Restaurants - Stratégies de communication - Page 7 sur 10 - Malou

Restaurants - Stratégies de communication

Top Chef : les émissions culinaires au service de la gastronomie et des Chefs ?

La cuisine et la gastronomie font partie des sujets préférés des Français. En témoignent les nombreuses émissions culinaires à succès fleurissant sur les écrans télévisés et les audiences qu'elles récoltent chaque année, tels que les 3 millions de téléspectateurs qui étaient au rendez-vous pour le lancement de la dixième saison de Top Chef le 13 février dernier.
Mais Top Chef n'est pas le seul exemple incarnant cette réussite. Nombreuses sont les émissions culinaires ayant fleuri et rencontré un succès ces dix dernières années au sein du PAF (Paysage Audiovisuel Français). Nous pourrions ainsi citer Master Chef le concours culinaire amateur de TF1 ; Qui sera le prochain grand pâtissier ?, le concours professionnel spécialisé dans les saveurs sucrées de France 2 ; A pleines dents, le documentaire produit par ARTE et racheté par Netflix qui suit Gérard Depardieu dans sa découverte des délices aux quatre coins de la planète, Chef's Table le format qui présente le travail de certains des Chefs les plus talentueux du monde sur Netflix ; Le Meilleur pâtissier, le concours amateur de pâtisserie d'M6 ou encore Superstar Chef l'émission en préparation de TF1. Tous ces formats ont nourri les soirées des Français pendant plusieurs années et ouvert l'appétit de leurs téléspectateurs.

Ce sont autant d'exemples qui montrent l'engouement intarissable des Français pour la cuisine et la gastronomie. Mais ce sont aussi et surtout le reflet de l'incroyable médiatisation des Chefs français et de leur savoir-faire. Que ce soit dans Top Chef, Master Chef, Le Meilleur pâtissier ou Qui sera le prochain grand pâtissier ?, les jurys qui rythment ces compétitions sont composés de certains des Chefs les plus emblématiques de notre pays. Cette année, ce sont ainsi Philippe Etchebest (meilleur ouvrier de France et étoilé par le Guide Michelin), Jean-François Piège (doublement étoilé), Hélène Darroze (doublement étoilée et élue "Meilleure femme Cheffe" au monde par le Prix Veuve Clicquot) et Michel Sarran (doublement étoilé) qui jugent les candidats du concours culinaire le plus populaire de France.

Jamais les Chefs n'ont eu le droit à une telle médiatisation et une telle popularité et jamais la cuisine n'avait autant fait rêver les Français qui passent pourtant paradoxalement de moins en moins de temps devant les fourneaux. Alors comment expliquer ce succès ? Quelle est l'évolution de la représentation médiatique des Chefs ? Et quel impact cette médiatisation a-t-elle sur le secteur de la gastronomie ? Réponses dans cet article.

1.La figure du Chef à la télévision : de la transmission à la spectacularisation de la cuisine

Les premières années : la télévision et les Chefs comme vecteurs de la transmission du savoir-faire culinaire

Rappelons tout d'abord que les émissions culinaires sont presque aussi âgées que ne l'est la télévision. La cuisine s'est en effet imposée sur les écrans français dès 1954. Pour l'incarner : Art et magie de la cuisineune émission d'une vingtaine de minutes qui se déroulait dans une cuisine et prenait la forme d'un dialogue complice entre le Chef triplement étoilé Raymond Oliver et sa docile et curieuse speakerine Catherine Langeais. Cette dernière incarnait alors la ménagère désireuse d'améliorer ses compétences aux fourneaux située derrière l'écran de télévision.

L'émission restera treize ans à l'antenne et sera le point de départ d'une série de formats télévisuels reprenant ce duo chef - figure de spectatrice. L'un d'eux restera à l'écran pendant 16 ans et s'imposera comme l'une des émissions culinaires les plus cultes de France. Il s'agit de La cuisine des Mousquetaires, l'émission présentée par la cheffe à l'accent le plus chantant du PAF, Maïté.

30 après (1983-1999) on retrouvait encore cette incarnation du spectateur en la personne de Micheline Banzet, passive mais attentive assistante de la cheffe aux fourneaux. 10 ans plus tard, en 1996, la figure de l'assistante s'efface et laisse place à un duo de grands Chefs. Joël Robuchon, Chef le plus étoilé de l'histoire, invite alors un Chef de prestige - telle qu'Anne-Sophie Pic sur la photo ci-dessous - à réaliser une recette pour les téléspectateurs de son émission Cuisinez comme un grand chef, rebaptisée par la suite Bon appétit bien sûr. L'objectif restait en revanche le même : désacraliser la cuisine gastronomique et présenter des recettes simples et abordables, accessibles au plus grand nombre.

Si les formats évoluent et que la figure de l'assistant s'est effacée petit à petit, le rapport du Chef au téléspectateur n'a lui pas évolué durant ces 50 années. Le Chef incarne le professeur, il transmet son savoir à des spectateurs passifs, des élèves en demande d'une leçon.

Le tournant des années 2000 : une cuisine spectaculaire mise en scène par la télévision

Le tournant se situe en 2005 avec l'apparition de l'émission Oui Chef qui révélera Cyril Lignac.  La téléréalité est arrivée 5 ans plus tôt sur les écrans français et inspire de nombreux formats hybrides tels que celui-ci. A partir de ce moment là "on utilise la cuisine pour ses ressorts spectaculaires et dramatiques." nous dit Olivier Roger, auteur de l'ouvrage Cuisine en spectacle.

Dans ce programme, Cyril Lignac dispose de quatre mois pour sélectionner et former une brigade de dix jeunes en difficulté qui constituera l'équipe de son nouvel établissement, Le Quinzième. Ce format spectaculaire lancera le fonctionnement de nombreux nouveaux par la suite, tel que Top Chef.

D'une télévision pédagogue, on passe alors à une télévision du spectacle pour laquelle le Chef incarne un protagoniste et non plus une figure rassurante et stable. Il n'est plus seulement transmetteur, il devient un personnage au caractère singulier, évoluant dans un contexte parfois difficile et faisant face à différents aléas.

2. La starification des Chefs par la télévision : de professeur à personnage médiatique

La création des jeunes Chefs sous régie romanesque

Ces émissions culinaires participent à la création ou du moins à la révélation des talents d'aujourd'hui et de demain. Si l'on parle ici de création, c'est parce que ces formats télévisuels façonnent à leur manière les candidats qui répondent à des codes précis.

C'est bien à un jeu que participent ceux que l'on appelle les candidats. Et pour cause : une réelle bataille se trame entre les jeunes cuisiniers ou pâtissiers qui se battent au sein d'épreuves pensées par la production. Le premier épisode de chaque saison de Top Chef donne le 'LA' aux semaines suivantes : 3 personnes en lice sont éliminées d'entrée de jeu et n'ont pas la chance d'obtenir le Saint Graal de l'émission : le fameux tablier cousu au nom du programme. Ensuite, c'est un candidat qui sera éliminé chaque semaine, soumettant les Chefs en devenir à un stress important et transformant le format en une réelle compétition régie par un principe simple de gamification.

Pour les spectateurs aussi la pression est réelle : celle du suspens entretenu par le show. Musiques dramatiques, ralentis opportuns, flashs sur le chronomètre indiquant la fin d'une épreuve... Le montage participe grandement à la mise en tension de l'émission. D'aucuns se demanderaient pourquoi stresser pour des cuisiniers inconnus du grand public ? Eh bien, tout simplement parce qu'ils incarnent les personnages de cette histoire qui s’étend sur plusieurs semaines. Le téléspectateur est travaillé au corps pour qu'il s'attache aux candidats et pour qu'il choisisse son favori : 3/4 des spectateurs de Top Chef et 2/3 de ceux du Meilleur Pâtissier déclarent en effet « s’attacher aux candidats ».

En définitive, les candidats dont on se souvient le mieux sont les plus charismatiques, certainement tout aussi bien castés pour leurs qualités personnelles que professionnelles. Il suffit de se pencher sur le cas de Norbert Tarayre, le cuisinier déluré de la saison 3. Ce Chef attachant était loin d'être le meilleur : il accumule les "dernières chances" – la dernière épreuve de chaque épisode durant laquelle s'affrontent les moins bons candidats de la semaine - et parvient difficilement à atteindre la 3ème place de la compétition. Pourtant, Norbert est l'un des Chefs les plus emblématiques et populaires de l'émission. Depuis sa sortie, le talentueux cuisiner enchaîne les projets : émissions à son nom (Norbert et Jean commis d'office) et même One Man Show font désormais partie de son quotidien.

La sérialisation des émissions (Top Chef, Le Meilleur pâtissier, Master Chef, Qui sera le prochain grand pâtissier...) renforce évidemment encore cette tension narrative et cette attente des spectateurs. Et cette tension qui provoque l'attachement aux candidats favorise le suivi de ces Chefs en devenir. Les Français sont peu à connaître le nom des nouveaux étoilés par le Michelin en cette année 2019. Ils sont en revanche très nombreux à savoir que Stéphanie Le Quellec a reçu sa deuxième étoile et que Guillaume Sanchez, Jérémy Izarn et Naoëlle d'Hainaut ont reçu une très belle et méritée première étoile. Les articles titrés "Michelin: ces anciens candidats de Top Chef étoilés",  "Guide Michelin 2019: Guillaume Sanchez décroche sa première étoile" ou encore "Guide Michelin 2019 : Ces anciens candidats de Top Chef ont reçu leur première étoile" sont très nombreux et ont fait la Une pendant plusieurs jours.

Les Chefs, personnages télévisuels instagrammables

Si les candidats, Chefs de demain, sont érigés au rang de vedette, les Chefs étoilés reconnus par la profession sont eux aussi starifiés.

Lorsque Joël Robuchon, Chef le plus étoilé du monde, apparaissait à la télévision, c'était un Chef cuisinier que les téléspectateurs observaient. Impossible de prétendre connaître la personnalité de ce génie de la cuisine et pas question d'avoir un aperçu de sa vie personnelle. Joël Robuchon incarnait dans cette émission le rôle que tout un chacun lui connaissait : celui de génie des fourneaux.

Les émissions culinaires d'aujourd'hui, et notamment Top Chef, présentent des Chefs beaucoup plus humanisés. Le spectateur est invité à découvrir ces monstres de la gastronomie à visage découvert. Le jury, composé d'Hélène Darroze, de Philippe Etchebest, Jean-François Piège et de Michel Sarran, est une association de personnalités - et de personnages - différents et complémentaires.

Hélène Darroze incarne la figure maternelle, souriante et bienveillante. Elle est le pendant féminin de Michel Sarran dont la personnalité très douce et l'ouverture d'esprit lui font souvent préférer les candidats aux personnalités culinaires les plus délirantes. Jean-François Piège et Philippe Etchebest représentent, eux, la droiture du cuisinier. Ils sont l'incarnation d'un métier aux codes extrêmement strictes. Dans cette optique, les séquences narratives battent leur plein et les spectateurs s'amusent chaque semaine de voir un Philippe Etchebest robuste et un Michel Sarran attendrissant se chamailler.

Ce sont de réels personnages télévisuels que représentent chacune de ces figures de la gastronomie. L'on pourrait les considérer comme des stéréotypes, mais ils entretiennent surtout une proximité avec le spectateur. Ils ne sont désormais mentors que des candidats de l'émission et ne s'adressent directement aux téléspectateurs que pour commenter les épisodes. Les conseils culinaires sont donnés aux jeunes Chefs et n'ont plus pour première vocation de transmettre un savoir aux spectateurs. En d'autres termes, le Chef n'adopte plus une posture verticale dans laquelle il permet au spectateur d'accéder à un savoir. La relation s'envisage désormais horizontalement : le Chef est devenu une entité à part entière du format télévisuel. Là encore, Top Chef est un exemple probant : les dernières saisons invitent en effet les étoilés à entrer dans le jeu et à se mettre en danger. Ils ne sont plus de simples juges décisionnaires, ils sont désormais des compétiteurs.

Au sein de l'émission, rebaptisée Top Chef le choc des brigades, chacun d'eux doit en effet constituer une équipe, une brigade au début de la saison. L'objectif est simple : amener l'un de ses candidats en finale et battre les brigades des autres Chefs. Finalement, ce sont eux les rois de l'émission, et c'est le nom du Chef ayant amené son poulain jusqu'au sommet qui ressortira à côté de celui de l'heureux élu. Étoilés et reconnus, ces Chefs prennent donc le risque de voir leurs candidats partir avant ceux de leurs collègues et de se voir remettre le titre de moins bon des juges.

Mais le risque en vaut la chandelle. Et pour cause : ces émissions donnent une monstrueuse visibilité à ces Chefs de talent qui sont aujourd'hui de réelles Stars des réseaux sociaux. Les périodes de diffusion du programme ne sont ainsi plus les seules opportunités médiatiques pour eux.

Ils sont les représentants de communautés extrêmement fortes qui les suivent sur Instagram et soutiennent leur travail en dehors de l'émission. Hélène Darroze cumule ainsi une audience de 248 000 abonnés, Jean-François Piège en compte 321 000, Michel Sarran 65 000 tandis que Philippe Etchebest en comptabilise 244 000.

Cette forte médiatisation est donc une aubaine pour ces Chefs qui peuvent s'y appuyer pour élargir leurs champs d'actions. Nombreux sont les Chefs médiatisés à sortir de leurs cuisines et de leur statut d'étoilé pour se lancer dans de nouveaux projets. « Paul Bocuse a été le premier à dire aux chefs : ”Sortez de votre cuisine et devenez entrepreneurs !” » nous dit Thierry Marx qui a suivi ces conseils à la lettre. L'ancien jury de Top Chef est à la tête d'un véritable empire de la food. Il compte à son actif deux restaurants, dont l'un est doublement étoilé, une agence de conseil, une dizaine de boulangeries-­sandwicheries et un fast-good. Ajouté à cela, le Chef met en place de nombreux partenariats avec des marques (Lustucru, Badoit, Savéol ou encore Feed…). Mais il jouit également de sa notoriété pour le bien commun et a monté des écoles de cuisine pour les personnes éloignées de l’emploi. Et Thierry Marx n'est pas un ovni du secteur. 

La starification des talents de la cuisine a participé à la valorisation du statut de Chef mais aussi et surtout à celle des métiers de bouche plus largement. Le Chef n'est alors plus le relais ludique des livres de cuisine, il devient le reflet du métier de cuisinier et est par là-même celui qui ouvre les coulisses de la restauration aux Français. 

3. Le Chef ambassadeur des métiers de bouche

La figure du Chef au service de la transformation des représentations du métier : de la tâche ménagère à un art difficilement atteignable

C’est une ouverture sur les métiers de bouche que proposent ces émissions culinaires et qu'incarnent les Chefs. Nous sommes bien loin du cuisiner qui récite et effectue des recettes en toute tranquillité devant les caméras comme c'était le cas au XXème siècle.

Les Chefs sont aujourd'hui représentés au sein d'un contexte plus proche de leur quotidien professionnel. Le spectateur entre grâce à Top Chef et à bien d'autres émissions de ce type, au sein d'une atmosphère proche de celles des cuisines d'un restaurant. On y aperçoit aisément la forte hiérarchisation propre à ces métiers - les Chefs stars reflétant alors le rôle du chef de brigade et les Chefs en devenir les commis - mais aussi les difficultés que rencontrent les praticiens du secteur. Entre stress en cuisine, tensions dans les équipes et fatigue accumulée, rien n'est caché au spectateur sur la dureté du métier.

Cela participe à modifier la représentation de la profession. On passe d'une exposition de la cuisine comme tâche ménagère à celle d'un artLa ménagère de moins de 50 ans que visaient les émissions telle qu'Art et magie de la cuisine est bien loin (nous ne nous pencherons pas ici sur l'anachronisme de ce concept marketing). La gastronomie n'est pas représentée au sein des concours télévisuels comme une activité à effectuer chez soi. Elle se conçoit désormais comme un savoir-faire complexe qui demande du talent mais aussi et surtout une intense formation.

Aujourd'hui, une distinction culturelle est faite entre cuisine et gastronomie et est figurée par les Chefs. La cuisine n'est en effet pas totalement absente des grilles de programme, elle trouve sa place au seins d'émissions tel qu’Un dîner presque parfait, cette compétition de cuisine entre amateurs qui s’invitent à dîner les uns chez les autres pendant une semaine diffusée sur W9. Ce que présentent les formats comme Top Chef, c'est la gastronomie française. Et ce que cette distinction apprend aux spectateurs, c'est que si la cuisine du quotidien demande de l’application, de la minutie et de l'entraînement, la gastronomie, elle, ne peut se passer de formation solide et exigeante.

La télévision et les Chefs créateurs de vocations

Ce ne sont donc plus les recettes sur lesquelles se focalisent ces émissions, mais sur les talents, ceux d'aujourd'hui et ceux de demain. L'incarnation de ces derniers par des personnages construits et complexes est alors indispensable parce que créatrice de vocation. Le téléspectateur, en voyant un jeune travailler pour réussir, peut ainsi se dire "pourquoi pas moi ?", tandis que le jeune talentueux peut se poser la même question en levant les yeux vers ses mentors.

En devenant des personnages à part entière les Chefs étoilés et ceux en devenir donnent la possibilité aux spectateurs de s'identifier à eux. La répétition de termes techniques permet, quant à elle, de donner aux internautes l'illusion d'entrer quelque peu dans les secrets de la profession et donc de s'y envisager une place. "Tout le monde sait désormais ce que signifie le terme 'snacker'", nous dit Olivier Roger.

Alors les vocations ne se font pas attendre ! Depuis quelques années maintenant, les écoles de cuisine témoignent être prises d’assaut et sont nombreuses à évoquer un «effet Top Chef». Qui sera le prochain grand pâtissier ? (France 2) ou encore Le meilleur pâtissier de France (M6) ont quant à elles alimenté une «demande très accentuée en pâtisserie», souligne l’école parisienne Ferrandi. L’Atelier des chefs, l'un des leaders du marché, enregistre de son côté une énorme ascension et déclare qu'entre 2005 et 2012, le nombre de participants a été multiplié par 25.

Conclusion

Les grands Chefs et la gastronomie ont toujours eu leur place à la télévision. La food passionne les Français qui ne se lassent pas de consommer des formats dédiés au sujet. Pour autant, les émissions ont fortement évolué depuis les débuts de la TV. La représentation des Chefs a elle aussi été transformée avec les années. Jusqu'aux années 2000, on se situait dans une relation verticale où le Chef détenteur du savoir, transmettait des conseils pratiques à ses téléspectateurs que l'on attendait plutôt majoritairement féminins. Avec l'arrivée de Oui Chef et de Cyril Lignac la tendance s'est transformée et la médiatisation des Chefs n'a ensuite plus été la même.

Les émissions comme Top Chef  participent à la spectacularisation de la cuisine et à la starification des Chefs. Ces derniers se placent ainsi comme une porte d'entrée vers les cuisines des restaurants. Il présente la difficulté d'un métier et transforme ainsi la représentation que la plupart des Français s'en faisaient : d'une cuisine du quotidien on passe à une gastronomie définit comme un art. Ces émissions s'envisagent alors comme des créatrices de vocation pour des jeunes ou moins jeunes qui s'identifient aux Chefs étoilés et aux candidats en compétition. 

20 dates-clés pour alimenter les réseaux sociaux de son restaurant

Pour se faire connaître et gagner de nouveaux clients, les restaurants se doivent d'être présents sur les réseaux sociaux mais aussi d'y être actifs et dynamiques. Cela nécessite de garder un rythme de publication soutenu et de donner envie aux internautes de continuer à consulter ses comptes sociaux. Mais publier du contenu régulièrement demande de l’inspiration qui peut parfois manquer aux restaurateurs. Pour pallier cette angoisse de la feuille blanche ces derniers peuvent pour autant se rattacher à des dates importantes tout au long de l’année qui offrent des idées pour alimenter les réseaux sociaux de son établissement.
Il est important de noter en premier lieu que les consommateurs adoptent un comportement différent selon la période de l’année. Prenons l’exemple de la Saint-Valentin : 66% des Français la célèbrent au restaurant. C’est donc une véritable opportunité pour les établissements de restauration d'augmenter leur chiffre d'affaires du mois de février. Mais comment se démarquer alors de ses concurrents et inciter de potentiels clients à se rendre dans son restaurant ? En communiquant sur ce sujet et en se montrant notamment actif sur les réseaux sociaux !

Les restaurants ont l’opportunité de se tenir proches de leurs clients grâce à l’interactivité qu’offrent ces médias. Mais pour cela, le contenu publié doit impérativement être au goût du jour et refléter un certain dynamisme. L'un des moyens les plus efficaces pour capter une audience la plus large possible est de profiter de l'actualité. Les événements très médiatisés comme La Saint Valentin sont alors une opportunité en or pour se diversifier et publier du contenu différent que ceux favorisés le reste de l'année (telles que des photos des plats, de la salle ou de l'équipe).

Ces événements ont le double avantage de permettre au restaurant d’attirer des prospects nouveaux et de fidéliser des clients qui seront ravis de constater le dynamisme et la réactivité de l'établissement.

Certains moments de l’année mettent donc tout le monde d’accord et peuvent s’avérer être des périodes adéquates pour acquérir ou fidéliser un client. Alors, quelles sont ces périodes médiatisées sur lesquelles se soulager pour la publication de contenu sur ses réseaux sociaux ? Voici nos 20 dates-clés qui peuvent aider les restaurateurs à se démarquer et à publier du contenu pertinent toute l’année sans manquer d’inspiration.

LES DATES-CLÉS QUI REVIENNENT CHAQUE ANNÉE

Les dates qui sont certainement les plus évidentes sont celles qui reviennent chaque année et qui s'imposent comme des marronniers dans les médias. L’avantage concernant ces événements est qu'il est aisé d'imaginer ce contenu en amont et de le publier en temps voulu. Cela permet de soulager la création de contenu en flux tendu tout en faisant écho à l'actualité chaude et en s'insérant dans le bruit social du moment. Voici les principales dates et quelques idées de contenus originaux.

1. La nouvelle année

C’est un moment de fête, de joie et de partage. La nouvelle année permet de faire le vide sur l’année passée, de se remémorer les bons moments que l’on a vécus et d'oublier les mauvais afin de tourner la page. C’est également le moment idéal pour prendre des résolutions. Chacun se fixe alors des objectifs pour bien débuter l'année.

La Pizza d’Anita, un restaurant italien se situant près de Porte de Saint-Cloud, a alors profité de cette occasion pour questionner ses clients sur les bonnes résolutions qu’ils avaient décidé de prendre en cette nouvelle année.

L'idée de Malou : Tout comme la Pizza d'Anita, nous conseillons de poser des questions directement aux socionautes. Les contenus interactifs sont les plus attractifs et les plus impactants sur les réseaux sociaux. Il est également possible de s'appuyer sur les stories Instagram, de plus en plus plébiscitées par les internautes, pour créer du contenu engageant. Il est même désormais possible de poser des questions directes et ouvertes à sa communauté en utilisant la nouvelle fonction « questions ».

2. Le nouvel an chinois - fin janvier/ début février

C’est le nouvel an lunaire et le début de l’année sur le calendrier chinois qui est associé à l’un des douze signes du zodiaque chinois : rat, bœuf, tigre, lapin, dragon, serpent, cheval, chèvre, singe, coq, chien et cochon. Pourquoi alors ne pas en profiter pour créer du contenu en lien avec l’animal mis à l'honneur cette année ou simplement souhaiter une belle nouvelle année lunaire à ses abonnés ?

La Grande Epicerie de Paris a opté, elle, pour la première option et a partagé à ses abonnés son plat à base de poulet Pékin, Nems, raviolis, gyoza et boules coco.

L'idée de Malou : Surfer sur l'actualité ne veut pas nécessairement dire laisser de côté les plats à sa carte habituellement valorisés au sein de ses posts.

3. La Saint-Valentin - le 14/02

La fête des amoureux est un moment important pour les restaurants puisque les couples ont tendance à partager cet instant romantique au restaurant. Il est alors aisé de présenter l'ambiance romantique prévue spécialement pour le 14 février ou d'énoncer le menu prévu pour ce jour spécial. Mais il est également envisageable de surfer sur cette fête très médiatisée pour publier du contenu décalé et faire rire ses abonnés. C’est ce que le restaurant du MOB HOTEL a choisi en organisant l’événement « Sans Valentin », spécialement pour les célibataires, et en créant du contenu original pensé pour les réseaux sociaux à cette occasion.

L'idée de Malou : Instagram permet désormais de figer ses stories (alors que le format n'a habituellement une vie que de 24H). Certains restaurants décident alors de créer des stories fixes spéciales Saint-Valentin. Elles permettent de valoriser l'offre proposée en amont, mais également de rappeler tout au long de l'année que le restaurant organise des soirées spéciales en cette occasion.

4. La journée de la femme - le 08/03

Exclusivement consacrée aux femmes, cette journée prône leurs droits et l’égalité des sexes. Elle est l'occasion pour de nombreuses entreprises de montrer leur soutien à la gente féminine en publiant du contenu engagé. C'est dans ce but et à cette occasion qu'un établissement de la célèbre marque McDonalds en Californie a renversé le 8 mars dernier son M afin de former un W pour « Women ». Cela a donné l’opportunité à l’enseigne de témoigner sur ses réseaux sociaux de ses prises de positions.

L'idée de Malou :  Il est également tout simplement possible de profiter de cet événement pour faire plaisir à une partie de sa clientèle (les femmes) en leur réservant de petites attentions comme une rose ou encore un cocktail. Il est alors important de valoriser ces attentions sur les réseaux sociaux.

5. Le poisson d'Avril - le 01/04

Le 1er avril est le moment idéal pour montrer que l'on a de l’humour ! C'est l'occasion de surprendre ses clients avec des blagues, de s'amuser un peu d’eux et de leur naïveté. Et même s’ils voient arriver le restaurateur de loin le jour du 1er avril, ils apprécieront très certainement son humour et son ton décalé.

Big Mamma Group avait ainsi en 2017 fait part à sa clientèle d'une hésitation qui le tiraillait : devait-il retirer les pâtes à la truffe de ses restaurants ? Pour donner un indice à sa communauté sur la teneur humoristique de ce message, le groupe italien avait ajouté dans la description de la publication le hashtag « bigjoke » (grosse blague en anglais) affublé d'un emoji en forme de poisson.

La chaîne de restaurant de homard Les Pinces a elle aussi profité d'un Poisson d'avril pour se jouer de ses abonnés et les faire rire. Elle a alors annoncé que les frites maison présentes dans leur menu unique seraient remplacées par des choux de Bruxelles.

         

6. Les fêtes des mères (dernier dimanche de mai) et celle des pères (3e dimanche de juin)

Nombreux sont les Français qui profitent de cette occasion pour se rendre au restaurant en famille. Offrir une fleur aux mamans ou aux papas ? Mettre en place une remise spéciale pour les familles ? Les possibilités sont nombreuses pour profiter de ce moment pour faire un post promotionnel ou au contraire un post décalé sur les réseaux sociaux de son établissement. 

7. La fête de la musique - le 21/06

Cette fête européenne célébrée partout dans les rues de France est l’occasion idéale pour personnaliser la communication de son restaurant. Après tout, qu'y a-t-il de plus personnel que ses goûts musicaux ?  L’idée de Malou : Pourquoi ne pas alors consacrer une publication à son artiste préféré et demander à ses abonnés quel est le leur en commentaire ? Ou bien tout simplement dévoiler la bande-son de son restaurant pour donner aux futurs visiteurs un avant-goût de l'atmosphère de l'établissement ? Pour cela, Instagram s'avère être un outil précieux. Le réseau social évolue avec les usages de ses utilisateurs et insère constamment de nouvelles fonctionnalités. Depuis quelques mois maintenant il est possible d'intégrer des chansons au sein de ses stories en utilisant la fonction « musique ».

8. La fête nationale - le 14/07

La fête nationale du 14 juillet met la France à l’honneur et est un prétexte agréable pour profiter d'une journée festive et ensoleillée de juillet pour bon nombre de Français. Mais ce jour férié est aussi synonyme de nombreuses fermetures d'infrastructures et de lieux. Il n'est alors pas évident que tous les établissements de restauration soient ouverts pour les nombreuses personnes à la recherche d'espaces où prendre du bon temps. Il est donc important d'annoncer à ses clients sur l'ensemble de ses outils de communication, dont ses réseaux sociaux, le statut du restaurant en ce jour spécial. Les restaurants Privé de dessert et l’Atelier d’Grand Père ont ainsi annoncé leur ouverture pour optimiser au maximum le remplissage de leur salle en ce jour férié.

        

L’idée de Malou : S’agissant d’une journée où la France est à l'honneur, le 14 juillet est aussi le moment rêvé pour mettre en avant sur ses réseaux sociaux le plat le plus franchouillard de sa carte !

9. Halloween - le 31/10

Pour le 31 octobre, c’est un changement d’ambiance qu'attendent les Français. Gare aux froussards et aux poules mouillées ! Les rues se teintent d'orange et certains restaurants se déguisent le temps d'une soirée pour accueillir les clients à la recherche de ce folklore américain.

Mais Halloween est également l'occasion de publier du contenu décalé qui fasse rire ou sourire ses abonnés. Le restaurant Chipotle Mexican Grill a profité de cette fête américaine pour amuser (ou faire fondre) ses abonnés et a publié une photo d'un avocat aux airs de citrouille.

Le conseil de Malou : L’humour est très apprécié par les socionautes. Il est en effet reconnu comme étant l'un des critères principaux d'engagement d'une publication !

10. Thanksgiving - le 4e jeudi de novembre

Même s’il s’agit d’une fête américaine, très nombreux sont les médias français à parler de Thanksgiving. Au même titre que Noël, ce jour est synonyme de partage et de gourmandise ! On y déguste traditionnellement un bon repas composé de dinde, de purée de pomme de terre et de tarte à la citrouille.

La chaîne de restaurant rapide Copper Branch, qui fait des burgers bios, a profité de cette date pour mettre en valeur sa soupe à base de courge et de citrouille. Cela lui permettait de signaler aux personnes recherchant un restaurant pour Thanksgiving qu'eux aussi pouvaient se mettre dans le thème.

Le restaurant Les Pinces a lui profité de cette occasion pour valoriser, sur le ton de l'humour, le produit phare qu'il propose à sa carte, le homard, au détriment de la traditionnelle dinde de Noël américaine que l'on dit souvent sèche et peu goûteuse. 

11. Noël - le 25/12

Noël est une fête familiale célébrée par une grande majorité des Français. Nombreux sont alors ceux qui se languissent courant décembre de partager un bon repas en famille et de faire plaisir à leurs proches. Comme nous l'expliquions dans cet article, Noël offre aux restaurateurs de nombreuses occasions de répondre aux envies de leurs clients, mais aussi d'en séduire de nouveaux.

Les réseaux sociaux sont de parfaits canaux pour valoriser les offres spécialement conçues pour cette période festive. Le restaurant libanais Feyrouz Deli a ainsi profité de cette occasion pour mettre en avant auprès de sa communauté les dindes cuisinées qu'il proposait de livrer pour le Réveillon.

12. Les journées internationales et mondiales

Il en existe en tous genres : la journée internationale ou mondiale du câlin, de la frite belge, du compliment, de la procrastination, du chocolat, du végétarisme…

Certaines de ces journées mondiales semblent avoir été pensées pour les restaurants ! Sardegna A Tavola, un restaurant sarde situé dans le 12ème arrondissement de Paris, a par exemple profité de la journée internationale de la cuisine italienne pour rappeler à sa communauté que le mieux en cette journée était de découvrir la cuisine généreuse et goûteuse de l'Italie... chez eux !

13. Le passage aux nouvelles saisons

Entrer dans une nouvelle saison est toujours un bel événement sur lequel les entreprises de restauration peuvent communiquer. Ces nouvelles périodes de l'année annoncent des changements d'atmosphère. L'arrivée du printemps et des beaux jours permet, par exemple, de proposer à ses clients une place en terrasse pour profiter du soleil et du ciel bleu qu'ils attendent avec impatience toute l'année. PNY Burger a ainsi profité du premier jour du printemps pour rappeler qu’il était temps de profiter des premiers rayons de soleil et que leur terrasse était pour cela un espace idéal !

L'idée de Malou Les premiers jours du printemps, de l'été, de l'automne ou encore de l'hiver sont aussi les moments pour annoncer une nouvelle carte mettant à l'honneur l’arrivée de produits de saison. Ces publications sont particulièrement appréciées par les socionautes car elles reflètent les ambitions écologiques de l'établissement, mais aussi leur volonté de répondre aux exigences des clients.

Mais les dates fixes ne sont pas les seules opportunités pour les restaurateurs ! D'autres, plus ponctuelles mais tout de même prévisibles, représentent également des opportunités de partager du contenu sur les réseaux sociaux de son restaurant. Voici plusieurs exemples d'événements qui font du bruit médiatique et qui parlent au plus grand nombre.

QUELQUES DATES POPULAIRES QUI PARLENT À TOUS

14. Autour du sport

Certains événements sportifs peuvent être de réelles opportunités de communication pour un restaurant. Le sport est un sujet particulièrement populaire et fédérateur. Certains rendez-vous tiennent plus encore ce rôle que d'autres. C'est le cas de la Coupe du Monde de football qui a marqué l’année 2018, mais également des tournois de Roland Garros qui se tiennent chaque année, du tournoi du Top 14 ou encore du Tour de France...

Le restaurant Happy Dock, situé au Havre, a profité de la coupe du Monde pour publier des posts réguliers pendant le mois de juillet et tenir en haleine ses abonnés. Le restaurant proposait en effet régulièrement des concours à ses internautes. Le principe était simple : la personne participant au concours et ayant fait le meilleur pronostic sur le match gagnait un repas pour deux. L'idée de Malou : les concours sont d'excellents moyens de fidéliser ses abonnés et de conquérir de nouveaux clients. Ils mettent en avant le dynamisme de l'établissement et sa générosité. En demandant aux participants de s'abonner à la page Instagram et/ou Facebook de son lieu, le restaurant organisateur s'assure de conquérir de nouveaux internautes.

15. Autour de la politique

La politique peut être vue comme un sujet sensible, une thématique qui crée des conflits familiaux ou amicaux. Mais, prise au second degré, elle peut également être un excellent moyen de faire de l'humour (sans prendre parti et dévoiler ses opinions politiques bien évidemment !).

C’est ce qu’a fait le restaurant ARTY pendant les campagnes présidentielles de 2017 : il a proposé à sa carte 4 burgers aux noms des 4 candidats à l’élection. Des posts publiés sur les réseaux sociaux relayant ces 4 burgers ont fait beaucoup rire sa communauté et en ont très certainement convaincu de nombreux de venir les goûter !

16. Autour de la culture

Tout au long de l’année se déroulent des événements culturels pendant lesquels il peut être judicieux de communiquer. Parmi eux, la fashion week qui se déroule deux fois par an, la cérémonie des Césars, celle des Oscars, ou encore diverses sorties culturelles telles que des expositions ou des festivals. Les restaurants se situant non loin de ces événements culturels peuvent profiter des réseaux sociaux pour proposer aux clients de venir déguster un repas chez eux avant de profiter de la manifestation. C'est ce qu'a fait le restaurant Le Malakoff pendant une exposition au Musée de l’Homme.

LES DATES PROPRES AU RESTAURANT

Enfin, les restaurants ont tout intérêt à profiter des dates exceptionnelles reliées à leur propre histoire pour communiquer sur leurs réseaux sociaux ! En voici quelques unes :

17. L'ouverture du restaurant

L'ouverture de son restaurant est une date particulièrement importante ! Elle doit impérativement être préparée en amont, y compris en termes de communication. Même si cela peut paraître saugrenu, il est primordial de présenter son projet avant même qu'il ne soit abouti ! Provoquer l'attente, l'intérêt, la curiosité est le meilleur moyen pour assurer un bon départ à son établissement. Le groupe Big Mamma a ainsi réalisé à l'occasion de l'ouverture de leur restaurant Popolare, une vidéo humoristique mettant en scène des employés de l'établissement déguisés en tutu.

L'idée de Malou : Pourquoi ne pas investir sa future clientèle dans le projet avant même qu'il ne soit totalement abouti ? Les réseaux sociaux sont d'excellents moyens pour sonder ses prospects ! Les restaurateurs peuvent alors interagir directement avec eux s'ils ont des doutes entre deux recettes, par exemple. Pour cela il existe un outil social très simple : les sondages dans les stories !

18. La date anniversaire de son restaurant

Comme pour chacun, l’anniversaire est une date précieuse que nous prenons plaisir à fêter. Pour un restaurant, c’est un moyen de montrer la concrétisation de plusieurs mois ou années de travail. Le restaurant de homard Les Pinces a partagé sur Instagram une publication pour fêter leur première bougie. Ils ont profité de cette publication pour mettre en avant les personnes travaillant en cuisine et au service de leur restaurant.

L’idée de Malou : Comme il s’agit d’un moment de fête et qu’anniversaire rime souvent avec cadeaux, il est possible de proposer à ses clients en ce jour si spécial un concours mettant en jeu un repas offert pour 2.

19. Les fermetures exceptionnelles

La pire situation pour un client est de croire que l'établissement dans lequel il souhaite se rendre est ouvert et de se rendre compte, une fois sur place, qu'il ne l'est en réalité pas. La mise à jour de ses horaires sur sa fiche Google, sur tous les annuaires et sur le site web est alors indispensable, mais il est aussi important d'informer ses socionautes de cette fermeture !

Big Fernand a par exemple indiqué sur son compte Instagram que son restaurant situé à Bibliothèque François Mitterrand fermait temporairement pour cause de travaux.

20. Changement de carte

Lorsque son restaurant change de carte, il faut bien évidemment l’annoncer à ses clients. L’avantage des réseaux sociaux est que ces plateformes permettent une proximité et une interactivité forte avec ses abonnés. Là encore, ils sont l’endroit idéal pour leur demander leur avis sur la nouvelle carte et pourquoi pas faire un vote entre différents plats sur les réseaux sociaux afin de trouver le meilleur à ajouter à sa carte. Les clients auront l’impression d’avoir joué un petit rôle dans cette nouvelle carte et cela peut les influencer à se rendre davantage au restaurant.

Conclusion

Ces 20 événements peuvent permettre aux restaurants de communiquer et de créer un lien avec leur clientèle. Pour fluidifier les publications et faciliter son organisation, il est important de planifier ces posts qui peuvent être préparés plusieurs semaines voire mois à l'avance. Cela permet de n’oublier aucune date marquante. Votre restaurant ne sera donc pas seulement un lieu où l’on peut se restaurer mais un lieu convivial dans lequel chacun de vos clients se retrouvera et vivra une réelle expérience de consommation.

Les 13 toilettes de restaurants les plus inspirantes pour parfaire l'expérience client

Selon un sondage réalisé par Opinion Way pour La Fourchette, 45% des Français estiment qu'un bon restaurant se définit en premier lieu par sa convivialité. Ce n'est donc pas simplement une cuisine de qualité que recherchent les clients lorsqu'ils mangent en dehors de chez eux, ils cherchent avant tout à vivre une expérience unique, à se rendre dans un lieu à l'atmosphère particulière pour passer un bon moment. Mais comment améliorer ce moment que les clients vivent au sein de son établissement ? Comment le rendre unique de sorte à inciter sa clientèle à revenir et à la fidéliser ? Pour répondre à cette question, nombreux sont les restaurateurs à chercher des concepts avant d'ouvrir un établissement. Et pour cause : se démarquer de sa concurrence et sortir du lot en proposant à ses visiteurs un moment unique permet d'attirer les curieux et d'augmenter son nombre de visiteurs. Cela permet également de gagner en visibilité : les journalistes et influenceurs que vous souhaiteriez voir dans votre restaurant reçoivent des dizaines de propositions par jour. Noyés sous les sollicitations, ils sont plus enclins à se pencher sur un projet novateur que sur un établissement au concept identique à de nombreux autres.

Pour s'en convaincre, il suffit de prendre l'exemple de 3 pizzerias à succès ayant ouvert ces derniers mois dans Paris : Pizzou est une pizzeria 100% française, La Félicita se définit comme le plus grand restaurant d'Europe tandis que Magnà, qui a ouvert ses portes en janvier 2019, propose des pizzas... roulées ! Alors, si chacun de ces lieux a fortement fait parler de lui dans les médias ces derniers mois c'est grâce à leurs caractères uniques... En d'autres termes grâce à leur concept. Aucun doute alors : créer une identité forte à son restaurant aide à la construction de sa popularité.

Mais comment trouver l'idée qui fera la différence ? Tout ne repose pas nécessairement sur les produits et les plats proposés à sa carte. Le lieu et le décor d'un établissement peuvent par exemple être le moyen de se démarquer de sa concurrence. Dans cette mouvance émerge une tendance pour le moins étonnante depuis quelques années maintenant : les toilettes atypiques. Ces lieux d'aisance où le client se rend souvent sans avoir la moindre attente est en effet un excellent moyen de faire la différence. Pourquoi ? Parce qu'un lieu aussi banal et convenu que les toilettes ne peut qu'agréablement surprendre s'il est remarquable.

Avoir pensé l'expérience client jusqu'à leur passage aux toilettes est gage à leurs yeux d'un projet abouti et réfléchi. Certaines entreprises l'ont bien compris. C'est le cas de Trône, une start-up hébergée à Station F qui s'est spécialisée dans la confection de toilettes originales et qui a pour cela remporté plusieurs prix de l'innovation (Figaro et WeWork). La jeune pousse se donne en effet pour mission de faire de ces lieux anodins des endroits uniques au monde. En d'autres termes, Trône rend expérientiel le passage des clients aux toilettes.

Mais alors, pourquoi et comment rendre les toilettes de son restaurant uniques ? Comment transformer cet objet domestique à l'apparence pour le moins banal, le plus souvent blanc en porcelaine, en un phénomène mémorable pour sa clientèle ? Voici les toilettes de 13 restaurants inspirants qui ont misé sur ce lieu d'aisance pour améliorer l'expérience de leurs clients.

FAIRE ENTRER SES CLIENTS DANS SON UNIVERS

Créer un lieu unique en son genre est un excellent moyen pour attirer les curieux et augmenter sa clientèle. Les clients sont ravis d'entrer dans un univers étonnant. Lorsque le pari est réussi, le restaurant devient alors pour eux un espace placé en dehors du quotidien, un lieu de détente où les soucis sont laissés de côté. Pour y parvenir, aucun détail ne doit être laissé au hasard : du mobilier placé autour des tables jusqu'aux toilettes de son établissement, tout doit être réfléchi.

Car finalement, créer des toilettes dans la même tonalité que l'univers de son restaurant c'est empêcher le client de sortir de l'expérience qu'on lui propose. C'est transformer les portes du restaurant en une entrée dans un espace-temps différent dont on ne peut sortir qu'en quittant le lieu. Travailler les toilettes de son restaurant, c'est donc participer à la transformation de son établissement en un véritable espace, un univers unique aux codes spécifiques.

Enfin, c'est aussi prouver à son client que l'on a abouti son projet et pensé aux moindres détails. Chaque lieu raconte une histoire et les toilettes participent ainsi à cette histoire qui se tisse au travers du décor instauré.

1. Sketch London : le précurseur des toilettes inoubliables

Sketch-London, le restaurant-concept londonien ouvert en 2003 par Mourad Mazzouz et Pierre Gagnaire, est pour le moins étonnant. L'ambition de ses créateurs était de concevoir un espace qui marie art et gastronomie dans une atmosphère baroque et loufoque. Pour cela, le moindre détail est réfléchi dans ce restaurant hors du commun : le rose teintant la plupart des meubles et des décors, les tapis verts reproduisant une prairie verdoyante et les dessins de l'artiste britannique David Shrigley tapissant les murs transportent le client jusque dans un monde enchanté à la fois girly et un peu fou.

Les créateurs ont pensé à tout pour faire voyager les visiteurs du restaurant au sein de leur univers qui ressemble quelque peu à celui de l'oeuvre de Lewis Caroll. Chez Sketch, il n'existe ainsi pas d'espace neutre. L'expérience client a été pensée jusqu'au bout et les toilettes n'ont ainsi pas été laissées de côté. Ici, pour faire ses besoins, on entre dans des œufs individuels colorés : un cocon gage de tranquillité et d'introspection qui a inspiré les créateurs de la start-up Trône.

2. Le Meurice - les plus technologiques

Le Meurice, le restaurant étoilé d'Alain Ducasse, est lui aussi un parfait exemple de réussite de création d'un univers. Lorsque l'on pénètre dans ce lieu hors norme, une évidence s'impose : il s'agit d'un espace luxueux et remarquable où il est difficile de poser son regard tant les détails se multiplient. Inspirée du Salon de la Paix du château de Versailles, la salle du restaurant se démarque par son raffinement classique : miroirs anciens, lustres en cristal, bronzes, marbres et fresques sont imposants.

Mais en 2016 le très grand architecte Philippe Starck y a mis son grain de sel et a décidé de casser les codes de cet établissement à la beauté traditionnelle en y insérant des touches de modernité. Dorures et mobilier d'époque se mêlent ainsi désormais aux matériaux et objets contemporains.  Le visiteur se retrouve baladé entre deux époques qui se marient merveilleusement bien. Les toilettes font elles aussi partie du voyage : marbrées, luxeuses et soignées elles font pour autant voyager dans une autre époque grâce à son équipement high-tech. Au Meurice les toilettes sont en effet équipées de technologies japonisantes : lunettes qui s'ouvrent automatiquement, jets d'eau intégrés... Le moderne et le traditionnel se mêlent donc avec brio jusqu'au petit coin.

3. Astair - les plus épurées

Astair c'est la nouvelle brasserie chic située Passage des Panoramas à Paris. Avec le mot "brasserie" arrivent souvent les termes "classiques" et "traditionnels". Pourtant, si Astair propose bien les grands classiques de la cuisine française, son Chef triplement étoilé Gilles Goujon a tout de même voulu en casser les codes et les mêler à la modernité.

Photo : Vincent Leroux

C'est à l'imagination du très grand Tristan Auer que l'on doit le décor de ce lieu d'exception. Ensemble, les créateurs ont souhaité faire d'Astair une ode au dîner festif des années 20. Ils ont voulu, disent-ils sur leur site, "redonner envie aux Parisiens d'aller manger des escargots en tenue de soirée, un cocktail à la main sur fond de jazz"

Les toilettes du lieu participent elles aussi à la poursuite de cette ambition et se caractérisent par leur charme unique. Pour ce faire, l'architecte a fait appel à la start-up Trône et lui a demandé de lui créer un modèle de toilette unique en son genre. 

PORTER SES VALEURS JUSQUE DANS SES TOILETTES

Certains lieux se créent autour d'une identité forte. Ils se définissent alors ou bien par le regard que leurs créateurs posent sur le monde ou bien comme des objets uniques en leur genre. Dans ces deux cas, le discours porté sur l'établissement est essentiel mais ne doit pas entrer en contradiction avec l'expérience que le client vit lorsqu'il s'y rend. Or, nous allons le voir, les toilettes peuvent tout à fait participer à l'affirmation d'un discours. Plusieurs restaurants ont en effet réussi à faire de ces espaces de soulagement des preuves supplémentaires de la crédibilité de leur projet.

4. Le MOB HÔTEL - les plus philosophiques

Le MOB HÔTEL, le dernier bijou pensé par le créateur du Mama Shelter, se définit non pas comme un hôtel-restaurant mais comme un mouvement. C'est un "lieu de vie (qui réunit un hôtel, un restaurant mais aussi de nombreux espaces prêts à accueillir une programmation culturelle riche) polymorphe pensé comme une oasis pour nomades curieux". Un espace qui valorise une éthique particulière (le bio et les circuits courts) mais qui assure aussi un certain regard sur le monde et notamment sur la culture. Le MOB se présente ainsi comme un lieu d'élévation, un lieu d'éducation et de réflexion sur les nouveaux paradigmes culturels.Dans les couloirs du MOB on peut alors observer des tableaux reproduisant le visage de Karl Marx, lire des inscriptions loufoques sur les murs, consulter l'un des quelques 7 000 livres de leur bibliothèque... Mais l'expérience ne s'arrête pas et se prolonge lorsque l'on se rend aux toilettes où l'on peut entendre des récitals de philosophie tout en contemplant ces mêmes étranges inscriptions que l'on observe partout dans l'hôtel. Eh oui, on fait ici ses besoins en compagnie de philosophes dont les mots sont diffusés au travers d'enceintes situées dans la pièce. Les toilettes ne sont pas prises à la légère au MOB où l'on considère qu'elles sont un lieu propice à la réflexion. Pour en convaincre ses visiteurs, l'hôtel-restaurant met à disposition le magazine FLUSH dont le sous-titre n'est autre que : "toilettes, culture et société", et convie même lors de certaines soirées une dame-pipi tireuse de bonne aventure.

5. La Félicità - les plus psychédéliques

La Felicità, le dernier né parisien du groupe Big Mamma, se définit comme le "plus grand restaurant d'Europe". Et pour cause, ce projet XXL réserve 1000 places assises à ses visiteurs, et s'étend sur 4 500 m² dont 1 000 m² de terrasse.  Pour répondre à ce flot de clients attendus mais aussi pour démontrer l'étendue de son univers, le groupe a demandé à la start-up Trône de lui proposer 8 toilettes aux atmosphères différentes. Cette multitude d'ambiances permet ainsi aux clients de vivre une expérience différente à chacun de leur passage au petit coin à la Félicità...

6. Le dernier bar - les plus geeks et ludiques

Le dernier bar, ou dernier bar avant la fin du monde, est le bar le plus geekos de Paris et de Lille. Celui où les fans de Star Wars, Marvels ou encore du Seigneur des anneaux se rendent pour siroter un Sakura ou un Pan Galactic. Bref, Le dernier bar est sans aucun doute the place to geek pour les Lillois et les Parisiens.Pour que l'expérience soit totale et pour ne pas pénaliser les buveurs de bière dans l'obligation de se rendre aux toilettes régulièrement, les créateurs du bar ont mis en place un système ingénieux : les pissotières et les toilettes y sont équipées d'écrans diffusant un jeu vidéo. Si les filles jouent à l'aide d'une manette mise à disposition, les pissotières sont elles équipées de capteurs qui guident le jeu en fonction du flux des garçons...

7. Absurde Imposture - les plus festives

A l'Absurde Imposture, ce bar situé dans le 18ème arrondissement de Paris, la bière coule à flot et la fête bat son plein. Pour prolonger cette ambiance festive et ne pas casser l'ambiance de ceux qui se ruent aux toilettes pour se soulager, les gérants y ont installé une boule à facettes. On peut donc dire que la fête est à l'honneur partout dans ce bar.

8. La Mutinerie - les plus engagées

La Mutinerie est un bar, un lieu festif, mais aussi et surtout un espace culturel et politique de lutte contre les oppressions faites aux personnes queers. Et pour cause : c'est l'un des lieux féministes les plus emblématiques de Paris où l'on peut se rendre pour trouver de la documentation féministe, assister à des ateliers mensuels et faire la fête dans un lieu proche de ses idéaux... Alors, c'est en toute logique que l'on peur trouver à la Mutinerie les uniques toilettes non genrées de Paris. Ici, pas de classiques pictogrammes "femme" et "homme" sur les portes du petit coin, mais un dessin représentant une personne mixte, portant une jupe d'un côté et un pantalon de l'autre. Mieux encore, si un urinoir est bien mis à disposition dans le bar, il est spécifié à l'aide d'une affiche que les femmes aussi peuvent l'utiliser. Un dessin explique cela très clairement : il suffit qu'elles demandent un verre au bar, qu'elles fassent leurs besoins dedans, et qu'elles les déversent dans l'urinoir. Ces deux panneaux très simples permettent à La Mutinerie d'affirmer son respect pour la diversité des identités et de renforcer son image féministe auprès de ses visiteurs.

FAIRE RIRE SA CLIENTÈLE : LA MEILLEURE DES ARMES DE FIDÉLISATION

L'humour est l'une des armes les plus convaincantes pour fidéliser une clientèle. Certains restaurants l'ont bien compris et en usent au quotidien dans leur stratégie de communication. Si les réseaux sociaux des restaurants sont d'excellents canaux pour faire rire sa communauté, il n'en est pas moins que la promesse d'une atmosphère détendue doit être tenue une fois sur place. Plusieurs établissements ont ainsi parié sur leurs toilettes pour faire sourire leurs visiteurs.

9. Belushi's - les plus anti-Trump

Le Belushi's est une auberge de jeunesse anglo-saxone à l'atmosphère très décontractée. Ici, les matchs de billard ou de ping-pong ponctuent les verres entre amis. Mais ce bar est aujourd'hui presque plus connu pour ses toilettes pour le moins étonnantes que pour ce qu'il offre à sa carte. Et pour cause ! Ses urinoirs ont de quoi attirer les curieux : ils sont inspirés par le “Tong and lips’” du groupe de rock The Rolling Stones.Ces toilettes sont l'oeuvre de l’artiste néerlandaise Meike van Schijndel. Ce n'est qu'il y a quelques années, en pleine campagne présidentielle américaine, que le minois de Donald Trump est venu la compléter grâce à l'aide de deux artistes californiens.

10. Maison burger - les plus conviviales

A la Maison Burger le partage et la convivialité sont les maîtres-mots. Et l'enseigne le prouve à ses clients jusque dans ses toilettes : chez eux, il est possible d'aller aux toilettes en duo et même de laisser un mot doux à la / aux personne(s) suivantes. 

Les clients s'en donnent à cœur joie et partagent allègrement leurs œuvres sur les réseaux sociaux. La preuve en est : même Guillaume Canet a visiblement été convaincu par la proposition.

11. OberMamma - les plus voyeuristes

Les créateurs d'OberMamma, l'une des adresses du Groupe Big Mamma, ont visiblement de l'humour et les visiteurs des toilettes du restaurant s'en rendent très vite compte. Le restaurant a en effet mis en place des toilettes aux vitres sans teint, ce qui signifie que la personne faisant ses besoins voit tout ce qu'il se passe à l'extérieur, mais que les personnes situées en dehors des toilettes voient, elles, une vitre noire. De quoi mettre mal à l'aise plus d'un client...  Mais aussi d'en faire rire de nombreux !

RENDRE LES TOILETTES MÉDIATIQUES

Certains restaurants vont encore plus loin pour faire parler d'eux : ils créent ces espaces atypiques qui attirent les clients et les incitent à en faire la promotion sur les réseaux sociaux.

12. PNY - les plus photographiées

Le célèbre restaurant de burgers PNY a ainsi transformé ses toilettes en un espace de selfies. Le fondateur du restaurant nous expliquait en effet que ce sont les néons verts et roses disposés dans les toilettes qui ont dans un premier temps poussé les clients à se prendre en photo et à les diffuser sur les réseaux sociaux.

Mais c'est surtout la communication du restaurant qui a accéléré le processus et qui a fait de ce lieu un véritable phénomène social. PNY relaie en effet systématiquement ces photos sur son compte Instagram. Le restaurant a même créé le hashtag #mercreditoilettes pour l'occasion, ce qui lui permet de retrouver rapidement les personnes qui publient leur portrait sur Instagram sans taguer le restaurant. Enfin, dernière bonne idée de PNY : l'impression de certains des meilleurs clichés pour les afficher dans les toilettes. Cela pousse les internautes à se photographier dans l'espoir de se retrouver sur les murs de leur restaurant préféré.

13. Ma Cocotte - les plus immaculées

Chez Ma Cocotte ce ne sont pas des néons qui attirent l’œil et la caméra des clients, mais la pureté qui se dégage de la décoration. Un blanc immaculé a spécialement été pensé pour permettre à tous les photographes en herbe de tirer leur portrait facilement. 

Là encore, le restaurant profite de ce contenu créé par sa clientèle pour le relayer sur les réseaux sociaux. Il lui arrive lui-même de poster des photos de ce lieu monochrome et de le relayer sur son compte Instagram.

CONCLUSION

Les toilettes d'un restaurant peuvent ainsi être utilisées comme le prolongement de l'univers créé par les restaurateurs dans leurs établissements. Elles deviennent alors une preuve supplémentaire de l'aboutissement d'un projet, mais aussi un objet de communication à part entière.

Si les deux derniers exemples montrent des toilettes pensées pour être spécifiquement relayées sur les réseaux sociaux, chacun des projets présentés ici permet d'être un appui pour la notoriété de son établissement. Des toilettes originales sont en effet, au même titre que n'importe quel concept, un point d'accroche pour entrer en contact avec de potentiels clients via ses comptes sociaux, mais également avec les journalistes et les influenceurs.

La FoodTech : quelles opportunités pour le secteur de la restauration ?

Du 26 au 30 janvier prochain aura lieu le SIRHA, le salon consacré à l'innovation du secteur de la restauration et de l'hôtellerie. Ce rendez-vous d'ampleur mondiale est l'occasion pour les professionnels des métiers de bouche de découvrir les entreprises qui reconditionnent et réinventent leurs professions.

Cette année - et pour la 3e consécutive, le salon héberge un village startups où 30 jeunes pousses de la FoodTech présenteront leurs innovations.  Et pour cause : fluidifier les process d'approvisionnement ou le staffing, limiter le gaspillage alimentaire ... les outils de la FoodTech soulagent les restaurateurs à bien des égards. La digitalisation de notre monde a fortement bouleversé les habitudes de consommation des clients qui ressemblent de moins en moins à ceux de la génération précédente. Ils ont aujourd'hui de nouvelles exigences, de nouvelles attentes qui obligent les restaurateurs à s'adapter et à repenser leurs modes de fonctionnement.

La FoodTech et les innovations qu'elle amène se placent alors comme une réponse aux nouveaux enjeux de la restauration, mais aussi comme des opportunités pour les restaurateurs.

Mais quelles sont ces opportunités ? Quel est en France l'état de la FoodTech mise au service du secteur de la restauration ? Réponses en chiffres avec Malou.

Portraits des 5 journalistes gastronomiques français les plus influents

A l'heure du digital, des blogs et des réseaux sociaux, il n'est pas rare d'entendre que tout le monde peut se faire journaliste. Nombreux sont en effet les influenceurs ou blogueurs qui créent du contenu de qualité et qui le diffusent auprès d'une population réceptive et engagée. Pourtant blogueurs, influenceurs et journalistes entretiennent des rôles différents au sein de notre société et si journalistes et blogueurs spécialisés dans la food abordent les mêmes sujets, leurs méthodes de travail et la réception de leurs contenus ne sont pour autant pas les mêmes. Les influenceurs et les blogueurs communiquent en leur nom et diffusent leur contenu au sein de supports médiatiques qu'ils ont créés. Les journalistes, eux, s'expriment au travers d'un média pour lequel ils travaillent et dont ils doivent respecter les valeurs et la ligne éditoriale. La plume journalistique se doit par ailleurs d'être neutre et objective (comme l'indique la Charte d'Ethique Professionnelle des Journalistes rédigée par le Syndicat National des Journalistes), tandis que celle de l'influenceur peut prendre le visage de son auteur et faire vagabonder le lecteur au sein de l'intimité de ce dernier.

Cette différence est fondatrice des relations que ces acteurs médiatiques entretiennent avec leurs lecteurs : les blogueurs et influenceurs nourrissent des relations de confiance avec leurs audiences qui s'identifient souvent à eux, tandis que les journalistes entretiennent une certaine distance afin d'incarner un rôle de prescripteur. En résumé, le journaliste détient un discours de vérité, d'expert, tandis que le blogueur incarne son propos et place son argumentation du côté de l'expérience, de la subjectivité assumée.

Avoir le soutien de ces différents acteurs n'apporte ainsi pas la même valeur aux restaurants. Les blogueurs et influenceurs font bénéficier de leur proximité et donnent une forte visibilité aux établissements qui travaillent à leurs côtés. Les journalistes, eux, permettent de fortement crédibiliser le restaurant et de lui faire gagner en notoriété.

Pour autant, certains journalistes ont réussi à se forger une réputation telle qu'ils endossent ces deux rôles. Devenus de réelles personnalités médiatiques, ils entretiennent des relations privilégiées avec des lecteurs qui lisent leur contenu tout autant pour le nom de leur auteur que pour celui du média dans lequel ils s'ancrent. Inviter l'un de ces journalistes au sein de son restaurant et réussir à le convaincre de la qualité de sa cuisine et de son projet permet donc à son établissement de gagner fortement en visibilité mais également en notoriété.

Alors, qui sont aujourd'hui ces journalistes-star qui mettent les Français en appétit et leurs conseillent les meilleures tables ? Quels sont leurs parcours ? Où travaillent-ils aujourd'hui ?

Voici les portraits des 5 journalistes gastronomiques les plus réputés du moment.

1.François Simon, dit Simon Says

Sa particularité : un critique incognito qui préfère les petits bouis-bouis aux grandes tables

Rares sont ceux qui mettent un visage sur ce nom pourtant célèbre en France. Et pour cause, François Simon est l'un des rares journalistes gastronomiques à encore travailler dans l'anonymat : "J’ai toujours veillé à mon incognito et à mon indépendance..." a-t-il ainsi déclaré à Welcome to The Jungle en octobre dernier.

Pourquoi ? François Simon tient à vivre la même visite que celle de ses lecteurs et à mettre sur papier l'expérience que les clients pourront vivre s'ils se rendent au sein du restaurant dont il fait la critique. Alors, pour ne pas être repéré par ses hôtes il n'a jamais montré son visage et il met en place des stratagèmes pour conserver son anonymat. "Au début je notais tout, tout de suite... mais je me suis rendu compte que j'étais vite repéré (rires). Alors je me suis mis à prendre des livres avec moi : ça me permettait de faire croire que je ne prêtais aucune attention à la nourriture, mais aussi d’annoter dans les marges." (interview accordée à Welcome To The Jungle, octobre 2018)

Après 40 ans de carrière, et un nombre incalculable de restaurants à son actif, François Simon est bien entendu parfois reconnu par les restaurateurs. Dans ce cas, ces expériences sont pour lui faussées et n'ont pas la même saveur. Alors il privilégie aujourd'hui bistrots et restaurants étrangers dans lesquels il a moins de chance d'être repéré.

Son parcours

François Simon a mené des études de droit avant de devenir permanencier au sein de la rédaction du quotidien Presse-Océan. C'est donc loin du bruit des assiettes que le célèbre critique gastronomique a fait ses débuts dans le journalisme, ce qui n'avait alors rien de surprenant pour son entourage, car la gastronomie n'a jamais été une évidence pour lui. Il était plutôt "pizza et coca" que grandes tables lorsque le très réputé Christian Millau, fondateur du fameux guide Gault et Millau, l'a contacté pour travailler à ses côtés. C'est là-bas qu'il s'est formé aux plaisirs de la table. Là-bas aussi qu'il a aiguisé sa plume et qu'il a appris à peser ses mots avec parcimonie : "Je sais que je suis très critique et que ça peut avoir des effets dévastateurs" déclare le journaliste.

François Simon a ensuite voyagé au sein de plusieurs rédactions dans lesquelles il a occupé des postes à responsabilités : rédacteur en chef "Cuisine et Vins de France" du groupe Marie Claire, co-créateur du Figaroscope (aux côtés de Philippe Villin), rédacteur en Chef puis directeur de la rédaction de ce même média, Grand Reporter au sein du Figaro, Madame Figaro et Figaro magazine... font ainsi partie des titres à son palmarès.

Mais il ne s'est pas tenu aux rédactions de presse écrite : le célèbre critique a également travaillé pour la radio et la télévision. Il a ainsi été à la tête de la "Chronique de François Simon" sur Direct 8 ou encore de chroniques estivales au sein de l'émission 28 Minutes d'Arte.

Dans quels médias travaille-t-il aujourd'hui ?

Aujourd'hui, le journaliste collabore au sein de nombreux titres tels que GQ, Vogue Paris ou encore Le Figaro. Il s'attache en somme surtout à "snacker", dit-il : c'est à dire qu'il développe ses compétences au sein de médias très variés. Il a ainsi créé son blog, Simon Says, qui a reçu le prix du meilleur blog de l'année en 2008 ; il a également lancé un compte Instagram, simonsaysfr, qui compte plus de 15 000 abonnés, ou encore produit une série de podcasts, "J'ai faim", en collaboration avec MyLittleParis (dont nous vous parlions dans cet article)...

François Simon considère en réalité que l'exercice de longue critique littéraire pour lequel il a été formé et qui l'a fait tomber amoureux de son métier "n'existe plus et n'a plus d'intérêt". Il participe donc à le réinventer et à lui donner sa place au sein d'une société qui évolue et dans laquelle la tranquillité de l'habitude n'a plus sa place. "Je veille à être intranquille" déclare-t-il en avouant tout de même qu'il ne s'arrêtera jamais d'écrire ce qu'il aime le plus.

2. Emmanuel Rubin

Emmanuel Rubin journaliste gastronomique au Figaro

Sa particularité : le critique culinaire qui a écrit ses premières critiques sans même en être conscient

Fils de restaurateur, Emmanuel Rubin dit être « né dans les casseroles » et avoir cultivé sa passion pour la cuisine depuis sa plus tendre enfance. Il a appris dans les cuisines de ses parents le goût des bonnes choses mais également le goût de leur analyse. Il a en effet rédigé ses premières critiques culinaires sans même en être conscient : enfant il s'amusait déjà à mettre sur papier ses impressions après dégustation de ses plats. C'est de ce jeu d'enfant qu'est née sa plume précise, aiguisée, redoutée mais aussi et surtout admirée par plus d'un restaurateur.

Car il est aujourd’hui l’un des critiques gastronomiques les plus connus et reconnus de France. Et pour cause : il écrit au sein de certaines des pages les plus lues du pays, Le Figaro et Le Fooding.

Son parcours

Emmanuel Rubin a débuté son parcours scolaire par des études de lettres et de journalisme avant de se tourner vers la critique gastronomique. Journaliste iconique du Figaro, il signe sa première critique pour le titre en 1991, dans la rubrique « Figaroscope », spécialisée dans les recommandations de restaurants.

Depuis, il présente chaque semaine ses bonnes adresses dans le supplément du Figaro où il a côtoyé certains des journalistes les plus talentueux, tel que François Simon, créateur du Figaroscope. Il est aussi animateur TV pour BFM Business et a été directeur éditorial des éditions Jalou, qui ont notamment publiées L’Officiel, Jalouse, L’Optimum, L’Officiel Hommes, L’Officiel Voyages…

Il est par ailleurs connu pour avoir co-fondé l’un des guides culinaires les plus réputés du pays : Le Fooding. Avec d’Alexandre Cammas, ils ont souhaité en 2000 bousculer les codes de la critique gastronomique française et mettre sur le même plan assiette et atmosphère du restaurant. Le nom de la célèbre revue n’est ainsi pas due au hasard : il est la rencontre entre les termes « Food » et « Feeling », et il définit ainsi la découverte d'un restaurant comme une expérience sensorielle mais aussi sociale.  

Dans quels médias écrit-il aujourd’hui

Cela fait maintenant près de 25 ans qu’Emmanuel Rubin écrit au sein des colonnes du Figaro, dont il est devenu une figure iconique. Il anime aussi aux côtés de Karine Vergniol Goûts de Luxeune émission diffusée le week-end sur BFM Business et qui s'intéresse aux lieux les plus branchés de la capitale.

3. Estérelle Payany

Sa particularité : une critique multi-médias passionnée de cuisine végétarienne

Estérelle Payany est un véritable couteau-suisse. Auteure de plus de vingt ouvrages de cuisine, cette passionnée de food est également auteure d'un blog à succès, rédactrice au sein de médias de presse écrite reconnus, chroniqueuse radio et télé... Elle y décrypte toutes les grandes tendances food, mais parle avec plus de passion encore de cuisine végétarienne, dont elle a appris tous les rouages.

Son parcours

Estérelle Payany a effectué des études de lettres qui l'ont menée à travailler dans le secteur du web. Son entrée dans le monde culinaire s'est faite grâce à un simple clic : celui de sa souris et qui a lancé le blog estherkitchen dont elle est l'auteure.

La jeune Estérelle a toujours été passionnée de cuisine : au lieu d’écouter en cours, elle dessinait des desserts et inventait en géométrie des tartes qui faisaient ensuite le bonheur de son frère et sa sœur, écrit-elle dans son blog.

C'est pourtant loin des tables et des cuisines qu'elle a commencé sa vie professionnelle : elle travaillait alors au sein d'un grand groupe international. Alors c'est d'abord sur son blog et dans des ouvrages qu'elle a continué à cultiver sa passion. Mais tout s'est accéléré après la publication d'un premier livre aux éditions Librio, qui l'a menée à être contactée par la rédaction du magazine Elle qui lui a donné sa chance en tant que rédactrice. D'autres rédactions telles que Marmiton et Régal ont ensuite suivi l'exemple du média de presse féminine et lui ont proposé de contribuer au contenu de leurs pages food. Estérelle pouvait alors enfin vivre de sa passion : l'écriture et la cuisine.

Mais son succès médiatique n'a pas éloigné la journaliste de son amour pour les fourneaux : l'année dernière elle a en effet empoché son CAP cuisine et ainsi complété son parcours aussi exemplaire qu'atypique.

Au sein de quels médias travaille-t-elle aujourd'hui ?

Après avoir travaillé pendant 10 ans pour Elle, Estérelle Payany a débuté une activité fructueuse de journaliste indépendante. Elle écrit désormais toutes les semaines au sein des pages Restos de Télérama Sortir, et contribue également au sein des pages de Télérama, du magazine Régal et de 3 étoiles.

Elle a aussi ajouté plusieurs cordes à son arc et intervient régulièrement à la radio dans l’émission « On va déguster » sur France Inter. On a également pu l'apercevoir comme juge au sein de l'émission Un Chef à l'oreille diffusée pendant l'hiver 2017 sur France 2. Plus récemment, c'est sur Netflix en tant qu'ambassadrice française au sein du show "Tout le monde à table" qu'on a pu la voir.

4. François-Régis Gaudry

Sa particularité : le critique culinaire préféré des Français qui lie alimentation et questions sociétales

François-Régis Gaudry est à l'heure actuelle l'un des critiques gastronomiques les plus médiatisés en France. Le journaliste est en effet à la tête de deux des émissions culinaires les plus populaires du moment : l'historique On va déguster sur France Inter, qui réunit chaque dimanche plus d'un million d'auditeurs, et le magazine télévisuel Très Très Bon diffusé sur Paris Première, qui a participé au redressement de la chaîne grâce à l'augmentation progressive de son audience.

C'est aussi un journaliste engagé qui considère que la nourriture est affaire de société. Ses sujets journalistiques mêlent donc toujours gastronomie et débats sociétaux. Comment bien manger, mieux manger, avec un budget restreint ? Comment s'assurer de la qualité et de la provenance de ses produits ? Voilà les questions que traitent le critique qui considère que le journaliste gastronomique doit jouer un rôle précis dans la société pour y trouver sa place« L'alimentation est au cœur de toutes les problématiques sur la mondialisationSommé de s’intéresser à ces questions, le critique gastronomique dépasse la dimension gustative, donc la futilité. » a déclaré le chroniqueur à L'Obs.

François-Régis Gaudry s'intéresse ainsi tout autant aux grandes tables qu'aux meilleurs sandwichs jambon-beurre du pays. Mais c'est aussi loin des tables que le journaliste passe du temps : il part en effet régulièrement à la rencontre de petits producteurs français qu'il s'attache à mettre en avant et à revaloriser aux yeux de ses lecteurs ou spectateurs, et c'est certainement l'une des missions qui le passionnent le plus. « Les engagés, les sentinelles du terroir m’émeuvent, avoue Gaudry à l'ObsTrès isolés, ces cabossés de la vie habités par leur passion sont les locomotives des nouvelles générations, celles qui veulent croire à une meilleure alimentation. ».

Son parcours

« Chez moi, on débattait dès le petit déjeuner de ce qu’on mangerait au déjeuner, et dès le déjeuner de ce qu’on avalerait au dîner ». François-Régis Gaudry a appris dès petit à apprécier les bonnes choses. Le journaliste, revenant sur les origines de son amour de la cuisine, déclare que c'est sa mère qui lui a inculqué le goût des "produits de la terre", tandis que son père lui aurait fait parcourir la France pour découvrir les meilleures adresses du Michelin.

L'art de l'écriture, c'est sur les bancs de SciencesPo qu'il l'a cultivé. C'est en stage pendant son cursus scolaire qu'il a d'abord fait ses premiers pas au sein de l'un des plus célèbres médias spécialisés de France : le Guide du Routard. Il voyage grâce à lui au sein de nombreux pays dans lesquels il apprécie les cultures culinaires et les meilleures tables. Il contribue alors à la réactualisation de plusieurs titres et rédige ses premières critiques gastronomiques.

C'est ensuite au Fooding qu'il fait grandir sa plume. Il y a fait ses preuves dès les premières années du titre avant d'entrer à la rédaction de L'Express où il prend en charge les pages "Saveurs". Il deviendra ensuite critique gastronomique du titre, puis rédacteur en chef adjoint et enfin Grand Reporter.

Son parcours est pourtant loin de se restreindre à la presse écrite. Il fait dans un premier temps ses preuves au sein d'Europe 1 où il anime une chronique "Saveurs et consommation" tous les jours de la semaine. Mais sa consécration se fera sur France Inter où on lui propose d'animer le temps d'un été une émission gastronomique, On va déguster, qui, forte de son succès, sera installée de façon hebdomadaire sur la grille de France Inter quelques années plus tard et diffusée tous les dimanches midis.

Le succès de cette émission, qui bat régulièrement des records d'audience, mène naturellement François-Régis Gaudry a passé de la radio au média préféré des Français, la télévision, pour parler cuisine et bons produits au plus grand nombre.

Au sein de quels médias travaille-t-il aujourd'hui ?

François-Régis Gaudry passe toujours au peigne fin certaines des plus belles adresses de Paris au sein de l'Express.

Il est également à la tête d'On va déguster sur France Inter où il parle gastronomie et cuisine du terroir aux côtés d'invités divers (grands Chefs, jeunes talents, petits producteurs, cinéastes... y défilent chaque dimanche). Il est accompagné de nombreux chroniqueurs qui se donnent le mot tels qu'Elvira Masson, Dominique Hutin ou encore Estérelle Payany.

Il présente également toujours son émission télévisuelle Très Très Bon sur laquelle il partage avec ses téléspectateurs les bonnes adresses de ses chroniqueurs. Elvira Masson y détecte ainsi les lieux où se rendre pour les douceurs salées, Mina Soundiram présente les adresses street-food, Valentine Oudard fait découvrir les bouis-bouis parisiens tandis que Philippine Darblay se rend dans les marchés...

5. Raphaële Marchal

Sa particularité : la blogueuse foodie soutenue par les plus grands

Raphaële Marchal a débuté avec la création de son blog avant d'être propulsée sur le devant de la scène médiatique culinaire française. Soutenue par les plus grands, tels que François Simon, elle a réussi à s'imposer au sein de médias de renom.

Son parcours

La cuisine a toujours été une obsession pour Raphaële Marchal. Après quelques tentatives au cœur des cuisines de plusieurs restaurants, celle qui deviendra par la suite blogueuse s'est rendue compte qu'elle était "plus fascinée par les gestes et les histoires des cuisiniers que par son propre fouet." (blog Raphaële Marchal).

Elle a donc créé le blog En Rang d'Oignons qui a rencontré un succès immédiat et a été élu meilleur blog gastronomique de l'année 2014 par les Golden Blog Awards. Cette consécration marque le début de sa carrière médiatique : dès le lendemain le très célèbre Guide Michelin la contacte pour lui proposer d'écrire pour leur webzine. Puis s'ensuit l'appel de nombreux autres médias de renom dans le secteur de la gastronomie : Fou de Pâtisserie, Fou de Cuisine et même Le Fooding se pressent pour lui proposer une place au sein de leurs pages.

Après les médias de renom, ce sont les critiques gastronomiques eux-mêmes qui la sollicitent pour travailler à leurs côtés. Elle a ainsi par exemple participé à l'émission Paris Dernière du très grand François Simon.

Mais Raphaële Marchal n'oeuvre pas uniquement au sein du secteur médiatique. Elle a également monté son entreprise d'événementiel spécialisée dans la gastronomie. Elle l'a lancée en mars 2015 avec la création d'un premier événement auquel ont répondu une cinquantaine de Chefs de renom tel que Guillaume Sanchez, ancien candidat talentueux de l'émission Top Chef. Fort de ce succès, la jeune foodie s'est lancée dans l'entrepreneuriat et jongle aujourd'hui entre organisation d'événements gastronomiques et écriture.

Au sein de quels médias travaille-t-elle aujourd'hui ?

Aujourd'hui, Raphaële Marchal est pigiste au sein de nombreux médias tels que Fou de Pâtisserie, Fou de Cuisine ou encore C8 et BFM TV. Elle est également gestionnaire d'un compte Instagram qui réunit près de 40 000 abonnés, et rédactrice de son blog lancé en 2014.

Conclusion

François Simon, Esterelle Payany, Emmanuel Rubin, François-Régis Gaudry et Raphaële Marchal nourrissent nos médias français de critiques aux parfums sucrés ou salés. Fortement médiatisés, ils ne sont pour autant pas les seuls à partager leurs bonnes adresses, leurs petits bonheurs gastronomiques ou leurs déceptions culinaires. L’on pourrait également citer les très talentueux Gilles Pudlowski, Mina Soundiram, Sébastien Demorand, Stéphane Méjanès, Périco Légasse, Nathalie Helal, Colette Monsat, Elvira Masson, Valentine Oudard ou encore Philippine Darblay qui ont réussi eux aussi à imposer ces dernières années leurs noms au sein du cercle très restreint de journalistes gastronomiques réputés.

Convaincre ces acteurs médiatiques reconnus à venir déguster sa cuisine, et réussir à les séduire assure à un restaurant une forte hausse de notoriété et de crédibilité. 

Mettre en place une stratégie de relations presse pertinente demande un travail poussé de veille afin de détecter les contacts les plus pertinents pour son établissement. Il est important de trouver les médias les plus intéressants pour son restaurant, mais également les bons interlocuteurs au sein de ces titres.

Nous expliquions par ailleurs que les relations presse sont à penser en binôme avec le marketing d'Influence. Ces deux activités se complètent et permettent d'attirer de nouveaux clients au sein de son restaurant. Les influenceurs et blogueurs sont en effet eux aussi d'excellents collaborateurs. Afin de s'assurer de collaborer avec les bons interlocuteurs, nous partagions dans cet article une liste de conseils pour détecter les faux influenceurs, et dans celui-ci une liste d'influenceurs auxquels se fier pour mettre en place une stratégie de marketing d'Influence pertinente.

Petits-déjeuners et brunchs : réelles opportunités commerciales pour les restaurateurs ?

Face à la baisse du pouvoir d’achat des Français, le secteur de la restauration doit faire preuve d’ingéniosité pour maximiser ses périodes creuses, en dehors des services du midi et du soir. Optimiser les temps morts devient un véritable enjeu commercial pour contrebalancer les pertes de ressources générées par les jours moins denses.

Le créneau du petit-déjeuner sur le marché de la restauration pourrait bien être avantageux. L’accélération des rythmes de vie dans les grandes villes a fait naître de nouvelles habitudes alimentaires, il n’est pas rare que les urbains prennent leurs petits-déjeuners en dehors de leur domicile, soit près ou sur leur lieu de travail ou encore à la sortie de l’école, de la crèche après avoir déposé leurs enfants.

Le premier repas de la journée garde une place centrale dans le quotidien des Français comme le suggère d’ailleurs ce dicton « manger comme un roi le matin, comme un prince le midi et comme un pauvre le soir ». L’influence anglo-saxonne a également fait émerger et se développer les brunchs le week-end, dans les restaurants et les hôtels européens.

En quoi, le petit-déjeuner et le brunch sont une opportunité commerciale à saisir par les restaurateurs ?

Réponses en chiffres dans notre infographie.

 

7 labels pour différencier son restaurant et acquérir de nouveaux clients

On considérait encore il y a quelques années que 80% des restaurants français pratiquaient une cuisine dite d'assemblage. Pourtant, 82% des Français déclarent que l'utilisation de produits déjà cuisinés est incompatible avec les attentes qu'ils placent dans un restaurant (Etude Statista, Les Français et le restaurant, 2017). Face à ce paradoxe, le Ministère de l'Economie a créé en 2014 le label "Fait Maison" qui a pour objectif de permettre aux clients de distinguer les établissements cuisinant à partir de produits bruts. Cette distinction est particulièrement valorisée par le milieu de la profession et par les consommateurs. Les labels sont ainsi devenus des outils efficaces pour afficher les valeurs d'un restaurant et l'aider à gagner en visibilité.  7 labels pour différencier son restaurant acquérir de nouveaux clients et gagner en visibilitéPrès de 15 000 : c'est le nombre de restaurants que l'on peut compter aujourd'hui dans Paris. Alors, si les Français accordent une part plus importante de leur budget que les années précédentes à leurs sorties gastronomiques, il n'en est pas moins que la concurrence est rude pour les acteurs de la restauration. Ces derniers doivent ainsi trouver les moyens d'attirer une clientèle de plus en plus exigeante qui n'entre plus au hasard dans un établissement (n'oublions pas que 4 clients sur 5 recherchent leur restaurant en ligne).

Pour se démarquer de leurs concurrents il est donc devenu indispensable pour les restaurateurs de s'assurer une bonne visibilité grâce au référencement, à une présence optimisée sur les plateformes les plus pertinentes, à la gestion de ses réseaux sociaux et à soigner son site web. Les relations presse et influenceurs permettent, quant à elles, de rassurer un client qui aurait besoin d'un avis extérieur pour se convaincre de passer la porte d'un établissement.

Les labels s'avèrent être également de très bons moyens de communication pour les restaurateurs. Ils permettent de rassurer le client sur la qualité du service, de la cuisine, des produits... Exposer ces récompenses à l'entrée de son restaurant permet d'attirer le regard des passants curieux, et les afficher fièrement sur son site ou sur ses réseaux sociaux permet de convaincre de nombreux potentiels clients.

Mais pour guider les Français dans leurs choix de sorties au restaurant, les récompenses et les labels ne manquent pas. Alors, quels sont les plus pertinents pour différencier son restaurant et en améliorer sa visibilité ? Notre partenaire AQuachiara a répondu à cette question au sein de cet article qui présente les 7 labels à viser pour permettre à votre établissement de gagner en visibilité. 

Consulter l’article

17 médias dans lesquels apparaître pour faire la notoriété de son restaurant

Plus de trois restaurants se créent en moyenne chaque jour à Paris. La concurrence entre les établissements de restauration est intense et les choix offerts aux consommateurs de plus en plus variés. Dans ce contexte particulièrement concurrentiel, mettre en place une stratégie de relations presse cohérente et puissante, pour obtenir des retombées dans les médias les plus pertinents, apparaît comme indispensable aux restaurateurs ambitieux qui souhaitent sortir du lot et faire gagner leur établissement en notoriété.

L'emplacement et la devanture de votre restaurant ne sont plus les seuls critères qui amènent les clients à en pousser la porte. Les consommateurs s’arrêtent de moins en moins au hasard pour dîner ou déjeuner dans un établissement qui leur est inconnu. Pour faire le choix, ils sont de plus en plus nombreux à placer leur confiance dans les médias. Aujourd'hui, ce n'est en effet pas moins de la moitié des Français qui considèrent les critiques de journalistes gastronomiques comme extrêmement influentes dans leurs prises de décisions culinaires.

S’il est ainsi indispensable d’être bien référencé, d’animer ses réseaux sociaux (Facebook et Instagram) ou encore d’avoir un site internet esthétique, ce n’est pas toujours suffisant. La reconnaissance et l'approbation d'un tiers tel qu'un média ou un guide offre en effet une légitimité auprès des consommateurs. Au-delà de la notoriété, elle permet de gagner la confiance de potentiels clients et de les inciter à essayer votre établissement. Obtenir un maximum de retombées médiatiques, c’est ainsi l’assurance de se placer dans les esprits de ses cibles qui entendront parler de votre établissement à plusieurs reprises et en seront curieuses.

Pour autant, la notoriété n'est pas la seule raison de l'importance des retombées médiatiques qui vous permettent également de gagner en visibilité. Ce sont aujourd’hui 85% des Français qui recherchent un restaurant sur un moteur de recherche. Après avoir regardé les notes et les avis laissés sur un restaurant convoité, ils sont nombreux à vouloir en apprendre plus sur le lieu dans lequel ils ambitionnent de manger. Pour arriver à faire leur choix, ils dirigent leurs attentions vers ces articles de médias en ligne qui assoient une légitimité suffisante dans le paysage des restaurants. Ils veulent connaître le concept et l’histoire de l’établissement voire du chef lui-même, les spécialités qui y sont servies, les origines des produits, la générosité et l’appétence des portions offertes, l’accueil et la convivialité du lieu. Ils souhaitent en somme s’assurer de vivre une expérience gustative à la hauteur de leurs attentes. Pour cela, il n'est pas rare qu'ils tapent le nom de votre établissement sur un moteur de recherche et qu'ils consultent les articles de médias vous encensant, ce qui conforte alors votre visibilité numérique.

Mais quels sont les médias les plus pertinents dans lesquels apparaître pour maximiser la notoriété de son restaurant dès son ouverture ? Nous avons recensé pour vous 17 médias les plus notoires et précieux dans le secteur de la restauration.

1. Le Fooding

Le Fooding est le guide culinaire emblématique qui recense les restaurants, les bars et les chef.fe.s en vogue sur tout le territoire français. Il se décline sous la forme d’un site Internet, d’un mook papier annuel et d'une application. Le média est également présent sur Facebook et Instagram où il obtient de belles audiences.
Chaque année, il publie le palmarès des meilleures adresses de France aux concepts recherchés et branchés que chaque foodie se doit de découvrir. Il répertorie également tous les événements et fêtes gastronomiques du pays. L'application gratuite Le Fooding offre un système de géolocalisation et la possibilité d'effectuer des recherches personnalisées de restaurants, avec réservation de table en un clic.

Avoir une place dans le Fooding (site web, papier ou application) offre ainsi une notoriété et une visibilité auprès d’une clientèle jeune, urbaine et avertie, adepte de restaurants.

Deux articles du média Le Fooding sur les restaurants Melt et Pizzou

FICHE MEDIA DU FOODING :

  • Type d’articles publiés : fiches de restaurant avec critique et plume recherchée.
  • Date de création du média : 2000
  • Nombre d’exemplaires du Fooding vendus chaque année : environ 50 000 exemplaires
  • Nombre d’abonné(e)s sur Facebook : 83K
  • Nombre d’abonné(e)s sur Instagram : 266K
  • Nombre de visites par mois en moyenne sur le site web : 772K
  • Audience : nationale, CSP+
  • Journaliste(s) emblématique(s) du média : Alexandre Cammas (fondateur)

2. Télérama Sortir

Télérama Sortir est le guide urbain et culturel appartenant à l’hebdomadaire Télérama. Disponible à la fois en supplément papier et sur le numérique avec une page dédiée à “Sortir Grand Paris”, il présente des articles sur les bars et les restaurants testés préalablement par des journalistes de la rédaction.

Une critique culinaire rédigée par le site Télérama Sortir sur le restaurant Sardegna a Tavola

FICHE MEDIA DE TELERAMA SORTIR :

  • Type d’articles publiés : critiques de qualité sur des restaurants.
  • Date de création du média : 1947
  • Nombre d’exemplaires vendus chaque année : environ 500K
  • Nombre d’abonné(e)s sur Facebook : 53K
  • Nombre d’abonné(e)s sur Instagram : 10,7K
  • Nombre de visites par mois en moyenne sur le site web : 8M
  • Audience : parisienne, CSP +
  • Journaliste(s) emblématique(s) du média : Esterelle Payani

3- Le Figaroscope

Le Figaroscope est un guide culturel et gastronomique parisien, propriété du média LeFigaro. Il est publié chaque mercredi sous format papier, et propose les meilleures adresses et sorties à Paris expérimentées par la rédaction. Un site Internet est également disponible. 

Le média a écrit un article en ligne et papier sur le restaurant parisien Pizzou ce qui encourage sa notoriété et sa visibilité

FICHE MEDIA DU FIGAROSCOPE :

  • Type d’articles publiés : Critiques de qualité sur des tables. Des articles sous forme de liste tel que “les 10 restaurants de la semaine à Paris” sont par ailleurs publiés chaque semaine. Un palmarès gourmand des meilleurs plats et produits est diffusé tous les premiers mercredis du mois. Enfin, Emmanuel Rubin, le très célèbre critique gastronomique, publie chaque semaine une chronique nommée “haché menu”.
  • Date de création du média : 1987
  • Nombre d’exemplaires du magazine vendus chaque année : environ 136K
  • Nombre d’abonné(e)s sur Facebook : 26K
  • Nombre d’abonné(e)s sur Instagram : 7K
  • Nombre de visites par mois en moyenne sur le site web du Figaro.fr : 266M
  • Audience : nationale, CSP+
  • Journaliste(s) emblématique(s) du média : Emmanuel Rubin et François Simon

4- France Bleu Paris

La célèbre station de radio diffuse du lundi au vendredi une émission nommée “Le resto du jour à Paris”. Elle présente quotidiennement un restaurateur de la capitale et l’histoire de son restaurant.

le média france bleu a réalisé des émissions radiophonique mettant en avant les restaurants pizzou et la pizza d'Anita ce qui leur offre une visibilité et une notoriété

FICHE MEDIA DE FRANCE BLEU :

  • Type d’articles publiés : Interview audio d'un restaurateur de 15 minutes
  • Date de création du média : 2000
  • Nombre d’abonné(e)s sur Facebook : 17K
  • Nombre d’abonné(e)s sur Instagram : 1K
  • Nombre d'auditeur(e)s quotidien de France bleu : 3 853K

5- My Little Paris 

Avant d’être un site web, MyLittleParis est une newsletter courte et percutante destinée à prescrire les bons plans pour sortir à Paris. Rédigée sur le ton de la confidence et du conseil personnalisé, cette newsletter s’infiltre véritablement dans le quotidien des Français, et particulièrement des Parisiens, puisqu’ils la reçoivent deux fois par semaine.

Très investi dans la culture Food, My Little Paris a lancé une série de 5 foodcasts aux côtés du célèbre critique culinaire François Simon. L'entreprise ne s'arrête pas là, MyLittleParis offre également à ses lecteurs au sein de sa newsletter des bons plans en partenariat avec des restaurants, et publie des posts sur ses réseaux sociaux dans lesquels elle présente ses bonnes adresses.

Le média My Little Paris réalise des articles qui offrent une visibilité aux restaurants Pizzou et Sequana

FICHE MEDIA DE MY LITTLE PARIS :

  • Type d’articles publiés : bons plans restaurants
  • Date de création du média : 2008
  • Nombre d’abonné(e)s sur Facebook : 896K
  • Nombre d’abonné(e)s sur Instagram : 789K
  • Nombre de visites par mois en moyenne sur le site web : 131K
  • Audience : parisienne, CSP+
  • Nombre d’abonné(e)s à la newsletter quotidienne de MylittleParis : 4M
  • Journaliste(s) emblématique(s) du média : Amandine Péchioda, Alvina Ledru-Johansson

6- MerciAlfred

MerciAlfred, pendant masculin de MyLittleParis, se décline également sous la forme d’une newsletter, d'un site internet et de comptes sociaux. Sa ligne éditoriale consiste à proposer les bonnes adresses parisiennes à ces messieurs selon leurs préférences et attirances.

Média - Merci Alfred - article - restaurant - Pizzou - visibilité - notoriété

FICHE MEDIA DE MERCI ALFRED :

  • Type d’articles publiés : Bons plans restaurants
  • Date de création du média : 2010
  • Nombre d’abonné(e)s sur Facebook : 149K
  • Nombre d’abonné(e)s sur Instagram : 10,9K
  • Nombre de visites par mois en moyenne sur le site web : 83,26K
  • Audience : parisienne, CSP+, 18-40 ans
  • Nombre d’abonné(e)s à la newsletter quotidienne de MerciAlfred : 250K

7- Le Bonbon

A l’origine magazine papier, Le Bonbon a pour promesse de redonner une dimension de village aux quartiers parisiens avec la parution de 5 éditions mensuelles se référant aux différents quartiers et une édition nuit. Il est présenté comme le précurseur des tendances urbaines parisiennes des Millenials (18-34 ans). Ses contenus mettent en avant les sorties, les bons plans, le lifestyle et l’actualité culturelle des villes qu’il examine (7 aujourd’hui).

Au sein de sa version numérique, il propose aux internautes un onglet “food & drink”.

le média Le bonbon a réalisé un article en ligne sur le restaurant Melt ce qui lui donne de la visibilité et de la notoriété

FICHE MEDIA DU BONBON :

  • Type d’articles publiés : Des articles sur des restaurants découverts par la rédaction, des articles sous forme de liste.
  • Date de création du média : 2009
  • Nombre d’abonné(e)s sur Facebook : 428K
  • Nombre d’abonné(e)s sur Instagram : 87,8K
  • Nombre de visites par mois en moyenne sur le site web : 2,97M
  • Audience : nationale
  • Journaliste(s) emblématique(s) du média : Olivia Sorrel Dejerine

8- Demotivateur Food

Le Demotivateur Food est une rubrique du Demotivateur, un média social de divertissement, axée sur la nourriture. Avant tout au cœur des réseaux sociaux, il propose des contenus vidéos viraux centrés sur la gastronomie, destinés à être vus et relayés par un maximum d’internautes. Le Demotivateur Food est également un site web qui fournit des recettes de cuisine et présentent les bonnes adresses culinaires. Ils ont également lancé leur rubrique “à table” présente à la fois sur les réseaux sociaux et le site, qui invitent les lecteurs à découvrir certaines figures de la restauration sous le format de la vidéo.

Média Demotivateur food - article - restaurant - Pizzou - visibilité - notoriété

FICHE MEDIA DE DÉMOTIVATEUR FOOD :

  • Type d’articles publiés : vidéos de recettes, photos qui mettent en appétit, articles courts sur des restaurants, articles sous forme de liste des meilleures adresses culinaires par thématique (italien, brunch, barbecue...)
  • Date de création du média : 2015
  • Nombre d’abonné(e)s sur Facebook : 3M
  • Nombre d’abonné(e)s sur Instagram : 236K
  • Nombre de visites par mois en moyenne sur le site web du Demotivateur.fr : 3,49 M
  • Audience : nationale, majoritairement 18-34 ans
  • Journaliste(s) emblématique(s) : Léa Rège

9- Time Out Paris

Time Out Paris est un magazine papier spécialisé dans les lieux et les sorties tendances à Paris. Il possède une déclinaison numérique et une belle audience sur les réseaux sociaux. Sa version anglaise attire également beaucoup de touristes et d’expatriés étrangers.

média - Time Out - restaurant - Pizzou - visibilité - notoriété

FICHE MEDIA DE TIMEOUT PARIS :

  • Type d’articles publiés : Articles sous forme de liste répertoriant les meilleurs restaurants par spécialités ou plats, des articles qui recensent “les restaurants par quartier” parisien, des articles plus approfondis sur une table, testée par la rédaction dans la rubrique “dernières critiques”.
  • Date de création du média : 1968
  • Nombre d’abonné(e)s sur Facebook : 286K
  • Nombre d’abonné(e)s sur Instagram : 51,5K
  • Nombre de visites par mois en moyenne sur le site web de TimeOut.fr : 1,8M
  • Audience : parisienne
  • Journaliste(s) emblématique(s) du média : Tina Meyer, Jill Cousin

10- Sortir à Paris

Sortir à Paris est un agenda en ligne spécialisé dans les sorties parisiennes. Dans sa rubrique “Food and drink”, il répertorie à la fois les événements Food à venir et propose des articles sur des restaurants.

Média - Sortir à Paris - article - restaurant - la Pizza d'Anita

FICHE MEDIA DE SORTIR À PARIS :

  • Type d’articles publiés : Article sur des tables et des articles sous forme de liste des meilleures adresses culinaires par thème, plat, spécialité
  • Date de création du média : 1998
  • Nombre d’abonné(e)s sur Facebook : 453K
  • Nombre d’abonné(e)s sur Instagram : 25,3K
  • Nombre de visites par mois en moyenne sur le site web : 1,8M
  • Audience : parisienne, 18-34 ans

11- ANousParis

A l’origine hebdomadaire urbain distribué dans le métro parisien, ANousParis se veut l’explorateur des bonnes adresses parisiennes pour informer ses lecteurs sur les sorties, bons plans et activités de la ville Lumière. Aujourd’hui, présent en ligne, il propose deux rubriques “A manger” et “A boire” dédiées aux lieux de vie Food de la capitale.

Média - A Nous Paris - restaurant - Pizzou - visibilité - notoriété

FICHE MEDIA DE ÀNOUS PARIS :

  • Type d’articles publiés : Articles sous forme de liste thématiques (les meilleures adresses), dernières ouvertures de restaurants, des idées par type de cuisine.
  • Date de création du média : 1999
  • Nombre d’abonné(e)s sur Facebook : 114K
  • Nombre d’abonné(e)s sur Instagram : 22,3K
  • Nombre de visites par mois en moyenne sur le site web : 257K
  • Nombre d'exemplaires vendus du magazine mensuelle : environ 300 000
  • Audience : nationale

12- Paris bouge

Parisbouge.com est un guide web culturel et urbain qui répertorie les événements et les bons plans pour sortir à Paris. Deux pages dédiées aux restaurants et aux bars sont offertes sur son site web.

FICHE MEDIA DE PARIS BOUGE :

  • Type d’articles publiés : Fiches de restaurants existants ou à venir, articles rédigés sous forme de liste (les meilleures crêperies, brunchs…) et des articles plus approfondis qui illustrent les meilleures adresses selon la rédaction.
    Date de création du média : 2006
  • Nombre d’abonné(e)s sur Facebook : 73K
  • Nombre d’abonné(e)s sur Instagram : 11,3K
  • Nombre de visites par mois en moyenne sur le site web : 233,27K
  • Audience : parisienne

13- Le blog de Gilles Pudlowski

Blog d’un journaliste et écrivain Gilles Pudlowski, ancien du Point qui offre à ses lecteurs des bonnes adresses, des actualités sur les chefs gastronomiques et des critiques sincères, positives comme négatives sur des lieux de la restauration française.

Média - blog - Gilles Pudlowski - restaurant - Pizzou - visibilité - notoriété

FICHE MEDIA DU BLOG DE GILLES PUDLOWSKI :

  • Type d’articles publiés : Articles spécifiques pour chaque restaurant testés par l’auteur du blog.
  • Date de création du média :
  • Nombre de visites par mois en moyenne sur le site web : 203K
  • Audience : nationale
  • Journaliste(s) emblématique(s) du média : Gilles Pudlowski, Alain Angenost, Didier Chambeau

14- ParisZigZag

Au départ blog amateur créé par deux amis, ParisZigZag est aujourd’hui un site axé sur la découverte des bons plans parisiens culturels et tendances (visites insolites dans paris, bonnes adresses…). Avec ses pages “Bars et Cafés” et “Restos”, il propose des contenus Food à ne pas manquer.

Média - Paris Zig Zag - article - restaurant - Pizza d'Anita - visibilité - notoriété

FICHE MEDIA DE PARIS ZIGZAG :

  • Type d’articles publiés : Articles spécifiques sur un restaurant et son concept, articles sous forme de liste.
  • Date de création du média : 2011
  • Nombre d’abonné(e)s sur Facebook : 283K
  • Nombre d’abonné(e)s sur Instagram : 19,8K
  • Nombre de visites par mois en moyenne sur le site web : 463,4K
  • Nombre d'abonné(e)s à la newsletter : 87 000 abonné(e)s
  • Audience : parisienne
  • Journaliste(s) emblématique(s) : Léa Philippe

15- DoitinParis

Doitinparis est un blog de bons plans à Paris et de sorties à destination des parisiennes. Avec son onglet dédié aux “bars & restos”, ce blog dévoile des bonnes adresses branchées parisiennes.

Média - Do it in Paris - restaurant - Pizzou - visibilité - notoriété

FICHE MEDIA :

  • Type d’articles publiés : Fiches de restaurants existants ou à venir, articles rédigés sous forme de liste (les meilleures crepêries, brunchs…) et des articles plus approfondis qui illustrent les meilleures adresses selon la rédaction.
  • Date de création du média : 2008
  • Nombre d’abonné(e)s sur Facebook : 506K
  • Nombre d’abonné(e)s sur Instagram : 99,4K
  • Nombre de visites par mois en moyenne sur le site web : 134K
  • Audience : parisienne
  • Journaliste(s) emblématique(s) : Elodie Rouge

16- Les médias féminins

Paulette, Marie Claire, Elle avec sa rubrique “Elle à table”, Grazia... font partie de la presse féminine qui traite de sujets relatifs à la cuisine et aux bonnes adresses culinaires, alors n'hésitez pas à contacter les magazines féminins.

Média - Marie Claire - mise en visibilité et notoriété - restaurant - Pizzou

17- Les guides emblématiques 

Une fois votre notoriété culinaire acquise, n'oubliez pas de faire appel aux guides emblématiques tels que le Routard, Gault&Millaud, Lonely Planet sans oublier Le guide Michelin si votre restaurant est étoilé.

Conclusion

Avec cette liste non exhaustive de médias notoires dans le secteur de la Food, vous êtes parés pour amorcer une belle stratégie de Relations presse. Mais détecter les bons médias et les bons contacts pour son restaurant ne représente que la première étape d'une stratégie de relations presse bien pensée. Pour optimiser ses retombées presse, il est important que vous travailliez finement la façon dont vous allez aborder ces journalistes. Construire un storytelling puissant, mettre en place une stratégie de relances pertinentes, accueillir les journalistes en bonne et due forme... Voici autant de conseils que nous vous donnons dans cet article.

Si obtenir des retombées presse au sein des médias les plus pertinents est indispensable à la construction d'une notoriété solide pour son établissement, il est pour autant primordial de construire une stratégie de communication plus large. La présence d'un restaurant sur les réseaux sociaux est ainsi essentiel pour attirer de nouveaux clients et les fidéliser. Mettre en place des partenariats avec les influenceurs les plus pertinents est également particulièrement important. Dans cet article, vous retrouverez les essentiels pour vous assurer de collaborer avec les bonnes personnes et d'établir une stratégie de marketing d'influence adaptée.

Fast-food, fast-casual, fast-good : grands gagnants de la restauration en 2018 ?

Après une année 2017 au beau fixe et des chiffres records depuis 15 ans, les médias spécialisés l'annonçaient : 2018 devait être une année prometteuse pour le secteur de la restauration, et ils ne se sont pas trompés ! Alors que la crise avait poussé les Français à accorder une part de plus en plus restreinte de leur budget aux sorties, la tendance semble aujourd'hui s'être inversée et bénéficier aux restaurateurs. Les établissements traditionnels voient ainsi leur chiffre d'affaire, leur fréquentation et leur ticket moyen augmenter, ce qui ne s'était pas observé depuis 2011.

Mais à l'heure du bilan de fin d'année, un acteur particulier tire son épingle du jeu : le secteur du fast-food. Les maisons telles que McDonald, Burger King ou encore O'Tacos, qui répondent aux critères d'origine du fast-food, ne semblent pas perdre en popularité, tandis que de nouveaux acteurs du "Fast" apparaissent sur le marché et affirment une montée en puissance de deux tendances présentes depuis plusieurs années : le fast-casual et le fast-good. Ces dernières se démarquent des acteurs traditionnels du Fast en répondant à des critères différents et en cultivant de nouvelles valeurs.

Quelles sont donc les différences entre ces trois types de concepts ? Quels les chiffres marquent la montée en puissance du Fast en France ?

Retour en chiffres avec Malou :

Définition des tendances restaurants fast-foods fast-casuals fast-goods définitionsLa restauration rapide en pleine croissance en 2018Exemples de réussites de fast-foods fast-goods fast-casuals

Best case relations presse et influenceurs : Pizzou

La pizzeria 100% Made in France Pizzou nous a fait confiance pour la gestion de ses relations presse et influenceurs. Le résultat est sans appel : en misant sur une forte visibilité dans les médias traditionnels et sur les comptes sociaux d'influenceurs pertinents, le restaurant s'est construit une puissante notoriété qui lui permet aujourd’hui de faire salle comble à quasi tous ses services.

BEST CASE relations presse et influenceurs : le restaurant Pizzou de la visibilité à la notoriété

Pizzou a ouvert ses portes en juin 2018 avec un positionnement pour le moins atypique : une pizzeria 100% Made in France. Les fondateurs de Pizzou - Damien, Louis, Rémy et Vivien - se sont en effet demandé pourquoi traverser les Alpes alors que la France regorge de produits de qualité, parfaits pour faire et garnir des pizzas. Sans réponse à leur question, ils ont décidé d'ouvrir Pizzou : la 1e pizzeria qui s'approvisionne exclusivement en France !

La bande de quatre copains n'en est pas à son coup d'essai. Avant Pizzou, les quatre garçons ont ouvert Les Pinces, la célèbre enseigne parisienne qui propose du homard à prix abordable, et pour laquelle nous optimisons au quotidien les réseaux sociaux et le référencement. Désireux de se lancer tous les quatre dans un nouveau projet et portant un amour inconditionné pour la pizza, ils ont décidé d'ouvrir Pizzou.

Et ils ont eu raison ! Le pari est réussi. 6 mois après l'ouverture, le restaurant fait salle comble à presque chaque service... Comment expliquer ce succès ? Notamment par la forte présence de Pizzou dans les médias traditionnels et sur les réseaux sociaux. C'est Malou qui était pendant 5 mois aux manettes des relations presse et influenceurs du restaurant. Nous vous expliquons ici comment nous avons réussi, à l'aide des journalistes et des influenceurs, à assurer visibilité et notoriété à Pizzou et comment nous avons aidé les quatre garçons à acquérir une première vague de clients qu'ils réussissent à fidéliser grâce à la qualité de leur service !

1) Construire le storytelling de Pizzou pour préparer ses relations presse et influenceurs : mettre en avant les petites histoires qui se cachent derrière le projet

Avant de contacter les professionnels des médias pour leur présenter le restaurant, il faut réfléchir aux arguments qui différencient vraiment Pizzou et qui pourraient inciter les journalistes, blogueurs et influenceurs à venir tenter l'expérience. Nous avons donc en d'autres termes construit le storytelling de la pizzeria et l'avons formalisé sur deux documents indispensables : le dossier de presse et le communiqué de presse. Ils présentent le restaurant de façon la plus exhaustive possible, son histoire, ses personnages, et ses promesses ses clients. Voici celles que nous avons décidé de mettre en avant pour Pizzou :

Promesse 1 : redécouvrir la pizza grâce au 100% Made in France

Avec 754 millions de pizzas consommées en France en 2017, dont 33% dégustées au restaurant et 29% prise à emporter ou livrées, le marché est particulièrement concurrentiel. Mais Pizzou porte un concept fort : le restaurant propose de réinventer une pizza plus que jamais présente dans Paris. Ce concept définit Pizzou, et devait donc se placer au cœur de sa stratégie de communication : c'est la première promesse faite aux clients du restaurant : vivre une expérience décalée et unique, qui leur permet de redécouvrir un produit qu'ils pensent connaître par cœur.

Cette promesse ne pouvait se faire sans valoriser la qualité des produits utilisés par le restaurant. Chacun de ceux qui composent les pizzas de Pizzou a sa propre histoire et chacun d'entre eux méritait d'être mentionné au sein du dossier de presse. Nous avons donc créé la carte ci-dessous qui avait pour principal objectif de jouer la transparence avec le lecteur en présentant l'origine de chacun des produits.

Mais il nous semblait impossible de parler des produits sans parler des producteurs et de la relation qui les lie aux fondateurs de Pizzou. Le dossier de presse que nous avons rédigé s'attache donc à faire voyager journalistes et influenceurs au sein du tour de France que la bande de copains a fait pour aller à la rencontre des meilleurs producteurs français.

En mettant en scène Fabio, le producteur d'origine italienne (mais installé dans les Yvelines) qui livre chaque jour Pizzou en fromages, nous avons voulu satisfaire deux objectifs : entretenir une relation de confiance avec le lecteur et imager notre propos de sorte à rendre le dossier de presse plus vivant. 

Promesse 2 : déguster une pizza éco-responsable

La seconde promesse faite au lecteur, qui rejoint la première à bien des égards, est celle de leur faire déguster une pizza qui soit éco-responsable. Proposer une pizza 100% française permet en effet d'éviter le transports de produits lointains, permet de garantir aux clients plus de fraîcheur (comme en témoigne une fois de plus la petite histoire de Fabio), permet le renouvellement constant de la carte évoluant au gré des saisons, et permet plus de transparence (les clients peuvent la provenance de chaque produits).

Promesse 3 : entrer dans l'univers des quatre amis-fondateurs

Afin d'humaniser Pizzou, le dossier de presse s'attache à dessiner la jolie histoire d'amitié qui se cache derrière la création de la pizzeria. Damien, Louis, Rémy et Vivien se sont rencontrés à l'école et ne se sont plus quittés. Ils ont fait le pari d'ouvrir un, puis deux, puis trois restaurants proposant du homard à prix abordables dans Paris. Après quelques années d'activités fructueuses ils ont décidé de se lancer dans une nouvelle aventure et ont ouvert un restaurant en hommage à leur plat préféré :  la pizza.

Cette jolie histoire d'amitié nous a permis de donner un visage au restaurant. Pizzou est ainsi perçu, non pas comme un simple lieu, mais comme un projet porté par une bande de quatre amis ambitieux, sympathiques et passionnés. Tout le long du dossier de presse, c'est donc leur histoire que l'on s'est attachée à raconter, ce sont leurs envies et ambitions que l'on a présentées.

Les relations presse de pizzou basée sur l'histoire de copains

Ce sont eux qui incarnent Pizzou dans ce dossier de presse, et c'est leur amitié qui est placée au cœur du projet. 

Promesse 4 : placer l'humain avant tout

À la lecture du dossier de presse, les lecteurs sont invités à se représenter Pizzou comme un lieu où l'on échange avec les créateurs et avec les équipes en salle. Voilà la quatrième promesse : chez Pizzou le client peut demander d'où viennent les produits, peut échanger sur la recette de la pâte à pizza, peut demander des renseignements sur les producteurs avec lesquels l'équipe travaille... En somme, cette pizzeria 100% française est présentée tout au long des pages du dossier de presse comme un espace dans lequel l'échange est au cœur du projet, dans lequel l'accueil sera personnalisé, chaleureux et passionné. 

Promesse 5 : déguster une pizza unique, une pizza 100% Pizzou

Nous avons dans le dossier de presse mis en exergue le fait que les pizzas dégustées chez Pizzou sont uniques. Vivien, l'un des quatre fondateurs, a fait l'école française de pizzaïolo. Grâce à cette formation, il a pu proposer sa propre recette de pâte à pizzas.

Chez Pizzou on mange une pâte à pizza 100% Pizzou : une promesse des relations presse

Chez Pizzou, le client ne déguste donc ni une pizza napolitaine, ni une pizza romaine, mais bien une pizza Pizzou, qui a sa propre recette et qui est pensée pour être à la fois croustillante et moelleuse.

Promesse 6 : profiter de bonnes pizzas dans un lieu tendance et chargé d'histoire

Le lieu aussi méritait d'être porté par sa propre histoire. Nous avons donc mis en avant le fait que le restaurant ait été aménagé dans une ancienne laverie du quartier de Pigalle. Par souci d'authenticité, les fondateurs de Pizzou ont souhaité conserver un mur de cet ancien espace, sur lequel il est encore possible aujourd'hui de lire des tags de l'époque. Cette petite histoire qui se cache derrière la grande histoire de Pizzou, est mise en valeur pour apporter une note personnalisée supplémentaire et pour attiser la curiosité du lecteur.

À cela s'ajoute la promesse de la découverte d'un lieu lumineux, chaleureux, tendance et atypique où les plantes tombent du plafond, où la mezzanine surplombe une pièce gorgée par la lumière d'une grande verrière, où l'on peut découvrir un néon rose kitch et tendance à souhait.

Promesse 7 : manger des produits de qualité avec un petit budget

Enfin, la dernière promesse que nous faisons au lecteur dans ce dossier de presse est celle de profiter de Pizzou à prix tout doux.

Chaque promesse permet d'articuler harmonieusement l'histoire de Pizzou dans un storytelling efficace, qui donne envie de tenter l'expérience. La rencontre avec Fabio rassure sur la fraicheur des produits, la présentation de la bande de copains et de leur histoire d'amitié permet de mettre un visage sur ce projet de restauration et de rendre le lieu chaleureux, l'histoire de l'ancienne laverie valorise l'authenticité du lieu et son atypisme...

L'identité visuelle du dossier de presse en cohérence avec l'identité du restaurant

Mais le contenu de ce dossier de presse et les histoires qui y sont présentées n'avaient aucune chance de rencontrer le public qu'ils méritaient sans une présentation travaillée.

Restaurant Pizzou : la pizzeria 100% française valorisée dans les relations presse

Couverture du communiqué de presse de Pizzou

Pour qu'un dossier de presse soit réussi, il est indispensable que son visuel soit cohérent avec l'identité du restaurant. Le nom enfantin du restaurant et les adorables logos en forme de pizzas souriantes ont ainsi guidé nos choix graphiques. Nous avons donc opté pour :

  • une police ronde, douce, faisant référence au monde de l'enfance,
  • pour des couleurs simples et rassurantes faisant écho aux logos,
  • pour un design épuré et lumineux, en cohérence avec le lieu.

Ce dossier de presse, travaillé tant sur le fond que sur la forme, nous a permis d'entrer en contact avec les journalistes et les blogueurs et d'obtenir de leur part des retours enthousiastes.

2) Des relations presse sur-mesure pour des retombées médias nombreuses et de qualité

Des prises de contact personnalisées pour chaque journaliste et blogueur

Pendant 5 mois, nous nous sommes donc appuyés sur ces dossier et communiqué de presse pour inviter les journalistes et les blogueurs à venir découvrir Pizzou. Mais ces documents ne se suffisaient pas à eux-mêmes. La prise de contact avec ces professionnels des médias n'est pas des plus aisées. Quotidiennement submergés de messages et de sollicitations en tout genre, les journalistes n'ouvrent pas tous les mails qu'ils reçoivent. Il est donc important de réfléchir à ce qui leur fera ouvrir notre mail parmi les centaines d'autres reçus.

C'est pourquoi, tout le long de notre mission, nous avons attaché un souci particulier à personnaliser les messages que nous envoyions aux journalistes. Le premier travail à effectuer : se demander quels étaient les médias les plus pertinents pour Pizzou. Une fois les médias identifiés : trouver les bons interlocuteurs et donc les journalistes qui écriraient sur des sujets Food. Enfin, nous prenions un temps précieux à comprendre qui était notre interlocuteur : les thématiques qu'il a l'habitude d'aborder (cela permet d'envisager ce qui l'intéresse en règle générale au sein des projets sur lesquels il écrit), les derniers articles rédigés, son parcours...  Voici autant de questions que nous nous sommes posées pour chacun des journalistes contactés.

Ces informations nous ont permis de connaître les personnes auxquelles nous nous adressions et d'adapter les messages que nous leur envoyions. Le travail de storytelling préalablement effectué nous a permis d'évaluer les différents arguments que nous pouvions avancé pour inciter les professionnels à venir découvrir Pizzou.

Ainsi, si un journaliste avait tendance à s'intéresser aux thématiques liées à l'environnement, nous axions notre message sur la deuxième promesse présentée plus haut. Si un journaliste s'intéressait plutôt aux nouvelles adresses parisiennes tendances, nous avancions alors la première et la sixième promesse en lui proposant la découverte d'un lieu atypique. Si un journaliste s'intéressait aux start-ups, aux success stories, et à des enjeux plus économiques, nous lui présentions alors le portrait de ce groupe d'amis talentueux, sorti d'école de commerce et ayant déjà à son actif 4 établissements parisiens de renom.

Une invitation pour deux personnes pour chacun d'entre eux

Ces prises de contact avaient pour principal objectif de faire venir les journalistes chez Pizzou. Pour cela, l'équipe fondatrice a accepté d'inviter chacun d'entre eux à déjeuner ou dîner, et de leur donner la possibilité de venir accompagné. Ces pratiques courantes dans le milieu, facilitent la venue des professionnels des médias, mais n'impliquent en aucun cas une obligation de rédaction. Si le service et le repas ne sont pas à la hauteur des espérances de l'invité, ce dernier est tout à fait en droit de refuser de consacrer un article à l'établissement.

Pour autant, ces visites non fructueuses ne sont pas inutiles : elles permettent d'obtenir l'avis précieux de professionnels qui ont l'habitude de juger des établissements de restauration et qui sont toujours d'excellents conseils.

Mais, vous allez le voir, les déceptions n'ont pas été nombreuses chez Pizzou. Nous avons au contraire eu d'excellents retours, permis par la qualité du service en salle et par la qualité des pizzas de Pizzou.

Le restaurant Pizzou : des retombées de qualité qui forgent la notoriété

Nous avons très rapidement obtenu d'excellentes retombées variées pour Pizzou. La presse quotidienne nationale (Le Figaro, BFMTv...), certaines stations de radio (France Bleu, Sud Radio), les médias tendances parisiens (Anousparis, Doitinparis, Merci Alfred), la presse féminine (Glamour, MyLittleParis, Marie Claire...), la presse spécialisée dans la restauration (Gilles Pudlowski, Atabula...)... Autant de médias riches et variés qui nous ont permis de toucher un public large, et d'ancrer Pizzou comme l'une des nouvelles adresses parisiennes à ne pas rater.

Le restaurant Pizzou classé par les journalistes comme l'une des meilleures pizzerias de Paris

Quelques semaines seulement après son ouverture, Pizzou apparaissait déjà au sein de nombreux palmarès primant les meilleures pizzerias de Paris. Très vite, le restaurant a donc réussi à s'imposer comme un concurrent de certaines des plus célèbres pizzerias parisiennes, telles que Dalmata ou encore le groupe Big Mamma.

Exemples de retombées des relations presse du restaurant Pizzou

GQ a ainsi classé Pizzou comme l'une de ses 5 pizzerias favorites, et comme l'une des pizzerias qui "lui fait oublier Dominos". Marie Claire en a parlé comme l'une des 10 pizzerias qui lui font "oublier Big Mamma". Sortiraparis quant à lui, a défini Pizzou comme l'un de 10 meilleurs restaurants italiens de la capitale.

Pizzou reconnu comme un restaurant de qualité par les médias spécialisés les plus stratégiques 

Le Fooding, média spécialisé qui sort chaque année un guide des meilleures adresses de France dans lesquelles se rendre, a consacré un article à Pizzou. Il en est de même pour le Figaroscope et DoItInParis. Si ces médias sont particulièrement importants pour les restaurateurs, c'est entre autres parce qu'ils décernent des vignettes que les restaurants peuvent afficher (fièrement !) sur la vitrine de leur restaurant. Cela leur permet d'attirer le regard des passants, mais également de gagner la confiance des personnes qui hésitent encore à se rendre dans un lieu qu'ils ne connaissent pas.

Logos du Fooding Figaroscope et Doitinparis relations presse de Pizzou

Ces retombées sont donc particulièrement importantes car elles sont optimisables sur une durée très longue.

Le restaurant Pizzou reconnu comme un acteur innovant de la gastronomie

Il n'y a plus aucun doute sur le fait que Pizzou ait réussi à se forger une notoriété forte. La preuve ? Des médias tels que BFM ou encore Konbini nous ont contacté pour traiter de sujets décalés tels que l'importance d'Instagram pour les restaurants (BFM) ou encore le renouveau de la pizza à Paris (Konbini). Si ces articles ne traitent pas directement du restaurant Pizzou et ne présentent pas l'adresse avec précisions, ils sont pour autant une excellente nouvelle pour l'établissement : cela signifie que les journalistes le considèrent comme un acteur emblématique du secteur, représentatif des évolutions du marché de la restauration.

Pizzou a réussi à convertir des médias en ambassadeurs

Enfin, certains médias ont été convaincus par le restaurant et ont publié plusieurs articles à son sujet. C'est le cas d'AnousParis par exemple qui a consacré trois articles aux restaurants. Deux d'entre eux l'intégraient au sein de listes des meilleurs restaurants parisiens, ou des bons plans du week-end, et le dernier s'attachait à présenter l'établissement avec précisions.

Exemples de retombées des relations presse du restaurant Pizzou dans anousparis

En publiant plusieurs articles sur un même restaurant, ces médias se portent garants de la qualité du service, des produits, et deviennent de réels ambassadeurs du lieu.

Des chiffres probants

Le résultat de ces retombées est donc sans appel : Pizzou a réussi à s’imposer aux yeux des journalistes comme l’un des lieux incontournable à Paris. Il a réussi à faire saliver plus d’un journaliste qui ont eux-mêmes, par écrit ensuite et donné envie à de nombreux lecteurs, auditeurs ou internautes de goûter les pizzas Pizzou.

En 5 mois ce sont au total une centaine de retombées médiatiques qu’a cumulées le restaurant. L'audience totale de ces retombées est de plus de 259.500.000 lecteurs, auditeurs et socionautes réunis. Si Pizzou avait acheté les espaces publicitaires sur les médias en publi-rédactionnel, cela aurait coûté plus de 400 000 € ... (soit bien plus que nos honoraires)

Les retombées au sein de médias traditionnels ne sont pas aujourd’hui l’unique levier à disposition des restaurants pour gagner en visibilité. Nous avons également activé notre réseau d’influenceurs pour que Pizzou construise sa notoriété et devienne aux yeux d'un public toujours plus large, une référence.

3) Les influenceurs : un levier de visibilité puissant pour le restaurant Pizzou

L'efficacité du marketing d'influence n'est plus à prouver. La proximité que les influenceurs entretiennent avec leur audience leur donne une crédibilité et un pouvoir de recommandation particulièrement forts. Longtemps perçus comme des amateurs s'amusant sur les réseaux sociaux, les influenceurs sont aujourd'hui appréhendés par les professionnels du marketing et de la communication comme des partenaires privilégiés.

Conscients de ces évolutions et du pouvoir qu'ont acquis ces nouveaux acteurs du monde médiatique, nous avons jumelé notre travail de relations presse à celui de marketing d'influence, et ce duo s'est avéré gagnant. Voici comment et pourquoi.

Notre conception des relations influenceurs

Chez Malou, nous concevons les relations influenceurs comme une suite logique aux relations presse. Elles participent à faire gagner le restaurant en visibilité dans les médias, auprès d'un public plus jeune que la plupart des médias dits traditionnels (presse écrite, presse en ligne, radio et télévision). Assurer une présence accrue du restaurant Pizzou sur les réseaux sociaux nous a permis de renforcer la crédibilité du restaurant aux yeux des journalistes : voyant la toile lui accorder de l'importance, leur curiosité n'en était que plus accrue, et leur envie de venir découvrir le restaurant également. L'inverse est évidemment vraie : plus les médias parlent d'un lieu, plus les influenceurs ont envie de venir s'en faire leur propre idée.

L'organisation d'une soirée influenceurs au restaurant Pizzou

Pour assurer dès le premier mois une présence importante de Pizzou sur Instagram, nous avons décidé chez Malou d'organiser une soirée influenceurs quelques semaines après l'ouverture. Nous avons donc demandé aux fondateurs de privatiser le restaurant un soir et avons invité les influenceurs les plus pertinents à venir découvrir Pizzou.

Un influenceur prenant une soirée pendant la soirée influenceurs au restaurant Pizzou

Plus de 30 influenceurs ont ainsi eu la chance de découvrir toutes les pizzas alors à la carte, les boissons maison de Pizzou, les vins, les desserts... Tous ont joué le jeu et ont posté sur leur compte Instagram des stories et des photos du lieu ou des pizzas...

posts publiés pendant la soirée influenceurs au restaurant pizzou

Certains des posts Instagram publiés par des Influenceurs à l'occasion de la soirée Pizzou

Résultat :  les nombreuses publications ont attisé la curiosité des socionautes, mais aussi des influenceurs non présents à la soirée, qui sont venus tester le restaurant par la suite, comme en témoigne ce commentaire laissé sur le compte social des cogneurs.

Exemple d'impact des publications d'influenceurs sur instagram restaurant pizzou

Autre fait marquant : le compte Instagram de Pizzou a triplé son audience hebdomadaire en seulement une semaine.

Le compte Instagram du restaurant Pizzou a triplé son nombre de visites après la soirée influenceurs

Enfin, et fait certainement le plus notoire : le lendemain de la soirée influenceurs organisée un mardi, Pizzou a enregistré son meilleur chiffre d'affaires depuis l'ouverture du restaurant, vendredis et samedis compris. Cela témoigne encore une fois du pouvoir de recommandation des influenceurs, et de l'impact réel qu'ils ont sur la visibilité et la notoriété d'un restaurant.

Un travail quotidien de prise de contact avec les influenceurs pertinents

Suite à cette soirée, nous avons continué nos efforts et contacté les influenceurs les plus pertinents pour Pizzou, c'est à dire les influenceurs aux communautés les plus proches du cœur de cible du restaurant, ayant un taux d'engagement élevé et publiant régulièrement du contenu food (retrouvez ici nos conseils pour sélectionner les influenceurs les plus pertinents pour vos campagnes de marketing d'influence, et pour détecter les faux influenceurs). Voici l'exemple de trois collaborations que nous avons établies pour Pizzou :

  • Le NoDietClub les influenceurs totalement déjantés au taux d'engagement extrêmement élevé

Nous avons par exemple contacté le NoDietClub qui a une communauté de près de 15 000 abonnés et qui génère entre 500 et 1 000 likes sur ses publications. Le duo de passionné street-food a accepté de venir découvrir la pizzeria, et n'a pas été déçu ! Ils ont adoré et ont donc publié une très longue story sur leur expérience ainsi qu'une photo à laquelle ils ont apposé une description particulièrement enthousiaste.

Retombées presse Pizzou par le No Diet Club

La publication a été likée plus de 1 100 fois et comptabilise plus de 40 commentaires. Cela a permis de donner une visibilité non négligeable au restaurant et attiré nombreux clients chez Pizzou (confirmé par Vivien l'un des fondateurs). Cette collaboration a été d'autant plus intéressante que le duo déjanté est revenu à plusieurs reprises, publiant à chaque fois des posts, et qu'il a proposé au restaurant de l'intégrer au tour qu'il organise sur AirbnbExperience. Pizzou fait donc désormais partie des établissements que le NoDietClub présente lors de ses visites des meilleurs fast-foods de Paris avec touristes et gourmands.

  • Callmevoyou l'influenceuse aux photos regramées 

L'influenceuse Nina, du compte Callmevoyou, est elle aussi venue chez Pizzou suite à l'une de nos sollicitations. Comblée par les pizzas signées Pizzou, elle a publié une photo de qualité sur son compte social (soulignons que Nina a été primée au festival des influenceurs 2017 pour l'une de ses photos Food).

La publication Instagram de l'influenceuse Callmevoyou sur le restaurant pizzou

Cette publication a été likée plus de 1200 fois et commentée plus de 60 fois. Mais surtout, cette photo a été regramée (c'est dire partagée sur Instagram) par le compte @topparisresto qui compte plus de 132 000 abonnés sur la plateforme. La publication regramée a été, elle, likée plus de 1500 fois.

  • Aurorefrg, l'influenceuse devenue ambassadrice de Pizzou 

Nous avons contacté l'influenceuse @aurorefrg, addict au sport et fan de pizzas, qui cumule une audience de 20 000 abonnés sur son compte Instagram. Dès sa première venue, le verdict était sans appel : elle a adoré et a décidé de faire de la pizzeria son QG. Depuis, on pourrait considérer que la sportive est devenue ambassadrice du restaurant, pour le plus grand bonheur de Pizzou, star de plusieurs stories et posts de l'influenceuse.

Publications Instagram de l'influenceuse aurorefrg sur le restaurant Pizzou

Les résultats du marketing d'influence de Pizzou : des chiffres probants pour le restaurant

Au total, ce sont près de 120 collaborations qui ont été mises en place pour Pizzou (stories et posts réunis), plus de 40 000 interactions qui sont comptabilisées sur les différentes publications faites par les influenceurs et près de 2 000 000 personnes au total qui ont été potentiellement touchées sur les réseaux sociaux.

En bref,

Chez Malou, nous sommes persuadés que les relations presse et le marketing d'Influence doivent être pensés ensemble, et s'articuler intelligemment pour créer le maximum de valeur. Une bonne stratégie de relations presse n'aura pas le même écho si elle n'est pas appuyée par une forte visibilité travaillée par le marketing d'Influence. À l'inverse, une stratégie de marketing d'Influence bien pensée n'aura pas la même aura sans la notoriété permise par les relations presse.

En travaillant sur ces deux tableaux, nous avons réussi à apporter une visibilité forte au restaurant Pizzou, qui s'est convertie après quelques mois seulement en notoriété. Aujourd'hui Pizzou fait carton plein, ses services ne désemplissent pas et le restaurant attire toujours plus de curieux et gourmands. Il a réussi à s'imposer comme l'une des adresses incontournables de Pigalle, voire de Paris, et s'est même hissé, après seulement trois mois d'ouverture dans le Top 50 des adresses les plus ajoutées sur Mapstr, la célèbre Map qui recense les meilleures adresses parisiennes.

Désormais, le restaurant n'a plus qu'à fidéliser des clients déjà conquis, et à établir pour cela une stratégie de community management pertinente et impactante.

La baisse de consommation de viande : une opportunité pour les restaurants carnivores ?

En dix ans, la consommation de viande en France a baissé de 12%. Si ce désintérêt inquiète les professionnels du secteur et notamment certains restaurateurs, elle peut en réalité représenter une opportunité non négligeable, à condition de comprendre les tenants et aboutissants des changements sociétaux en cours.

La baisse de consommation de viande : une opportunité pour les restaurants carnivores ?

1. La baisse de consommation de viande : reflet du changement des habitudes alimentaires des Français

Des rythmes de vie énergivores à l’origine de la baisse de consommation de viande

L’évolution des rythmes de vie et la transformation des schémas familiaux ont généré de nouvelles habitudes alimentaires. À l’heure où le gain de temps et d’énergie est au centre de la vie quotidienne de la plupart des Français, leurs pratiques alimentaires s’adaptent de plus en plus aux cadences du quotidien. Ils doivent parfois concilier à la fois vie conjugale, vie familiale et vie professionnelle très prenante, ce qui leur laisse peu de temps pour la préparation des repas. Les Français consacrent ainsi de moins en moins de temps à préparer et faire mijoter pendant des heures leurs plats préférés. Ils favorisent des repas faciles et rapides à cuisiner, les cuissons rapides (steak haché par exemple) prennent ainsi la main sur les temps plus longs (le gigot d’agneau par exemple).

Malcom et ses parents à table

Malcolm In The Middle - 1999 20th Century Fox Television USA
Malcom et ses parents à table

Des prix parfois prohibitifs qui limitent la consommation de (bonne) viande

À l’heure de l’inflation des prix sur les produits alimentaires, la viande n'a pas fait exception et n’a pas été épargnée. Les foyers français voient leurs achats en produits carnés reculer : soit ils n'ont plus les moyens nécessaires pour en manger à tous les repas, soit ils ne veulent plus consacrer une part significative de leur budget à cet achat.

La consommation de viande, un réel coût pour les consommateurs

Conséquence : ils optent bien souvent pour des plats industriels, prêts à manger et sont également très friands des services de restauration ou de livraison rapides, jugés très efficaces. Preuve en est, le nombre de restaurants affiliés aux marques comme UberEats, Deliveroo, Just Eat ne cesse d’augmenter et aujourd’hui un tiers de la viande mangée l’est sous forme de sandwichs, burgers et plats préparés.

Des consommateurs plus attentifs au respect de l’environnement et de leur santé

Les nombreuses mises en garde sur les conséquences nocives d’une consommation trop régulière de viande transformée ou rouge ont également incité les Français à réduire leur consommation de viande au fil des années. La sensibilisation des consommateurs aux impacts dévastateurs de l’élevage industriel intensif sur l’écologie a également desservi l’attractivité des produits carnés, surtout lorsque l’on sait que la tendance alimentaire générale est au « manger mieux et plus respectueux de l’environnement » ce qui a notamment contribué à faire foisonner les idéologies alimentaires minoritaires comme le véganisme, que nous avions déjà décrypté dans cet article.

Le respect de l'environnement impact la consommation de viande

Depuis quelques années, manger équilibré et responsable s’ancre peu à peu dans les mœurs alimentaires des Français. Ils consomment en tenant compte de leur santé personnelle et de celle du collectif c’est-à-dire des impacts générés par leur alimentation sur l’environnement. Cette habitude s’installe peu à peu chez les jeunes générations, notamment les 18-34 qui sont plus attentifs à la saisonnalité des produits, à leur origine locale et à leurs qualités nutritionnelles.

La qualité, au cœur des préoccupations des Français

54% d’entre eux considèrent en effet la qualité comme déterminante dans l’acte d’achat. Ils recherchent par exemple les labels mis en place dans le secteur de la restauration, qui leur permettent de s’assurer en un regard de la qualité et de l’authenticité des produits ou encore de la responsabilité sociale engagée par le restaurant. De plus, préoccupés par le bien-être animal et les conséquences écologiques de l’élevage industriel, ils sont nombreux à choisir le flexitarisme, c’est-à-dire à manger moins de viande mais en manger de meilleure qualité de façon occasionnelle.

Alors, à l’heure de l’impulsion de la tendance "bien dans son assiette", quelles sont les attentes des Français vis-à-vis de leur consommation de viande ? Comment les restaurateurs peuvent-ils tirer avantage de la baisse de consommation de viande ? Quelles possibilités ont-ils pour se positionner de manière efficace face à la réticence des Français à manger des produits carnés ?

2. Une viande de qualité, le maître-mot des attentes des consommateurs

La viande n'a pas dit son dernier-mot

Les Français sont tout de même loin d’arrêter toute consommation de viande, elle reste encore très présente dans les mentalités et les traditions et demeure centrale dans la plupart des dîners de famille, des fêtes nationales ou régionales. Les Français ont certes de moins en moins de temps à consacrer à la cuisine et à la cuisson de la viande, mais les repas qui sont pris à l’extérieur sont, eux, en hausse : un repas sur cinq est consommé hors du domicile en 2018.  Voilà de quoi rassurer les restaurateurs, et particulièrement les restaurateurs proposant de la viande dans leur menu car c'est spécifiquement lors de ces repas consommés en dehors du foyer que la consommation de viande des Français augmente !

La qualité de la viande : premier critère de consommation des Français

Les Français consomment donc de plus en plus de viande dans les restaurants, et en consomment moins à leur domicile. Et force est de constater que dans l’adoption d’une alimentation consciente et raisonnée, c’est de la viande de qualité qu’ils veulent voir dans leurs assiettes. La qualité de la viande devient ainsi un sujet de préoccupation réelle des consommateurs et un enjeu pour les restaurateurs. Mais qu’entendent-ils par viande de qualité ?

La qualité rime avec transparence et traçabilité des produits carnés. Ce qu’ils recherchent c’est une viande dont on connaît la provenance géographique, les conditions d’élevage et notamment la manière dont la bête a été nourrie.

La consommation de viande bio au restaurant augmente

Cela explique qu'en France le marché de la viande bio ait rapidement gagné du terrain. 75% des Français consommateurs de viande ont en effet déjà mangé de la viande bio qu'ils estiment plus respectueuse de leur santé, de l’environnement et du bien-être animal. 44% d’entre eux préfèrent ainsi se diriger vers un restaurant proposant de la viande issue de l'agriculture biologique quitte à la payer plus cher... De quoi retenir l’attention des restaurateurs qui font face à des clients de plus en plus exigeants.

La qualité de la viande, au centre des concepts de restauration carnivore

Pour s’adapter aux nouvelles attentes des consommateurs, des entrepreneurs de la restauration ont ainsi développé une offre novatrice au cœur de laquelle la qualité de la viande est mise à l’honneur.

Les restaurants-boucheries : alliance de la viande de qualité et des traditions

Le principe est simple : une boucherie dans un restaurant ou plutôt un restaurant dans une boucherie. Le client choisit son morceau de viande qui est découpé face à lui, puis le déguste sur place ou l’emporte à son domicile pour le cuisiner lui-même.

Le restaurant-boucherie Les Provinces

La première boucherie parisienne à s’être lancée dans cette aventure est celle des Provinces dans le douzième arrondissement. Bidoche, autre acteur parisien, partage plus ou moins le même concept sauf qu’ici, le restaurant est caché dans l’arrière-boutique de la boucherie, ce qui rend l’expérience gustative du client encore plus intrigante et attirante.

Dans ces deux cas, les restaurateurs ont misé sur la qualité de la viande révélée par le respect de l’animal et la sélection des meilleurs élevages en plein air des régions françaises. Ainsi chez Bidoche, on nous propose de la viande d’agneau du Pré Salé du Mont Saint-Michel, la Bazadaise ou encore la Limousine. La plus-value provient également de la mise avant du savoir-faire des artisans bouchers, et notamment de leur connaissance parfaite de la cuisson de toutes les viandes, de quoi faire vivre une expérience singulière placée sous le signe de la dégustation d'une viande d'exception cuite avec brio.

Les restos fast-casuals : alliance de la viande de qualité et de la rapidité de consommation

Dans la continuité de ce concept qui valorise la viande par la boucherie traditionnelle française, d'autres entrepreneurs ont choisi le créneau du "fast-casual",  concept issu de l’alliance du service de la restauration rapide et de la qualité de la restauration à table. Les fast-casuals sont tout simplement ces nouveaux fast-goods premium qui surfent sur la tendance du « bien manger » en proposant des produits locaux, bios, végétariens, vegans ou encore « sans ».

PNY Burger revendique par exemple le travail d'une viande de qualité supérieure. Le storytelling de leur producteur, la maison Ponclet, qui accorde un soin tout particulier à l'élevage de ses bêtes, est ainsi très bien mis en avant sur leur site web.

Mise en avant du producteur de PNY sur son site internet

D'autres ont également choisi de concilier la boucherie charcuterie traditionnelle et la rapidité du fast food. L’idée est de démocratiser la qualité de la viande et le savoir-faire des métiers de bouche en offrant une viande à un prix accessible au plus grand nombre. Persillé est l’exemple phare de la boucherie fast casual : les fondateurs sont partis du simple constat que « moins de 10% de la viande est achetée en boucherie et que les bouchers sont les artisans chez lesquels les Français font le plus la queue ». Ils ont ainsi voulu rendre les produits de boucherie attractifs et faire connaître les traditions et les techniques bouchères.

La consommation de viande au restaurant Persillé : la boucherie fast-casual

Pour cela, ils ont repris les codes et le décor des boucheries traditionnelles (vieille balance, pièces de viande suspendues à des crochets, bouchers en tabliers) et y ont accolé les mécanismes de la restauration rapide. Ainsi à la manière des fast-foods, des menus et des formules sont affichés sur des écrans lumineux, des produits américanisés y sont proposés comme les hot-dogs ou les hamburgers. La vente se fait sur place ou à emporter.

Encore plus fort : la chaîne Brut Butcher a poussé le concept du fast-food à son paroxysme, avec des bornes de commande à écran tactile sur lesquelles on commande, on paie et on attend son repas pour le déguster sur place.

le restaurant carnivore Brut Butcher propose des bornes comme dans les fast food

Bornes proposées chez Brut Butcher

Les restos traditionnels : mise en vedette de la qualité de la viande

D’autres restaurants plus traditionnels ont aussi imaginé une nouvelle offre carnée plus qualitative. C’est le cas de Rhino Rouge, Flesh ou encore de MELT, qui font partie des premiers à réinventer le barbecue dans la capitale. Leur concept est de combiner des techniques de fumaison haut de gamme à une offre de viande tout aussi qualitative.

Melt, le restaurant de viande de qualité

Et ça marche : deux restaurants MELT ont ouvert leurs portes dans Paris en seulement deux ans et de nombreuses autres ouvertures sont prévues.

Des enseignes plus anciennes ont également saisi le tournant du marché. Hippopotamus, déjà connu parmi les restaurants dits de viande a ainsi entamé une montée en gamme. Avec l'ouverture de l'Hippopotamus Wagram dans le 8ème arrondissement, la marque met à l'honneur un décor réalisé avec des matériaux nobles et naturels (la brique, le cuir, le bois) et renouvelle sa carte pour que l'origine et la race de la viande occupent une place de premier plan.

La qualité et l'authenticité, au centre des concepts de restauration omnivore

Pour autant, si votre offre de restauration ne tourne pas autour de la viande, pas de panique ! L'important pour le consommateur se place du côté de l'authenticité. Si vous proposez de la viande au sein de votre menu mais qu'elle ne caractérise pour autant pas l'identité de votre restaurant, tâchez simplement d'en valoriser la qualité au sein de votre communication (sur vos menus, sur votre site Internet, sur vos réseaux sociaux...). L'important est de montrer à votre clientèle que vous êtes conscient des nouveaux enjeux qui le préoccupent et qui guident sa consommation, et que vous partagez ces mêmes considérations que vous appliquez au sein de votre enseigne.

Conclusion

Nous l'avons vu, les chiffres le montrent, la consommation de viande est à la baisse. Le niveau de vie des Français, l'importance portée au respect de la planète, au bien-être animal et à notre santé font sans aucun doute parti des critères qui ont mené à ces changements de nos habitudes alimentaires. Pour autant, ils ne sont pas la seule explication de ce phénomène, et il serait faux de totalement noircir le tableau.

De nombreuses études montrent en effet que les Français ne sont pas complètement réticents à la consommation de viande, mais qu'ils placent simplement de plus en plus d'importance dans la qualité des produits qu'ils consomment. La viande de qualité s'avérant coûteuse, les consommateurs, de plus en plus nombreux à manger en dehors de leur domicile au moins une fois par semaine, préfèrent manger de la viande lorsqu'ils vont au restaurant.

La viande n'a donc pas dit son dernier mot, et de nombreux restaurateurs l'ont compris. De nouveaux concepts de restauration centrés sur des produits carnés de qualité se développent et basent leur communication sur leur positionnement différenciant et notamment sur leur volonté de respecter le bien être animal et notre planète.

Alors, sachant que 48% des Français sont sensibles à ces questions, valoriser et proposer une viande de qualité, élevée en plein air par des petits producteurs régionaux, dans le respect des bêtes et de la nature, est un excellent moyen d'attirer une clientèle de plus en plus soucieuse de la protection de l'environnement.

Les influenceurs : jusqu'où va leur pouvoir de recommandation ?

Les influenceurs, ces internautes qui ont rassemblé une communauté de plusieurs milliers d'abonnés sur leurs réseaux sociaux et qui partagent avec eux du contenu au quotidien, sont de plus en plus présents dans l'espace médiatique français et dans nos quotidiens.

Alors que le modèle publicitaire traditionnel est en déclin (plus d'une publicité sur 2 ne s'affiche notamment pas à l'écran car elle est bloquée par des Adblocks) les influenceurs apparaissent comme l'alternative la plus viable pour de nombreuses enseignes. A quel titre ? Tout simplement parce que le contenu partagé par un influenceur apparaît à l'écran de ses abonnés uniquement parce qu'ils ont choisi de le suivre. Nous sommes donc loin des formats intrusifs que sont les bandeaux, bannières et pop up publicitaires, qui semblent fatiguer aujourd'hui de très nombreux internaute. Les influenceurs entretiennent au contraire des relations de proximité basées sur la confiance avec leurs abonnés. Ils sont supposés partager au quotidien leurs expériences de consommation de produits qu'ils ont aimé (ou pas), et peuvent ainsi permettre à des marques d'atteindre leurs cibles bien plus efficacement que ne le feraient des publicités.

Et cela fonctionne ! Lorsqu'ils promeuvent sur leur compte Instagram, Facebook, Snapchat ou encore Youtube, des produits, des lieux, tels que des restaurants, ou encore des services, les influenceurs se portent garants de la qualité de ce qu'ils mettent en avant et réussissent souvent à séduire leurs abonnés. 

Pourtant, les influenceurs font couler beaucoup d'encre, certains se demandent en effet s'ils sont la simple représentation d'une tendance éphémère ou s'ils sont au contraire le reflet d'évolutions profondes de nos systèmes de consommation ? 

Alors, jusqu'où va le pouvoir de prescription des influenceurs ? Ont-ils un réel impact sur la consommation de leurs communautés ? Réussissent-ils à convertir leurs abonnés en clients ou en consommateurs ? Et auxquels se fier pour la promotion de son restaurant ?

Réponses en chiffres avec Malou.

les influenceurs food : jusqu'où va leur pouvoir de recommandation ?Quels influenceurs food pour une collaboration pour la communication digitale de son restaurant ?