Longtemps resté à l’écart de la vague de transformations digitales de la « FoodTech », le secteur de la restauration prend aujourd’hui sa revanche grâce à des acteurs qui innovent à chaque étape de la création de valeur.

Des steaks vegans capables de duper un carnivore (Beyond Meat),  des crakers protéinés à partir de farine d'insectes (Jimini's), des repas "nutritionnellement parfaits" qui tiennent dans une barre (Feed) ... Ces initiatives - même si elles ne font pas l'unanimité - font beaucoup parler d'elles et participent au dynamisme de celle qu'on appelle la FoodTech. Le terme désigne l’ensemble des startups du domaine alimentaire (de la production au consommateur final) qui innovent sur les produits, la distribution, le marché ou le modèle économique (source : DigitalFoodLab).

Lorsqu’elle crée de la valeur dans la restauration (et non dans l’assiette), la technologie nourrit le secteur plus timide de la FoodService. C'est l'ensemble des startups qui réinventent la restauration en fluidifiant le processus à chaque étape de la création de valeur, en amont et en aval, en cuisine et en salle, à la commande et en caisse.

Retour sur les startups qui fluidifient la chaîne de valeur pour les restaurants.

1. En amont : les marketplaces qui facilitent l’approvisionnement en produits

Pour des fruits et légumes en direct des producteurs : Bottes en ville
  • La promesse ? Commander de l’ultra frais cueilli à la demande, seulement pour les professionnels
  • Les modalités ? 2 jours de livraison - on peut commander la veille pour le lendemain
  • Le petit plus ?  Les produits sont locaux et de saison, pour adopter un comportement plus écoresponsable
Pour des poissons et fruits de mer : Procsea
  • La promesse ? Recevoir ses produits de la mer directement des mareyeurs et pêcheurs
  • Les modalités ? Après commande en ligne, la livraison se fait en 24 heures
  • Le petit plus ? Procsea permet d'avoir un suivi de la traçabilité (calibre, zone et sous-zone de pêche, port de débarque, engin de pêche, qualité et quantité disponibles sont indiqués pour chaque produit proposé en ligne).
Pour des produits frais Rungis : Califrais
  • La promesse ? Choisir en ligne et se faire livrer rapidement le meilleur de Rungis, notamment ses produits de la mer directement des mareyeurs et pêcheurs
  • Les modalités ? Après commande en ligne, la livraison se fait en 24 heures
  • Le petit plus ?  Les commandes sont mutualisées entre des restaurants proches.

2. En salle : les outils pour gérer le personnel

Pour recruter les membres de l’équipe: Brigad
  • La promesse ? Recruter son personnel en 30 minutes
  • Les modalités ? Le restaurateur poste son offre d’emploi sur la plateforme, fixe son taux horaire et la durée de la vacation. Un SMS est envoyé aux profils correspondants et la mise en relation est faite entre les intéressés.
  • Le petit plus ? DSN etc..
Pour organiser les plannings : Skello
  • La promesse ? Libérer son emploi du temps en facilitant la création de planning
  • Les modalités ? Les spécificités de chaque employé et ses disponibilités, ainsi que les besoins du restaurant, sont entrés et la répartition se fait automatiquement
  • Le petit plus ? L'outil est intégré aux logiciels de paye

3. En salle : les outils qui fluidifient la prise de commande

Pour simplifier la prise de commande : les bornes totem (McDo) ou les tablettes comme Tabesto
  • La promesse ? Réduire le temps d'attente lié à la prise de commande et à l'encaissement, sans avoir à ajouter de caisse supplémentaire
  • Les modalités ? Des bornes doivent être installées dans l’établissement
  • Le petit plus ? Les suggestions de ventes additionnelles
  • Le petit moins ? Ces installations impliquent un coût d’investissement matériel qui peut freiner
Pour fluidifier l’expérience client : BlackSheep
  • La promesse ? Réduire le temps d’attente de la prise de commande en la rendant possible depuis mobile
  • Les modalités ? Le restaurateur met son menu sur Blacksheep qui le met en ligne, les clients peuvent alors commander directement
  • Le petit plus ? Les clients n’ont pas besoin de télécharger une application, la commande se fait sur page web
Pour faciliter la caisse et la relation salle/cuisine : Zelty
  • La promesse ? Faire communiquer la cuisine et la salle pour limiter les erreurs de commandes
  • Les modalités ? La transmission des informations se fait sur iPad
  • Le petit plus ? Zelty propose une suite de logiciels qui inclue la caisse

4. En cuisine : les applis pour prévenir le gaspillage alimentaire

Pour optimiser ses  fiches techniques et les approvisionnements : FoodMeUp
  • La promesse ? Centraliser toutes les informations et obtenir instantanément ses coûts et marges pour corriger
  • Les modalités ? Une fois les informations relatives à ses articles entrées, FoodMeUp permet de générer des listes d'ingrédients, d'optimiser des fiches techniques et de valoriser ses niveaux de stocks
  • Le petit plus ? L'utilisateur peut commander directement auprès de ses fournisseurs
Pour améliorer sa gestion de stocks et moins jeter : Kitro
  • La promesse ? Diminuer le gaspillage alimentaire en ajustant mieux les quantités
  • Les modalités ? Un logiciel de reconnaissance visuelle installé sur la poubelle analyse, mesure et renseigne tout ce qui est jeté dans le restaurant avant de suggérer des actions à mettre en place
  • Le petit plus ? Le restaurateur reçoit directement des retours sur ce que ses clients ont apprécié ou moins aimé et peut alors adapter son offre.
Pour lutter contre le gaspillage alimentaire : Too Good to Go
  • La promesse ? Vendre ses invendus et réduire les déchets alimentaires
  • Les modalités ? Le restaurateur doit mettre en ligne tous les jours les invendus à prix réduits sur la plateforme
  • Le petit plus ? Les utilisateurs peuvent même offrir un menu à un sans-abri.

5. Hors du restaurant : les acteurs pour organiser la livraison

Uber Eats, Deliveroo…  mais peut-on encore parler de startup ?
  • La promesse ? Générer plus de chiffre d’affaires sans se soucier des complications opérationnelles de la livraison
  • Les modalités ? Une tablette par acteur est installée dans le restaurant. Le restaurateur peut valider ou refuser les commandes, un livreur du partenaire se charge de venir prendre la commande et de la livrer à bon port. L’entreprise se charge de l’acquisition des clients (budgets marketing et publicités colossaux) et de la livraison de la commande.
  • Le petit plus ? Ils permettent de toucher une clientèle qui n'aurait peut-être pas fréquenté l'établissement.

6. En ligne : pour acquérir des clients et veiller à sa e-réputation

L’acquisition de clients pour un restaurant a changé : 80% des Français choisissent leur établissement en ligne. Il est donc indispensable d’être visible et attractif partout où les internautes font leur choix : c’est le métier de Malou.

  • La promesse ? Gagner des clients en ligne et laisser les restaurateurs se concentrer sur leur métier – déjà très prenant
  • Les modalités ? En identifiant les mots-clés les plus pertinents pour générer du trafic dans l’établissement, Malou référence le restaurant partout où c’est nécessaire et lui assure d’apparaître en haut des résultats de recherche sur ses mots-clés. Le référencement est complet pour attirer une clientèle francophone mais également les étrangers de passage en France en travaillant le référencement local selon les spécificités de leur pays d’origine
  • Le(s) plus : une mise à jour en temps réel des informations sur toutes les plateformes où le restaurant existe, une gestion de la e-réputation (réponses aux avis clients), une analyse chiffrée des performances (nombre de vues, clics sur itinéraires, site web, appels clients) et analyse sémantique des retours clients et formulation de recommandations.
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Louiza Hacene

CEO
Malou - Food Influencer Marketing

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