais n'oubliez pas de communiquer ! Votre génie créatif doit être visible pour une offre impactante.  Une bonne stratégie de community management et de relation presse sont des soutiens nécessaires pour faire carton plein le jour J.

Le renouveau de la cuisine asiatique en France : la recette d'un succès !

Retour sur le succès de la cuisine asiatique ! Une cuisine qui se renouvelle, expérimente, et joue avec les codes de ses influences. En d’autres termes, une cuisine qui a tout pour plaire !

cuisine asiatique renouveau tendance succès

©Petit Bao

La cuisine asiatique suscite un véritable engouement ! Cuisine subtile et riche, elle est largement plébiscitée par les Français qui semblent en raffoler. Les chiffres ne s’y trompent pas ! En 2019, 2 Français sur 3 déclarent consommer de la cuisine asiatique au moins une fois par mois, et 1 Français sur 4 en consommer chaque semaine !

Cet appétit pour la cuisine venue d’Asie offre une véritable opportunité pour le secteur de la restauration qui trouve ici un nouveau créneau et la possibilité de se renouveler. 

cuisine asiatique restaurant

A Paris, les enseignes asiatiques fleurissent et font carton plein tous les soirs, à l’image de Petit Bao ou de Panda Panda. Auparavant très mal connue, la cuisine asiatique en France se réduisait aux sushis, traiteurs de quartier et buffets à volonté. Un mode de consommation qui a progressivement transformé la cuisine asiatique en synonyme de malbouffe. Si les adresses de qualité n’étaient pas absentes, elles étaient seulement fréquentées par les natifs et quelques initiés. Aujourd’hui, sa consommation et a fortiori son image ont bien évolué. La diversité de ses origines et de ses plats est dorénavant mieux connue du grand public. Cet intérêt croissant représente une véritable opportunité pour la restauration qui multiplie les offres. Véritable tendance, comment la cuisine asiatique a-t-elle acquis ses lettres de noblesses ? Et comment est-elle devenue une véritable opportunité de marché ?  

I.Années 2000 : début d’un phénomène massif, mais une cuisine essentiellement réduite aux sushis et traiteurs chinois. 

1.Omniprésence du sushi sur le marché de la cuisine asiatique

Après un franc succès dans les années 2000, l'âge d'or des makis, sashimis et yakitoris est terminé. Les restaurants de sushis se sont essaimés un peu partout en France. Du sushi vegan de chez Baio au sushi kasher à l’instar de Nina Sushi, chacun peut trouver le sushi qui lui correspond ! Les grandes surfaces les proposent quotidiennement dans leurs rayons. Aujourd’hui, il est même possible de trouver son sushi, format “roll-up ”, directement en distributeur automatique. Après cette offre originale, proposée par la start-up Kumo, difficile d’aller plus loin dans le renouveau de ce marché. Alors que les points de ventes se sont multipliés par 4 en trois ans, le chiffre d’affaire de ce secteur a reculé de 7%. 

2.Un marché saturé où seul le haut de gamme se différencie avec succès

sushis makis japonnais restaurant paris

La multiplication de l’offre sushis a entraîné la perte d’authenticité de ce produit pourtant si traditionnel. Pour satisfaire nos papilles d’occidentaux, de nombreuses enseignes ont adapté le sushi à la couleur française et l’ont rendu plus sucré. Une « faille » dans le système qui permet une nouvelle opportunité pour se différencier : un retour à l’authentique, c’est-à-dire proposer des produits de qualité, et fidèles aux recettes ancestrales, en plus des recettes plus « francisées » qui connaissent elles aussi un franc succès. De nombreuses enseignes ont fait ce choix, à l’image d’Easy Sushi, restaurant qui ravit les amateurs de sushis toulonnais. La team des sushis traditionnels y trouvera son compte autant que les curieux qui se laisseront tenté par le maki chèvre noix. Victime de son succès, l’enseigne ouvre son deuxième restaurant à la rentrée 2019 !  Siben N'Ser, le directeur de Planet Sushi a, quant à lui, récemment annoncé la transformation du groupe avec un seul credo : retour aux sources et produits de qualité.

3.Une cuisine à défaut d’être mal aimée, mal connue

Si sushis et autres makis ne manquent pas de fidèles, les traiteurs de quartiers et buffet à volonté ont trouvé, eux aussi, de nombreux adeptes que ce soit pour les plateaux repas en famille, les « bouffes » entre étudiants ou encore les pauses dej’ entre collègues. Le revers de ce succès ?
Une cuisine souvent associée à la malbouffe et victime d’amalgames entre les différentes cuisines venues d’Asie. Bien souvent, ces points de restauration ne se soucient pas de différencier, au sein de leur menu, les plats thaïlandais, vietnamiens, chinois, japonais, etc. Une cuisine brassée sans distinction qui amène beaucoup de confusion ! Une approche regrettable car l’Asie regorge de traditions culinaires.

Si le marché de la cuisine asiatique s’est bien installé, avec une compétition forte entre les concurrents, l’offre semble être saturée et limitée. Sa consommation frisant avec la junk food, en a même altéré son essence, la laissant dans une impasse où le retour aux sources semble être la seule opportunité viable pour se renouveler. Une mission que les nouvelles générations de restaurateurs remplissent avec succès puisqu’ils ont réussi à nous faire découvrir la complexité et la diversité de cette cuisine jusqu’ici bien méconnue. 

4.Le renouveau de la cuisine asiatique devenu un marché porteur 

restaurant asiatique paris cuisine

© François Bachellerie

Un retour à plus d’authenticité

La cuisine asiatique est devenue le rendez-vous des sorties entre amis en milieu urbain : 58% des Français la perçoivent comme une cuisine à consommer sur place plus qu’à la maison. Les bonnes adresses asiatiques sont devenues les incontournables des sorties parisiennes si l’on veut déguster des plats de qualité. La cuisine asiatique est dorénavant loin de son image de malbouffe. Pour preuve, 62 % des Français la perçoivent plutôt comme préparée et cuisinée plutôt qu’industrielle et toute faite (38%).

Cette nouvelle considération s’explique par le succès et la multiplication des restaurants asiatiques authentiques proposant des produits de qualité. Leur petit plus ?  Ils assument leurs origines diverses et recréent une ambiance « l’Asie comme si vous y étiez ». 

II.Un retour en force insufflé par une meilleure connaissance de cette cuisine riche et complexe

cuisine asiatique restaurant

©Petit Bao

1.Renouveau porté par la diversification de l’offre

De la Chine populaire à l’Asie du Sud-Est, Hongkong, Taïwan, la Corée, les Philippines … la diaspora est riche. On ne compte plus les délicieuses adresses de Bo Bun (une salade vietnamienne froide ou chaude, composée de vermicelles de riz, garnie de bœuf sauté et de crudités), de Gua Boa (sandwich au porc Taiwanais), ou encore de Bibimbap (mets populaire en Corée, mélange de riz, de viande de bœuf, de légumes sautés ou blanchis, et d'un œuf sur le plat, le tout relevé par de la pâte de piment coréenne).
Les restaurants traditionnels, quant à eux, reviennent en force. Paris regorge de bonnes adresses où les chefs cuisiniers ainsi que les serveurs sont natifs et recréent parfaitement l’ambiance des restaurants populaires. A l’image de Jantchi, rue Sainte Thérèse, de Sanukiya à Pyramides, de Tonkatsu tombo à Montparnasse ou encore la chaîne de ramen Ippudo, présente dans plusieurs arrondissements de Paris.

Au regard des queues incroyables devant leurs établissements, ces restaurants ont su fidéliser leur clientèle en jouant la carte de la tradition.  

2.La street food asiatique, un succès culinaire et marketing

Les enseignes “street food” asiatiques connaissent un véritable succès. Nous pouvons compter plusieurs raisons à cela.

Tout d’abord, elles s'insèrent parfaitement dans notre milieu urbain : ces enseignes se présentent comme de petits espaces optimisés par des comptoirs qui nécessitent, par conséquent, un service rapide pour ceux qui ne veulent pas s’attarder. Un bonheur sans file d’attente (ou presque) ! Elles proposent des produits frais, simples et de qualité ainsi qu’une garantie « fait-maison » et assument leurs spécialités « locales ». 

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© Petit Bao

Le secret derrière ce succès ? Une stratégie marketing efficace. A l’image de Petit Bao, cuisine shanghaienne où l’on déguste des xio long bao dans un décors minimaliste, avec l’ambiance des comptoirs des rues de Shangaï. Le restaurant s’est doté d’une charte éditoriale immédiatement reconnaissable qui valorise son image de restaurant authentique avec, par exemple, une typographie mandarine et française. Ou bien encore une baseline qui tourne en dérision les clichés de la cuisine asiatique : “No Dogs, No Cats, No Rats. Just Chinese Food”. Les coulisses et les équipes du restaurant sont dévoilées sur leur site internet et leurs réseaux sociaux à la stratégie de publication bien rodée. Pas un jour se passe sans découvrir les coulisses de l’enseigne en story Instagram. C’est une recette gagnante qui comptabilise déjà 11, 2 K abonnés sur Instagram avec à peine 203 publications et des posts générant parfois jusqu’à plus de 500 likes. Cette popularité sur les réseaux sociaux illustre très bien la clientèle de la cuisine asiatique : les jeunes générations. Dernièrement, 80 % les jeunes de moins de 35 ans ont déclaré consommer au moins une fois par mois de la cuisine asiatique ! Si la clientèle est jeune, la moyenne d’âge derrière les fourneaux et ces concepts gagnants est aussi de 25 ans.

restaurant asiatique renouveau de la cuisine asiatique

Chez Panda Panda, le concept est lui aussi bien rodé. L’identité street food chinoise est affirmée, et c’est ce que l’on aime !  Néons à l’hongkongaise, bar en mosaïque de tuiles de mah-jong, petits Maneki Neko (chats porte-bonheur), vous invite au voyage. Le menu – franco mandarin s’il vous plaît - témoigne de la richesse culinaire chinoise et assume ses inspirations hongkongaises et taiwanaises, s’autorisant par exemple à marier le canard laqué à du basilic thaï.

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©François Bachellerie

D’autres enseignes, appliquent cela à l’image du très décalé Street Bangkok qui ouvre en cette rentrée 2019 deux nouvelles adresses à Paris, après le succès de sa première enseigne. Une réussite due à l’écoute que le restaurant offre à sa clientèle pour se mettre au goût du jour. Dernières nouveautés pour satisfaire cette dernière : de nouveaux plats vegan et des recettes 100 % Halal. 

D’autres encore s’illustrent comme Kapunka spécialisé dans les “padthai”, qui en plus de ses deux adresses, vient d’ouvrir une enseigne spécialement vegan. Une cuisine qui assume ses origines urbaines et populaires mais qui ne lésine pas pour autant la qualité de ses produits. 

III.Une cuisine innovante qui monte en gamme 

Au-delà de la street food, des enseignes asiatiques sont devenues de véritables institutions de la cuisine gastronomique. Chefs natifs et français ont pris le créneau avec succès et redonnent à la cuisine asiatique ses lettres de noblesses auprès des plus exigeants ! 

1.Restaurant asiatique haut de gamme, ambassadeurs d’une cuisine d’exception

Des cuisiniers connus et reconnus de l’archipel nippon font leurs armes en France. La recette de leur succès ? Faire vivre une expérience unique autour de la cuisine asiatique : décors et cuisine minimaliste, produits d’exception et découvertes de menus rituels aux codes bien précis. A l’exemple d’Okuda, chef du restaurant éponyme (3 étoiles au Japon et en France), qui s’impose par sa dextérité comme maître de la noble cuisine kaiseki. Une haute gastronomie de tradition japonaise où des chefs très savants restituent les saveurs profondes de chaque ingrédient et le respect absolu du produit. Dans cet établissement, le poisson est encore vivant et est ensuite préparé la technique Ikejime, une méthode qui réduit la souffrance de l’animal et qui multiplie par 4 sa durée de conservation tout en affinant son goût. Au lieu d’agoniser dans un filet de pêche, grande source de stress pour l’animal, le système nerveux du poisson est éteint. Il reste alors vivant mais ne ressent plus aucune douleur. Ses organes internes continuent de fonctionner, surtout le cœur qui vide ensuite l’intégralité du sang. Débarrassé de tout son sang, la chair du poisson est alors plus goûteuse, et l’animal peut se conserver bien plus longtemps. Une philosophie plus respectueuse de l’animal qui s’inscrit parfaitement dans la mouvance actuelle. Seul hic ? L’accessibilité. Le menu peut aller jusqu’à 200 euros.

cuisine gastronomique asiatique

©-OTCP-DR

Cette institution n’est pas la seule ambassadrice de la cuisine asiatique gastronomique à Paris.  Le très réputé Shang Palace, a été le premier restaurant chinois à recevoir la prestigieuse étoile ! Quant à Cyril Lignac, il propose une collection de sashimis, sushis et makis réalisés minute par un maître sushi dans le très chic Bar des Près. Preuve que les chefs français eux aussi ont été piqués par l’Asian mania

2.La cuisine fusion franco-asiatique : de l’originalité à revendre !

Les grands chefs français se sont eux aussi emparés de la cuisine asiatique. Le mariage entre deux cuisines si subtiles devait obligatoirement être réussi ! Expérience nouvelle pour nos palais, la cuisine fusion franco-asiatique et gastronomique a le vent en poupe. Le restaurant Fanfan s’y illustre tout particulièrement avec aux manettes un ancien candidat de « top chef », Julien Burbaud. Chez Fanfan, le voyage entre terres françaises et asiatiques se joue sur un accord mets-boissons atypique. La découverte de la fusion franco-asiatique se fait en effet avec une sélection de vins mais également - originalité de la maison - de cocktails, de saké ou encore de whiskies japonais, le tout dans un décor au design léché. Car, à expérience gustative exceptionnelle, lieu exceptionnel !

©Yinhua Qiu

 Sola (1 étoile) par exemple, assume le cachet des vieilles pierres en s’installant dans des caves parisiennes du bord de Seine qu’il a aménagées avec une élégance toute japonaise. 

restaurant gastronomique asiatique

© Sola

Pour finir sur une note sucrée, les gastronomiques fusion se distinguent par des desserts hauts de gamme qui se savourent aussi bien gustativement que visuellement, à l’image d’Accents (1 étoile) qui se distingue par ses desserts imaginés par la cheffe pâtissière japonaise Ayumi Sugiyama. Grand bien vous fasse, la cuisine asiatique ne s’illustre pas que dans le salé ! 

IV.Une cuisine qui offre de nombreuses occasions de consommation hors des heures de repas

Le sucré est le dernier levier à date de la cuisine asiatique en France. Marché porteur, il offre de nombreuses opportunités commerciales. Que ça soit en boulangerie, brunch salon de thé, la cuisine asiatique s’illustre. 

1.Le succès des boulangerie / pâtisseries japonaises 

Les boulangeries / pâtisseries se multiplient comme des petits pains à Paris. Un phénomène qui a l’apanage de la nouveauté. Ces pâtisseries sont faites à partir de produits relativement nouveaux pour notre palais comme la pâte de riz, le sésame, les haricots rouges, le yuzu ou encore le matcha que l’on retrouve même maintenant dans les boulangeries françaises. 

Nouveauté pour nos papilles mais aussi pour nos yeux ébahis. La pâtisserie japonaise est haute en couleurs, et elle a ce “petit je ne sais quoi” de kawaii (adjectif japonais signifiant principalement « mignon »). Ces pâtisseries très instagrammables sont très recherchées par une jeune clientèle toujours en quête d’adresses à partager sur les réseaux sociaux. 

© David Lebovitz

Une des premières pâtisseries boulangerie a tiré son épingle du jeu, c'est la boulangerie Aki. Idéalement situé en plein cœur du 1er arrondissement, la boutique ne désemplit pas. A toute heure de la journée, il vous faudra vous armer de patience afin de pouvoir déguster des desserts franco-nippons colorés comme les éclairs au yuzu ou autres mille-feuilles au matcha. Ce qu'on aime ici, c'est le goût de l'originalité, comme les daifuku, ces boules de riz gluant fourrées à la pâte d'azuki et, ici, avec des morceaux de fruits frais. Chez Aki, il est possible de déguster sa pâtisserie sur place, mais pour déguster des douceurs assis confortablement, les salons de thé asiatiques sont de rigueur.

2.Salons thé asiatiques : univers décalé et plaisirs sucrés 

Les salons de thé japonais sont devenus les points de rendez-vous pour les goûters et brunch entre amis. Si les mets proposés sont délicieux, c’est avant tout pour la décoration que l’on se déplace. Une déco kawaii où l’on se sent bien, où l’on se laisse bercer par la musique J-Pop en fond. L’endroit parfait pour un après-midi entre filles. Le très rose bonbon M63 salon de thé en est le parfait exemple. Impossible de manquer sa devanture couleur fraise Tagada ! 

Les salons de thé japonais ne sont pas les seuls à se démarquer avec succès, le salon de thé coréen à lui aussi investit la métropole. Plus 82 Paris, premier salon thé coréen à Paris a ouvert ses portes en mai 2018 et connaît déjà un grand succès ! Tant dans la décoration intérieure que dans la carte, on y retrouve un petit bout de Corée. Son seul support de communication ? Son compte Instagram très bien alimenté en post et en stories - au moins une stories tous les jours. Des rendez-vous qui ont su fidéliser leur clientèle. Leur compte Instagram compte déjà presque 9 000 abonnés en un peu plus d’un an. Enfin, et surtout, Plus 82 Paris, est l’un des rares endroits où l’on peut déguster un bingsu (un dessert coréen à base de glace pilée, de pâte de haricot rouge, crème glacée et de lait concentré sucré, on peut y ajouter des fruits, du matcha, des biscuits, de la poudre de sésame et bien d’autres ingrédients.) Avec des prix entre 8 et 9 euros, le bingsu est assez généreux pour être partagé. Plaisirs gustatifs garantis ! 

© Ninaah Bulles

Ces enseignes ont su s’adapter à la demande parisienne. Elles proposent des offres complètes, à l’instar de Umani Matcha qui a récemment intégré à son menu une offre  brunch aux couleurs japonaises pour tous les portes monnaies. Du « Matcha Morning » à 16 € au « Brunch Veggie » à 28€, chacun s’y retrouvera.

brunch asiatique cuisine asiatique

© Umami café

3.Tout ce qui est petit est bon et mignon 

Autre avantage de ces pâtisseries, c’est qu’elles se dégustent par petite portion et permettent de se laisser tenter par plusieurs d’entre elles sans se sentir coupable ou avoir une sensation de ventre plein. C’est l’expérience que propose la Maison du Mochi,( douceurs à base de riz gluant, avant tout sucrées et quelques fois salées. Le mochi peut être fourré avec une pâte de haricots rouges ou de la glace), en plein cœur de Paris. Dans cet établissement, c’est le paradis du mochi. Il en existe à tous les parfums : thé matcha, yuzu, noisette, anko, sésame noir, amande, etc. 

dessert asiatique goûter asiatique mochis

© La Maison du Mochi

Vous avez l’eau à la bouche ? Ces mets gourmands peuvent venir jusqu’à vous sans que vous ayez besoin de vous déplacer : en effet, le business model de cet enseigne, initialement sans point de vente, est la livraison à domicile. Ce sont les nombreux succès de ces livraisons qui lui ont permis par la suite d’investir dans une adresse  physique. 

4.Foisonnement des stands à Bubble tea 

Cette boisson qui mélange thé, lait, ou jus de fruits, avec des billes de tapioca, parfois aromatisées, est originaire de l’île de Taïwan. C’est la boisson parfaite à emporter pour se rafraîchir en été ou pour faire une pause de boissons chaudes en hiver. Le bubble tea est aussi une formule gagnante par son accessibilité en termes de nombre de points de vente. En effet, nul besoin d’une grande surface pour prendre commande et servir ses clients qui généralement ne s’attardent pas sur place. Il se retrouve donc à chaque coin de rue : Bubble T Paris dans 14ème arrondissement, Herb tea dans le 9ème, Guimi House dans le 10ème et bien d’autres encore !  

bubble tea paris restaurant asiatique

Seconde atout de ce take-away gourmand, c’est la possibilité de le personnaliser en fonctions de ses envies ! C’est ce que propose des enseignes comme Momen'tea (enseigne qui compte de nombreux établissements sur Paris) ou encore Boba Tea. Sur leurs stands le client est libre de choisir la composition de son bubble tea ainsi que les billes de tapioca. Si la boisson n’est pas donnée (comptez 10 euros en moyenne), vous ne serez pas déçu par la qualité des produits et vous serez vite rassasié pour votre journée (le bubble tea est très nourrissant). Ce schéma de vente à emporter sucrée pourrait bien s'appliquer avec le même succès pour les taiyaki (gaufres en forme de poisson, garnies de haricots rouges), les dorayaki (pancakes fourrés à la crème de haricot rouge), des take-away japonais kawaii à souhait à déguster sur le pouce. Pour le moment, seules quelques adresses bien cachées existent, mais elles pourraient faire vite face à une nouvelle concurrence séduite par leur économie qui requiert peu d'espace et demande une matière première peu coûteuse. 

Si aujourd’hui la cuisine asiatique n’est pas réputée pour ses recettes sucrées, il est fort à parier que, dans les prochaines années, ces spécialités réussiront à fidéliser leur clientèle et à se renouveler pour en séduire une nouvelle plus urbaine, curieuse et gourmande.   

En quelques années seulement la cuisine asiatique a réussi à se réinventer en France et a converti de nouveaux amateurs. De l’enseigne portée par une stratégie marketing efficace au gastronomique en passant par le salon de thé bien caché, tous contribuent à l’engouement général. Bien plus encore, cette cuisine chaleureuse, riche de traditions et d’histoires participe à faire rayonner la culture asiatique jusqu’ici méconnue et victime de nombreux clichés frôlant parfois le ridicule. Un des derniers films d’animation Disney/ Pixar racontant l’histoire d’un petit Bao (brioche chaude) illustre parfaitement notre acculturation grandissante à la culture asiatique et aussi osons le dire notre amour pour cette cuisine si réconfortante. 

Sources : 

https://harris-interactive.fr/opinion_polls/les-francais-et-la-cuisine-asiatique/

https://www.journaldunet.com/economie/expert/62438/le-business-tres-juteux-du-sushi-a-paris.shtml

https://www.lemonde.fr/m-gastronomie/article/2019/07/12/restaurant-panda-panda-l-asie-mutee_5488587_4497540.html

10 bonnes résolutions pour booster la visibilité en ligne de son restaurant à la rentrée !

Une stratégie de communication digitale efficace est essentielle pour développer la notoriété de son restaurant. En cette rentrée 2019, Malou partage 10 bonnes résolutions de rentrée pour booster votre restaurant.

L’été a pris fin, le soleil se fait moins chaud, les écoliers sont armés de leurs cartables, les transports sont de nouveau bondés... Pas de doute : la rentrée est bien passée ! Et elle concerne chacun d’entre nous, restaurateurs compris. Les touristes ont laissé place aux Parisiens qui ont repris leurs bonnes habitudes, et notamment leurs habitudes de sortie ! 13% des Français se rendent en effet au restaurant 2 à 3 fois par mois. Mais comment réussir à profiter de cette opportunité et à se démarquer des quelques 175 000 restaurants concurrents de l’Hexagone ?

résolution rentrée restaurateurs

Les tendances évoluant vite à Paris et ailleurs, chaque rentrée est un nouveau challenge pour les restaurateurs ! L’objectif des propriétaires d’établissements ? Sortir du lot, apparaître partout et donner envie, sur toutes les plateformes pertinentes pour convertir de nombreux internautes en clients avant de les fidéliser. Mais pour cela, il est indispensable de mettre en place de bonnes pratiques, de s’armer des bons outils et de prendre de bonnes habitudes. Quelles sont-elles ? Voici les 10 résolutions à adopter par chaque restaurateurs pour s’assurer une année faite de succès.

1.Répondre à tous les avis clients et recontacter les clients insatisfaits.

avis clients restauration réponses

Le premier réflexe à adopter est incontestablement de répondre à tous les avis laissés par les clients de son restaurant. Si cela prend du temps, cette tâche s’avère pour autant indispensable, et ce pour plusieurs raisons : 

  • Cela permet tout d’abord de fidéliser les personnes ayant laissé un avis positif. En répondant à cet avis, le lien entre le client et le restaurateur s’intensifie et les chances de voir ce client revenir dans son établissement s’accroissent.
  • Cela permet par ailleurs de convaincre les clients non satisfaits et de donner une seconde chance à l’établissement qui n’a pas réussi à les séduire. Les réponses négatives sont d’ailleurs celles sur lesquelles les restaurateurs doivent prendre le plus de temps. Elles permettent d’engager le dialogue et de comprendre les points d’amélioration sur lesquels travailler - particulièrement lorsque ces points reviennent d’un client à un autre. Lorsque le client est insatisfait, il ne faut à ce titre pas hésiter à lui proposer de réitérer l’expérience et à venir tester le restaurant ultérieurement. Pour cela, il est important de comprendre si son insatisfaction relève d’une erreur exceptionnelle (service particulièrement encombré ce jour-là, erreur dans la commande…) ou si au contraire cela relève de points à améliorer rapidement. Dans ces deux cas de figure, il est important de préciser à ce client que l’erreur sera effacée lors de sa prochaine venue.
  • Enfin, répondre à ces avis clients, qu’ils soient bons ou mauvais, permet de gagner en visibilité sur Google. Le moteur de recherche prend en effet en compte les réponses d’avis, mais aussi les mots-clés qui sont intégrés dans ces dernières. Il est alors important d’identifier les termes définissant son établissement, et de les insérer dans un maximum de réponses aux avis. Le processus de classement est par ailleurs le même sur les annuaires de référencement : TripAdvisor, La Fourchette ou encore Yelp prennent en compte les réponses aux avis dans leur classement général. Il est donc important de ne pas les négliger pour gagner en visibilité et optimiser son référencement !

2.Être présent sur un maximum d’annuaires.

Pour maximiser ses chances de convertir de nombreux internautes en clients, il est important d’être présent sur tous les annuaires de référencement ! 7 Français sur 10 choisissent aujourd’hui leur restaurant en ligne. Mais pour le choisir, ils ont à leur disposition de nombreux outils : La Fourchette, Google, TripAdvisor, Yelp, les Pages Jaunes sont autant de sites sur lesquels les clients se rendent pour opter pour leur établissement de prédilection. Être présent sur l’ensemble des canaux sur lesquels ses potentiels clients se rendent permet ainsi d’optimiser ses chances de faire salle comble midis et soirs.

annuaires restaurants avis référencement - La fourchette - Trip Advisor

Par ailleurs, il est important de penser aux clients internationaux. Les touristes n’utilisent pas les mêmes plateformes de référencement que les autres clients, mais sont pour les restaurateurs des sources de revenus non négligeables. Comment trouver ces plateformes ? RDV sur notre article “Les 12 meilleurs moteurs de recherches, annuaires, sites et applications où référencer son restaurant”

3.Mettre à jour son menu et ses horaires sur toutes ses plateformes.

Mais être présent sur ces plateformes ne suffit pas ! Pour que sa présence  soit utile, il est impératif d’y actualiser régulièrement les informations qui y sont renseignées. Un changement d’horaire ? Une nouvelle carte ? Un plat remplacé ? Une fermeture exceptionnelle ? Toutes ces modifications doivent être apportées sur l’ensemble des annuaires de référencement sur lesquels le restaurant est présent. 

4.Faire attention aux visuels utilisés.

visuels réseaux sociaux référencement visibilité acquisition Instragram Facebook

La rentrée des classes c’est l’occasion de se faire beau  ! Sur internet, vos photos sont votre vitrine ! Veillez à ce que vos visuels soient attrayants et surtout représentatifs de vos plats, de votre décoration et de votre ambiance. Des visuels alléchants finiront de convaincre les internautes qui vous cherchent sur internet ! 

5.Partager régulièrement sur les réseaux sociaux.

Ces visuels peuvent vous  être utiles pour l’animation de vos réseaux sociaux. Car s’il y a bien une bonne résolution à appliquer dès septembre, c’est d’être actif sur les réseaux sociaux ! Deux avantages à être présent sur Instagram et Facebook : acquisition et fidélisation.  Des publications constantes sur vos réseaux renforceront un référencement naturel pour votre enseigne. Enfin, à l'instar de Tripadvisor et autres annuaires Facebook et Instagram sont très plébiscités pour dénicher des bonnes adresses ! Véritable vitrine pour votre restaurant, une bonne stratégie de community management vous aidera à gagner en notoriété.  Allez ! À vos hashtags ! 

6.Penser à regarder vos messages directs via Instagram et Messenger.

Réservation restaurant Instagram et Messenger

Et oui Instagram et Facebook sont autant utilisés que nos sempiternels annuaires  ! On l’oublie souvent mais Instagram et Messenger sont utilisés par votre clientèle pour vous poser des questions et vous envoyer directement une demande de réservation. Pour éviter tout abandon suite à l’absence de réponse, trouvez un créneau dans votre journée pour vérifier vos messages et répondre aux éventuelles demandes. Si le temps vous manque, installez directement un bouton de renvoi vers votre plateforme de réservation.

7.Partager des contenus authentiques en direct.

Pour se différencier sur les réseaux sociaux, pas de recette miracle, il va falloir vous mettre aux stories ! Aujourd’hui, 500 millions d'utilisateurs consomment chaque jour des stories sur Instagram. C’est un créneau à ne pas manquer pour gagner en visibilité. L'authenticité est de mise sur ce format,  profitez-en pour partager les coulisses, équipe, nouveaux menus, plats du jour, cela renforcera les liens avec votre communauté. Au quotidien informée de votre actualité, votre communauté sera plus fidélisée. Dernier avantage et pas des moindres : vous serez plus visibles sur Instagram.

stories Instagram acquisition nouveaux clients restaurations

 

8.Optimiser votre capital sympathie, demandez à vos clients de donner leur avis.

Vous avez rempli votre mission : votre client est ventre plein et tout sourire. N’hésitez pas à lui demander de vous laisser un avis ! Il sera ravi de partager son expérience réussie. Les commentaires sont essentiels pour une bonne visibilité sur le net, alors ne soyez pas timides ! Le référencement de votre restaurant vous dira merci.

avis clients commentaires sur annuaires

9.Sur vos réseaux sociaux, bien angler pour mieux cibler !

La maîtrise technique d’Instagram ou de Facebook ne vous suffira pas pour vous différencier, si vos publications s’adressent à une cible éloignée de votre clientèle habituelle. Si le ton n’y est pas, vous risquez de décevoir vos habitués et vos clients potentiels. Tandis que pour un gastronomique le vouvoiement et ton formel seront de rigueur, le ton se fera volontiers plus léger et le tutoiement sera recommandé pour une enseigne plus décontractée. Avant d’investir les réseaux sociaux posez-vous deux questions : à quelle cible je souhaite m’adresser ? Et comment dois-je m’adresser à cette cible ?  

10.Se faire accompagner ! 

Vous êtes motivés pour appliquer ces bonnes résolutions mais le temps et l’expertise vous manquent  ? C'est notre métier chez Malou ! Nous aidons les restaurateurs à accroître leur notoriété, à convaincre de nouveaux clients et à les garder. Vous pouvez nous écrire à contact@malou.io nous serions ravis de vous aider !

Stories Instagram : pourquoi et comment les intégrer à la communication digitale de son restaurant ?

500 millions d'utilisateurs consultent ou publient chaque jour des stories Instagram. L'ampleur du phénomène confirme que les stories sont devenues un outil indispensable pour créer du lien avec ses abonnés, partager des moments d'authenticité et ainsi œuvrer à les fidéliser. Les restaurants ont tout intérêt à intégrer les stories à leur stratégie de communication :Stories Instagram : pourquoi et comment les intégrer à la communication digitale de son restaurant ?Lancé en 2013 par Snapchat, le réseau social préféré des Millenials, les stories sont caractérisées par leur caractère éphémère. Ce format, qui prend la forme de courtes vidéos de 15 secondes maximum ou de photos, n'est visible que 24 heures pas les internautes. Elles peuvent désormais être archivées et placées en Unes de votre profil Instagram. Elles deviennent alors pérennes et peuvent être d’excellent moyen de mettre en valeur les coulisses de votre restaurant

Le phénomène a rapidement intéressé les autres réseaux sociaux. Instagram, Facebook, puis WhatsApp se sont emparés les uns après les autres de la tendance en les adaptant à leur plateforme.

Il y a quelques semaines, c'était au tour du service de musique Spotify, d’annoncer son appropriation du phénomène en les baptisant storylines.

Alors plus aucun doute ne plane sur l'avenir de ce format désormais incontournable. Les stories Instagram, mais aussi Facebook et Snapchat, font aujourd'hui partie intégrante du quotidien des Français, qui les consomment de façon de plus en plus soutenue. Ces usages en font des opportunités non négligeables pour les entreprises qui peuvent les utiliser comme des points de contact privilégiés avec leurs cibles. En quelques années, les stories sont ainsi devenues un outil de communication de premier ordre, surtout pour les restaurants qui y voient un moyen de réinventer leur storytelling et de renforcer leur notoriété.

Mais comment expliquer le succès de ce format médiatique ? Comment l'intégrer dans la stratégie de communication de son restaurant ? Comment bien maîtriser l'outil ? Quelles sont les pratiques inspirantes à retenir dans le secteur de la restauration ? Réponses dans cet article.

1. Décryptage : la tendance stories au cœur des réseaux sociaux

Les chiffres du succès

Revenons tout d'abord sur les chiffres qui caractérisent ce succès.

Nous le disions,  500  millions d'utilisateurs consomment chaque jour des stories sur Instagram. Et ce nombre déjà conséquent ne fait qu'augmenter. En hausse de 842% depuis leur insertion en 2016 sur la plateforme, la consommation de stories connaît une croissance 15 fois plus importante que les formats classiques développés sur Instagram. Et le réseau social ne compte pas se satisfaire du nombre actuel de consommateurs : de nouvelles fonctionnalités sont introduites par le réseau social chaque mois, et attirent toujours plus de curieux.

Alors forcément, les entreprises ont tout intérêt à profiter du phénomène et à intégrer ces usages et ces outils dans leurs stratégies de communication. En effet, 80% des utilisateurs Instagram suivent au moins une entreprise. Et cela fonctionne ! Les contenus Instagram génèrent 4 fois plus d'interactions comparé à Facebook.

Mais comment expliquer le succès de ce format ?

Les stories, un succès proche de celui de la success story de la vidéo

Ce succès grandissant fait écho à une seconde success story web : celle du format vidéo. Et pour cause : 81 % des consommateurs déclarent avoir déjà été convaincus d’acheter un produit ou un service en regardant la vidéo d’une entreprise. Plus poignant encore : 85 % d'entre eux déclarent souhaiter voir davantage de vidéo de marque.

C'est certainement de cette tendance qu'ont profité les stories dans un premier temps. La vidéo est en effet depuis quelques années maintenant, le format phare des réseaux sociaux puisque presque 90% des entreprises en produisent spécialement pour ceux-ci. C’est sur Facebook qu’elle règne en maître puisque 81% de ses contenus sont audiovisuels.

Pour s'en convaincre, il suffit d'observer l'évolution du nombre de médias sociaux entièrement consacrés à la vidéo sur Facebook ou encore de voir les nouveaux formats consacrés aux réseaux sociaux développés par les plus grands médias français.Les médias et la vidéo sur les réseaux sociaux en échos aux stories Résultat, le temps passé à regarder des vidéos sur les réseaux sociaux a augmenté de 80% entre 2017 et 2018, et on estime que 4 fois plus de vidéos sont créées tous les jours sur les plateformes sociales. Les usages sont tels qu'il n'y a rien d'étonnant à voir ces deux courbes évoluer en parallèle, sachant que les stories hébergent souvent des formats vidéos, ou bien des images animées d'emojis ou de GIFs.

Mais l'explication du succès des stories ne peut s'arrêter là. Elles sont en réalité surtout le reflet d'une réponse à une demande d'authenticité, de proximité et de spontanéité des consommateurs.

Liberté, authenticité, proximité, spontanéité : les clés du succès des stories

Les stories répondent à une évolution du rapport entre entreprises et consommateurs. Ces derniers rejettent de plus en plus le modèle classique de publicité, qu'ils considèrent comme trop intrusifs et sont en demande d'une reprise de pouvoir.

  • La reprise de pouvoir de l'internaute, au profit des entreprises

Le nombre grandissant d'internautes utilisants des Adblockers (600 millions de personnes) est un indicateur fort des désirs des consommateurs : les Français ont de moins en moins envie de subir le contenu qu'ils consomment, notamment sur les réseaux sociaux.Grâce aux stories les consommateurs reprennent du pouvoir sur les réseaux sociauxLes murs d'actualité bondés lassent de plus en plus, laissant une place de choix aux stories pour se développer. Et pour cause : l'avantage principal de ce format réside dans la façon dont le socionaute les aborde. Le contenu ne s'impose plus aux internautes, mais laisse les internautes venir vers lui. Même si les stories sont fortement mises en avant par les plateformes (en haut de leur page d'accueil pour Facebook et Instagram par exemple), l'internaute décide de les consommer ou de les ignorer. Les stories ont donc fortement transformé le comportement des utilisateurs des plateformes sociales en leur redonnant un certain pouvoir.

  • Une augmentation des interactions entre entreprises et consommateurs

Les stories ont également participé au renforcement du lien entre les consommateurs et les entreprises qui publient du contenu sur les réseaux sociaux. De nombreuses fonctionnalités ont été ajoutées par Facebook et Instagram pour faciliter les interactions entre auteurs et lecteurs du contenu publié au sein des stories. Sondages, questions/réponses, barres de satisfactions... sont désormais autant de possibilité d'interagir avec sa communauté, et autant de moyens de diversifier la manière dont les entreprises s'adressent à leurs audiences sociales. Le feed de leur compte, toujours aussi important, n'a pas la même tonalité que les stories qui sont souvent plus directes et qui créent une relation de forte proximité avec les utilisateurs.

  • Un format authentique qui pousse à la proximité

Les stories sont idéales pour valoriser les événements vécus en direct. De courtes vidéos ou photos prises sur le vif permettent de témoigner de l'instant présent auprès de sa communauté. L'éphémérité de ces publications rendent cette utilisation particulièrement propice au format. Plus besoin de s'inquiéter de la perfection de son post car il ne sera pas gravé dans le marbre. La spontanéité est donc placée au cœur des stories, qui jouissent ainsi d'une image d'authenticité auprès de leur public.Les stories, un contenu authentique à partager avec son audiencePour les entreprises, ces moments de vie capturés et partagés avec leur communauté permettent de créer une forte proximité avec elle. Les lecteurs des stories ont la sensation d'entrer dans le quotidien de l'entreprise. Ce sentiment s'accompagne également d'une impression d'exclusivité : l'internaute accède à l'intimité de la marque qui accepte de lui montrer, pour 24 heures seulement, ces moments jusque là gardés secrets.

Les stories permettent donc aux établissements de créer une relation forte avec leurs communautés sociales parmi lesquelles se cachent de nombreux clients potentiels. Elles sont l'occasion de leur raconter des histoires plus intimes, et de renforcer le storytelling. C'est particulièrement le cas pour les restaurateurs qui ont matière à montrer les coulisses des cuisines, l'arrivée des produits, la préparation de la salle, les moments de décompression du staff... Avec les stories, ils peuvent partager un contenu différent de celui qui nourrit déjà leurs comptes sociaux.

Enfin, la visibilité générée par ce format est plus importante que les posts. Ces derniers peuvent se noyer sur la timelines des actualités et  donc passer facilement à la trappe. Les stories sont mises en avant au sommet des fils d’actualité en fonction du moment de leur publication et sont visionnées par les internautes à la suite.

Mais que raconter au sein de ses stories ? Quelles sont les bonnes pratiques à suivre ? Voici 6 exemples de stories inspirantes à ne pas hésiter à reproduire pour la communication digitale de son restaurant !

2. 6 exemples de pratiques inspirantes à reproduire au sein des stories de son restaurant

Nous avons analysé pour vous quatre restaurants aux stratégies digitales réfléchies et impactantes : Big Fernand, Big Mamma, Pizzou et PNY.

1- Valoriser ses équipes

Les stories sont le parfait moyen de montrer à ses potentiels clients l'atmosphère qui règne au sein de son restaurant. Et pour cela, quels meilleurs ambassadeurs que les personnes qui y travaillent au quotidien ? Les utilisateurs de Facebook ou d'Instagram seront ravis de découvrir les personnes qui les accueilleront dans l'établissement. Alors n'hésitez pas à mettre en avant les membres de votre équipe, et même à les taguer, cela montrera l'implication et leur fierté de travailler dans votre restaurant.Présenter ses équipes dans ses stories une bonne pratique pour les restaurants

Big Mamma, qui valorise ici à gauche l'un de ses barmen au sein d'une story fixe* nommée "No Fucking Entry", et Big Fernand qui présente à droite la joie de vivre d'une de ses recrues, mettent tous deux cette stratégie en place au quotidien. Les deux enseignes mettent particulièrement en avant l'atmosphère détendue du restaurant dans leur communication. Les membres de leurs équipes souriantes, jeunes, dynamiques en sont les meilleurs représentants, ils font donc le choix de leur donner une visibilité importante et les transforment ainsi en leurs premiers ambassadeurs.

*Les stories fixes sont des stories figées en haut de la page Instagram du compte. Ces stories ne sont plus éphémères et permettent de valoriser sur le long terme ses contenus. Elles sont un très bon moyen de contrer la durée d'existence réduite des stories classiques, tout en conservant ses avantages (liberté de lecture de l'internaute, mise en avant en haut du compte, spontanéité, authenticité...).

2 - Montrer les coulisses du restaurant

Les stories permettent également de montrer ce que les clients ne voient pas de votre restaurant lorsqu'ils viennent. Vous pouvez ainsi vous amuser à leur montrer l'envers du décor : vous avez l'habitude de mettre la musique à fond et de chanter à tue-tête en faisant le ménage une fois que les clients sont partis ? C'est le moment de leur montrer ! Ils seront ravis de voir que votre restaurant est un lieu dans lequel il fait bon vivre, y compris lorsque ses portes ne sont pas ouvertes au public. Vous pouvez également mettre en avant le travail que vous fournissez pour les accueillir : découverte des produits, recettes, décoration... Soyez inventifs !montrer son travail dans ses stories

PNY a décidé par exemple de montrer les coulisses du travail réalisé par les équipes du restaurant et de mettre l'eau à la bouche à sa communauté en précisant dans sa story que de nouvelles recettes de burgers étaient en préparation. Cela permet notamment à PNY de valoriser le travail fait en cuisine et de montrer que les recettes proposées à la carte sont uniques.montrer les coulisses de son restaurant dans ses storiesBig Fernand aussi a souhaité montrer l'envers du décors de son restaurant à ses abonnés, et il l'a fait de manière très originale et interactive. Il y a quelques semaines, l'enseigne a mis en place un jeu de questions-réponses avec sa communauté. Le principe était simple : les socionautes pouvaient poser toutes les questions qui leur passaient par la tête, et l'enseigne leur répondait en toute franchise. Leurs abonnés s'en sont donnés à cœur joie et ont posé les questions les plus farfelues auxquelles le représentant de Big Fernand n'a pas hésité à répondre (non sans humour !). Mais ce moment d'échange fut également l'opportunité pour le restaurant spécialisé dans les burgers, de présenter quelques secrets inconnus du public comme le nom du créateur de ses recettes.

3 - Valoriser ses abonnés et créer des communautés grâce aux stories

Les clients des restaurants publient très régulièrement des stories dans lesquelles ils taguent le compte Instagram de l'établissement. Ces contenus sont précieux pour vous car ils sont la preuve pour les socionautes que votre clientèle apprécie ce que vous proposez. N'hésitez donc surtout pas à partager ces stories en les insérant dans la votre !

A partir de 10 000 followers, Instagram vous offre la possibilité d'insérer l'outil Swipe-up au sein de vos stories, celui-ci vous permet d'inciter vos abonnés à en "voir plus" et à être redirigé vers le contenu de vos choix (site internet, article), sans quitter Instagram.

 

Les regrams en stories permettent de mettre son audience en confianceC'est ce que fait très bien Pizzou, en partageant très régulièrement du contenu publié par ses clients, et en y insérant des GIFs amusants. Cela valorise la clientèle et permet d'inciter les internautes à publier des stories au sein du restaurant. Ici, l'influenceur et journaliste Alexisthiebault est venu tester l'établissement et l'a partagé avec sa communauté au sein d'une longue story. Pizzou a valorisé cette visite virtuelle organisée par le journaliste au sein de sa propre story.inciter les stories dans son restaurantPNY a même mis en place au sein de son restaurant un procédé incitant fortement les clients à se prendre en photo et à les publier sur leurs comptes sociaux. Avant même de se rendre chez PNY, les clients savent qu'ils peuvent y faire une photo tendance dans le miroir prévu à cet effet situé dans les toilettes du restaurant et la publier sur leurs réseaux sociaux. L'enseigne repartage chacun des selfies au sein d'une story fixe. En taguant les clients jouant le jeu, PNY a réussi à transformer cette pratique en un véritable rituel de passage chez eux. Pour le restaurant, cette story fixe permet de valoriser l'extraordinaire communauté qu'il a réussi à créer. 

4 - Partager son savoir-faire ou celui de ses partenaires

Vous avez un savoir-faire qu'il ne faut pas que vous hésitiez à valoriser. Les stories vous permettent de publier des vidéos courtes qui peuvent, les unes après les autres, prendre la forme d'un tutoriel. Vous captiverez ainsi votre communauté qui sera ravie d'apprendre comment sont préparés vos plats, ou encore où vous dénichez vos produits. Vos clients déjà fidèles comprendront ainsi vos petits secrets, tandis que vos abonnés non encore initiés auront l'eau à la bouche et n'hésiteront plus à passer le pas de votre porte.montrer la provenance de ses produits dans ses storiesBig Fernand a ainsi valorisé la provenance de la viande présentée à sa carte au sein d'une story fixe nommée "Nos viandes". Ce format horizontal immersif, transporte le socionaute en Bourgogne, dans les fermes dans lesquelles les créateurs de l'enseigne sourcent leur viande. Ces derniers, présents dans la vidéo, emmènent les internautes à la rencontre d'éleveurs qui expliquent pourquoi la viande de chez Big Fernand est d'une qualité d'exception. Rassurant pour les clients ou futurs clients, ce format permet également de leur apprendre de nombreuses choses.

5 - Demander l'avis de sa communauté

Il est désormais possible de créer des sondages au sein de ses stories. Cet outil, qui comptabilise même les votes et les donne à voir aux personnes ayant participé, permet aux restaurateurs de demander l'avis de ses clients sur un produit, l'ajout d'une recette à sa carte, ou bien sur n'importe quelle question décalée.

Par le biais du sondage, vous remettez vraiment au centre de vos préoccupations et de votre volonté de bien faire l’opinion de vos invités, ce qui peut vous faire un véritable coup de pub. Les avis récoltés pourront également vous permettre d’améliorer vos stratégies futures et d’éclairer une défaillance de votre offre que vous n’aviez pas remarquée. C’est également l’occasion de donner la parole à vos prospects avant qu’ils ne tentent leur expérience culinaire chez vous. 

Interactifs, amusants, et proches du mode conversationnel (principe de question / réponse), les sondages font partie des outils les plus propices à la prise de contact avec ses abonnés. utiliser les sondages dans ses stories

 

Les quizz sont aussi d’excellents moyens d'interagir avec votre communauté de manière ludique. Vous pouvez questionner vos abonnés et leur suggérer plusieurs réponses dont une que vous jugerez la "bonne réponse". Ce nouvel outil permet de nouer une relation de proximité avec vos participants puisque cela leur offre la possibilité d'en apprendre davantage sur votre restaurant (les recettes, l'histoire de votre restaurant, le nom de vos produits) tous les petits détails qui participent à la vie quotidienne de votre établissement.

Dans cet exemple, Big Mamma s'est ainsi amusé à demandé à ses abonnés quel était leur plat favori parmi les deux spécialités de l'enseigne : les pizzas et les pâtes. Résultat : une écrasante majorité des followers de Big Mamma préfèrent visiblement le premier choix ! Si cette réponse n'apporte aucun intérêt particulier au lecteur sur le restaurant, il permet d'amuser les utilisateurs, et de mesurer leur engagement. 

6- Partager ses actualités et générer des résas

Depuis peu, vous pouvez également partager un évènement dans votre story et savoir si celui-ci est susceptible de susciter de l’intérêt auprès de votre communauté. Vous pouvez y insérer un autocollant afin que votre communauté puissent directement répondre à votre invitation. Dans cette hypothèse, l'outil swipe up peut vous permettre d'offrir la possibilité de réserver directement à votre communauté depuis Instagram !

7 - Présenter ses exclusivités

Enfin, les stories sont l'espace idéal pour présenter à sa communauté ses nouveautés ou ses exclusivités. Comme Pizzou, n'hésitez donc pas à y présenter vos plats, desserts ou encore boisson du jour ou du moment.valoriser ses nouveautés au sein de ses storiesCes stories vous permettront, c'est certain, de convertir plus d'un gourmand en client du jour.

3. Les outils pour réussir vos stories

Pour réaliser vos stories, de nombreux outils existent pour vous aider à les embellir ou à les rendre plus interactives. 

Pour réaliser vos stories, pas de panique si vous n’êtes pas un prodige du design, beaucoup d’outils faciles à utiliser sont proposés sur le web pour embellir vos contenus :

Mojo est une application à télécharger sur le store, disponible en version gratuite. Elle vous permet de réaliser des enchaînements de plusieurs photos, de réaliser des présentations soignées et travaillées avec un choix imprenable de typologies. Ce n’est pas la seule, il en existe beaucoup d’autres tels que Typorama, InShot, Fotor…

Les applications Hype Type et Quik sont un excellent moyen d’offrir des textes animés et d’insérer de la musique dans vos stories.

Enfin, Data Story est un outil intéressant qui permet de réaliser des graphiques interactifs. Facile à utiliser, vous pouvez réunir vos données dans un tableau Excel puis vous n’aurez qu’à sélectionner la zone que vous souhaitez transformer visuellement sous forme de graphique. Vous pouvez choisir la présentation qui vous semble la plus pertinente et l’insérer dans votre story.

Conclusion : les stories, un outil de communication indispensable et complémentaire des posts de son compte

Les stories valorisent donc un contenu lié à l'instant présent, au quotidien, un contenu proche de l'intime, de l'exclusif. Elles vous permettent de créer un lien fort avec vos abonnés, très nombreux à en consommer. Pour autant, ne négligez pas l'importance de votre compte. Les posts que vous publiez ne sont pas à négliger au profit des stories. Ils sont même à travailler avec une grande précision car l'ensemble des publications que vous partagez est le reflet de l'identité de votre restaurant. En un coup d'oeil, les socionautes doivent comprendre ce qui le caractérise, ce qui le rend unique.

Les stories sont donc en peu de temps devenues indispensables à une communication digitale moderne, tendance, interactive et impactante, mais elles n'ont pour autant pas balayé le contenu publié sous forme de post. 

Les offres de restauration en hôtellerie : une opportunité à saisir ?

Restauration, brunch, petit déjeuner, tea time... les occasions pour générer du revenu sur l'offre F&B (Food & Beverage) ne manquent pas aux hôteliers. Et ils sont de plus en plus nombreux à essayer de réaliser du chiffre d'affaires avec une clientèle non hébergée. Cette tendance n’est pas nouvelle, en 1995, déjà, l’Hôtel Costes s’implantait au cœur de Paris avec son restaurant qui animait le quartier et la rue Saint-Honoré. L’Hôtel Amour a lui aussi offert un cadre chaleureux et convivial aux Parisiens en 2006. 

Ces concepts de restaurants d’hôtels se sont multipliés ces dernières années, favorisés par l’arrivée de nouveaux concurrents sur le marché de l’hébergement (Airbnb…) et par la saisonnalité de l’activité qui peut avoir des conséquences désastreuses sur le chiffre d’affaires des hôtels. A travers, le Food & Beverage, l’offre hôtelière cherche à se réinventer notamment en misant sur la singularité et l’intimité des lieux. Le référent français en la matière est le Mama Shelter créé en 2008 qui fort de son succès s’est exporté dans les grandes villes de France et à l’étranger (Los Angeles, Istanbul). 

Cette nouvelle génération d’hôtels parie sur le lifestyle afin d’offrir à ses convives de véritables moments de vie. C’est d’ailleurs ce que décrit Serge Trigano, à l’origine de l’enseigne Mama Shelter lorsqu’il qualifie ses hôtels de « restaurants avec des chambres au-dessus ». En plus d’animer son établissement au quotidien, ces services contribuent à dynamiser le quartier et ses alentours. En effet, la visibilité et l’ouverture du rez-de-chaussée des hôtels attisent une nouvelle clientèle locale qui vient se mêler aux touristes. Comme l’exprime Pierre Moussié, propriétaire de l’Hôtel Providence : « Quand elle entre dans un hôtel, la clientèle étrangère veut être baignée dans Paris, pas se retrouver entre touristes pendant le petit déjeuner ». Le restaurant ou le bar est un beau moyen de générer une clientèle à la fois diversifiée et locale. Le créneau du Food & Beverage semble être une véritable opportunité à saisir pour les hôteliers puisqu’elle élargit leurs sources de revenus et réinsuffle de la vie et de la bonne humeur à l’hébergement touristique. La preuve en chiffres :

Les accords mets-cocktails, un pari gagnant pour les restaurants ? 9 adresses à tester à la rentrée !

Alcool, eau, café, thé, soft... les boissons ne sont pas à prendre à la légère dans les offres culinaires. Leurs recettes, leurs modes et moments de consommation sont en constante évolution. Elles peuvent se délecter seules mais ont également pour fonction de sublimer les plats et relever leurs ambitions gustatives. Le choix harmonieux d’une boisson et d’un plat n'est pas anodin, il est d'ailleurs honoré dans les accords mets-boissons.

accord mets-cocktails - restaurants -

La compatibilité gustative de certains ingrédients n'est plus à prouver. En témoigne, la naissance du "food-pairing" en 2007 qui est une méthode scientifique conceptualisée pour la première fois par le chef, d'origine indonésienne Sang-Hoon Degeimbre. En effet, elle consiste à débusquer les meilleures combinaisons d’aliments en fonction de leurs parfums et de leurs compositions chimiques. Cette démarche permet ainsi de créer de nouvelles associations de saveurs, de textures et de couleurs afin de toujours surprendre les convives et de leur faire vivre des expériences culinaires mémorables. De grands chefs du monde entier;  à l'instar du chef anglais Heston Blumenthal rendu célèbre avec son spectaculaire mariage caviar-chocolat blanc, se sont fait connaître grâce à ces nouvelles recettes.

food pairing - accord mets-boissons - accord mets-cocktails - heston blumenthal - chef britannique

Le chef Heston Blumenthal, source : WalesOnline

Le food-pairing englobe également l’accord met-boisson ou l’art de coordonner parfaitement le plat avec la boisson. Ce principe est assez ancien, il trouve son origine au XXème siècle, lors de l’apprentissage de la gastronomie française dans les écoles hôtelières. Il s’agissait traditionnellement d’assortir un plat d’un vin. En effet avec le développement du service séparé des plats à la fin du XIXème siècle, la recherche d'une alliance gustative entre le met présenté et le vin servi se constitue et deviendra un des principes de la gastronomie traditionnelle française. Ces accords mets-vins vont d'ailleurs s'ancrer dans les mœurs jusqu'à nos jours, en témoigne d'ailleurs l'existence d'applications de conseil en la matière.

accord mets-vins - vin et plat -association harmonieuse - vin blanc - poisson

N’avez-vous jamais entendu deux personnes qui s’accrochaient sur le choix du vin en arguant de la composition du plat dégusté ? En effet, il est habituellement admis qu’un poisson ou des fruits de mer se marient avec un vin blanc plutôt sec, que le célèbre foie gras s’accompagne d’un vin blanc moelleux tandis que le fromage s’accommode d’une belle robe rouge.

accords mets-vins - conventions sociales - pic nique

Aujourd’hui, seul 1 client sur 2 consomme une boisson alcoolisée en CHR (cafés, hôtels, restaurants). Nombreux sont les convives, le midi qui refusent la carte des vins pour rester productifs et lucides en entreprise. Le soir, la courbe n’est pas pour autant inversée, les clients peuvent ne pas commander de l’alcool pour des raisons sécuritaires (reprise de la route après le repas), religieuses ou de santé. Les individus ne sont pas non plus tous friands et gourmands d’alcool. Or le constat est sans appel, pour toutes ces personnes les alternatives à l’alcool sont souvent restreintes. La frustration des clients qui se trouvent devant le maigre choix d’un sirop à l’eau, d’un soda, d’une eau pétillante ou d’un jus de fruits peut être très grande surtout en période estivale ou de fête durant lesquelles l’alcool est encore très associé à la détente et à la célébration.

Face à cette réalité, les restaurants s’efforcent de miser sur de nouvelles offres de boisson soft plus élaborées et sophistiquées ou d’accompagner les boissons les plus consommées par les Français de propositions culinaires alléchantes, comme les offres de café/thé gourmand ou des formules petit-déjeuner qui servent une boisson chaude ou un jus d’orange pressé et une viennoiserie.

La boisson prend une réelle importance dans la restauration. Les évolutions des modes de consommation ont engendré des adaptations et des innovations dans l’offre des restaurateurs. Désormais les plats peuvent s’assortir avec du thé, du café, du saké, des spiritueux, de la bière ou encore des cocktails avec ou sans alcools. Le vin n’est plus toujours la boisson d’accompagnement star. Plus aucune règle ne prévaut : le café n’est plus associé à la fin du repas, le thé au goûter ou le cocktail aux soirées.

accords mets-boissons - tea - food

Aujourd’hui, le grand chouchou de l’accord met-boisson est l’accord met-cocktail. Pourquoi le cocktail constitue le choix gagnant d’un accord met-boisson ? Comme l’explique, le barman Thomas Girard, « le cocktail, contrairement au vin, œuvre d’un vigneron, permet d’inventer une boisson sur mesure pour une spécialité ». Le cocktail permet donc d’offrir une boisson unique adaptée à la nourriture qui accompagnera sa dégustation. La boisson est donc préparée en fonction du plat, elle n’est plus seulement choisie à l’instar du vin.

De plus, le cocktail peut être à la fois proposé avec alcool ou sans alcool, habituellement nommé le mocktail. Enfin, il s’accommode de toutes les formes de restauration, il peut être servi aussi bien avec du sucré, du salé et être présenté tant à côté d’un met étoilé que d’une planche afterwork en terrasse. En effet, comme le souligne Mickaël Guidot, auteur de l’ouvrage, “les cocktails c’est par sorcier”, le cocktail « demande plus de préparation que d’ouvrir une bouteille de vin, mais on agrandit le spectre aromatique : On peut passer de l’amer au floral, du salé au sucré ou encore ajouter des notes fumées ».

accords mets-cocktails -cocktails - spiritueux - rhum - vin - cocktails

Le cocktail est donc le choix parfait pour lancer vos accords mets-boissons et si vous n’étiez pas encore convaincus, on vous présente les accords mets-cocktails à ne pas rater en ce début de rentrée !

1. Le pionnier et l’incontournable Dersou

Dersou - accords mets-cocktails - Taku Sekine - 12ème arrondissement - Paris

C’est le chef japonais, Taku Sekine qui a expérimenté en premier l’accord met-cocktail dans son restaurant parisien Dersou. Accompagné d’Amaury Guyot son mixologue, il prolonge l’expérience culinaire grâce aux cocktails qu’il présente comme un véritable assaisonnement de ses recettes. Ses menus mets-cocktails sont au nombre de trois. Vous pouvez déguster au minimum 5 mets accompagnés de 5 cocktails différents et au maximum 7 liquides soigneusement pensés pour se marier avec la dégustation de 7 recettes différentes. Au-delà de la boisson et de la cuisine, c’est la présentation et la vaisselle qui participent à l’expérience du pairing puisque le contenant change à chaque service. De plus, les accords mets-cocktails sont renouvelés quotidiennement ! Pour vous donner l’eau à la bouche, on vous y décrit un accord proposé : le cochon ibérique accompagné de quinoa assaisonné à l’asiatique, de coriandre et de cacahuètes et assorti de sa boisson à base de whisky tourbé, porto et de jus d’orange réduit.

2. Clover Grill, l’accord viande-cocktail

Clover grill - Jean François piège - chef - accords mets-cocktails

Clover Grill est le restaurant carnivore de Jean-François Piège et de son épouse. Ici, ils vous proposent de déguster de la viande de qualité sous toutes ses formes : crue, braisée, fumée, rôtie, grillée… Et alors même que l’on associe traditionnellement la viande rouge à un bon verre de vin, les deux hôtes ont choisi de renverser les conventions en proposant un choix imprenable de délicieux cocktails avec ou sans alcool. Ils vous offrent des cocktails selon vos envies avec des ingrédients de saison qui se marient toujours à la perfection avec les recettes du Chef. En témoigne, le foie gras de canard en terrine grillé originaire des Landes accompagné d’un succulent Bloody Love Me à la tomate.

3. Fanfan, les accords franco-asiatiques

Fanfan - gastronomique Paris - franco-asiatique - accords mets-cocktails

Dans ce restaurant gastronomique franco-asiatique ouvert début mai, l’accord met-cocktail est également à l’honneur. Ici ce sont les bartenders John et Michaël originaires de Taïwan qui imaginent des cocktails à base de saké, de whiskies japonais et de fruits frais qui viennent accompagner les recettes du Chef, Julien Burbaud, ancien candidat de Top Chef. Vous ne trouverez pas les accords mets-cocktails à la carte, en effet pour une association harmonieuse, les mixologues taïwanais s’entretiennent chaque matin avec le Chef pour penser et créer ou bien choisir les boissons qui sublimeront les plats du midi et du soir.

Pour valoriser ces cocktails uniques dans la capitale, le bar de Fanfan est ouvert à tous. On peut venir y découvrir entre amis le « Negronie » version asiatique faite de Gin Japonais infusé au riz et thé Oolong. Certains optent pour le cocktail « Adieu ma concubine », servi avec une galette de riz et qui étonne par son goût de riz parfumé. Les plus téméraires pourront quant à eux savourer le gin infusé au bambou, fait maison.

À ces restaurants, d’autres se sont investis dans le bar à cocktails et proposent des assiettes à partager singulières qui raviront ceux qui aiment les snackings sophistiqués et élaborés.

4. Bonhomie, l’alliance des recettes du sud

Bonhomie - bar à cocktails - accords mets-cocktails - accords mets-boissons - paris

Source : http://www.barstalker.de

Bonhomie renouvelle véritablement le traditionnel apéritif planche mixte-vin rouge. Il propose des cocktails aux saveurs originales pour des afterworks aux petits oignons. Chez Bonhomie, ce sont des boissons hors paires et des formules à partager qui sont conseillées. La carte évolue au fil des saisons et constitue un fin mélange entre des recettes aux accents méditerranéens et orientaux. Nicolas Pla Gomez, le chef est au centre de la proposition culinaire, ses mets sont surprenants et audacieux en témoigne le chou-fleur rôti accompagné du börek, pain fromagé au kombi.

5. Uma, le food pairing Nikkei

UMA - accords mets-cocktails - cocktails et snacking

Source : So many Paris

Uma c’est a priori un bar à cocktails. Néanmoins, ses convives ne peuvent pas repartir sans avoir déguster les recettes issues des gastronomies japonaise et péruvienne à la carte. Ainsi, il est vous est conseillé de déguster un délicieux cocktail par exemple le Umartini/Gin à base de Gin, vermouth, huile d’olive infusée aux herbes et d’y découvrir une composition salée à partager telle que les Gyozas au canard laqué, les ceviches ou les tacos ! Les combinaisons sucrées salées y sont subtiles et pointilleuses.

6. Carbon et sa Mina, le restaurant bar à cocktails

Carbon - accords mets-cocktails - paris - la mina

Source : Sophia Vandenhoek

Le carbon est un restaurant qui cache à son rez-de-chaussée un bar à cocktails lui même nommé la Mina. Situé rue Charlot, ce restaurant retient également pour concept la combinaison cocktails et partage de belles assiettes savoureuses. Les convives peuvent facilement siroter un cocktail gourmand tel qu’un Hokusai à l’algue bleue et l'encre de sèche, associé à un met préparé par le chef suédois David Kjelstenius tel que la côte de bœuf maousse d’1,3 kg pour les viandards ou le butternut, faisselle, noisette pour les petites faims qui n’ont pas froid aux yeux.

7. Mabel, la rhumerie snacking

mabel bar à cocktails - accord mets-cocktails - cocktails - mets - sandwich grilled cheese

Source : TripAdvisor

Mabel est un bar à cocktails spécialisé dans les spiritueux. Ce sont les recettes à base de rhums venus du monde entier qui sont mises à l’honneur. Il s’agit encore bel et bien d’un bel endroit où siroter cocktails et grignoter un snack. D’ailleurs, le sandwich grilled cheese est un incontournable de la maison et fait vraiment l’unanimité chez les invités.

Pour les becs sucrés, les accords mets-cocktails sont également mis à l’honneur dans les bars à pâtisseries pour une expérience 100% sucrée.

8. Les Commères, l’assortiment sucré

Les commères paris - bar à pâtisseries - accords mets-cocktails - accord pâtisserie cocktail

Source : Jumpin'Paris

Les Commères est un des premiers bars à pâtisseries de la capitale. Imaginé par Adèle Doublet, ce berceau à sucreries met au point des cocktails recherchés et colorés pour accompagner ses créations sucrées tout autant sophistiquées. Ici vous pourrez même déguster des choux sur mesures avec la crème et la garniture de votre choix.

Les boissons sont souvent élaborées à partir d’un alcool fort d’exception mêlé à des arômes fruités, floraux voire épicés en témoigne le "MJ"qui se compose de vodka, purée de framboise, litchi, eau de rose et espuma bleu. En effet, Adèle confie même que la création de ses divines boissons participe à la création de nouvelles pâtisseries pour les accompagner.

9.Le dernier né de Privé de Dessert

Privé de dessert - Bar à desserts - Batignolles - accords mets-cocktails - sucreries

Source : Sortir à Paris

La nouvelle adresse du célèbre concept Privé de Dessert ouvre bientôt son bar à desserts  dans le quartier des Batignolles. Après deux restaurants au concept insolite basé sur le trompe-oeil, ce nouvel établissement ouvrira ses portes à la mi-septembre. La promesse de ce nouveau né est véritablement d’enchanter les apéros en les saupoudrant d’une bonne dose de sucre. En effet, dans la lignée des restaurants Privé de dessert, l’accord met-cocktail sera sensationnel et surtout unique en son genre.

A la carte, vous trouverez des cocktails pâtissiers qui vous feront penser étrangement à de célèbres pâtisseries telles que la tarte au citron, le tiramisu ou encore au fraisier. Ces délicieux liquides léchés seront bien sûr accompagnés d’un snacking aux apparences salés mais aux parfums 100% sucrés ! Ainsi, vous y dégusterez une planche de charcuteries composée d’un délicieux saucisson au chocolat, d’un salami aux pralines roses ou encore d’olives goût chocolat amande.

 

Les cocktails qu’ils soient accompagnés de sucré ou de salé, qu’ils soient composés d’un alcool fort ou sans alcool ont le vent en poupe et beaucoup de restaurateurs l’ont compris. Il s’agit d’une des rares boissons que l'on peut réaliser sur-mesure soit à la demande d’un convive, soit pour qu’il rentre en adéquation parfaite avec les saveurs d’un met.

Les 12 meilleurs rooftops et terrasses à Paris cet été

Chaleur, soleil et ciel bleu de Paris riment avec… Terrasses remplies ! L’été, ces extérieurs ne désemplissent pas et font le bonheur des chanceux qui réussissent à y dénicher une place. Mais, depuis quelques années maintenant d’autres espaces ont plus encore le vent en poupe : les rooftops !

iphone rooftop

Ces terrasses perchées sur les toits de Paris participent au réenchantement de l’espace urbain et au bonheur des parisiens. Certaines d’entre elles sont devenues de véritables incontournables et se découvrent désormais à l’année, d’autres ouvrent de façon éphémère et régalent touristes et travailleurs le temps d’un été.

Alors, vous cherchez encore un avantage à rester à Paris pendant ces deux mois estivaux ? Nous savons comment vous consoler : voici une liste des meilleurs rooftops de la capitale dans lesquels se rendre pour s’évader le temps d’une soirée. On vous laisse choisir celui qui convient le plus à vos envies de vacances…

1. Une assiette veggie et une vue à couper le souffle sur le toit des Galeries Lafayette

Il ne fait plus doute que les Français remettent de plus en plus en question leur consommation de produits carnés - 46% d'entre eux souhaiteraient que les restaurants dits classiques proposent des plats végétariens ou vegans à la carte. Challenge plus qu'accepted pour Créatures, le nouveau restaurant éphémère du chef Julien Sebbag. À la carte 100% d'assiettes végétariennes, 40% de vegans. Objectif affiché par le chef : rendre les légumes et fruits « sexy, gourmands, innovants, délicieux, étonnants et passionnants ».

Mission accomplie : c'est très bon (les assiettes sont plutôt petites) mais on y va beaucoup pour le cadre magnifique. Le restaurant a en effet pris place sur les toits des Galeries Lafayette, il offre une vue imprenable sur les plus beaux endroits de Paris.

Crédits photo : http://creatures-paris.com

Adresse : Galeries Lafayette, 25 Rue de la Chaussée d'Antin, 75009 Paris
Horaires d’ouverture : TLJ de 10h à 1h

2. Un sentiment de vacances dans les jardins du MOB HOTEL Saint-Ouen

Si été rime avec barbecue, c'est souvent compliqué à mettre en place dans les appartements Parisiens. MOB HOTEL y remédie avec brio et toujours dans la bonne humeur. Équipés des impressionnants braséros Ofyr, les jardins du MOB accueillent leurs convives pour des barbecues géants tout l'été. MOB gère la base (brochettes et légumes bios de saison), les invités gèrent la braise aux commandes des braséros sculpturaux et modernes d’OFYR.

Adresse : 4 - 6 rue Gambetta, 93400 Saint Ouen
Horaires d’ouverture : Du jeudi au dimanche de 19H00 à 22H00 et service continu le samedi et le dimanche

3. Un air de guinguette au sommet de la Tour Montparnasse

Depuis le 7 juillet, l’Observatoire Panoramique de la Tour Montparnasse héberge la plus haute guinguette de Paris - 210 m d'altitude ! Au programme ? Un vrai dépaysement : une terrasse champêtre, des tables en bois recouvertes de nappes à carreaux, de la musique live, une carte gourmande et accessible, avec une vue majestueuse de tout Paris. Le lieu vaut le détour !

Crédits photo : Observatoire panoramique de la Tour Montparnasse

Adresse : PRINTEMPS HOMME - Étage 9
Horaires d’ouverture : lundi à vendredi 16h-23h, samedi, dimanche 12h-23h

4. De l’exotisme à La Perruche du Printemps

Une envie d’exotisme ? La Perruche est donc faite pour vous. Ce nouvel établissement juché sur le toit du Printemps Haussmann a ouvert ses portes le 23 juillet dernier. Réparti sur 500m² au-dessus du grand magasin, la Perruche se décline en un bar à cocktails et un restaurant. Boissons travaillées et mets raffinés se dégustent dans un décor végétalisé s’ouvrant sur une vue panoramique. Ici, yeux et papilles savourent de concert : l’Opéra Garnier en premier plan et la vue sur les toits en zinc au second, s’accompagnent de vins d’exception et de produits de qualité.  Que ce soit pour admirer le coucher de soleil, faire la fête, ou se détendre en sirotant un cocktail après une journée shopping, ce nouveau spot vaut le détour.

Crédits photo : PRINTEMPS

Adresse : PRINTEMPS HOMME - Étage 9
Horaires d’ouverture : TLJ de 12h à 02h

5. De la détente sur le rooftop du Mama Shelter

En vacances, nous avons plus de chance de vous trouver les doigts de pied en éventail sur la plage qu’en randonnée ? Alors rendez-vous sur les toits du Mama Shelter, qui vous ravivera certainement quelques bons vieux souvenirs. Si l’on ne se rend pas sur ce rooftop pour sa vue imprenable sur Paris, on y court en revanche pour découvrir les mille couleurs de la décoration de ce lieu à deux pas du Père Lachaise. Ses parasols kitchs, ses coussins graphiques, sa table de ping-pong, son barbecue, son babyfoot et ses cabanes en tissus bariolés nous transportent en l’espace d’un instant sous les cocotiers.

rooftop Mama Shelter

Crédits photo : Francis Amiand et Elodie Dupuis

Adresse : 109 rue de Bagnolet, 75020 Paris
Horaires d’ouverture : Du lundi au vendredi de 10h à 19h et les week-ends de 19h à 23h30

6. De la douceur au Perchoir

Le Perchoir est devenu une institution dans Paris. Premier rooftop de la capitale, il accueille ses convives été comme hiver dans une atmosphère onirique. Des concerts de jazz rythment les couchers de soleil dont on profite en mangeant une planche de charcuterie et en sirotant un cocktail. L’endroit est absolument parfait pour une fin de journée détendue. Le succès est tel que le Perchoir historique du 11ème a vu naître deux autres rooftops du même nom : un premier dans le Marais, sur les toits du BHV, et un second sur les toits de la gare de l’est.

rooftop Perchoir

Crédits photo : Jeanne Tharreau

Adresse : 33 Rue de la Verrerie, 75004 Paris
Horaires d’ouverture : TLJ 20h15-1h30 SF le dimanche 19h45-1h30

7. Un retour aux sources au Point Ephémère

L’indémodable Point Ephémère n’est plus à présenter. Si le succès du lieu semble être une constante, son rooftop, lui, ferme à chaque fin d’été et rouvre ses portes aux beaux jours. Pour notre plus grand bonheur, cette année n’aura pas fait exception. Retourner sur la terrasse du Point Ephémère s’apparente à saluer le début de l’été et de ses hostilités. Au menu cette année : transats pour la détente, brunch et petits plats signés Animal Kitchen pour le ventre, marché aux plantes pour les yeux, cours de yoga pour l’esprit et projections au casque pour les oreilles. Tout est pensé pour que l’on ressorte du lieu comblé. En revanche, attention, victime de son succès des années passées, le rooftop n’est accessible que sur réservation.

rooftop Point Ephémère

Crédits photo : Les bobos voient double

Adresse : 200 Quai de Valmy, 75010 Paris
Horaires d’ouverture : Du lundi au vendredi de 17h à 23h et le WE de 14h à 23h.

8. De l’ambiance sur le rooftop du Moulin Rouge

La Machine, salle mythique du Moulin Rouge, offre tout le long de l’année une programmation musicale de haut vol. Les soirées y sont aussi longues que mouvementées, rythmées par certains des plus grands DJ du monde. En été, la salle ouvre son rooftop-jardin avec une vue imprenable sur l’une des places les plus connues et dynamiques de la capitale. Avant d’aller vous déhancher sur des sets endiablés, vous pouvez désormais siroter un verre juste au-dessous des palles du plus célèbre Moulin de la capitale.

rooftop Moulin Rouge

Crédits Photo : Elsa Pereira, Moulin Rouge

Adresse : 90 boulevard de Clichy, 18e Paris
Horaires d’ouverture : mardi, mercredi 18h-00h - jeudi, vendredi, samedi : 18h-01h

9. De la fraîcheur au Molitor

Depuis sa réouverture en 2014 après rénovation, le Molitor s’est enrichi d’un bar rooftop surplombant la piscine art déco. Si le prix d’un plongeon est relativement exorbitant (tout de même 180 euros la journée), vous pouvez la toucher du bout des doigts grâce au rooftop du lieu qui offre une vue plongeante sur ce sublime bassin. Les prix des boissons y sont plus abordables : entre 13 et 23 euros pour un cocktail. Nous vous conseillons vivement le Topless, (non, nous parlons seulement d’un des cocktails à la carte !) : à base de tequila, poivre de Sichuan, coriandre, ananas frais, miel et ginger ale : régal garanti.

rootop Molitor

Crédits photo : toi toi mon toit

Adresse : 8 avenue de la Porte Molitor, 75016 Paris
Horaires d’ouverture : Ouvert tous les jours de 11h à 20h.

10. Du romantisme chez Georges, le rooftop de Pompidou

Vacances pour vous rime avec s’en mettre plein la panse ? Alors nous vous conseillons d’aller chez Georges. Georges, c’est le restaurant niché sur les toits du très fameux Centre Pompidou. Pensé par des designers, cet espace situé sur les hauteurs du bâtiment le plus central de Paris vous offre une vue panoramique de la capitale. L’espace est quadrillé des plus beaux monuments de la ville : en un coup d’œil vous apercevez Notre-Dame, la tour Eiffel, les Halles, et même Montmartre. Petit plus non négligeable : la terrasse est ensoleillée tout au long de la journée. C’est selon nous l’endroit idéal où se rendre pour un dîner romantique.

rooftop Pompidou

Crédits : Toi toi mon toit

Adresse : 19 Rue Beaubourg, 75004 Paris, France
Horaires d’ouverture : TLJ midi – 1H SF le mardi – fermé

11. De la gourmandise au Limon

Pour un voyage tout en gourmandises, rendez-vous au Limon, le restaurant gastronomique de l'hôtel Marignan situé entre l'Avenue Montaigne, l'Avenue Georges V et les Champs-Elysées. En se hissant au sommet de cet hôtel luxueux, nous avons la joie de découvrir un splendide rooftop qui donne une vue plongeante sur le très chic 8e arrondissement de Paris et ses alentours. L'on se délecte de la vue de la tour Eiffel et de ses alentours, tout en voyageant jusqu'en Amérique Latine à travers la cuisine ensoleillée du Chef Adrien Milliand qui met à l'honneur les agrumes. Si la faim n'est pas au rendez-vous, vous vous laisserez tout de même tenter par la carte de délicieux snackings de haute voltige autour d'un verre de vin ou d'un des cocktails inspirés de la rencontre "entre Paris et le monde". Au choix, vous pourrez découvrir leurs crevettes en tempura et espuma d'aïoli, leur croque-monsieur à la truffe et zestes d'agrumes ou encore leurs frites à la sauce gribiche...

Voyage pour les pupilles et les papilles garanti ! 

rooftop Limon

Crédits Photo : Limon

Adresse : 14, rue de Marignan, 75008 Paris
Horaires d’ouverture : TLJ 7h-22h30

12. Du chic sur les hauteurs de l’hôtel Raphaël

La terrasse en hauteur du très chic Hôtel Raphaël offre à déguster cocktails et vins tout en profitant d’une vue panoramique. Cet hôtel est certainement l’image même de l’art de vivre à la française. Véritable symbole parisien depuis 1925, l’hôtel Raphaël a fait rêver plus d’un touriste. Sans vous rendre dans l’établissement pour une nuit, vous pouvez profiter du luxe de l’hôtel le temps d’un apéritif. À noter quand même que ce rooftop ultra luxueux n’est pas donné : il faudra dépenser 28 euros pour un cocktail, et… tenez-vous bien, pas moins de 15 euros pour une bouteille d’eau.

rooftop hôtel Raphaël

Crédits photo : Hôtels Baverez

Adresse : 17 Avenue Kléber 75116 Paris
Horaires d’ouverture : TLJ 16h-23h

Les 15 podcasts food et émissions gastronomiques à déguster (ou redéguster) de toute urgence

La montée en puissance des émissions radiophoniques culinaires et des foodcasts, les podcasts food, en est une preuve supplémentaire : la nourriture est de loin l’une des thématiques favorites des Français. 

Photo podcasts food

Plus qu’un cliché, c’est une réalité : le Français moyen parle food à toute heure, même lorsqu’il a déjà les pieds sous la table. Et pour cause, la nourriture recoupe des sujets dépassant les frontières de nos assiettes. Santé, environnement, écologie, plaisir, représentation du corps... sont autant de thématiques diverses que peuvent s'approprier les émissions culinaires que nous dévorons. Alors, en ce mois estival où l’on sait la plupart d’entre vous sous le soleil en famille ou entre amis, nous avons voulu partager nos meilleures expériences sonores et gourmandes... Certaines nourriront vos débats, d'autres vous mettront l’eau à la bouche ou vous inspireront pour vos prochaines tentatives aux fourneaux.

Tour d'horizon des 15 podcasts food et émissions gastronomiques à écouter de toute urgence :

1. J’ai faim, le podcast food de My Little Paris et de François Simon qui vous fait saliver

Amandine Péchiodat, rédactrice en Chef chez My Little Paris, nous l’avoue : la cuisine est inscrite dans la culture de son entreprise. Si vous avez la chance de vous balader dans leurs jolis locaux, vous remarquerez ainsi rapidement qu’une cuisine se trouve dans chaque bureau. Plus encore : une Cheffe cuisine régulièrement pour les équipes et les clients et des pasta days (concours de cuisine entre collègues) sont fréquemment organisés. Bref, chez My Little Paris on ne rigole pas quand il est question de nourriture !

Cela faisait donc un moment que trottait dans la tête d’Amandine l’idée de réaliser une série de podcasts food. Une rencontre a concrétisé cette envie : celle de François Simon, le très célèbre critique gastronomique dont personne ne connaît le visage. Son histoire avec My Little Paris a débuté avec plusieurs collaborations telle que cette vidéo faisant l’apologie des cornichons, ou encore ces chroniques dans lesquelles le célèbre critique recommande les boui-bouis parisiens dans lesquels manger à moins de 10 euros. La mayonnaise prend, l’entente entre le critique et Amandine est telle qu’ils ne veulent pas s’arrêter là.

Illustration du critique François Simon

Portrait, masqué bien sûr, de François Simon par Kanako, illustratrice de MyLittleParis

Ce "coup de foudre pour sa plume et son coup de fourchette acéré” les pousse à aller plus loin, nous confie Amandine. Aucun doute pour elle “sa voix caractéristique”, sa plume, et ses critiques avisées seraient les ingrédients magiques d'une excellente recette de podcasts culinaires. Le pari est pris et réussi. Le résultat est sans appel, cette série de 5 foodcasts est à déguster sans modération !

les podcasts food "J'ai Faim" de My Little Paris

Crédits photo : J'ai Faim, MyLittleParis

En 3 minutes 30, vous êtes invités à découvrir par la voix envoûtante du critique ces moments qui nous ont déjà tous donné l’eau à la bouche : la longue attente de son plat au restaurant, l’arrivée tant attendue de sa pizza à table, le plaisir inavoué de manger avec les doigts… La réjouissance de cette écoute se situe ainsi à la frontière entre la sensualité nourrie par la voix du célèbre critique et le rire cultivé par ses mots.

PS : Pour plus de saveurs, nous vous conseillons de vous délecter de ces épisodes au moment où la faim pointe le bout de son nez. Enfin, rassurez-vous : si pour le moment seuls 5 épisodes sont disponibles, d’autres délices sont en cours de préparation.

2. « A poêle », le podcast food qui déshabille les Chefs

Julie Gerbet, journaliste gastronomique (Le Fooding, Elle à Table, Pariscope…), s’affaire dans cette série à mettre les Chefs à nu. Ceux qui sont derrière les fourneaux et peu sur le devant de la scène abordent dans ces épisodes de près d’une heure chacun, leur passion, leurs sources d’inspiration, mais aussi leurs difficultés, leurs doutes et leurs peurs. Certains des Cheffes et Chefs les plus marquants de notre époque se livrent ici à cœur ouvert dans une conversation intime avec la journaliste, nous permettant ainsi de découvrir la femme ou l’homme qui se cache derrière la Cheffe ou le Chef.

Les podcast food "A Poêle"

Crédits image : A Poêle, Julie Gerbet

Vous pouvez donc écouter le doublement étoilé Michel Sarran vous parler de Top Chef, dont il est jury depuis plusieurs années, du concours de sage-femme qu’il a passé avant de se dédier à la cuisine, ou encore de la douleur qui se trouve derrière toute création. Vous pouvez également écouter Julia Sedefdjian, qui, du haut de ses 21 ans, est la plus jeune Cheffe étoilée de France ou encore Victor Lugger et Ciro Cristiano, deux des fondateurs du groupe Big Mamma, qui, dans un tout autre registre, parlent de leur saga entrepreneuriale, de files d’attente, de marges et de pizza Margherita.

Vous l'aurez compris, avec A Poêle, on se balade telles de petites souris d’un univers culinaire à un autre, d’une intimité à une autre, pour découvrir des personnalités hautes en couleur, riches de leur différence.

3. Casseroles, le podcast food qui met en lumière le pouvoir évocateur de la cuisine

La cuisine est bien plus qu’une affaire de goûts, elle est aussi le reflet de notre culture, de notre famille… Finalement, c’est parce que la cuisine est intime qu’elle a cette capacité à raviver des souvenirs. C'est ce que souhaite mettre en lumière Casseroles, le podcast food de Zazie Tavitian qui s’infiltre dans chaque épisode de 20 minutes chez une personne qu’elle connaît et qui lui demande de cuisiner pour elle une recette racontant une histoire.

Les podcasts food "Casseroles"

Crédits photo : Casseroles de Binge Media

De sa sœur qui cuisine la recette du gâteau au chocolat de leur grand-mère en revenant sur des souvenirs d’enfance communs, à son amie Allison qui cuisine des rouleaux de Printemps qui la ramènent sur les traces de ses origines vietnamiennes dont elle n’a jamais parlé avec son amie journaliste… Casseroles nous fait pénétrer dans une histoire dont l’héroïne est Zazie elle-même, qui nous balade paisiblement dans son univers gourmand avec la participation de son entourage.

4. Plan culinaire, le podcast food qui répond aux questions culinaires que tout le monde se pose

Pourquoi fait-on la queue deux heures pour manger une pizza ? Pourquoi sommes-nous accros aux céréales au petit déjeuner ? Nous sommes sûrs que vous vous êtes déjà posés ces questions. Eh bien, Plan Culinaire, le nouveau podcast du groupe Louie Media, y répond avec brio ! Ce podcast mensuel présenté par Nora Bouazzouni et Mélissa Bounoua décortique nos habitudes et comportements culinaires pour raconter notre société mais aussi décrypter le secteur actuel de la gastronomie.

Les podcasts food "Plan Culinaire"

Crédits image : Plan Culinaire de Louie Media

D’une interrogation en découle une autre... Résultat : on se questionne, on réfléchit, on se régale et l’on sort enrichi de ces épisodes de 20 minutes !

5. L’Epicurieuse, la cuisine comme tendance

Glaces, cuisine fermentée ou fumée et autres pâtisseries vegan n’ont plus de secret pour vous ? C’est donc que vous êtes à l'affût des dernières tendances culinaires. Nous avons alors le podcast qu’il vous faut : L'Épicurieuse, le foodcast qui présente chaque mois les curiosités gastronomiques du moment, qui les décortique et vous en montre les dessous.

Les podcasts food "l'Epicurieuse"

Crédits Photo : L'Epicurieuse de Delphine Le Feuvre

Dans chacun des épisodes d’une dizaine de minutes, Delphine Le Feuvre, à l’origine du projet, part à la découverte de ces laboratoires d'idées qui révolutionnent à leur manière la gastronomie française. Elle nous fait découvrir les têtes pensantes qui se cachent derrière les tendances laissant ainsi toute la place à l’humain qui se situe, nous dit-elle, au centre de la cuisine.

6. Patate, dites à ce podcast food ce que vous mangez, il vous dira qui vous êtes

Ce superbe podcast imaginé et réalisé par Alice Tuyet met en lumière l'importance de la nourriture dans notre société. La gastronomie n'est ici qu'un prétexte pour parler de sujets aussi divers qu'importants : représentation et rapport à notre corps, militantisme, santé, environnement... Voilà autant de thématiques qu'aborde Alice avec ses invités. Et quels invités ! Patate fait parler les assiettes de personnalités. Ce sont Yannick Agnel, double médaillé d'or olympique ; Mounir Mahjoubi, député et ex-Secrétaire d’Etat ; Guy Carlier, chroniqueur et écrivain ou encore Nina Métayer, pâtissière de l'année 2017 par Gault & Millau qui témoignent au micro de Patate... Des personnalités solaires, aux parcours inspirants qui se racontent au détour de leurs assiettes, exposent leurs aventures de vie, présentent leur rapport au monde... et à la nourriture !

7. Coup de feu, le premier podcast food pensé par et pour les restaurateurs

Si l'on parle beaucoup cuisine, gastronomie, bons produits dans les foodcasts, il est étonnamment rarement question du quotidien des restaurateurs et de leurs déboires journaliers. C'est de ce constat qu'est partie Ombeline Choupin - fondatrice de Rainettes, le premier bar à cuisses à grenouilles de Paris, et réalisatrice de ce podcast.

Face aux difficultés de son métier de restauratrice et suite à la fermeture de son établissement, Ombeline dit s'être souvent sentie seule. Coup de feu fut pensé comme une réponse à cette solitude, qu'elle est loin d'être seule à ressentir. Il se veut alors fédérateur et se conçoit comme un appui moral à ces professionnels qui exercent en salle ou en cuisine : les restaurateurs prennent le micro et se racontent leurs aléas, leurs bonheurs, leurs réussites et leurs échecs, aussi.

Pensé par et pour les restaurateurs, ce podcast a par ailleurs la particularité de s'adapter à leur quotidien : consciente du peu de temps à disposition de ces professionnels, la réalisatrices propose des épisodes qui durent entre 3 et 10 minutes seulement. Une écoute courte, mais intense que l'on recommande !

8. On va déguster, la cultissime émission de François-Régis Gaudry

Voici certainement l'émission gastronomique indémodable par excellence : On va déguster,  diffusée sur France Inter. De saison en saison, François-Régis Gaudry et ses chroniqueurs Elvira Masson et Dominique Hutin, ravissent nos oreilles et nous font saliver. Chaque dimanche, à l'heure de l'apéro, vous savez où nous trouver : devant notre radio, à écouter religieusement notre rendez-vous hebdomadaire.

Les podcasts food "On va déguster" de France Inter

Crédits Photo : France Inter, On va déguster

L’équipe de gourmands réussit avec brio à partager leur passion pour la cuisine. Ce sont les petits bruits du quotidien (casseroles frémissantes, bulles de champagnes, tournoiement de cuillères…) au cœur de l’expérience culinaire que l'on nous invite à écouter et non plus à entendre. Avec On va déguster, nous faisons l'expérience d'une cuisine totale qui s'apprécie tant par le goût, l'envie, la vue, les odeurs qui nous sont décrits que par l'ouïe dont on se délecte en direct.

9. L'adresse de François-Régis Gaudry, le carnet à bonnes idées de France Inter

François-Régis Gaudry ne s'arrête pas là. Ce journaliste culinaire aux multiples casquettes a plus d'un tour et d'une découverte gastronomique dans son sac ! Alors, pour notre plus grand bonheur, il ouvre son carnet d'adresses aux auditeurs de France Inter chaque dimanche et leur conseille les établissements à ne pas manquer. Meilleur œuf mayonnaise, plus belle crème glacée de Paris mais aussi plus gourmande soca niçoise (une galette de pois chiche typique de la région)... François-Régis offre ici ses plus belles trouvailles aux gourmands : une recette miracle anti-panne d'idées !

10. Les bonnes choses, l'émission gastronomique de France Culture qui nous parle du monde d'aujourd'hui

Tous les dimanches, de 12h à 12h30, Alimentation Générale - la plateforme pour les cultures du goût - s'associe à France Culture pour décortiquer les principales questions de société liées à la nourriture. "La cuisine est un fait culturel majeur, c’est un signe des temps, explique Caroline Broué, productrice de l'émission à la plateforme. Manger aujourd’hui est plus que jamais un enjeu global : affectif, intime, social, culturel, anthropologique, économique, écologique." Chaque semaine, l'émission aborde une question sous la forme d'un dossier, d'un zoom mais aussi de portraits. Les nouveautés, les tendances, les débats... Rien ne passe au travers des mailles de ce gourmand filet intellectuel nourri par des historiens, des sociologues, des journalistes, des critiques gastronomiques...

11. Les mittonages de Jacky Durant, le critique culinaire de Libération qui nous dévoile ses meilleures recettes sur France Culture

Ici, ce sont des recettes, des conseils de cuisine que l'on vient dégoter. Chaque samedi matin, c'est un nouveau produit qui est à l'honneur : du plus atypique, à celui que tout le monde a dans son frigo, Jacky Durant, critique culinaire de Libération, nous livre ses secrets les plus gourmands pour nous aider à ravir nos papilles et celles de nos convives.

12. Le resto du jour, l'émission gastronomique de France Bleu Paris qui vous offre un repas au restaurant

Chaque jour, France Bleu Paris fait gagner à l'un de ses auditeurs un repas pour deux dans un restaurant de sa capitale. Le principe est simple : un restaurateur est invité à présenter son établissement. Son décor, sa cuisine, son histoire... Chaque détail est passé au crible fin afin de donner faim à ses auditeurs. Ces derniers sont alors incités à décrocher leur téléphone pour participer à un jeu très simple : répondre à une question très simple dont la réponse a été donnée par le restaurateur pendant l'émission. Si la réponse est juste, l'auditeur a la chance de venir découvrir le lieu et les délices qu'il propose quand il le souhaite. Alors, pourquoi ne pas tenter sa chance ? 

13. On cuisine ensemble, pour mettre les mains à la pâte en compagnie de France Bleu

Vous êtes à court d'idées pour votre repas du soir ? Vous avez mangé la même recette 3 fois dans le mois et n'arrivez pas à mettre la main sur une autre création à confectionner ? France Bleu et Marie-Hélène Mahé volent à votre secours et vous emmènent à la découverte d'un produit et d'une recette ! Et c'est chaque midi aux côtés d'un Chef, de son savoir-faire et de ses connaissances que l'émission vous propose de faire le plein de nouvelles idées !

14. RTL vous régale, l'émission gastronomique qui dévoile les secrets incongrus des produits les plus connus

Chaque midi, RTL régale ses auditeurs. Jean-Michel Zecca, Jean-Sébastien Petitdemange et Luana Belmondo sont toujours au rendez-vous pour décrypter les produits qui se trouvent au sein de chacun de nos frigos. Sandwich, bière, chocolat, oeufs... Vous pensez tout connaître de ces produits que vous consommez depuis votre enfance ? Eh bien plongez vous dans l'écoute de cette émission gastronomique, elle vous réservera bien des surprises... 

15.La table des bons vivants, 1h30 d'escapades radiophoniques gourmandes sur Europe 1

Laurent Mariotte s'entoure de bons vivants pour une émission autour de la cuisine du quotidien. Chefs, artistes ou intellectuels se retrouvent le temps d'une émission pour partager pendant pas moins d'1h30 leur passion du bien manger. Des escapades radiophoniques gourmandes nous amènent à la rencontre de producteurs, de maraîchers qui nous confient leurs recettes favorites. Le secret de cette émission : des idées simples à reproduire des soi, des conseils pratiques, des connaissances précises sur des sujets concernant tous les auditeurs.

Conclusion

L'été est le moment propice pour découvrir ou redécouvrir ces délices audio ! Idées de recettes, découvertes culinaires aux quatre coins du monde ou encore arguments pour les débats enflammés autour d'un repas... Ces émissions gastronomiques et ces podcasts food vous enrichiront à coup sûr !

 

 

HEC et les grandes écoles de commerce : comment révolutionnent-elles le secteur de la restauration ?

20 000 : c'est le nombre de nouveaux restaurants qui ouvrent leurs portes chaque année en France. Parmi eux, 1 sur 2 fermera ses portes en moins de 3 ans (sources : INSEE). Alors, pour survivre dans cet univers concurrentiel, les restaurateurs doivent se battre. Leurs armes ? Un concept original, une offre unique, un lieu atypique, des prix défiants toute concurrence... Les possibilités sont nombreuses pour les créateurs, le tout est de réussir à penser une offre cohérente et différenciante - puis de bien la valoriser.

Big Mamma, PNY, Les Pinces, Bien Ficelé, Pizzou... Inutile de présenter ces établissements. Chacun a grandement fait parler de lui ces cinq dernières années. Ils cristallisent à eux tous la réussite commerciale du secteur de la restauration, son évolution grandissante et un nouveau phénomène qui émerge : les restaurants-concepts.

On compte parmi eux un spécialiste des mets italiens, un établissement de burgers, une offre de homard, un restaurant de viandes grillées, une pizzeria 100% Made in France... Si ces structures semblent très différentes, elles ont une particularité qui les rassemble : elles ont toutes été lancées par de jeunes entrepreneurs formés en école de commerce. Aucun des créateurs de ces enseignes n'a en effet suivi de cursus classique dans le secteur de la restauration. Diplômés de certaines des plus grandes écoles de France, avec HEC en chef de file, ces jeunes chefs d'entreprise auxquels l'avenir sourit montrent l'engouement des entrepreneurs pour le secteur. Et pour cause : depuis 2009, le taux de TVA en restauration est passé de de 19,6% à 10%. Cette baisse a largement profité aux établissements et a incité nombre de créateurs à se lancer dans leur projet.

Avec eux, le marché va de plus en plus vite.Avant, vous aviez 30 ans pour créer une marque comme Bocuse. Aujourd’hui, vous avez 3 ans”, déclarait le chef Thierry Marx lors d’une table-ronde sur l’entrepreneuriat dans la restauration. Les restaurateurs ont de moins en moins le droit à l'erreur et doivent avoir pensé chaque pan de leur projet de façon précise : business plan en béton, stratégies marketing et communication bien rodées, expérience client étudiée avec précision... Ces jeunes entrepreneurs ont plus d'une bille dans leur sac pour mener à bien leur projet.

Alors, quels sont les atouts et secrets de leurs réussites ? Réponses dans cet article.

Une analyse fine du secteur et des réponses en cohérence avec les besoins et la demande

Lancer un restaurant ne se fait plus sans réflexion préalable. La concurrence étant rude, un projet de restauration ne peut être abouti sans analyses précises du secteur. Le talent et la passion ne suffisent pas, ou du moins plus, les projets doivent être fortement rodés et s'inscrire dans une logique de l'offre et de la demande : il y a fort à parier que les clients parisiens se rueront moins aisément sur un établissement à la carte similaire à celle du restaurant dans lequel ils se rendent depuis plusieurs années, que celui proposant un concept nouveau ou un lieu atypique. Mais pour se démarquer, faut-il encore savoir auprès de quelle norme contraster. Pour cela, les formations dispensées en école de commerce donnent des clés indispensables. Elles permettent de comprendre le marché sur lequel on s'insère et de penser son projet en fonction des demandes, voire du besoin.

Lorsque l'on observe les réussites commerciales de ces projets de restauration, on se rend très vite compte que leurs créateurs ont apporté des réponses à des problématiques précises du secteur. Voyons cela avec le cas de Big Mamma, de Paris New York (PNY) et du futur restaurant à succès Daimant.

Big Mamma : le refus de réservation, arme contre les retards et les no-shows

Si le groupe Big Mamma est réputé pour la qualité de ses pizzas, pour son accueil chaleureux ou encore pour ses lieux atypiques, il fait aussi beaucoup parler de lui pour les interminables queues qui se forment devant ses établissements. Elles sont telles qu'elles font chez Popolare, East Mamma et les autres restaurants du groupe, partie intégrante de l'expérience client.

Crédits : Valentin Decker

Si certains critiquent fortement ces attentes interminables (on peut compter près d'une heure d'attente pour certains), comme Deborah Pham qui a publié une chronique très virale intitulée «Big Mamma, je t’aime mais voilà pourquoi je te quitte», nombreux sont ceux qui n'hésitent pas à s'engouffrer dans cette foule humaine pour se délecter des burratas, pizze, pasta et tiramisu du groupe. Le succès est en effet sans appel : avec six adresses parisiennes, une lilloise, deux londoniennes (et bientôt Bruxelles et Lyon paraît-il...), le groupe grandit sans s'essouffler. Si bien que ses fondateurs, Victor Lugger et Tigrane Seydoux, diplômés d'HEC, décrochèrent en 2017 le titre d'«entrepreneurs de l'année» par le Gault & Millau.

Crédit : Philippe Petit/Paris Match

Or, si la recette de leur réussite est composée de nombreux ingrédients, l'un de leur produit phare reste le refus de système de réservation. Pourquoi ? Parce qu'il permet de gérer avec brio l'une des principales hantises de tout restaurateur : les no-shows et les retards. Ces derniers ont un impact non négligeable sur leur chiffre d'affaires. On estime en effet que 30 minutes de retard reviennent à une perte d'1/5ème de la valeur de la table laissée vide tandis que les no-shows représenteraient une perte totale de 30% sur le CA. De ce constat, Victor et Tigrane tirent tous les fils de leur business plan : contrer les no-shows leur permet de réduire de 30% les prix de leur carte et donc de proposer à leur clientèle des prix plus abordables.

« C’est simple, si je veux absorber ces 30 %, je dois augmenter mes prix de 30 % pour compenser » déclarait ainsi Victor au M, Magazine du Monde.

Enfin, dernier avantage de cette absence de réservation : les prix bas qu'elle entraîne permettent également aux deux jeunes entrepreneurs d'envisager une clientèle beaucoup plus large.

« Des gens qui peuvent s’offrir un dîner à 20 euros il y en a beaucoup, des dîners à 30 euros, moins », conclut-il.

PNY : upgrader le burger et le transformer en produit de qualité

Selon le cabinet Gira Conseil, on comptait en 2000 un burger vendu pour 9 sandwichs achetés. En 2014, près d’un sandwich vendu sur deux était un burger. Le marché du burger s'est largement étendu. Si on associait il y a encore quelques années de cela le burger à de la street-food de basse qualité - on pense alors évidemment aux géants McDo, Burger King, Quick et leurs concurrents - on observe depuis quelques années l'arrivée du sandwich américain sur les cartes des brasseries et même sur les tables des restaurants étoilés.

C'est sur cette vague qu'ont décidé de surfer Rudy Guénaire et Graffi Rathamohan - tous deux diplômés d'HEC. Leur objectif avec PNY : proposer un burger premium et se différencier des concurrents historiques à la qualité médiocre.

© REA pour le magazine Capital

Pour atteindre cet objectif, les jeunes entrepreneurs se sont appuyés sur deux atouts majeurs :

  • un service à table
  • un sourcing exigeant de la viande.

Le premier permet de classer PNY dans la catégorie de restaurant et non de fast-food et de détruire les barrières qui s'étaient dressées entre le burger et les offres de restauration de qualité. Cette particularité leur assurait en effet de se différencier d'un McDo ou d'un Burger King, où le client se sert lui-même et se place une fois sa commande délivrée, et d'assurer un côté "premium" à leur offre.

Enfin, PNY se différencie également par la qualité imbattable de la viande qui garnit ses sandwichs.

"Nous sommes sur de la restauration assise et nous sommes le meilleur burger de Paris. Comme principal concurrent il reste Blend, les autres c'est devenu imbouffable car ils ont baissé au niveau de la qualité" déclare Rudy au média Challenges.

La principale arme du groupe se situe finalement au niveau de son unique producteur de viande : la ferme Le Ponclet, qui produit un bœuf breton pie-noir maturé trois semaines. Avec lui, PNY produit "le Chanel de la viande" déclare Rudy lors d'une interview accordée au magazine Alimentation générale. Alors le prix de la viande est forcément plus élevé que dans les autres enseignes. Le kilo de boeuf coûte en effet 10€50 à PNY.

La qualité des produits sélectionnés par le groupe fait donc nécessairement augmenter le prix du burger qui avoisine ici les 12€, là où l'on s'était habitué à une addition aux alentours de 8€ chez les géants du fast-food. Mais cela n'a fait qu'entretenir le modèle des associés : “en France nous n’avons pas de problème de hauteur de prix mais de justification de prix. Le consommateur est prêt à payer 5 à 10% de plus s’il sait que le produit est excellent” explique Bernard Boutboul, directeur général du cabinet de conseil en restauration Gira Conseil, aux Echos.

Et aucun doute, cela fonctionne ! Le groupe a inauguré en avril dernier son 5ème établissement, dans le 12ème arrondissement. Il annonce d'ailleurs une croissance de 15% par rapport au premier trimestre 2018 et un chiffre d’affaires moyen d’1,5 M€ par restaurant.

Pokawa : miser sur l'évolution de la livraison

Le nombre de livraisons de repas a augmenté de 20% en 3 ans seulement. En 2018, leur chiffre d'affaire a même dépassé 160 millions d'euros. Alors, indéniablement, les systèmes de livraison sont en pleine croissance et représentent de véritables opportunités pour les restaurateurs. C'est ce qu'ont très rapidement compris Maxime et Samuel, fondateurs de Pokawa. En 2017, alors qu'ils sont encore étudiants à SKEMA Business School, les deux jeunes amis constatent la forte croissance des plateformes de livraison. Et il aurait été difficile pour eux d'observer ce succès de plus près : pour financer leurs études, Maxime et Samuel ont enfourché leur vélo chaque soir et livré les denrées commandées par les très nombreux clients de Deliveroo.

Entrepreneurs dans l'âme, impossible pour eux de passer à côté d'une telle opportunité ! Ils ont donc profité de leurs escapades en deux roues pour étudier, de l'intérieur, le fonctionnement de ces plateformes qui ne cessaient de gagner en puissance : quelles zones profitaient des demandes les plus importantes ? Quels concepts fonctionnaient le mieux ? Quels étaient leurs points commun ? Leurs différences avec les autres offres ?

Les deux amis ont rangé toutes ces informations dans un coin de leur tête, certains de les exploiter ultérieurement. Et l'occasion apparut finalement plus rapidement que prévu. L'été précédant leur dernière année à SKEMA, Maxime et Samuel ont voyagé au Pérou. Ils y ont tout aimé, les paysages, la culture, le rythme de vie... mais leur souvenir le plus marquant fut gastronomique : les deux garçons y découvrirent avec enthousiasme les Poke Bawls. Ce plat fut pour eux une révélation. Il réunissait deux tendances en vogue en France : les sushis et les plats healthy. Il avait également les avantages non négligeables d'être fortement photogénique et - surtout - d'être tout à fait propice à la livraison. A leur retour en France, les deux amis se sont vite rendus compte qu'il n'existait pas encore de véritable offre sur le marché. La brèche était évidente : ils se sont donc lancés à l'aventure. C'est donc pendant leur dernière année, chacun en alternance et en préparation de leur diplôme de fin d'études, que Maxime et Samuel ont développé Pokawa. Prudents, ils ont d'abord créé une marque et lui ont offert une belle visibilité sur Instagram. En créant des partenariats avec des influenceurs ils ont lancé leur service de livraison de Poke Bawls à domicile. Leurs premiers Poke étaient cuisinés dans leurs cuisines d'étudiants "je me levais très tôt le matin pour aller acheter le poisson frais avant d'embaucher. Le midi je rentrais chez moi pour cuisiner les Poke et les livrer. Le soir je recommençais le processus" se rappelle Maxime.

Et les efforts des deux amis ne furent pas vains : l'engouement fut tel qu'ils purent ouvrir leur premier établissement en 2017, au même moment que leur obtention de diplôme. Et là encore, le succès ne s'est pas essoufflé : après seulement deux ans d'ouverture, on compte aujourd'hui 15 établissements Pokawa dans toute la France.

Daimant : la future pépite engagée à l'écoute de la tendance flexitarienne

Depuis quelques années maintenant, on ne cesse de constater une nette évolution des mentalités françaises : conscients de l'impact de leur alimentation sur l'environnement, les Français sont de plus en plus nombreux à souhaiter réduire leur consommation de viande. Une étude datée de 2018 et réalisée par Kantar Média montre en effet que 32% de la population se dit flexitarienne, c'est à dire limitant sa consommation de protéines animales. Aux flexitariens s'ajoutent bien entendu les consommateurs ayant franchi le pas et adopté un régime végétarien voire vegan. Ces derniers seraient en effet 350% plus nombreux qu'il y a dix ans.
Les consommateurs seraient par ailleurs 250% plus en demande de produits vegans au sein de la sélection proposée par les supermarchés. Une étude CHD Expert montre enfin que 46% des Français souhaiteraient que les restaurants dits « classiques » proposent des plats vegans ou végétariens.

C'est de ce constat que sont partis Alice et Christian, jeunes entrepreneurs eux aussi diplômés d'HEC : de plus en plus de Français sont en demande d'offres non carnées, mais peu d'établissements se sont pour le moment emparés de cette occasion qui permet pourtant d'allier engagement pour l'environnement et pour la gourmandise des Parisiens.

Passionnée de gastronomie - elle est notamment à la tête du superbe podcast Patate - et végétarienne depuis maintenant 4 ans, Alice et son associé eurent envie de proposer un lieu dans lequel vegans, végétariens, flexitariens et carnivores pouvaient se retrouver et partager un repas. L'idée : proposer des plats végétariens mais qui offrent la même gourmandise que ceux des restaurants affichant de la viande à leur carte. L'offre sera alors 100% végétale, les produits minutieusement sourcés et autosuffisants. Chez Daimant, la qualité des produits sera le cœur de chaque assiette et sera l'ADN de la gourmandise des plats.

Crédits : Alice Tuyet

Ce nouvel établissement engagé et gourmand, qui ouvrira ses portes dans le centre de Paris au printemps 2020, entend répondre à la demande toujours plus importante des Français. Chez Malou, on assure dores et déjà un succès important à cet établissement qui saura répondre aux exigences des différents profils parisiens.

Ces nouveaux acteurs de la restauration, forts d'une formation "business" rigoureuse et complète, ont ainsi l'avantage non négligeable de savoir finement analyser les milieux dans lesquels ils s'insèrent. Ils font en effet honneur au slogan d'HEC Paris et ont "appris à oser"... mais intelligemment. Ils se lancent dans l'aventure après avoir pris conscience des demandes d'une clientèle toujours plus mouvante et après avoir réfléchi aux réponses les plus justes - et rentables - à apporter. Les business models qu'ils imaginent sont ainsi souvent très solides. Rien n'est laissé au hasard : de la recherche de l'emplacement, à la disruption du fonctionnement managérial jusqu'au sourcing des produits... Chaque détail est savamment pensé de sorte à assurer la réussite de leur projet. Et un détail n'est jamais négligé par ces nouveaux acteurs de la restauration : la stratégie de communication qu'ils mettent en place à partir de l'ouverture du restaurant.

Des établissements qui ont misé sur une stratégie de communication bien ficelée

Les jeunes entrepreneurs du secteur de la restauration ne laissent en effet jamais leur communication au hasard. Les stratégies mises en place sont savamment pensées, et ce avant même que l'établissement ne soit ouvert.

Des lieux Instagrammables

Chaque détail compte ! Alors, pour assurer une visibilité optimale sur les réseaux sociaux et dans les médias, ces nouveaux restaurants se munissent d'un atout certain : le lieu et le décor du restaurant ! Les établissements ont en effet tous le point commun d'être dotés d'un potentiel d'instagrammabilité extrêmement puissant.

Big Mamma

De la devanture à la vaisselle, tout est pensé pour que les clients aient envie de prendre des photos et de les poster sur les réseaux sociaux. Les plus remarquables en la matière restent bien évidemment les établissements du groupe Big Mamma.

Crédits : Jérôme Galland

Les établissements valent plus d'une fois le détour. La Felicità, par exemple, se déploie sur plus de 4 500m² de surface. En y vagabondant, on y apprécie son atypisme et son hétéroclisme. Les visiteurs en prennent plein la vue : tapis colorés, verrières, plantes grimpantes, wagons tagués, mobilier épars... sont autant d'incitations à la photographie et au partage sur les réseaux sociaux.La vaisselle est elle aussi l'un des points d'instagrammabilité des différents restaurants du groupe. Big Mamma a opté pour une vaisselle très reconnaissable : très colorée, souvent d'inspiration florale... Les assiettes subliment les produits et rendent la burrata plus alléchante encore.Résultat : les hashtags (#bigmamma, #popolare, #eastmamma, #pinkmamma, #lafelicita, et bien d'autres encore...) consacrés à Big Mamma se sont multipliés et on a assisté pendant des mois à une déferlante de publications Instagram aux couleurs de l'enseigne.

Pizzou

Autre exemple probant : Pizzou, le dernier établissement du duo Rémy Bougenaux et Vivien Mathieu, issus respectivement de l'ESSEC et de l'EDHEC. Cette pizzeria 100% Made in France est aussi belle que charmante. Les deux fondateurs ont misé sur un lieu branché : là aussi on découvre une jolie verrière, des plantes nichées dans des macramés tombant du plafond et reflétées dans de grands miroirs muraux...La botte secrète du duo pour augmenter l'instagrammabilité de Pizzou ? Leur néon rose, touche kitch de la déco qui amène du peps et retient l'oeil de tous les visiteurs. Situé idéalement, juste au dessus de l'escalier montant à la mezzanine et sous la verrière laissant passer la lumière, il est pensé pour que les clients immortalisent le moment.

PNY 

Chez PNY, l'instagrammabilité a été poussée jusqu'aux... toilettes ! Le lieu a transformé ses toilettes en un espace de selfies. Le fondateur du restaurant nous expliquait en effet que ce sont les néons verts et roses disposés dans les toilettes qui ont dans un premier temps poussé les clients à se prendre en photo et à les diffuser sur les réseaux sociaux.Mais c'est surtout la communication du restaurant qui a accéléré le processus et qui a fait de ce lieu un véritable phénomène social. PNY relaie en effet systématiquement ces photos sur son compte Instagram. Le restaurant a même créé le hashtag #mercreditoilettes pour l'occasion, ce qui lui permet de retrouver rapidement les personnes qui publient leur portrait sur Instagram sans taguer le restaurant. Enfin, autre bonne idée de PNY : l'impression de certains des meilleurs clichés pour les afficher dans les toilettes. Cela pousse les internautes à se photographier dans l'espoir de se retrouver sur les murs de leur restaurant préféré.

Les lieux atypiques, ou du moins photogéniques, font ainsi partie intégrante de la stratégie de communication de ces établissements. Ils permettent aux restaurants d'être présents sur les réseaux sociaux sans même que le restaurateur n'ait à agir. Les clients inondent d'eux-mêmes Instagram de photos du restaurant. En taguant le compte social du restaurant et en partageant un ou plusieurs hashtags, ils participent à en augmenter la notoriété. Le gestionnaire du compte Instagram n'a ensuite plus qu'à réutiliser les photos prises par les visiteurs pour nourrir son flux.

Pour autant, ces publications ne suffisent pas à nourrir les réseaux sociaux et la stratégie globale, minutieusement réfléchie, de communication de ces établissements.

Une identité forte... et un storytelling fortement travaillé !

Pour que le restaurant devienne viral sur tous les canaux pertinents, le lieu et le décor ne suffisent pas. Les créateurs de ces nouveaux lieux le savent bien. C'est pourquoi ils accompagnent les photos alléchantes et virales de propos marquant la forte personnalité du lieu.

Car la particularité de ces restaurants est bien la singularité du concept. Aucun de ces lieux ne ressemble à un autre. Et pour le prouver, les porteurs de ces projets travaillent avec précision leur storytelling, qui irrigue ensuite tous les canaux de communication.

Pizzou : pizzeria, certes, mais 100% française !

Pizzou est pour cela un exemple probant. Avec 754 millions de pizzas consommées en France en 2017, le marché est particulièrement concurrentiel. Mais Pizzou porte un concept fort : le restaurant propose de réinventer une pizza plus que jamais présente dans Paris avec une offre Made in France. Ce concept définit Pizzou, ses fondateurs l'ont donc placé au cœur de sa stratégie de communication. La première promesse faite aux clients du restaurant est de vivre une expérience décalée et unique, qui leur permet de redécouvrir un produit qu'ils pensent connaître par cœur.Leur stratégie sociale consiste ainsi à se différencier sur la qualité de leur offre. Et la preuve la plus probante pour cela reste le sourcing des produits. Les réseaux sociaux sont alors le lieu idéal pour présenter, taguer, évoquer les producteurs avec lesquels ils travaillent, comme fait dans le post ci-dessus.

PNY : la confiance comme première valeur pour nourrir la confiance du consommateur et le fidéliser

Comme nous le disions, PNY avait à son ouverture pour objectif de proposer un burger premium, loin de l'image abîmée par les acteurs historiques du secteur du fast-food.

Mais pour cela, tout ne se jouait pas dans les assiettes ! Les créateurs ont dû mettre en place un travail important de storytelling. Et une chose est sûre, le pari est réussi. Rudy et Graffi ont totalement gagné la confiance de leur clientèle. Comment ? En jouant sur la transparence ! Les deux entrepreneurs ont décidé, à raison, d'intégrer leur producteur principal - la ferme Le Ponclet - au cœur de leur communication. Du site internet aux réseaux sociaux de PNY, la ferme est partout ! Sur le site, un onglet entier leur est même réservé ! Les fondateurs, le projet, les animaux de la ferme y sont présentés. Textes, photos et vidéos sont là pour appuyer le propos, le rendre plus crédible et plus accessible.Sur les réseaux sociaux, c'est une story fixe - c'est à dire non éphémère et épinglée en haut de la page de PNY - qui est réservée au producteur.

Pour chacun de ces projets à succès, on remarque donc que l'identité est très fortement marquée et que le storytelling est habilement travaillé. Leur force : permettre au client de savoir avec précision ce qu'il va trouver dans l'établissement qu'il convoite.

Pour autant, les stratégies de communication de ces acteurs ne peuvent tourner uniquement autour du contenu produit en interne, elles se nourrissent du contenu de leurs clients (User Generated Content) mais aussi de collaborations avec des journalistes et de plus en plus... des influenceurs.

Un travail sur le long terme aux côtés des influenceurs et des journalistes

"Trouver un concept fort, travailler avec des influenceurs et bingo, ça cartonne direct !" schématisait Rudy Guénaire de PNY au magazine Challenges. Il est vrai que l'on constate une constance chez les restaurateurs issus d'une formation type école de commerce : ils ne se passent pas des relations presse et influenceurs !

Pokawa : le travail avec les influenceurs, premiers jalons du succès de l'enseigne

Pour lancer leur concept de Poke bawls, Maxime et Samuel se sont appuyés sur une tendance alors montante : les influenceurs. En 2017, Instagram prenait de plus en plus de place dans la consommation numérique des Français. Les deux garçons y ont vu, à raison, une occasion de tester leur concept avant de se lancer à l'aventure. 

Avant d'ouvrir leur premier établissement, ils ont alors créé une marque du même nom que leur future enseigne et lui ont offert une très belle visibilité sur Instagram. Des photos colorées mettant en valeur les 8 bawls à leur carte, un storytelling bien ficelé teinté des couleurs d'Hawaï et de son soleil... tout était prêt pour donner envie aux influenceurs de tester ces nouveautés importées d'Amérique latine. Les deux garçons ont alors ciblé les contacts les plus pertinents pour eux, et sont entrés en contact avec eux sur Instagram en leur proposant de leur livrer, gratuitement, l'un de leur 8 bawls.Le succès ne s'est pas fait attendre : le concept a charmé les influenceurs qui ont tous partagé des photos de leurs bawls sur leurs réseaux sociaux. Pokawa a alors acquis la visibilité qu'il lui fallait et cumulé des milliers de likes sur les posts qui lui étaient dédiés. Le pouvoir de recommandation des influenceurs n'étant plus à prouver, Maxime et Samuel ont très rapidement reçu de nombreuses demandes de livraison de Poke Bawls partout dans Paris.

C'est dont tout naturellement, et confiants, que les deux amis ont ouvert quelques mois plus tard leur premier établissement, à Paris. Les suivants ne se firent pas attendre, dans la capitale, mais également dans toutes les grandes villes de France (Nice, Nantes, Aix-en-Provence, Lille, Bordeaux pour le moment, et de nombreuses autres d'ici la fin de l'année). Et leur approche n'a pas changée. Les deux garçons ont conservé leur stratégie gagnante : à chaque ouverture, ils collaborent avec un influenceur local. Le principe cette fois-ci ? Leur proposer de créer leur propre recette de Poke Bawls et de l'intégrer à la carte de l'établissement.

En témoigne cette collaboration avec l'influenceuse nantaise @Sand-dly qui cumule plus de 240 000 abonnés sur Instagram et qui permis à Pokawa de faire une entrée tonitruante à Nantes en janvier dernier avec plus de 4 000 likes sur la photo qu'elle a postée. 

Pizzou : une ouverture en grande pompe grâce aux influenceurs et aux journalistes

Pour booster son ouverture, Vivien et Rémy ont décidé de travailler avec Malou et nous avons entre autres organisé une soirée influenceurs. L'objectif : gagner une très forte visibilité sur Instagram le temps d'une soirée et attiser la curiosité des socionautes. Le résultat : une totale réussite ! Alors que le restaurant était déjà ouvert depuis 3 semaines, Pizzou a enregistré, le lendemain de la soirée qui avait lieu un mardi soir, son meilleur chiffre d'affaires, week-end compris ! Et les collaborations ne se sont pas arrêtées là. Les visites d'influenceurs ont continué des mois durant, imposant semaine après semaine la nouvelle pizzeria sur les réseaux sociaux et attisant la curiosité de leurs utilisateurs, et notamment des journalistes qui, observant un fort engouement pour ce nouveau lieu (et de nombreuses relances de la part des équipes de Malou), sont venus le tester et ont publié leurs critiques dans leurs médias. 

Bien Ficelé : des journalistes tout le long de la première année

Prenons maintenant le cas de Bien Ficelé, le restaurant spécialisé dans les viandes grillées. Ses fondateurs - sortis de l'ESSEC - ont nourri une stratégie de relations presse tout au long de la première année d'existence de leur établissement. Dès les premiers mois, ils ont travaillé à faire découvrir leur proposition culinaire aux journalistes et influenceurs pertinents. Indispensable, cette opération s'avère relativement simple lorsque le projet est fort (c'était le cas ici, comme pour tous les autres projets présentés dans cet article). Bien Ficelé - restaurant carnivore - 11ème arrondissement - terrasse végétalisée - plantesMais quelques mois après l'ouverture, la nouveauté ne se faisait plus sentir : les médias avaient tous parlé de ce nouvel acteur qui propose des pièces de viande d'excellente qualité, les retombées étaient alors plus éparses, les visites de journalistes moins nombreuses. Voyant leur médiatisation s’essouffler mais ayant plus d'une corde à leur arc, Dimitri Aboulker, Thibault Eurin et Arthur Lecomte - les trois fondateurs - ont trouvé une solution : à l'approche des beaux jours, ils ont requinqué leur terrasse, l'ont arborée de plantes et décorée avec goût. Nous avons alors travaillé avec eux pour valoriser cette nouveauté auprès des médias pertinents. Bingo ! Le résultat ne s'est pas fait attendre. Les retombées ont continué de fuser, comme aux premiers jours, ce qui a permis au restaurant de continuer à jouir de sa réputation de "lieu tendance" et de conquérir une clientèle toujours plus nombreuse.

Mais un restaurant n'est pas une startup, il faut prendre en compte certaines spécificités que seule l'expérience du terrain enseigne

Aucun doute alors : les formations en école de commerce donnent aux jeunes entrepreneurs qui se lancent dans la restauration des armes précieuses : analyse financière, rigueur, prise de connaissance du secteur, compréhension des enjeux marketing et de communication... Mais un restaurant n'est pas une startup ! Ils en sont conscients et leurs lancements sont souvent précédés d'une étape : il est rare que ces derniers se lancent en effet sans avoir découvert une première fois le milieu de l'intérieur.

Une formation pratique pour compléter la formation théorique : indispensable à la réussite de son restaurant

Ombeline Choupin, diplômée elle aussi d'HEC et fondatrice de Rainettes, le premier bar à cuisses de grenouilles de la capitale, nous le dit : elle n'aurait jamais commis certaines erreurs si elle avait baigné dans le milieu avant de se lancer à l'aventure. Ombeline avait pourtant "une idée très scalable" - c'est à dire rentable - dans laquelle tout le monde croyait : investisseurs, professeurs de la très élogieuse HEC... tout le monde lui avait donné son feu vert. Mais Rainettes n'a pas réussi à trouver sa clientèle et n'a pas survécu, comme bon nombre de restaurants, à sa seconde année. "L'une de mes principales erreurs fut le choix de mon fond de commerce", nous explique-t-elle. "C'était en plein dans le Marais, dans un quartier branché, hyper vivant. Sur papier idéalement placé... Mais le local n'était pas adapté : on n'avait pas de terrasse alors que tous nos concurrents situés autour de nous en avaient ; toute une partie de nos places était située dans une cave dans laquelle les clients ne voulaient jamais être placés. C'est une erreur que je n'aurais jamais faite si j'avais été dans le secteur depuis un petit moment". Et il ne s'agit pas là de la seule difficulté à laquelle la jeune fille s'est confrontée. Elle dit avoir fait face à des situations managériales particulièrement complexes, à des conditions de travail extrêmement difficiles qui laissent peu de temps personnel...

Des formations au sein de restaurants à succès

Alors peu de ces jeunes entrepreneurs se lancent sans filet dans leurs projets. Ils sont nombreux à opter pour une formation ou une première expérience en salle ou en cuisine.

C'est ce qu'ont choisi de faire Alice et Christian. Les fondateurs du futur Daimant ont pris le temps de se former en cuisine - pour Alice - et en salle - pour Christian. Et ils n'ont pas choisi les établissements au hasard. Alice a décidé de faire ses armes chez un restaurant semi-gastronomique, Christian quant à lui a passé plusieurs semaines dans les différents établissements de Big Mamma.

Pour Pizzou, on observe le même schéma : après avoir fait le tour des meilleurs producteurs français et comparé les différentes qualités de produits, Vivien, l'un des fondateurs, a suivi une formation de pizzaïolo. Cela lui a permis de se rendre compte, avant de se lancer, des difficultés opérationnelles, mais aussi d'imaginer une pâte à pizza unique à Pizzou.

Chez Big Mamma, c'est Tigrane Seydoux, l'un des deux fondateurs, qui s'est frotté au milieu de la restauration avant de lancer son entreprise. Après HEC, il travailla comme bras droit de l'homme d'affaires Stéphane Courbit dans son groupe LOV Hôtel Collection (Les Airelles à Courchevel, La Bastide de Gordes). Il y a eu le temps de constater les challenges propres au secteur et de se frotter à ses difficultés. 

Des incubateurs de restaurants pour compléter la formation business

Pour pallier cette absence de connaissance du terrain et du quotidien de restaurateur, de nouveaux acteurs ont émergé. Ils s’appellent Emergence Concept, La Frégate ou Service compris et sont « des incubateurs de restaurants », joli clin d’oeil aux écoles de commerce où l'on retrouve généralement ce lexique (on parle en général d’incubateur de startups).

Trois constats importants sont ainsi à souligner :

  1.  Les écoles de commerce offrent indéniablement les outils théoriques pour bâtir une entreprise rentable et qui croît, mais certaines logiques propres à la restauration n’y sont pas (encore ?) enseignées.
  2. La quête de sens dans ses choix professionnels, la volonté d’avoir un impact visible et palpable ailleurs que sur Excel ou PowerPoint, le syndrome de « Fuyons La Défense » sont de plus en plus tangibles parmi les jeunes diplômés.
  3. L’alimentation est au cœur de l’actualité depuis quelques années et soulève de nombreux enjeux sociaux, sociétaux, voire environnementaux.
  4. Ouvrir son restaurant lorsque l’on sort d’HEC est désormais très « à la mode » (avec toujours une forte ambition d’étendre ou de répliquer le modèle) mais la formation n’est pas 100% pensée pour.

Pour répondre à ce besoin, des incubateurs à l’image de Service Compris ou de Emergence Concept se sont lancés. Ils comblent ces connaissances terrain propres à la restauration qui peuvent manquer aux formations en école de commerce et aident ces nouveaux restaurateurs à se lancer.
Et ça marche : les derniers succès de ces jeunes diplômés à l’image de Petit Bao ou de Père et Fish sont passés par des incubateurs.

Conclusion

Les formations de type écoles de commerce permettent aux jeunes diplômés de porter un regard neuf et précis sur la restauration. Leurs années d'études les forment en effet à analyser des secteurs divers, à en comprendre finement les enjeux, les problématiques. Ces analyses les mènent à anticiper les attentes d'un public toujours plus mouvant et à saisir les opportunités du moment. Sans formation en restauration, ces jeunes entrepreneurs sont ainsi en mesure d'apporter des réponses concrètes et cohérentes à ce secteur dont ils ne sont pas issus.

Leur regard neuf et leur dynamisme participent à révolutionner le milieu. Big Mamma, PNY, Pizzou, Bien Ficelé ou encore bientôt Daimant, font parler d'eux dans tous les médias et sont dans tous les esprits. On salue partout les nouveaux fonctionnements qu'ils apportent - fin du principe de réservation, retour à un sourcing précis et de qualité, écoute des tendances - et on les reproduit. On admire aussi leur sens de la communication et du marketing, armes dont ils ont appris - à l'école aussi - à ne pas se passer, parce qu'un concept, aussi fort soit-il, ne se suffit pas à lui même. Ces jeunes pousses de la restauration pensent et appliquent ainsi sur le long terme des stratégies de communication et de marketing très fines. Réseaux sociaux, relations influenceurs, relations presse, storytelling... Rien n'est laissé au hasard.

Pour autant, une nuance se doit d'être apportée : ces formations ne donnent pas toutes les solutions et ne permettent pas (encore ?) de franchir tous les obstacles de ce combat que représente l'ouverture d'un établissement. Les conditions de travail propres au secteur, les spécificités et autres difficultés de ce milieu sont autant de détails qui ne peuvent être acquises qu'avec l'expérience et le temps. Alors, nombre d'entre eux se forment dans la restauration avant de se lancer à l'aventure, et complètent leur formation théorique par une formation pratique, indispensable. D'autres, se tournent vers de tout nouveaux acteurs qui ont émergé pour combler ces lacunes : les incubateurs de restaurant.

Top 15 des restaurants insolites à tester dans le monde entier

Aller au restaurant ne se résume plus à se délecter d’un délicieux repas à plusieurs. Avec le succès du click and collect et de la livraison à domicile, les clients, lorsqu’ils se déplacent, cherchent à vivre une véritable expérience au restaurant. En effet, animer son restaurant ne se résume pas à l'organisation d'événements ponctuels, la cuisine doit s’accorder à l’ambiance et à l’esthétisme du lieu pour offrir un moment de vie qui dépayse ses invités. Pour cela, les restaurants insolites attirent de plus en plus de clients.

En restauration, les concepts insolites et innovants fleurissent. Il ne s’agit plus d’offrir seulement la dégustation de ses talents culinaires mais d'attribuer une âme originale à son restaurant. L'offre gastronomique est un service expérientiel, les clients ne sont jamais certains d’apprécier le repas, le service et l’accueil d’un restaurant avant de s'y rendre. L’adoption d’un concept qui sort de l’ordinaire favorise ainsi la distinction de son établissement dans l’esprit du public mais attise également la curiosité et l’envie de le tester. Comment ouvrir le restaurant au concept qui fera la différence ? Qu’est-ce qui suscite l’intérêt d'un public à la recherche de sensations et de découverte culinaire ?

Pour répondre à ces questions, nous avons exploré et répertorié dans le monde entier 15 restaurants insolites et originaux qui ont vu le jour et puisent leur succès dans des concepts fous. Ces 15 idées peuvent être liées à l'organisation d'un service et d'un accueil atypique, au lieu choisi, à la thématique, au renouvellement de l'expérience client ou encore à l'originalité des mets proposés.

Si vous partez en vacances cet été, c’est peut-être l’occasion de croiser l’un de ces restaurants sur votre passage !

Tout d'abord, certains restaurateurs ont choisi de parier sur une transformation du management de leur restaurant à travers un service atypique voire futuriste.

1. Pazzi ou la pizzeria entièrement robotisée, prochainement en Île-de-France

Pazzi - pizzaïolo robot - france - pizzeria autonome

Crédit : Le Parisien

Tout droit venu de France, Pazzi ou le robot pizzaïolo, sera officiellement la première pizzeria autonome du monde à la fin octobre 2019.

L'idée ? Vous pourrez commander votre pizza en ligne depuis une application ou sur place à l’aide d’une borne. Celle-ci sera entièrement cuisinée par un robot intelligent, qui sera en capacité d’en concocter pas moins de 80 par heure. L’ambition des créateurs est de réellement mettre l’automatisation des tâches au service du mieux manger. La production industrielle excessive est alors bannie de leur stratégie. Le robot préparera ses belles pizzas à l’aide d’ingrédients de qualité (légumes bios, produits équitables, charcuteries bien sourcées) avec pour principal objectif un « taux de croûte » quasi nul nous explique Alexandre Auriac, l'un des fondateurs du projet, ce qui signifie que vous n’en laisserez pas une miette. Les créateurs misent également sur la ponctualité et l’absence d’erreur dans la commande de leur futur pizzaïolo intelligent. Rendez-vous à Val d'Europe bientôt pour découvrir le nouveau phénomène qui révolutionne la restauration !

2. Kayabukiya Tavern à Tokyo 

Kayabukiya Tavern - Japon - serveur macaque - singe - restaurant

Crédit : Kayabuki Tavern

Si vous aimez vous rincer l’œil en regardant les beaux serveurs, ici, c’est raté ! Chez Kayabuki Tavern ce sont de petites créatures velues qui font le service ! En effet, de leur petit nom Yat-Chan et Fuku-chan, un couple de macaques fait l’animation en reproduisant le comportement et la gestuelle humaine de leurs propriétaires ! Ils vous serviront vos serviettes, vos boissons et vous présenteront l’addition. Attention, tous deux salariés, ils ne travaillent que deux heures par jour et font leur beurre grâce aux pourboires des invités, qui les gratifient en fèves de soja bouillis.

3. Le Rollercoaster Restaurant à Nuremberg (Allemagne)

Crédit : Leila Nikamal

Là encore, le service est atypique ! Au Rollercoaster, vous commandez à l’aide d’un écran tactile sur lequel vous choisissez votre met. Jusque là tout va bien. Mais attention, votre assiette une fois prête se déplace seule sur des rails en colimaçons pour arriver en douceur sur votre table. En plus de ce fantastique service, tous les plats sont réalisés avec des ingrédients bios et de qualité.

D’autres ont choisi d’ouvrir leur restaurant dans des lieux absolument extraordinaires pour tabler sur un moment culinaire immanquable. Dans ce cas, c’est évidemment le lieu qui fait le larron !

4. Ithaa, le restaurant sous-marin aux Maldives

Ithaa - restaurant insolite - original - atypique - sous marin - maldives

Crédit : Oh My Mag

Implanté au cœur du lagon de l’Océan Indien, Ithaa ou « perle » dans la langue nationale, est un restaurant qui offre une vue imprenable sur les fonds marins. Vous déjeunez ou dînez à cinq mètres sous le niveau de la mer avec un panorama à 180 degrés. Les produits de la mer sont bien évidemment mis à l’honneur, intégrés à une gastronomie locale à la mode occidentale. Un voyage inédit au cœur de l’océan, bien au sec, mais attention à ne pas boire la tasse car l’addition reste salée.

5. Dinner in the sky dans plus de 40 pays

Dinner in the sky - restaurant insolite - concept original - atypique - restaurant dans les airs

Imaginé par deux belges, Dinner in the sky vous offre le repas en plein air. Cette table d’hôtes suspendue dans les airs à 50 mètres du sol, peut accueillir pas moins de 22 convives autour d’une table volante animée par des serveurs et un chef. La vue est évidemment époustouflante et l’expérience dure une quarantaine de minutes.

6. Stedsans in the Woods en Suède

steadans in the woods - suède - restaurant au concept original et atypique - retour à la nature

Stedsans in the Woods c’est le pari d’un véritable retour à la nature. Au cœur de la forêt, la cuisine est réalisée à partir de produits fraîchement cueillis et cultivés sur place dans la ferme permaculture du couple d’hôtes. Dans une ambiance et un décor minimaliste, tout est concocté au feu de bois loin des progrès techniques et industriels. Pour une expérience encore plus immersive, les convives peuvent passer la nuit dans des cabanes en bois ou des tentes bédouines.

A ces environnements hors du commun, les restaurateurs peuvent également choisir de fabriquer eux-mêmes leur propre décor et de réaliser une scénarisation unique afin de valoriser une thématique qui leur tienne à cœur.

7. Ultraviolet à Shanghai

Ultra violet - Shanghai - restaurant au concept insolite et original - immersion culinaire - Paul Pairet - chef étoilé français

Crédit : Scott Wright

Imaginé par le chef français étoilé Paul Pairet, Ultraviolet est la référence mondiale en termes de gastronomie immersive. En effet, là encore, le célèbre chef à choisi de miser sur la technologie pour servir son offre culinaire. Les convives sont invités à embarquer dans un voyage expérientiel faisant intervenir tous les sens. Des montages sonores, des jeux de lumières, des diffusions olfactives ou encore des projections de vidéos en 360°animent le dîner des 10 invités. L’idée est de leur offrir un souvenir culinaire inoubliable à travers un environnement numérique sophistiqué. Au menu, ce ne sont pas moins de 22 services qui sont proposés et qui rythment la dégustation des convives. Et comme tout a un prix, ces trois heures extraordinaires ne coûtent pas moins de 800 euros, l’un des plus chers repas au monde.

8. Le Wagon Bleu à Paris

Le wagon bleu - Paris - restaurant au concept insolite et original - atypique - Orient Express - Agatha Christie

Crédit : Le Wagon Bleu

Situé entre la gare Saint-Lazare et la station de métro Rome, le Wagon Bleu est également un restaurant qui tire son succès de son décor et de son thème impressionnant. Il offre le repas dans un ancien compartiment du mythique Orient Express. Les banquettes en velours bleu, les portes bagages en hauteur ainsi que les accessoires de voyage d’époque (vieilles valises en cuir, boîtes à chapeaux) replacent les convives dans une ambiance digne des romans d’Agatha Christie alors même que la cuisine y est chaleureuse et agrémentée de notes corses.

9. Alcatraz-Shibuya à Tokyo

Restaurant Alcatraz japon - restaurant au concept insolite et atypique - restaurant thématique hôpital prison - japon

Aux amateurs de films d’horreur et d’attractions cauchemardesques en tout genre, Alcatraz est fait pour vous ! Restaurant bistronomique japonais, il a été conçu sur le thème du glauque et du lugubre. Il dépeint un décor d’hôpital de prison dans lequel vous prenez votre repas dans un véritable cellule. Les boissons et les mets proposés sont dans leur présentation totalement en accord avec l’environnement : la bière est servie dans un urinoir en plastique et les cocktails dans un faux crâne humain. Si vous aimez les scénarios désastreux, l’évasion d’un patient est mimée à chaque service et attention, toutes les lumières s’éteignent.

Au-delà de ces thématiques scénarisées, les restaurateurs puisent leur concept original et atypique dans l'invention d'une nouvelle expérience client. Dans ce cas, le client est lui-même acteur de l'expérience et doit se prendre au jeu pour vivre pleinement son aventure culinaire.

10. Dans le noir à Paris

Dans le noir - restaurant paris concept original et insolite - manger dans le noir - atypique

Crédit : Guillaume Poiret

Placé dans le 4ème arrondissement de Paris, Dans le noir est un restaurant qui révolutionne  l’expérience client puisque c’est un repas dans le noir complet que l’on vous propose de déguster. Imaginé pour faire comprendre aux convives les enjeux quotidiens auxquels sont confrontés les personnes malvoyantes, les invités sont accueillis dès leur arrivée dans le noir, ils rejoignent leur table aidés du personnel composé pour moitié d’aveugles et ne connaissent pas à l’avance la combinaison de leurs plats. Un véritable challenge pour ceux qui n’ont pas l’habitude de manger à l’aveuglette et qui seront étonnés de ne pas mettre de mots sur des saveurs et des textures pourtant connues. L'expérience est une séance de rires garantis d'autant  que les échanges sociaux sont facilités par l'extinction des lumières. Attendez-vous donc à confondre le champagne et le vin rouge ou encore le veau et le poisson.

11. The Bunyadi à Londres

The bunyadi - Londres - restaurant au concept original et insolite - naturiste

Crédit : Evening Standard

The Bunyadi est le premier restaurant naturiste au monde. Ouvert seulement l’été, il offre à ses convives un retour à la nature : le repas se déguste nu sans accessoire technologique - comprenez ici votre smartphone - les couverts sont comestibles, l'éclairage se fait à la bougie et vous prenez place sur des rondins de bois. Quant au menu, il est à l'image du concept anti-matérialiste du restaurant, les ingrédients sont garantis sans conservateur, colorant ou produit chimique et sont tous cuits au feu de bois. Enfin, pour les personnes pudiques souhaitant néanmoins découvrir cette aventure, une partie du restaurant leur est réservée, derrière des panneaux en bambou.

12. Le Café des Chats à Paris

Le café des chats - paris - restaurant au concept original et insolite - neko bar - concept importé du Japon

Issu d’un concept japonais, les "neko bars", le café des chats à Paris est un restaurant qui met à l’honneur douze petits félins domestiques qui circulent librement autour des convives. L’idée est d’offrir aux invités des moments de calme, déstressants, en compagnie de ces petits êtres velus, tout en dégustant une cuisine entièrement faite maison. Offrir un peu de temps avec des animaux à ceux qui ne peuvent en avoir chez eux est la base du concept de ce restaurant.

L’expérience client peut être conçue comme un véritable pilier de votre restaurant afin d’offrir en plus de l’offre culinaire une expérience active aux convives. Des restaurateurs, eux, ont choisi de miser sur une offre culinaire hors du commun, atypique et peu reproductible à la maison, c'est d'ailleurs ce qui fait leur réussite !

13. Black Ant à New York

Black Ant - New York - restaurant au concept insolite et original - insectes

Crédit : New York Magazine

Chez Black Ant, vous trouverez une cuisine traditionnelle héritée de recettes mexicaines tels que les classiques enchiladas ou les délicieux tacos. Mais l'originalité ne réside pas là : ce sont en effet en majorité des plats à base d’insectes qui vous sont proposés ici. Ces petites bêtes aux protéines alternatives miraculeuses pour votre santé s’inviteront dans votre repas. Au menu, vous trouverez un guacamole à la fourmi noire, des crevettes à la panure de sauterelle et bien d’autres surprises complètement décalées.

14. Suri Restaurant à Paris

Suri restaurant - paris - restaurant au concept insolite et original - fermentation des ingrédients - rue réaumur

Crédit : Suri Restaurant & Déli

Au cœur du quartier du sentier, rue Réaumur, Suri est le nouveau restaurant parisien au concept étonnant, là bas vous ne mangerez que des ingrédients fermentés. Le restaurant a misé sur la fermentation, une méthode écologique qui réduit la production de déchets et favorise la multiplication de probiotiques, micro-organismes bénéfiques pour la santé et la digestion. Vous pourrez y savourer la plupart des mets du quotidien et des formules déjeuners sur le pouce. A la carte : pickles, légumes, laitages, soupes, sandwichs, poissons, pâtisseries et des boissons sont affichés.

Au-delà du mieux manger, certains restaurateurs ont décidé d’aller dans le sens inverse en plébiscitant une nourriture ultra transformée riche en graisses et en sucres qu’ils qualifient même de nuisible pour la santé...

15. Heart Attack Grill au Nevada

Heart Attack Grill est un restaurant qui présente une version XXL du célèbre fast-food à l'Américaine. Leur leitmotiv : offrir des plats ouvertement dangereux pour la santé à travers une offre de hamburgers à plus de 8 000 kilocalories, enregistrée dans le livre Guinness des records ou encore de gargantuesques cornets de frites cuisinées au Saindoux. Originalité supplémentaire : le repas est gratuit pour les personnes de plus de 158,7 kilos, c'est pour dire, on vous souhaite le pire ! Complètement ahurissant, espérons tout de même que ce concept ne franchisse pas nos frontières !

Améliorer son référencement local pour attirer des clients dans son restaurant - Explications et exemples concrets

À l'heure où l'acquisition clients se joue en ligne pour les restaurateurs, il est indispensable d'être visible partout où les clients potentiels vont faire leurs recherches : les moteurs de recherche, les applications, les réseaux sociaux, les médias... Comment maximiser sa visibilité avec le référencement local et attirer davantage de clients ? Démonstration illustrée avec des exemples concrets.

Comment faites vous lorsque vous devez choisir un restaurant ou un café pour un rendez-vous donné ? Une recherche sur Google, sur Tripadvisor, La Fourchette, Facebook, Instagram ou même Mapstr ? Vous pouvez aussi appeler un ami, mais la majorité (et une part croissante) des personnes va regarder en ligne et trouver les établissements qui sortent en haut des pages de recherches, c'est-à-dire qui ont le meilleur référencement local. Qu'est-ce que le référencement local ? Est-ce que ça marche ? Comment s'y prendre ? À quels résultats s'attendre ? Réponses illustrées avec quelques uns des restaurateurs que nous accompagnons au quotidien.

Qu'est ce que le référencement ? Pourquoi c'est indispensable pour attirer des clients ?

En marketing digital, le référencement (aussi appelé SEO) correspond à l'ensemble des techniques qui aident un site web à remonter dans les résultats de recherches (SEO pour Search Engine Optimization, soit optimiser sa position sur les moteurs de recherches). Dès lors que l'on parle de résultat de recherche, il faut s'interroger sur la nature des requêtes pour lesquelles il est intéressant d'apparaître en haut des résultats : ce sont les mots-clés.  Les mots-clés correspondent aux mots, expressions et phrases que les prospects vont utiliser pour rechercher en ligne.

Il existe deux principaux types de référencement :

  • le référencement payant : ce sont les "annonces" ou "publicités". Investir dans du référencement payant, c'est la garantie de ressortir en haut de page, mais l'internaute sait que vous avez payé pour, c'est de la publicité. Exemples ci-dessous :

  • le référencement naturel : c'est apparaître "naturellement" en haut des résultats car l'algorithme du moteur de recherche vous a assimilé au résultat le plus pertinent pour répondre au besoin manifesté par l'internaute. Exemple ci-dessous :

D'après une étude Google Search Console : 54% à 59% des clics se font sur les 3 premiers résultats, 70% - 77% de clics se font sur les 5 premiers résultats. 

Un enjeu de taille est donc d'identifier les mots-clés que nos clients potentiels vont utiliser pour formuler leur requête, et apparaître en haut des résultats !

Mais que se passe t-il lorsque l'on recherche un établissement ?

L'importance du référencement local pour un établissement

Pour un établissement, le mot-clé s'articule autour de 2 éléments : le premier décrit l'offre (pizzeria, brasserie, café, végétarien, terrasse etc.), le second spécifie le lieu (une ville, un quartier, un arrondissement, un arrêt de métro etc.). Le lieu peut également être déterminé par géolocalisation - c'est-à-dire suggérer des établissement "à proximité de sa position actuelle" sans avoir besoin de préciser avec des mots le lieu en question. C'est ce qu'on appelle du référencement local (46% des recherches sur Google ont un caractère local). Le référencement local tel que nous le verrons ici appartient à la catégorie "référencement naturel".

Voici quelques résultats qui apparaissent sur Google lorsque l'on fait une recherche de restaurant :

Qu'ont-ils en commun ?

  • La structure : en haut de page, une Google Map, puis 3 fiches établissements qui apparaissent. Les premiers liens qui ressortent appartiennent à des agrégateurs de type plateforme de réservation (Tripadvisor, La Fourchette), ou de type media / blogs. Avoir le site web de son restaurant qui ressort avant un lien Tripadvisor ou La Fourchette est très ambitieux en terme de référencement, c'est même quasi impossible de rivaliser avec ce type de mastodonte. En revanche, sous la Google Map ce sont des fiches établissements qui ressortent, la compétition devient plus jouable pour dépasser un autre établissement et ressortir en top 3.
  • La présence dans le top 3 d'un client Malou. Nous aidons en effet nos restaurateurs à ressortir en haut des résultats de recherche pour acquérir de nouveaux clients en ligne.

Comment maximiser son référencement local ?

  • Identifier les bons mots-clés, ceux qui sont vraiment utilisés par vos clients potentiels. "Trattoria" par exemple, est recherché 10 fois moins que "restaurant italien" et 100 fois moins que "pizzeria". Aujourd'hui si vous cherchez une pizzeria dans le 16e arrondissement vous avez de forte chance de trouver La Pizza d'Anita avec qui nous avons collaboré
  • Uniformiser l'information disponible en ligne et la mettre à jour régulièrement ! Par information on entend : les horaires, les jours de fermeture exceptionnelles, les menus, les prix, les visuels... il faut comprendre la logique des moteurs de recherche et de Google en particulier. S'il retrouve des incohérences en ligne sur un établissement, il le pénalisera au profit d'autres plus fiables. Exemple ci-dessous :

Entre Google, Tripadvisor, La Fourchette, Les Pages Jaunes et le Petit Futé, l'établissement n'affiche pas les mêmes horaires. Face à tant de contradictions, les algorithmes des moteurs de recherches vont naturellement pénaliser son classement en ligne et privilégieront des établissement dont ils sont sûrs des horaires. Cela pénalise le travail d'acquisition clients pour le restaurateur (il est moins visible), et si par exemple les horaires lors d'un jour férié ne sont pas mis à jour, sur sa fiche Google une mention en orange précisera "Horaires susceptibles d'être modifiés"/ L'internaute a 3 choix : prendre le risque d'y aller quand même, téléphone pour confirmer ou simplement regarder les fiches d'établissements autour qui, eux, auront pris la peine d'actualiser leurs informations. À votre avis, quelle option est la plus envisageable ? Décevoir un client potentiel qui s'est déplacé alors que l'on est fermé, est très dommageable. Même combat pour les menus et les prix. Continuer à afficher son menu d'hiver en plein été atteint fortement la cohérence d'un restaurant pendant l'été,  ne pas mettre à jour les éventuelles modifications tarifaires nourrira une frustration auprès du client qui s'est renseigné au préalable en ligne.

  • Répondre aux avis clients : pour insister sur les mots-clés les plus stratégiques, construire un lien avec les clients, les fidéliser, analyser leurs retours et s'améliorer (exemple : nous avons déjà fait retirer les moules du menu de l'un de nos clients car elles étaient à l'origine de nombreux avis négatifs)
  • Partager régulièrement du contenu ;
  • Se référencer dans tous les annuaires pertinents : certains vont permettre d'acquérir de nouveaux clients (Tripadvisor, La Fourchette surtout pour les Européens) mais aussi toutes les plateformes utilisées par les touristes ! Les clients de Malou sont ainsi visibles sur tous les annuaires utilisés par les touristes de passage en France !

  • Faire de la veille pour suivre les dernières nouveautés : les choses évoluent très vite en terme de référencement : la recherche vocale par exemple prend de l'ampleur et offre de nouvelles opportunités aux établissements qui s'y prépareront. Il faut se tenir informé pour agir et maximiser au mieux sa visibilité en ligne. Nous partagerons notre veille régulièrement sur Linkedin, Facebook et Twitter si vous souhaitez vous tenir au courant.

Est-ce que ça permet vraiment d'augmenter son chiffre d'affaires ? OUI ! Le cas du Wilson (Paris 16)

Les performances du référencement local peuvent être mesurées régulièrement. Rappelons les objectifs :  augmenter la visibilité, donner envie, convertir les internautes qui nous ont vus en clients - et donc suivre les actions type clics sur itinéraire, sur "appel", sur "site web". La fidélisation se fait en répondant aux avis clients d'une part, mais surtout en salle en délivrant une bonne expérience et ensuite sur les réseaux sociaux avec du contenu qualitatif intelligemment diffusé.

Pour illustrer nos propos, étudions de plus près un exemple concret avec le Wilson que nous accompagnons depuis 1 an sur son référencement local. Le Wilson est un restaurant type brasserie situé dans le 16e arrondissement, proche du métro Trocadéro. Comment aujourd'hui le Wilson a t-il réussi a augmenter son CA grâce à Malou ?

  • Remonter en top des requêtes clés 

Avant de travailler avec nous le Wilson n'apparaissait jamais en haut des résultats sur Google, aujourd'hui il ressort en top 3 pour ses mots-clés "restaurant Trocadéro" "brasserie Trocadéro" recherchés chacun 1000 fois par mois, mais de nombreuses autres requêtes telles que "restaurant terrasse Trocadéro" (recherchée 100 fois/mois).

Dans le quartier touristique du Trocadéro, apparaître en haut des requêtes clés en langues étrangères peut aussi s'avérer utile... Et Le Wilson ressort souvent en top 3 en anglais, en espagnol, en italien...

Malgré sa moyenne plus faible que les autres établissements visibles, le Wilson apparaît quand même en top 3. Puisque nous répondons régulièrement aux avis clients et que nous les analysons chaque mois, nous partageons des recommandations aux équipes du Wilson pour qu'elles puissent s'améliorer, satisfaire davantage leurs clients, faire remonter leur note (et rester en top 3 bien sûr) et ainsi améliorer les taux de conversion des internautes qui les ont vus en ligne. Malgré cette moyenne inférieure à 4, le Wilson attire de plus en plus de clients en ligne grâce à nos travaux.

  • Apparaître partout où les clients potentiels vont faire leurs recherches 

Le Wilson existe (avec des informations justes et mises à jour en temps réel, avec des descriptions riches en mots-clés, avec les avis des clients traités...) sur toutes les plateformes et annuaires, susceptibles de lui faire gagner des clients et/ou de renforcer son référencement. Il est présent sur Tripadvisor, Dianping, Kekanto, Yandex, Mangoplate pour attirer en autres des touristes mais aussi Les Pages Jaunes, L'Internaute, le Petit Futé pour envoyer "du jus de référencement" vers sa fiche Google.

  • Augmenter sa visibilité

Nous avons comparé les vues mensuelles du Wilson en Juin 2018 - avant qu'il ne travaille avec nous - avec celles de juin 2019, après un an de collaboration.

Résultat (assez logique en suivant les apparitions en top 3 sur Google évoquées plus haut), Le Wilson a nettement amélioré sa visibilité, il l'a multipliée par 3,5 ! Est-ce que ça veut dire plus de clients ?

  • Acquérir des clients en ligne 

Comparons maintenant les actions effectuées chaque mois sur la fiche Google du Wilson, comparons le mois de mai 2018 et celui de mai 2019.

Malgré sa note souvent inférieure à pas mal de ses concurrents qui ressortent en top 3, le Wilson génère aujourd'hui 30% d'actions clients en plus chaque mois (en comparant des mois similaires pour 2018 et 2019). Et sur le chiffre d'affaires qu'est ce que ça donne ?

  • Augmenter son CA

Le ticket moyen au Wilson est de 25 euros. En moyenne une réservation au restaurant est fait pour 3 personnes (estimation Malou faite sur un panel de 50 restaurants). Dans le cas du Wilson, on est donc sur une facture totale à 75euros. Prenons les hypothèses suivantes : chaque visite de site web convertit 20% des clients, chaque demande d'itinéraire, 50% et chaque appel 60%.

En calculant la différence entre les actions faites en mai 2018 et celles en mai 2019 il ressort que.... le Wilson a augmenté son CA mensuel de 7000 euros depuis qu'il travaille avec Malou !

Résultat après une année de collaboration avec Malou, une belle progression de visibilité mais aussi de conversion clients, et donc de CA mensuel !

Conclusion : le référencement local à privilégier pour attirer des clients en point de vente

Si les sites marchands travaillent à optimiser leur référencement (naturel ou payant) pour générer des achats en ligne, l'enjeu est assez différents pour les commerces et restaurateurs dont les clients ne commandent pas en ligne, mais doivent se déplacer jusqu'à l'établissement pour consommer. C'est donc sur le référencement local qu'il faut investir. Comment ? Lire et apprendre (nous partageons de nombreux conseils sur notre blog et nos réseaux sociaux) ou directement faire appel à des professionnels, dynamiques et transparents qui vous assureront de meilleures performances et un meilleur chiffre d'affaires (👋)