Le blog de Malou : Influencer Marketing Food et visibilité pour les restaurants

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La baisse de consommation de viande : une opportunité pour les restaurants carnivores ?

En dix ans, la consommation de viande en France a baissé de 12%. Si ce désintérêt inquiète les professionnels du secteur et notamment certains restaurateurs, elle peut en réalité représenter une opportunité non négligeable, à condition de comprendre les tenants et aboutissants des changements sociétaux en cours.

La baisse de consommation de viande : une opportunité pour les restaurants carnivores ?

1. La baisse de consommation de viande : reflet du changement des habitudes alimentaires des Français

Des rythmes de vie énergivores à l’origine de la baisse de consommation de viande

L’évolution des rythmes de vie et la transformation des schémas familiaux ont généré de nouvelles habitudes alimentaires. À l’heure où le gain de temps et d’énergie est au centre de la vie quotidienne de la plupart des Français, leurs pratiques alimentaires s’adaptent de plus en plus aux cadences du quotidien. Ils doivent parfois concilier à la fois vie conjugale, vie familiale et vie professionnelle très prenante, ce qui leur laisse peu de temps pour la préparation des repas. Les Français consacrent ainsi de moins en moins de temps à préparer et faire mijoter pendant des heures leurs plats préférés. Ils favorisent des repas faciles et rapides à cuisiner, les cuissons rapides (steak haché par exemple) prennent ainsi la main sur les temps plus longs (le gigot d’agneau par exemple).

Malcom et ses parents à table

Malcolm In The Middle - 1999 20th Century Fox Television USA
Malcom et ses parents à table

Des prix parfois prohibitifs qui limitent la consommation de (bonne) viande

À l’heure de l’inflation des prix sur les produits alimentaires, la viande n'a pas fait exception et n’a pas été épargnée. Les foyers français voient leurs achats en produits carnés reculer : soit ils n'ont plus les moyens nécessaires pour en manger à tous les repas, soit ils ne veulent plus consacrer une part significative de leur budget à cet achat.

La consommation de viande, un réel coût pour les consommateurs

Conséquence : ils optent bien souvent pour des plats industriels, prêts à manger et sont également très friands des services de restauration ou de livraison rapides, jugés très efficaces. Preuve en est, le nombre de restaurants affiliés aux marques comme UberEats, Deliveroo, Just Eat ne cesse d’augmenter et aujourd’hui un tiers de la viande mangée l’est sous forme de sandwichs, burgers et plats préparés.

Des consommateurs plus attentifs au respect de l’environnement et de leur santé

Les nombreuses mises en garde sur les conséquences nocives d’une consommation trop régulière de viande transformée ou rouge ont également incité les Français à réduire leur consommation de viande au fil des années. La sensibilisation des consommateurs aux impacts dévastateurs de l’élevage industriel intensif sur l’écologie a également desservi l’attractivité des produits carnés, surtout lorsque l’on sait que la tendance alimentaire générale est au « manger mieux et plus respectueux de l’environnement » ce qui a notamment contribué à faire foisonner les idéologies alimentaires minoritaires comme le véganisme, que nous avions déjà décrypté dans cet article.

Le respect de l'environnement impact la consommation de viande

Depuis quelques années, manger équilibré et responsable s’ancre peu à peu dans les mœurs alimentaires des Français. Ils consomment en tenant compte de leur santé personnelle et de celle du collectif c’est-à-dire des impacts générés par leur alimentation sur l’environnement. Cette habitude s’installe peu à peu chez les jeunes générations, notamment les 18-34 qui sont plus attentifs à la saisonnalité des produits, à leur origine locale et à leurs qualités nutritionnelles.

La qualité, au cœur des préoccupations des Français

54% d’entre eux considèrent en effet la qualité comme déterminante dans l’acte d’achat. Ils recherchent par exemple les labels mis en place dans le secteur de la restauration, qui leur permettent de s’assurer en un regard de la qualité et de l’authenticité des produits ou encore de la responsabilité sociale engagée par le restaurant. De plus, préoccupés par le bien-être animal et les conséquences écologiques de l’élevage industriel, ils sont nombreux à choisir le flexitarisme, c’est-à-dire à manger moins de viande mais en manger de meilleure qualité de façon occasionnelle.

Alors, à l’heure de l’impulsion de la tendance "bien dans son assiette", quelles sont les attentes des Français vis-à-vis de leur consommation de viande ? Comment les restaurateurs peuvent-ils tirer avantage de la baisse de consommation de viande ? Quelles possibilités ont-ils pour se positionner de manière efficace face à la réticence des Français à manger des produits carnés ?

2. Une viande de qualité, le maître-mot des attentes des consommateurs

La viande n'a pas dit son dernier-mot

Les Français sont tout de même loin d’arrêter toute consommation de viande, elle reste encore très présente dans les mentalités et les traditions et demeure centrale dans la plupart des dîners de famille, des fêtes nationales ou régionales. Les Français ont certes de moins en moins de temps à consacrer à la cuisine et à la cuisson de la viande, mais les repas qui sont pris à l’extérieur sont, eux, en hausse : un repas sur cinq est consommé hors du domicile en 2018.  Voilà de quoi rassurer les restaurateurs, et particulièrement les restaurateurs proposant de la viande dans leur menu car c'est spécifiquement lors de ces repas consommés en dehors du foyer que la consommation de viande des Français augmente !

La qualité de la viande : premier critère de consommation des Français

Les Français consomment donc de plus en plus de viande dans les restaurants, et en consomment moins à leur domicile. Et force est de constater que dans l’adoption d’une alimentation consciente et raisonnée, c’est de la viande de qualité qu’ils veulent voir dans leurs assiettes. La qualité de la viande devient ainsi un sujet de préoccupation réelle des consommateurs et un enjeu pour les restaurateurs. Mais qu’entendent-ils par viande de qualité ?

La qualité rime avec transparence et traçabilité des produits carnés. Ce qu’ils recherchent c’est une viande dont on connaît la provenance géographique, les conditions d’élevage et notamment la manière dont la bête a été nourrie.

La consommation de viande bio au restaurant augmente

Cela explique qu'en France le marché de la viande bio ait rapidement gagné du terrain. 75% des Français consommateurs de viande ont en effet déjà mangé de la viande bio qu'ils estiment plus respectueuse de leur santé, de l’environnement et du bien-être animal. 44% d’entre eux préfèrent ainsi se diriger vers un restaurant proposant de la viande issue de l'agriculture biologique quitte à la payer plus cher... De quoi retenir l’attention des restaurateurs qui font face à des clients de plus en plus exigeants.

La qualité de la viande, au centre des concepts de restauration carnivore

Pour s’adapter aux nouvelles attentes des consommateurs, des entrepreneurs de la restauration ont ainsi développé une offre novatrice au cœur de laquelle la qualité de la viande est mise à l’honneur.

Les restaurants-boucheries : alliance de la viande de qualité et des traditions

Le principe est simple : une boucherie dans un restaurant ou plutôt un restaurant dans une boucherie. Le client choisit son morceau de viande qui est découpé face à lui, puis le déguste sur place ou l’emporte à son domicile pour le cuisiner lui-même.

Le restaurant-boucherie Les Provinces

La première boucherie parisienne à s’être lancée dans cette aventure est celle des Provinces dans le douzième arrondissement. Bidoche, autre acteur parisien, partage plus ou moins le même concept sauf qu’ici, le restaurant est caché dans l’arrière-boutique de la boucherie, ce qui rend l’expérience gustative du client encore plus intrigante et attirante.

Dans ces deux cas, les restaurateurs ont misé sur la qualité de la viande révélée par le respect de l’animal et la sélection des meilleurs élevages en plein air des régions françaises. Ainsi chez Bidoche, on nous propose de la viande d’agneau du Pré Salé du Mont Saint-Michel, la Bazadaise ou encore la Limousine. La plus-value provient également de la mise avant du savoir-faire des artisans bouchers, et notamment de leur connaissance parfaite de la cuisson de toutes les viandes, de quoi faire vivre une expérience singulière placée sous le signe de la dégustation d'une viande d'exception cuite avec brio.

Les restos fast-casuals : alliance de la viande de qualité et de la rapidité de consommation

Dans la continuité de ce concept qui valorise la viande par la boucherie traditionnelle française, d'autres entrepreneurs ont choisi le créneau du "fast-casual",  concept issu de l’alliance du service de la restauration rapide et de la qualité de la restauration à table. Les fast-casuals sont tout simplement ces nouveaux fast-goods premium qui surfent sur la tendance du « bien manger » en proposant des produits locaux, bios, végétariens, vegans ou encore « sans ».

PNY Burger revendique par exemple le travail d'une viande de qualité supérieure. Le storytelling de leur producteur, la maison Ponclet, qui accorde un soin tout particulier à l'élevage de ses bêtes, est ainsi très bien mis en avant sur leur site web.

Mise en avant du producteur de PNY sur son site internet

D'autres ont également choisi de concilier la boucherie charcuterie traditionnelle et la rapidité du fast food. L’idée est de démocratiser la qualité de la viande et le savoir-faire des métiers de bouche en offrant une viande à un prix accessible au plus grand nombre. Persillé est l’exemple phare de la boucherie fast casual : les fondateurs sont partis du simple constat que « moins de 10% de la viande est achetée en boucherie et que les bouchers sont les artisans chez lesquels les Français font le plus la queue ». Ils ont ainsi voulu rendre les produits de boucherie attractifs et faire connaître les traditions et les techniques bouchères.

La consommation de viande au restaurant Persillé : la boucherie fast-casual

Pour cela, ils ont repris les codes et le décor des boucheries traditionnelles (vieille balance, pièces de viande suspendues à des crochets, bouchers en tabliers) et y ont accolé les mécanismes de la restauration rapide. Ainsi à la manière des fast-foods, des menus et des formules sont affichés sur des écrans lumineux, des produits américanisés y sont proposés comme les hot-dogs ou les hamburgers. La vente se fait sur place ou à emporter.

Encore plus fort : la chaîne Brut Butcher a poussé le concept du fast-food à son paroxysme, avec des bornes de commande à écran tactile sur lesquelles on commande, on paie et on attend son repas pour le déguster sur place.

le restaurant carnivore Brut Butcher propose des bornes comme dans les fast food

Bornes proposées chez Brut Butcher

Les restos traditionnels : mise en vedette de la qualité de la viande

D’autres restaurants plus traditionnels ont aussi imaginé une nouvelle offre carnée plus qualitative. C’est le cas de Rhino Rouge, Flesh ou encore de MELT, qui font partie des premiers à réinventer le barbecue dans la capitale. Leur concept est de combiner des techniques de fumaison haut de gamme à une offre de viande tout aussi qualitative.

Melt, le restaurant de viande de qualité

Et ça marche : deux restaurants MELT ont ouvert leurs portes dans Paris en seulement deux ans et de nombreuses autres ouvertures sont prévues.

Des enseignes plus anciennes ont également saisi le tournant du marché. Hippopotamus, déjà connu parmi les restaurants dits de viande a ainsi entamé une montée en gamme. Avec l'ouverture de l'Hippopotamus Wagram dans le 8ème arrondissement, la marque met à l'honneur un décor réalisé avec des matériaux nobles et naturels (la brique, le cuir, le bois) et renouvelle sa carte pour que l'origine et la race de la viande occupent une place de premier plan.

La qualité et l'authenticité, au centre des concepts de restauration omnivore

Pour autant, si votre offre de restauration ne tourne pas autour de la viande, pas de panique ! L'important pour le consommateur se place du côté de l'authenticité. Si vous proposez de la viande au sein de votre menu mais qu'elle ne caractérise pour autant pas l'identité de votre restaurant, tâchez simplement d'en valoriser la qualité au sein de votre communication (sur vos menus, sur votre site Internet, sur vos réseaux sociaux...). L'important est de montrer à votre clientèle que vous êtes conscient des nouveaux enjeux qui le préoccupent et qui guident sa consommation, et que vous partagez ces mêmes considérations que vous appliquez au sein de votre enseigne.

Conclusion

Nous l'avons vu, les chiffres le montrent, la consommation de viande est à la baisse. Le niveau de vie des Français, l'importance portée au respect de la planète, au bien-être animal et à notre santé font sans aucun doute parti des critères qui ont mené à ces changements de nos habitudes alimentaires. Pour autant, ils ne sont pas la seule explication de ce phénomène, et il serait faux de totalement noircir le tableau.

De nombreuses études montrent en effet que les Français ne sont pas complètement réticents à la consommation de viande, mais qu'ils placent simplement de plus en plus d'importance dans la qualité des produits qu'ils consomment. La viande de qualité s'avérant coûteuse, les consommateurs, de plus en plus nombreux à manger en dehors de leur domicile au moins une fois par semaine, préfèrent manger de la viande lorsqu'ils vont au restaurant.

La viande n'a donc pas dit son dernier mot, et de nombreux restaurateurs l'ont compris. De nouveaux concepts de restauration centrés sur des produits carnés de qualité se développent et basent leur communication sur leur positionnement différenciant et notamment sur leur volonté de respecter le bien être animal et notre planète.

Alors, sachant que 48% des Français sont sensibles à ces questions, valoriser et proposer une viande de qualité, élevée en plein air par des petits producteurs régionaux, dans le respect des bêtes et de la nature, est un excellent moyen d'attirer une clientèle de plus en plus soucieuse de la protection de l'environnement.

Les influenceurs : jusqu'où va leur pouvoir de recommandation ?

Les influenceurs, ces internautes qui ont rassemblé une communauté de plusieurs milliers d'abonnés sur leurs réseaux sociaux et qui partagent avec eux du contenu au quotidien, sont de plus en plus présents dans l'espace médiatique français et dans nos quotidiens.

Alors que le modèle publicitaire traditionnel est en déclin (plus d'une publicité sur 2 ne s'affiche notamment pas à l'écran car elle est bloquée par des Adblocks) les influenceurs apparaissent comme l'alternative la plus viable pour de nombreuses enseignes. A quel titre ? Tout simplement parce que le contenu partagé par un influenceur apparaît à l'écran de ses abonnés uniquement parce qu'ils ont choisi de le suivre. Nous sommes donc loin des formats intrusifs que sont les bandeaux, bannières et pop up publicitaires, qui semblent fatiguer aujourd'hui de très nombreux internaute. Les influenceurs entretiennent au contraire des relations de proximité basées sur la confiance avec leurs abonnés. Ils sont supposés partager au quotidien leurs expériences de consommation de produits qu'ils ont aimé (ou pas), et peuvent ainsi permettre à des marques d'atteindre leurs cibles bien plus efficacement que ne le feraient des publicités.

Et cela fonctionne ! Lorsqu'ils promeuvent sur leur compte Instagram, Facebook, Snapchat ou encore Youtube, des produits, des lieux, tels que des restaurants, ou encore des services, les influenceurs se portent garants de la qualité de ce qu'ils mettent en avant et réussissent souvent à séduire leurs abonnés. 

Pourtant, les influenceurs font couler beaucoup d'encre, certains se demandent en effet s'ils sont la simple représentation d'une tendance éphémère ou s'ils sont au contraire le reflet d'évolutions profondes de nos systèmes de consommation ? 

Alors, jusqu'où va le pouvoir de prescription des influenceurs ? Ont-ils un réel impact sur la consommation de leurs communautés ? Réussissent-ils à convertir leurs abonnés en clients ou en consommateurs ? Et auxquels se fier pour la promotion de son restaurant ?

Réponses en chiffres avec Malou.

les influenceurs food : jusqu'où va leur pouvoir de recommandation ?Quels influenceurs food pour une collaboration pour la communication digitale de son restaurant ?

 

Stories Instagram : pourquoi et comment les intégrer à la communication digitale de son restaurant ?

400 millions d'utilisateurs consultent ou publient chaque jour des stories Instagram. L'ampleur du phénomène confirme que les stories sont devenues un outil indispensable pour créer du lien avec ses abonnés, partager des moments d'authenticité et ainsi œuvrer à les fidéliser. Les restaurants ont tout intérêt à intégrer les stories à leur stratégie de communication :Stories Instagram : pourquoi et comment les intégrer à la communication digitale de son restaurant ?Lancé en 2013 par Snapchat, le réseau social préféré des Millenials, les stories sont caractérisées par leur caractère éphémère. Ce format, qui prend la forme de courtes vidéos de 15 secondes maximum ou de photos, n'est visible que 24 heures pas les internautes. Le phénomène a rapidement intéressé les autres réseaux sociaux. Instagram, Facebook, puis WhatsApp se sont emparés les uns après les autres de la tendance en les adaptant à leur plateforme.

Il y a quelques semaines, c'était au tour de Google d'annoncer son appropriation du phénomène : d'ici peu, des capsules vidéos seront visibles au sein des résultats de recherches du géant du net. Avec cette déclaration, Google a ouvert aux stories les portes d'un univers bien plus grand que celui du social, dans lequel elles évoluaient exclusivement jusqu'à présent.

Alors plus aucun doute ne plane sur l'avenir de ce format désormais incontournable. Les stories Instagram, mais aussi Facebook et Snapchat, font aujourd'hui partie intégrante du quotidien des Français, qui les consomment de façon de plus en plus soutenue. Ces usages en font des opportunités non négligeables pour les entreprises qui peuvent les utiliser comme des points de contact privilégiés avec leurs cibles. En quelques années, les stories sont ainsi devenues un outil de communication de premier ordre, surtout pour les restaurants qui y voient un moyen de réinventer leur storytelling et de renforcer leur notoriété.

Mais comment expliquer le succès de ce format médiatique ? Comment l'intégrer dans la stratégie de communication de son restaurant ? Comment bien maîtriser l'outil ? Quelles sont les pratiques inspirantes à retenir dans le secteur de la restauration ? Réponses dans cet article.

1. Décryptage : la tendance stories au cœur des réseaux sociaux

Les chiffres du succès

Revenons tout d'abord sur les chiffres qui caractérisent ce succès.

Nous le disions, 400 millions d'utilisateurs consomment chaque jour des stories sur Instagram. Et ce nombre déjà conséquent ne fait qu'augmenter. En hausse de 842% depuis leur insertion en 2016 sur la plateforme, la consommation de stories connaît une croissance 15 fois plus importante que les formats classiques développés sur Instagram. Et le réseau social ne compte pas se satisfaire du nombre actuel de consommateurs : de nouvelles fonctionnalités sont introduites par le réseau social chaque mois, et attirent toujours plus de curieux.

Alors forcément, les entreprises ont tout intérêt à profiter du phénomène et à intégrer ces usages et ces outils dans leurs stratégies de communication. 50% des entreprises présentes sur la plateforme utilisent désormais le format pour communiquer auprès de leur audience. Et cela fonctionne ! 1/3 des stories les plus vues en 2017 ont été créées par des entreprises.

Mais comment expliquer le succès de ce format ?

Les stories, un succès proche de celui de la success story de la vidéo

Ce succès grandissant fait écho à une seconde success story web de cette année : celle du format vidéo. Les marketeurs et les plus grands médias du digital le disaient : 2018 devait être son année ! Et pour cause : 81 % des consommateurs déclarent avoir déjà été convaincus d’acheter un produit ou un service en regardant la vidéo d’une entreprise. Plus poignant encore : 85 % d'entre eux déclarent souhaiter voir davantage de vidéo de marque en 2018.

C'est certainement de cette tendance qu'ont profité les stories dans un premier temps. La vidéo est en effet depuis quelques années maintenant, le format phare des réseaux sociaux. Pour s'en convaincre, il suffit d'observer l'évolution du nombre de médias sociaux entièrement consacrés à la vidéo sur Facebook ou encore de voir les nouveaux formats consacrés aux réseaux sociaux développés par les plus grands médias français.Les médias et la vidéo sur les réseaux sociaux en échos aux stories Résultat, le temps passé à regarder des vidéos sur les réseaux sociaux a augmenté de 80% entre 2017 et 2018, et on estime que 4 fois plus de vidéos sont créées tous les jours sur les plateformes sociales. Les usages sont tels qu'il n'y a rien d'étonnant à voir ces deux courbes évoluer en parallèle, sachant que les stories hébergent souvent des formats vidéos, ou bien des images animées d'emojis ou de GIFs.

Mais l'explication du succès des stories ne peut s'arrêter là. Elles sont en réalité surtout le reflet d'une réponse à une demande d'authenticité, de proximité et de spontanéité des consommateurs.

Liberté, authenticité, proximité, spontanéité : les clés du succès des stories

Les stories répondent à une évolution du rapport entre entreprises et consommateurs. Ces derniers rejettent de plus en plus le modèle classique de publicité, qu'ils considèrent comme trop intrusifs et sont en demande d'une reprise de pouvoir.

  • La reprise de pouvoir de l'internaute, au profit des entreprises

Le nombre grandissant d'internautes utilisants des Adblockers (600 millions de personnes) est un indicateur fort des désirs des consommateurs : les Français ont de moins en moins envie de subir le contenu qu'ils consomment, notamment sur les réseaux sociaux.Grâce aux stories les consommateurs reprennent du pouvoir sur les réseaux sociauxLes murs d'actualité bondés lassent de plus en plus, laissant une place de choix aux stories pour se développer. Et pour cause : l'avantage principal de ce format réside dans la façon dont le socionaute les aborde. Le contenu ne s'impose plus aux internautes, mais laisse les internautes venir vers lui. Même si les stories sont fortement mises en avant par les plateformes (en haut de leur page d'accueil pour Facebook et Instagram par exemple), l'internaute décide de les consommer ou de les ignorer. Les stories ont donc fortement transformé le comportement des utilisateurs des plateformes sociales en leur redonnant un certain pouvoir.

  • Une augmentation des interactions entre entreprises et consommateurs

Les stories ont également participé au renforcement du lien entre les consommateurs et les entreprises qui publient du contenu sur les réseaux sociaux. De nombreuses fonctionnalités ont été ajoutées par Facebook et Instagram pour faciliter les interactions entre auteurs et lecteurs du contenu publié au sein des stories. Sondages, questions/réponses, barres de satisfactions... sont désormais autant de possibilité d'interagir avec sa communauté, et autant de moyens de diversifier la manière dont les entreprises s'adressent à leurs audiences sociales. Le feed de leur compte, toujours aussi important, n'a pas la même tonalité que les stories qui sont souvent plus directes et qui créent une relation de forte proximité avec les utilisateurs.

  • Un format authentique qui pousse à la proximité

Les stories sont idéales pour valoriser les événements vécus en direct. De courtes vidéos ou photos prises sur le vif permettent de témoigner de l'instant présent auprès de sa communauté. L'éphémérité de ces publications rendent cette utilisation particulièrement propice au format. Plus besoin de s'inquiéter de la perfection de son post car il ne sera pas gravé dans le marbre. La spontanéité est donc placée au cœur des stories, qui jouissent ainsi d'une image d'authenticité auprès de leur public.Les stories, un contenu authentique à partager avec son audiencePour les entreprises, ces moments de vie capturés et partagés avec leur communauté permettent de créer une forte proximité avec elle. Les lecteurs des stories ont la sensation d'entrer dans le quotidien de l'entreprise. Ce sentiment s'accompagne également d'une impression d'exclusivité : l'internaute accède à l'intimité de la marque qui accepte de lui montrer, pour 24 heures seulement, ces moments jusque là gardés secrets.

Les stories permettent donc aux établissements de créer une relation forte avec leurs communautés sociales parmi lesquelles se cachent de nombreux clients potentiels. Elles sont l'occasion de leur raconter des histoires plus intimes, et de renforcer le storytelling. C'est particulièrement le cas pour les restaurateurs qui ont matière à montrer les coulisses des cuisines, l'arrivée des produits, la préparation de la salle, les moments de décompression du staff... Avec les stories, ils peuvent partager un contenu différent de celui qui nourrit déjà leurs comptes sociaux.

Mais que raconter au sein de ses stories ? Quelles sont les bonnes pratiques à suivre ? Voici 6 exemples de stories inspirantes à ne pas hésiter à reproduire pour la communication digitale de son restaurant !

2. 6 exemples de pratiques inspirantes à reproduire au sein des stories de son restaurant

Nous avons analysé pour vous quatre restaurants aux stratégies digitales réfléchies et impactantes : Big Fernand, Big Mamma, Pizzou et PNY.

1- Valoriser ses équipes

Les stories sont le parfait moyen de montrer à ses potentiels clients l'atmosphère qui règne au sein de son restaurant. Et pour cela, quels meilleurs ambassadeurs que les personnes qui y travaillent au quotidien ? Les utilisateurs de Facebook ou d'Instagram seront ravis de découvrir les personnes qui les accueilleront dans l'établissement. Alors n'hésitez pas à mettre en avant les membres de votre équipe, et même à les taguer, cela montrera l'implication et leur fierté de travailler dans votre restaurant.Présenter ses équipes dans ses stories une bonne pratique pour les restaurants

Big Mamma, qui valorise ici à gauche l'un de ses barmen au sein d'une story fixe* nommée "No Fucking Entry", et Big Fernand qui présente à droite la joie de vivre d'une de ses recrues, mettent tous deux cette stratégie en place au quotidien. Les deux enseignes mettent particulièrement en avant l'atmosphère détendue du restaurant dans leur communication. Les membres de leurs équipes souriantes, jeunes, dynamiques en sont les meilleurs représentants, ils font donc le choix de leur donner une visibilité importante et les transforment ainsi en leurs premiers ambassadeurs.

*Les stories fixes sont des stories figées en haut de la page Instagram du compte. Ces stories ne sont plus éphémères et permettent de valoriser sur le long terme ses contenus. Elles sont un très bon moyen de contrer la durée d'existence réduite des stories classiques, tout en conservant ses avantages (liberté de lecture de l'internaute, mise en avant en haut du compte, spontanéité, authenticité...).

2 - Montrer les coulisses du restaurant

Les stories permettent également de montrer ce que les clients ne voient pas de votre restaurant lorsqu'ils viennent. Vous pouvez ainsi vous amuser à leur montrer l'envers du décor : vous avez l'habitude de mettre la musique à fond et de chanter à tue-tête en faisant le ménage une fois que les clients sont partis ? C'est le moment de leur montrer ! Ils seront ravis de voir que votre restaurant est un lieu dans lequel il fait bon vivre, y compris lorsque ses portes ne sont pas ouvertes au public. Vous pouvez également mettre en avant le travail que vous fournissez pour les accueillir : découverte des produits, recettes, décoration... Soyez inventifs !montrer son travail dans ses stories

PNY a décidé par exemple de montrer les coulisses du travail réalisé par les équipes du restaurant et de mettre l'eau à la bouche à sa communauté en précisant dans sa story que de nouvelles recettes de burgers étaient en préparation. Cela permet notamment à PNY de valoriser le travail fait en cuisine et de montrer que les recettes proposées à la carte sont uniques.montrer les coulisses de son restaurant dans ses storiesBig Fernand aussi a souhaité montrer l'envers du décors de son restaurant à ses abonnés, et il l'a fait de manière très originale et interactive. Il y a quelques semaines, l'enseigne a mis en place un jeu de questions-réponses avec sa communauté. Le principe était simple : les socionautes pouvaient poser toutes les questions qui leur passaient par la tête, et l'enseigne leur répondait en toute franchise. Leurs abonnés s'en sont donnés à cœur joie et ont posé les questions les plus farfelues auxquelles le représentant de Big Fernand n'a pas hésité à répondre (non sans humour !). Mais ce moment d'échange fut également l'opportunité pour le restaurant spécialisé dans les burgers, de présenter quelques secrets inconnus du public comme le nom du créateur de ses recettes.

3 - Valoriser ses abonnés et créer des communautés grâce aux stories

Les clients des restaurants publient très régulièrement des stories dans lesquelles ils taguent le compte Instagram de l'établissement. Ces contenus sont précieux pour vous car ils sont la preuve pour les socionautes que votre clientèle apprécie ce que vous proposez. N'hésitez donc surtout pas à partager ces stories en les insérant dans la votre !Les regrams en stories permettent de mettre son audience en confianceC'est ce que fait très bien Pizzou, en partageant très régulièrement du contenu publié par ses clients, et en y insérant des GIFs amusants. Cela valorise la clientèle et permet d'inciter les internautes à publier des stories au sein du restaurant. Ici, l'influenceur et journaliste Alexisthiebault est venu tester l'établissement et l'a partagé avec sa communauté au sein d'une longue story. Pizzou a valorisé cette visite virtuelle organisée par le journaliste au sein de sa propre story.inciter les stories dans son restaurantPNY a même mis en place au sein de son restaurant un procédé incitant fortement les clients à se prendre en photo et à les publier sur leurs comptes sociaux. Avant même de se rendre chez PNY, les clients savent qu'ils peuvent y faire une photo tendance dans le miroir prévu à cet effet situé dans les toilettes du restaurant et la publier sur leurs réseaux sociaux. L'enseigne repartage chacun des selfies au sein d'une story fixe. En taguant les clients jouant le jeu, PNY a réussi à transformer cette pratique en un véritable rituel de passage chez eux. Pour le restaurant, cette story fixe permet de valoriser l'extraordinaire communauté qu'il a réussi à créer. 

4 - Partager son savoir-faire ou celui de ses partenaires

Vous avez un savoir-faire qu'il ne faut pas que vous hésitiez à valoriser. Les stories vous permettent de publier des vidéos courtes qui peuvent, les unes après les autres, prendre la forme d'un tutoriel. Vous captiverez ainsi votre communauté qui sera ravie d'apprendre comment sont préparés vos plats, ou encore où vous dénichez vos produits. Vos clients déjà fidèles comprendront ainsi vos petits secrets, tandis que vos abonnés non encore initiés auront l'eau à la bouche et n'hésiteront plus à passer le pas de votre porte.montrer la provenance de ses produits dans ses storiesBig Fernand a ainsi valorisé la provenance de la viande présentée à sa carte au sein d'une story fixe nommée "Nos viandes". Ce format horizontal immersif, transporte le socionaute en Bourgogne, dans les fermes dans lesquelles les créateurs de l'enseigne sourcent leur viande. Ces derniers, présents dans la vidéo, emmènent les internautes à la rencontre d'éleveurs qui expliquent pourquoi la viande de chez Big Fernand est d'une qualité d'exception. Rassurant pour les clients ou futurs clients, ce format permet également de leur apprendre de nombreuses choses.

5 - Demander l'avis de sa communauté

Il est désormais possible de créer des sondages au sein de ses stories. Cet outil, qui comptabilise même les votes et les donne à voir aux personnes ayant participé, permet aux restaurateurs de demander l'avis de ses clients sur un produit, l'ajout d'une recette à sa carte, ou bien sur n'importe quelle question décalée. Les sondages permettent aussi de montrer à sa communauté que l'on s'intéresse à son point de vue. Interactifs, amusants, et proches du mode conversationnel (principe de question / réponse), les sondages font partie des outils les plus propices à la prise de contact avec ses abonnés. utiliser les sondages dans ses storiesDans cet exemple, Big Mamma s'est ainsi amusé à demandé à ses abonnés quel était leur plat favori parmi les deux spécialités de l'enseigne : les pizzas et les pâtes. Résultat : une écrasante majorité des followers de Big Mamma préfèrent visiblement le premier choix ! Si cette réponse n'apporte aucun intérêt particulier au lecteur sur le restaurant, il permet d'amuser les utilisateurs, et de mesurer leur engagement. 

6 - Présenter ses exclusivités

Enfin, les stories sont l'espace idéal pour présenter à sa communauté ses nouveautés ou ses exclusivités. Comme Pizzou, n'hésitez donc pas à y présenter vos plats, desserts ou encore boisson du jour ou du moment.valoriser ses nouveautés au sein de ses storiesCes stories vous permettront, c'est certain, de convertir plus d'un gourmand en client du jour.

Conclusion : les stories, un outil de communication indispensable et complémentaire des posts de son compte

Les stories valorisent donc un contenu lié à l'instant présent, au quotidien, un contenu proche de l'intime, de l'exclusif. Elles vous permettent de créer un lien fort avec vos abonnés, très nombreux à en consommer. Pour autant, ne négligez pas l'importance de votre compte. Les posts que vous publiez ne sont pas à négliger au profit des stories. Ils sont même à travailler avec une grande précision car l'ensemble des publications que vous partagez est le reflet de l'identité de votre restaurant. En un coup d'oeil, les socionautes doivent comprendre ce qui le caractérise, ce qui le rend unique.

Les stories sont donc en peu de temps devenues indispensables à une communication digitale moderne, tendance, interactive et impactante, mais elles n'ont pour autant pas balayé le contenu publié sous forme de post. 

La responsabilité sociale des restaurants : Que faire ? Comment en parler ?

Les restaurants ont tout à gagner à favoriser des pratiques durables sur l'ensemble de leur chaîne de création de valeur : dans le choix de leurs fournisseurs et prestataires, dans la sélection de leurs produits jusqu'à leur transformation, dans leur gestion opérationnelle quotidienne, pour le service en salle, à emporter ou en livraison, avec leurs clients ou leurs employés... Les chantiers d'applications sont infinis. Et chaque action mérite d'être mise en valeur intelligemment.

La RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) s'impose désormais comme un argument de vente et comme un outil central dans la stratégie de marketing et de communication des entreprises. Elle "regroupe l’ensemble des pratiques mises en place par les entreprises dans le but de respecter les principes du développement durable (social, environnemental et économique)". Et les restaurants ont eux aussi leur carte à jouer.

Responsabilité des restaurants : comment faire ? Comment en parler ?

Les clients sont en effet de plus en plus sensibles à la valorisation de la prise de conscience des enjeux environnementaux, sociaux et sociétaux des restaurateurs. Les établissements ont donc tout intérêt à prendre cette sensibilité en compte et à se mettre au vert. Si des gestes responsables sont très facilement applicables au quotidien dans les restaurants, prendre le temps de les valoriser en fait en plus, de précieux outils pour la stratégie de marketing et de communication de son établissement. 

Notre partenaire AQuachiara a mis en place une technologie permettant la production d'une eau premium éco-responsable. Il explique dans cet article les actions simples à appliquer pour rendre son restaurant plus responsable, et la puissance dont peuvent se parer ces arguments écologiques ou sociaux.

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Régime végétarien : tendance ou véritables changements culturels ?

Le débat fait rage sur ce qui devrait se trouver dans nos assiettes et nos estomacs.
Régimes vegan, végétarien, flexitarien sont de plus en plus populaires,
et occupent une place importante dans les médias, au détriment du 
régime carnivore qui, lui, semble avoir de moins en moins la cote.

Mais, assiste-t-on à une tendance, ou bien à un réel changement d'alimentation des Français ?
Dans les faits, consomme-t-on moins de viande au profit des légumes et des alternatives végétariennes ?
Et que se passe-t-il du côté des professionnels ?

Réponse en chiffres avec Malou. 

Régimes végétarien VS vegan : les tendances en chiffresQuels restaurants végétariens vegans ou carnivores privilégier ?

20 conseils pour réussir la stratégie de relations presse et influenceurs d'un restaurant

2 : c'est le nombre de restaurants parisiens qui disparaissent chaque jour. La concurrence est toujours plus accrue dans le monde de la restauration, les places sont chères pour entrer dans le cœur de la clientèle, et y rester. Pour trouver la recette du succès, les RP (relations presse) et le marketing d'influence font partie des ingrédients essentiels à utiliser. 

20 conseils pour des RP réussies pour son restaurant

Il est bien loin le temps où le bouche-à-oreille pouvait suffire à remplir son restaurant midis et soirs. Déployer une stratégie de communication et de marketing est désormais indispensable pour se démarquer de la concurrence. Big Mamma, PNY, Les Pinces, Pizzou... sont autant d'exemples probants qui démontrent l'importance de ces outils pour la réussite et la longévité d'un établissement.

Les relations presse et influenceurs permettent aux entreprises de se faire connaître, de présenter leurs offres et de raconter une histoire qui retiendra l'attention des lecteurs ou internautes. Elles posent les premières briques de la réputation et donnent une réelle visibilité sur les médias et sur les réseaux sociaux, ce qui assure une première vague d'acquisition de clients. Toutes les dernières success stories de la restauration ont ainsi collaboré avec des agences de relations presse et influenceurs. C'est donc un sujet sur lequel les restaurateurs ont intérêt à se pencher pour augmenter leurs chances de réussite (même si évidemment cela peut difficilement compenser une mauvaise cuisine ou un service désagréable).

Pour autant, cela ne s'avère pas de toute simplicité. Les journalistes et influenceurs sont sur-sollicités et deviennent ainsi de plus en plus difficiles à atteindre et à convaincre. Alors comment se démarquer et réussir à intéresser un journaliste, un blogueur, un Youtubeur ou un influenceur à son sujet ? Comment entrer en contact avec ces professionnels du contenu ? Quelles relations entretenir avec eux ? Comment mesurer les résultats de la stratégie de relations presse et influenceurs de son restaurant ?

Voilà autant de questions auxquelles nous répondons dans cet article avec nos 20 conseils concrets à suivre pour la réussite de sa stratégie RP.

1. La clé d'une stratégie RP réussie : trouver le concept qui se cache derrière son restaurant

Un concept. Voilà un mot qu'on lit sur les lèvres de tous les spécialistes de la communication. Et pour cause : c'est ce qui garantit à un restaurant de faire parler de lui.

Mais qu'est-ce que cela signifie ? Est-ce qu'un concept doit nécessairement sortir de la norme ? Proposer une expérience extraordinaire ? Non. Chaque restaurant peut et même devrait trouver le concept qui se cache au coeur de son ADN.  Le concept d'un restaurant, c'est ce petit quelque chose qui le rend unique, et qui le différencie de son concurrent.

Pizzou par exemple, est une pizzeria située dans le 9ème arrondissement de la capitale. Une pizzeria dans Paris, quoi de plus banal nous direz-vous, il en existe après tout des centaines. Oui, mais Pizzou a une particularité : elle propose des pizzas 100% françaises à ses clients. La farine vient de Paris, la charcuterie est sourcée en Aveyron, les bières sont produites en Corse... Chez Pizzou, vous ne trouverez que du Made In France. Voilà un concept fort.

Carte du dossier créé pour les relations presse du restaurant Pizzou

Restons dans le domaine de la pizza, mais penchons-nous cette fois-ci sur la Pizza d'Anita, une pizzeria pour laquelle nous travaillons également, qui est située dans le 16e arrondissement. Pas de produit français cette fois-ci, mais une décoration chaleureuse, une terrasse agréable en bord de Seine, une équipe souriante et une cuisine de qualité font de ce restaurant un lieu particulièrement apprécié par la clientèle. Mais comment faire ressortir la spécificité de cette pizzeria et inciter de nouveaux clients à venir y déjeuner ou dîner ? Eh bien, en valorisant l'une de leur principale qualité : la générosité ! La Pizza d'Anita fait en effet partie des rares établissements parisiens dans lesquels il est encore possible de déguster une burrata de 300 grammes.

Vous l'aurez donc compris, deux mêmes restaurants aux identités proches sont en mesure de valoriser deux concepts différents. Le tout est de trouver ce qui signe leur singularité. 

Alors, avant de déployer votre stratégie de communication et notamment de RP, il est important que vous vous demandiez ce qui rend votre établissement unique, ce qui fait qu'il ne ressemble à aucun autre.

2. Connaître chacune des dimensions de son projet

Lorsque l'on parle de concept, il est question de cette notion forte qui guide toute une stratégie de communication. Le concept est constitutif de l'ADN d'un restaurant, il est essentiel mais ne se suffit pour autant pas à lui même. Il est important de pousser l'analyse et d'aller plus loin, en se demandant quels sont les points forts de son établissement. Ces derniers seront des armes supplémentaires pour convaincre vos interlocuteurs de parler de votre restaurant au sein de leur média.

Prenons l'exemple des Pinces. Le concept de ce restaurant est simple : proposer du homard à bas prix aux Parisiens. Mais d'autres atouts servent également sa communication : les clients y vivent une expérience originale où les bavoirs sont à l'honneur pendant la dégustation, le lieu a été décoré avec goût par un cabinet d'architecture de renom, les propriétaires et gérants sont des amis de longue date qui ont eu l'idée de fonder Les Pinces lors d'un voyage aux Etats-Unis, des cocktails signature sont proposés à la clientèle...

Restaurant Les Pinces outils relations presse

Autant d'atouts que les 4 fondateurs ont pu mettre à l'honneur lors de leur stratégie de RP, mais également au quotidien dans leur communication.

3. Utiliser sa plus belle plume pour un storytelling réussi

Il est indispensable de soigner tant la forme que le fond pour contacter les professionnels des médias. La rédaction et la mise en page du dossier de presse et du communiqué de presse sont des étapes clés pour mettre en valeur son restaurant. Ils donnent lieu à la première impression qu'auront les journalistes et influenceurs de votre établissement. Nous conseillons de passer par des professionnels qui ont l'habitude de rédiger des contenus accrocheurs et qui sauront mettre votre restaurant à l'honneur.

Quelle est la différence entre ces deux supports ?
  • Le dossier de presse est un document d'une dizaine de pages, qui présente l'univers du restaurant dans sa globalité. Créateurs, cuisine proposée, lieu, prix, menu, adresse, horaires... Tous les indicateurs faisant la spécificité de l'établissement sont passés au peigne fin, de sorte à représenter le restaurant avec le plus de précisions et de justesse. C'est LE document que les journalistes utilisent pour recueillir les informations dont ils ont besoin pour rédiger un article sur un établissement.
  • Le communiqué de presse est un document reprenant ces mêmes informations, mais de façon condensée. Il ne doit pas excéder une page, de sorte à ce que les journalistes puissent en un coup d’œil comprendre la singularité de l'établissement présenté.
Sur la forme : deux documents irréprochables qui font écho à l'univers du restaurant

Communiqué et dossier de presse doivent être impeccablement rédigés. Ils sont le reflet de votre restaurant, alors orthographe irréprochable et qualité du phrasé seront gages de la qualité de votre lieu. L'inverse risquerait de renvoyer une image négative de votre établissement, et de laisser croire aux professionnels des médias que vous ne vous efforcez pas à effectuer un travail soigné.

Enfin, il est important de penser le graphisme de ces documents. Ces derniers doivent impérativement représenter l'identité visuelle pour laquelle vous avez opté pour votre restaurant. Nous vous conseillons vivement de vous attacher les services d'un graphiste pour cette partie plus technique.

Sur le fond : un récit qui plonge le lecteur au cœur de l'histoire du restaurant

Pour ce qui est du contenu de ces deux outils, un mot d'ordre : raconter une histoire à son lecteur. Pour valoriser votre établissement, rien de mieux que d'entraîner les journalistes dans votre univers. N'hésitez donc pas à incarner ce lieu que vous avez construit, à raconter votre histoire de créateur, votre démarche et les raisons qui vous ont amené à développer ce lieu.

4. Identifier les médias et les journalistes les plus pertinents pour son restaurant

Une fois que ces deux documents sont rédigés et mis en page, vous voilà armés pour contacter les journalistes. Mais une étape reste encore à franchir : celle du ciblage des professionnels à contacter.

Identifiez dans un premier temps les médias pertinents pour votre restaurant. Guides, presse féminine, quotidiens, magazines culturels, médias spécialisés, chroniques radiophoniques spécifiques... Il est important de passer du temps à décortiquer le champs médiatique français et à se demander quels sont les titres pertinents pour votre projet.

Définir les bons médias pour ses relations presse

N'oubliez pas pour cela que les médias les plus importants ne sont pas les seuls intéressants. Ne négligez ainsi par exemple pas les médias locaux qui toucheront votre cible la plus directe : les habitants de votre ville ou de votre région.

Ôtez-vous par ailleurs de l'esprit que les publications papier sont le saint Graal des retombées presse. Les contenus publiés sur le web ont une longévité bien plus importante, et ont une portée bien plus conséquente, car ils peuvent être partagés plus facilement.

Enfin, gardez bien en tête que l'important reste pour vous le public B to C (business to consumer, c'est à dire vos clients potentiels). La presse spécialisée vous permettra d'obtenir la reconnaissance du monde professionnel mais aura bien moins d'impact qu'une publication d'un média consulté par le grand public.

Une fois que vous avez identifié les médias intéressants pour vous, penchez-vous sur les journalistes que vous devez contacter. Il n'est en effet pas question d'envoyer un mail à une adresse type, que tous les médias possèdent, telle que contact@media.fr. Les mails qui leur sont envoyés ont toutes les chances de n'être jamais lus, ni même ouverts. Inutile également de contacter un journaliste travaillant sur une thématique n'ayant aucun rapport avec le monde de la restauration. Vous pouvez être certains qu'il ne prendra pas la peine d'ouvrir votre mail et qu'il ne le partagera pas avec ses collègues potentiellement intéressés.

5. Ne pas négliger l'influence des blogueurs Food

Aujourd'hui, les journalistes ne sont plus les seuls rois de la création de contenus. L'apparition des nouvelles technologies, et notamment des outils collaboratifs de création en ligne, a enrichi le paysage médiatique. De sorte que tout un chacun peut désormais créer son propre média. Les blogs se sont multipliés et nombre d'entre eux ont réussi à se forger une renommée, particulièrement dans le secteur de la gastronomie.

Il est important de ne pas négliger leur pouvoir de prescription : leurs communautés sont souvent très fidèles et engagées, ce qui rendront les publications qu'ils rédigeront en votre faveur toujours bénéfiques. Attardez-vous donc à décortiquer le web et à identifier les blogueurs influents et pertinents pour votre restaurant.

6. S'intéresser aux influenceurs Food les plus judicieux pour ses RP

Les influenceurs sont certainement les acteurs du monde des médias au pouvoir de prescription le plus en croissance ces dernières années. Leurs comptes Instagram comptant parfois plusieurs centaines de milliers d'abonnés sont de plus en plus puissants, et leurs communautés le plus souvent extrêmement engagées.

La gastronomie est l'une des thématiques les plus représentées sur Instagram. En 2017, 200 millions de hashtags "#food" ont été partagés. Alors forcément le nombre d'influenceurs se spécialisant dans le secteur de la gastronomie ne cesse de croître. Mais il est primordial d'identifier les bons contacts !

Une collaboration avec un influenceur non pertinent, parce qu'il ne travaille pas sur des thématiques proches de la vôtre, ou encore parce que sa communauté affichée ne correspond pas à celle qu'il possède réellement, peut s'avérer tout à fait contre productive.

Détecter les faux influenceurs pour ses relations presse

La première étape est donc d'identifier les influenceurs dont les comptes sociaux sont portés par des publications intéressantes pour vous : un influenceur mode qui ne publie jamais de photo de restaurant dans lequel il se rend n'aura que peu d'intérêt pour vous. Il publiera tout au plus une story qui ne sera visible que quelques heures par sa communauté.

A l'inverse, un influenceur spécialisé dans la recommandation de restaurants mais possédant une communauté que l'on qualifierait de moyenne (de 10 à 20 000 abonnés) n'est pas à mettre de côté ! Vous aurez d'une part de grande chance qu'il publie une photo de vos plats ou de votre lieu, et vous pouvez être sûr d'autre part que sa communauté sera réceptive à son post.

Pensez par ailleurs à vérifier la nature des posts publiés par l'Instagrameur. Est-il plutôt porté sur les lieux d'exception ? Sur un type d'alimentation précis : healthyfood ou au contraire pornfood ? Favorise-t-il des assiettes soigneusement décorées ? Préfère-t-il les selfies ? Ces quelques questions vous permettront de savoir si vous avez des chances de voir un post en l'honneur de votre établissement sur son compte Instagram. Si votre atout se trouve principalement dans vos assiettes, ne perdez par exemple pas de temps à entrer en contact avec un Influenceur valorisant des lieux parisiens exceptionnels.

7. Se méfier des faux influenceurs

Les faux influenceurs sont devenus le fléau des marques, des entreprises et des agences travaillant à la mise en place d'une stratégie de marketing d'influence.

S'ils sont de plus en plus nombreux à gonfler facticement leurs communautés, il existe pour autant des solutions pour les reconnaître et s'assurer de travailler aux côtés des bons collaborateurs.

Vérifier la nature des commentaires postés, utiliser des outils pour mesurer l'évolution du nombre de leurs abonnés ou encore leur taux d'engagement, nous vous donnions toutes les astuces nécessaires dans cet article, alors n'hésitez pas à le consulter.

8. Connaître ses interlocuteurs et comprendre leurs attentes

À qui vous adressez-vous ? Avant d'entamer la rédaction de quelque mail que ce soit, il est impératif que vous sachiez avec qui vous entrez en contact : quelles sont les thématiques sur lesquelles il ou elle écrit, au sein de quel(s) média(s), sur quel ton, à quelle fréquence ? Tous ces indicateurs vous permettront de créer le mail qui aura le plus de chance d'être ouvert et lu avec attention par votre interlocuteur.

9. Oublier les envois groupés et laisser place à la personnalisation

Il n'est plus envisageable aujourd'hui d'envoyer des mails groupés, présentant un projet sous le même angle à une multitude de journalistes aux profils divers.

Les professionnels des médias sont aujourd'hui envahis de propositions en tout genre. Chaque jour, ce sont des centaines de mails qu'ils ont à traiter. Alors, nombre d'entre eux ne sont jamais ouverts, et laissés de côté. Pour avoir la chance de faire parti des heureux élus auxquels ils porteront attention, il est nécessaire de personnaliser son approche.

Personnaliser son approche dans les relations presse de votre restaurant

Montrez donc à votre interlocuteur que vous vous êtes intéressés à son travail, que vous avez lu certains de ses écrits, et que c'est parce que vous pensez qu'il pourrait être intéressé par votre projet que vous le contactez. Cela montrera que vous comprenez ses attentes, et que vous n'envoyez pas des propositions à tout va.

Personnalisez votre approche pour chaque interlocuteur. Ne présentez pas toujours votre restaurant sous le même angle, mais adaptez votre storytelling ! Un magazine féminin aura par exemple plus de chance de s'intéresser à une atmosphère chaleureuse, girly, tandis qu'un média comme le Fooding sera plus en alerte si vous évoquez l'utilisation de produits d'exception. Utilisez donc l'analyse que nous vous conseillions de faire plus haut. Vous y trouverez des inspirations pour entrer au contact avec chaque journaliste.

10. Travailler l'objet de ses mails pour optimiser leur taux d'ouverture

Nous vous le disions, les journalistes ouvrent difficilement les mails qu'ils reçoivent chaque jour. Il est donc essentiel de le convaincre avant même qu'il ne l'ait ouvert.

Pour cela il existe un outil idéal : l'objet du mail. Soignez-le ! Faites-en sorte d'interpeller votre lecteur pour qu'il ait envie de vous lire et de se plonger dans votre mail. Étonnez-le, faites-le rire, utilisez les bons mots-clé... Il existe des multitudes de moyens de provoquer l'intérêt. Il suffit simplement encore une fois de bien comprendre ses attentes et d'agir en conséquence.

11. Inviter les journalistes, blogueurs et influenceurs à venir se faire une idée de son restaurant

Vous avez de la chance : être restaurateur c'est pouvoir faire vivre une véritable expérience à vos convives. C'est un métier qui permet de transmettre des émotions à ses clients, par la cuisine, le lieu, le partage... vous avez de nombreux atouts pour faire vivre un bon moment à vos convives.

Alors profitez-en ! Invitez les journalistes, blogueurs et influenceurs à venir découvrir d'eux-mêmes cet espace que vous avez créé. C'est le meilleur moyen pour qu'ils aient envie de lui rendre honneur et de publier du contenu à son sujet au sein de leur média. Chouchoutez-les, réservez leur la plus belle table, soyez aux petits oignons avec eux, assurez-vous qu'ils ne manquent de rien.

Journalistes invité au restaurant pour ses relations presse

Même si cette invitation, souvent valable pour deux personnes, représente un coût pour vous, ayez en tête que cet investissement vous sera rentable avec le temps ! Vos retombées médiatiques en seront bien plus importantes, et vous serez récompensés par la venue de nombreux clients, qui suivront sur les recommandations de ces journalistes et qui amortiront très vite ce que vous avez dépensé pour eux.

12. Entretenir des relations privilégiées avec ses contacts

Il est essentiel que vous entreteniez avec les journalistes, les blogueurs et les influenceurs des contacts privilégiés. Pour cela, n'hésitez pas à prendre un peu de temps pour vous poser à sa table lorsqu'il vient découvrir votre restaurant, échangez quelques mots avec lui, décrivez-lui le concept de vive voix. Cela viendra donner de l'épaisseur à votre projet sur lequel il ou elle pourra désormais poser un visage. N'hésitez ensuite pas à lui envoyer un mail pour le remercier de sa venue et lui demander ce qu'il ou elle a pensé de son expérience chez vous.

Ces quelques échanges vous permettront ensuite d'entrer plus facilement en contact avec lui lorsque vous aurez de nouveau besoin de communiquer sur votre établissement ou, qui sait, sur un nouveau concept que vous développez.

13. Savoir relancer sans exaspérer

Il n'est malheureusement pas rare d'avoir à relancer les professionnels des médias pour obtenir une réponse de leur part. Nous vous conseillons d'effectuer des relances par mail, deux semaines après les premiers envois.

Pensez bien à changer le corps de votre mail en précisant que vous avez déjà contacté votre interlocuteur, et que vous vous permettez de le relancer n'ayant pas reçu de réponse de sa part.

Relances téléphoniques ou par mail dans sa stratégie de RP

Vous pouvez également, si vous avez leur numéro en votre possession, les appeler. Préparez dans ce cas correctement votre appel : il est impératif que vous ayez en tête un pitch rapide mettant en avant les atouts de votre restaurant, et les raisons pour lesquelles vous pensez que votre interlocuteur puisse être intéressé. Gardez à l'esprit que vous vous adresserez à quelqu'un possédant peu de temps et étant extrêmement sollicité : alors soyez concis !

14. Assurer un suivi régulier de ses prises de contacts

Il est plus que nécessaire de garder des traces des prises de contacts déjà effectuées. Nous vous conseillons de créer un fichier dans lequel vous renseignez les avancées de vos prises de contact. Le mail a t-il été ouvert ? Combien de fois ? La pièce jointe téléchargée ? Une réponse a t-elle été reçue ? Une relance a-t-elle été faite ? Un article a-t-il déjà été rédigé ?

Cela vous permettra de travailler correctement sur le long terme et de vous assurer de n'oublier aucun contact privilégié ou à l'inverse de ne surcharger aucun professionnel de mails.

15. Veiller les retombées, et remercier lorsqu'un contenu est publié

Assurez une veille régulière des retombées presse que vous obtenez. Cela vous permettra tout d'abord de mesurer l'impact de votre stratégie, et de l'adapter en conséquence : un mail type ne reçoit jamais de réponse positive ? Pensez à l'ajuster. Changer son objet, son contenu, son accroche, ou encore personnalisez-le d'avantage.

Pensez par ailleurs à toujours remercier les professionnels qui ont publié un contenu sur votre établissement. La reconnaissance de leur travail sera toujours apprécié, et vous garderez ainsi de bons contact avec eux, vous assurant de pouvoir les recontacter plus tard.

16. Partager les retombées avec sa communauté

N'hésitez pas à partager vos retombées avec votre communauté. Cela vous permettra d'obtenir une visibilité supplémentaire, et de vous assurer de fidéliser les clients que vous avez déjà acquis, qui seront fiers de voir qu'un établissement qu'ils ont découvert par eux-mêmes est reconnu par de grandes instances médiatiques. C'est ce que fait Pizzou que nous accompagnons dans sa stratégie de relations presse et influenceurs : 

Il est également possible de partager ses retombées presse sur les stories fixes Facebook ou Instagram, elles permettent de ne pas noyer le feed, mais de les valoriser tout de même. Les stories publiées par les influenceurs peuvent par ailleurs être partagées au sein de vos stories. Quant aux posts en votre honneur, n'hésitez pas à les liker et commenter, cela permettra d'améliorer leur visibilité.

17. Profitez du contenu créé par les influenceurs

Les influenceurs sont d'excellents photographes. Il serait donc dommage de ne pas profiter de leur talent lorsqu'ils mettent en valeur votre restaurant ! Pourquoi alors ne pas lier sa stratégie RP à celle de community management ? Partagez les photos publiées par des influenceurs en les taguant. Ils seront ravis que leur contenu soit remis en avant !Partager le contenu créé par les influenceurs pour des RP réussies

C'est ce que fait Pizzou régulièrement. Cela lui permet d'alimenter son feed Instagram à l'aide de photos de qualité, et de lier sa communauté à celle de l'influenceur l'ayant recommandé. Ici, le restaurant a publié une photo de l'instagrameuse sarahmodeee dont la communauté s'élève à près de 60 000 personnes.

18. Mesurer la valeur de ses retombées

Mesurer la valeur de ses retombées permet de s'assurer de l'efficacité de sa stratégie, de l'adapter en conséquence, et d'évaluer l'audience touchée jusqu'alors.

Pour cela, comme nous vous le disions plus haut, une veille régulière des retombées est importante. Mais elle ne suffit pas. Il est primordial de mesurer :

  • l'audience des médias dans lesquels les articles ont été publiés. Vous pouvez pour cela utiliser l'outil Similarweb qui calcule de façon précise l'audience moyenne mensuelle que reçoit le média.
  • la qualité de l'audience : qui est lecteur du média en question ? Cette cible correspond-t-elle la votre ?
  • la qualité du contenu publié : quelle place vous accorde-t-on au sein de la publication ? Est-ce un article qui vous est entièrement dédié ou fait-on seulement mention de votre établissement ?

19. Savoir quand focaliser son énergie

Les relations presse ne peuvent pas être entretenues en flux tendus mais certains moments clés doivent faire l'objet d'efforts plus intenses :  

  • À l'ouverture : il est important de mettre en place une stratégie de relations presse et influenceurs au moment du lancement de votre restaurant. Cela vous permettra de vous faire connaître, et vous aurez des chances supplémentaires de réussir à toucher les professionnels des médias qui seront intéressés par la création d'une nouvelle adresse et qui souhaiteront faire partie des premiers à en parler.
  • Lors des grands événements de l'année : Noël, Pâques, le début des vacances d'été... Voilà autant de moments durant lesquels les médias publient des suggestions de sorties telles que les restaurants. N'hésitez pas à mettre en place une stratégie de relations presse sur ces périodes importantes.
  • Lors de nouveautés au sein de votre établissement : changement de décoration, nouveautés à la carte, soirée exceptionnelle... Les médias seront intéressés par vos nouveautés... À condition qu'ils vous connaissent déjà et que vous ayez donc déjà effectué un travail de relations presse au préalable. N'hésitez par ailleurs pas à provoquer ces opportunités en créant des événements ou en ajoutant des cocktails, des desserts, des plats... à votre carte.

20. Se faire accompagner par des professionnels de la communication

Mais toutes ces actions sont très chronophages. Si vous manquez de temps, n'hésitez pas à vous faire accompagner par des agences spécialisées telle que Malou. Elles vous déchargeront lors des moments charnières de votre stratégie de relations presse, et seront en mesure de vous indiquer chaque mois les évolutions de vos retombées grâce à leur travail régulier.

Quelle place occupe la Food sur les réseaux sociaux en 2018 ?

L'hédonisme culinaire. Voilà une tradition bien française qui
traduit une grande et belle histoire d'amour entre la France et la Food...

Il faut avouer que la thématique occupe une place de choix dans la vie des Français
qui parlent nourriture y compris lorsqu'ils ont le nez dans leur assiette.

Mais quelle place lui accordent-ils sur les réseaux sociaux ?
S'y épanchent-ils également sur le sujet ?
Voici quelques chiffres qui vous montreront que l'histoire est loin d'être achevée...

Quelle place occupe la Food sur les réseaux sociaux ? Quels influenceurs Food pour faire sa réputation sur les réseaux sociaux ?

 

Best case réseaux sociaux : restaurant Les Pinces, de la popularité à la performance

Le restaurant de homard parisien Les Pinces nous a fait confiance pour la gestion de ses réseaux sociaux, et le résultat est sans appel. Ci-dessous, la preuve qu’une bonne visibilité sur ces canaux peut donner un vrai coup de pouce à votre restaurant !

Faute de temps, peu sont les restaurateurs qui établissent une stratégie réfléchie de communication sur les réseaux sociaux. Gérer l’e-réputation de son établissement est chronophage et pourtant, à en croire Les Pinces, cela vaut vraiment le coup d’y consacrer du temps.

Chers lecteurs, aviez-vous déjà entendu parler des Pinces, ce restaurant parisien tendance qui vous sert du homard dans un cadre chaleureux et convivial  ? Très présent sur Facebook et Instagram, c’est peut-être l’une de ses publications qui vous a donné un jour envie de découvrir ce concept amusant.

Voilà comment nous nous y sommes pris chez Malou pour lui assurer une visibilité maximale sur les réseaux sociaux.

Sur les réseaux sociaux, le restaurant fidélise sa clientèle en créant du lien avec ses abonnés

1) Des publications appétissantes

Avant même d'être bonne, sur les réseaux sociaux la cuisine doit être belle ! A l'heure où la tendance d’hyper-connectivité bat son plein et où le secteur food envahit Instagram et Facebook, il s'avère judicieux de savoir manier à la perfection ces supports clés de la communication. Nous publions donc sur les comptes Facebook et Instagram des Pinces des photos alléchantes des spécialités du restaurant. Ces publications mettent en appétit leurs abonnés qui les dévorent des yeux... avant de venir se régaler sur place.

Sur Instagram :

Community Management Les Pinces : exemple photos alléchantes sur Instagram

Sur Facebook :

Pour que vos publications aient l'impact souhaité et touchent un maximum de personnes, il est primordial que vous vous armiez de photos réussies. S'il n'est pas toujours possible de s'offrir les services d'un professionnel, il existe quelques astuces simples à exécuter, que nous vous donnions ici, pour s'assurer d'obtenir des photos alléchantes.

2) Une régularité dans les publications

Nous alimentons les réseaux sociaux du restaurant très régulièrement, car sur ces canaux régularité rime avec fidélité. Les résultats obtenus par le restaurant Les Pinces le prouvent : ce dernier obtient et maintient une excellente visibilité sur ses comptes sociaux. Chaque publication Facebook permet ainsi d’atteindre plusieurs milliers de personnes et fait l’objet de nombreuses interactions :

3) Une diversité dans les publications

Pour maintenir l'intérêt des abonnés et continuer de tisser un lien avec eux, nous nous attachons à publier un contenu varié et divertissant. De nombreuses études le prouvent : les contenus générant le plus d'interactions sont ceux porteurs d'émotions positives tels que ceux faisant rire. Nous alternons donc entre des photos de plats, des photos de l'équipe, des regrams de clients ou d'influenceurs, des devinettes ou des publications amusantes, comme ce clin d’œil le 1er avril nous ayant permis de toucher plus de 6 000 personnes, ou cette courte vidéo que nous avons publiée en l'honneur de l'arrivée du printemps :

Pour créer une complicité avec les fans du restaurant, nous n'hésitons pas à les remercier lorsque certains grands caps sont atteints. Ainsi, lorsque leur nombre d'abonnés a dépassé les 10 000 sur Facebook, nous avons organisé avec l'établissement un jeu concours, avec en récompense, un repas pour deux offert par la maison. Leurs abonnés s'en sont donnés à cœur joie, le post a suscité des centaines d'interactions  :

Le jeu concours, qui incite les internautes à aimer, commenter ou partager une publication, est un excellent moyen de garantir un bon taux d'engagement.

Comme évoqué dans la publication ci-dessous, le nom du gagnant a été révélé le 9 septembre 2018. Encore une fois, nous avons conservé un ton humoristique et publié une infographie racontant le concept des Pinces en mettant en valeur plusieurs chiffres décalés :



4) Une bonne réactivité aux messages

Enfin, pour encourager cette proximité avec les internautes et ne pas les décevoir, il est essentiel de se montrer réactif aux messages reçus, c'est pourquoi nous y répondons toujours dans les plus brefs délais. Demandes de réservation, précision sur les horaires, commentaires amusés... Tout message mérite sa réponse !

Le restaurant attire de nouveaux prospects grâce à des campagnes publicitaires optimisées

1)     Des publications sponsorisées pour un retour sur investissement optimal

L'un des meilleurs moyens pour faire connaître son établissement au plus grand nombre est de mettre en place des campagnes publicitaires sur Facebook. Notre équipe de community managers prépare régulièrement des publications dites "sponsorisées", c'est-à-dire du contenu payé, pour qu'il apparaisse sur l'écran de leur public cible.

Plusieurs campagnes de publicité ont été mises en place, de manière à ce qu'un maximum de personnes potentiellement intéressées puissent découvrir Les Pinces sur leur fil d'actualité Facebook. Les campagnes ont été soigneusement paramétrées afin d'obtenir le meilleur retour sur investissement. Par rapport aux campagnes précédentes, nous avons ainsi réduit le CPM (coût pour 1000 impressions) de 30% et divisé par 3 le CPC (coût par clic).

Si vous êtes restaurateur et que vous souhaitez vous lancer vous-même dans la gestion de campagnes publicitaires, voici quelques conseils qui vous aideront à en tirer le meilleur bénéfice possible.

2) Organisation de jeux concours

Certains jeux concours sont sponsorisés afin de maximiser le nombre de prospects atteints. En septembre 2018, à l'occasion de la rentrée, le restaurant offrait un repas pour deux aux trois gagnants d'un tirage au sort. Résultat, plus de 30 000 internautes ont visionné le diaporama de photos et des centaines ont participé au jeu en taguant un ami. Un très bon moyen d'élargir son nombre de fans tout en leur faisant plaisir ! Ici pour 200€, plus de 60 000 personnes ont été atteintes, 32 000 d'entre elles ont regardé la vidéo pendant au moins 10 secondes, près de 400 personnes l'ont likée et plus de 400 l'ont commentée.   

Conclusion

Les réseaux sociaux ont le pouvoir de fédérer des communautés autour d'un projet. En prenant le temps de publier des contenus variés et de qualité régulièrement, en allouant à la gestion de vos réseaux sociaux un budget optimisé, vous aurez la garantie de toucher un public large et intéressé, et de convertir de très nombreux socionautes en clients.

Ces clichés vous ont ouvert l'appétit ? Si oui, Les Pinces vous attendent dans l'un de leurs trois établissements à Pigalle, à Saint-Germain ou dans le Marais. Leur concept vous intéresse ? Faites un tour ici sur leur site web... et plus si affinités !

La recherche vocale : nouvel outil de référencement local pour les restaurants

La recherche vocale est considérée par les professionnels du SEO comme l'une de leurs 5 priorités de ces prochaines années. Rien d'étonnant lorsque l'on sait que l'utilisation des assistants vocaux, notamment lors de la recherche de lieux ou d'établissements "à proximité", ne cesse de croître : ils deviennent ainsi un levier d'acquisition de clients prometteur, en particulier pour nos commerces préférés - les restaurants.

De plus en plus présentes dans les foyers, de plus en plus représentées dans les médias, les voix de Siri, de Google, ou encore d'Alexa nous sont devenues familières. Si ces outils étaient encore considérés il y a quelques années comme des gadgets et prêtaient parfois même à la moquerie, les progrès faits en termes de machine learning leur permettent aujourd'hui de répondre avec plus de justesse aux questions qui leur sont posées.

Mais qui dit nouveaux outils, dit également nouvelles pratiques : les recherches effectuées avec les assistants vocaux ne sont donc pas de même nature que celles effectuées communément sur les moteurs de recherche, qui régissent encore aujourd'hui nos logiques de référencement. De fait, nous ne communiquons pas de la même manière par écrit qu'à l'oral, et ces différences qui peuvent paraître minimes, tendent pour autant à bouleverser les méthodes de SEO (Search Engine Optimization, soit le référencement naturel).

Alors, comment les commerces et plus particulièrement, les restaurants peuvent-ils profiter efficacement de cette opportunité d'acquisition de nouveaux clients portée par les assistants vocaux ? Comment doivent-ils adapter leur référencement pour que Siri, Alexa, ou encore Google recommandent leur restaurant plutôt que leur concurrent ? C'est ce que nous allons voir dans cet article. Mais avant de vous partager nos conseils d'application concrets, tâchons de comprendre les enjeux derrière ces nouveaux usages, et les transformations qu'ils opèrent en termes de référencement.

1. Les recherches vocales : une tendance qui se confirme et qui prend de l'ampleur

Les recherches vocales sont le nouveau terrain de jeux des pratiques de SEO. Et pour cause, la tendance est en plein boom : en 2016 déjà, Google déclarait que  20% des recherches faites sur leur application se faisaient vocalement. Depuis, le nombre de recherches de ce type a augmenté de 60%, et l'on prévoit que 50% de toutes les recherches seront vocales d'ici à 2020.

Le marché des enceintes connectées est, naturellement, lui aussi en pleine croissance. D'une hauteur de 303 millions d'euros en 2015, on pense qu'il atteindra les 2.9 milliards d'ici à 2021. Rien d'étonnant lorsque l'on sait que cette même année la planète devrait compter plus d'assistants digitaux que d'humains.

Google Assistant - recherche vocale et enceintes connectées

La voix est donc en phase de prendre un pouvoir important au sein de notre société, et risque de changer un certain nombre de paradigmes dans le monde digital. Jusqu'alors, l'outil communicationnel qui s'imposait sur les moteurs de recherche était l'écrit. C'était lui qui y soumettait sa logique et qui régissait les règles de référencement. Mais l'implantation du vocal devrait changer la donne et forcer les experts SEO, marketeurs et communicants à s'adapter à ces nouveaux usages.

Scott Huffman, vice-président de l'ingénierie de Google Assistant, expliquait d'ailleurs ce phénomène en août dernier au sein du blog du géant du net. Il nous disait alors :

"La voix est en train de changer fondamentalement la manière dont nous utilisons nos terminaux, souvent différemment que ce que nous avions imaginé."

La voix vient donc bouleverser nos habitudes de recherche, et pousse les acteurs du secteur à s'adapter aux changements qu'elle implique.

Mais, pourquoi considère-t-on que les recherches vocales diffèrent tant des recherches faites sur les moteurs de recherche ? Comment les utilisateurs se servent-ils de cette nouvelle technologie ? Quels sont concrètement les points de divergence entre ces deux types de requêtes ?

2. Quelles différences y-a-t-il entre une recherche écrite et une recherche vocale ?

La recherche vocale : des requêtes tournées vers l’action

C'est d'abord la manière d'exprimer les requêtes qui retient toute l'attention des SEO. On remarque en effet que les utilisateurs d'assistants vocaux ont tendance à formuler des requêtes tournées vers l'action.

Siri, l'assistant vocal d'Apple

Pour se rendre compte de ce phénomène, il suffit de regarder la notice qu'Apple propose à ses utilisateurs lorsqu'ils allument Siri. Celle-ci suggère aux usagers de demander à l'assistant vocal d'effectuer des actions concrètes : "appelle Thomas", "Ouvre l'app". Siri nous invite à nous adresser à lui en utilisant l'impératif. C'est donc bien une demande d'action que l'on nous incite à formuler, si ce n'est un ordre.

Il est d'ailleurs à ce titre intéressant de noter que ces outils sont nommés des "assistants vocaux", terme qui leur confère la position d'exécutant. Ainsi, il nous est stipulé que nous pouvons faire appel à Siri, Google Assistant ou encore Alexa, lorsque l'on souhaite voir quelque chose se réaliser.

Le résultat en est que les requêtes effectuées vocalement sont 40 fois plus tournées vers une action que celles formulées via un moteur de recherche.

Une approche conversationnelle s'impose avec la recherche vocale

Si nous n'en sommes pas encore au film Her, dans lequel les utilisateurs de smartphones et autres objets connectés discutent avec des assistants vocaux qui s'adaptent à la personnalité de leur possesseur, il est tout de même à noter que nous entretenons un mode de communication tourné vers la conversation avec ces outils.

Theodore le héro de Her en pleine conversation avec son assistant vocal

Theodore, le personnage principal du film Her, en pleine conversation avec son assistante vocale Samantha

Les requêtes vocales sont en effet en moyenne 200 fois plus conversationnelles que celles effectuées sur les moteurs de recherche. La voix humanise l'outil et transforme le rapport que nous avons à la machine. Des études montrent d'ailleurs que plus l'utilisateur prend l'outil en main, plus ses interactions avec lui sont longues et complexes.

Ce mode conversationnel s'enclenche dans des cas particuliers d'utilisation des assistants : lorsque l'utilisateur recherche une réponse précise. Nous ne sommes donc plus là dans une recherche d'action, mais d'échange. La forme interrogative est d'ailleurs le mode de communication le plus utilisé par les usagers de cette technologie. 45% d'entre eux estiment d'ailleurs avoir recours à elle principalement pour poser des questions et obtenir des réponses.

Ainsi, les assistants vocaux incitent à la formulation de requêtes bien plus développées que celles que nous avons l'habitude de formuler sur les moteurs de recherche. Nous tapons principalement sur ces derniers de simples mots-clés et bânissons de nos requêtes toute ponctuation. Les recherches vocales sont donc bien plus longues, et basées sur un mode conversationnel plus fluide et plus naturel que celui que nous avons l'habitude d'utiliser sur nos navigateurs.

La fin du règne du mot-clé ?

Assiste-t-on donc à la fin du règne du mot-clé ? Recherche de Google par mot-clé

Dans l'exemple ci-dessus, l'internaute a simplement tapé le terme "analytics" pour avoir accès à la page de Google Analytics. Avec un assistant vocal, on pourrait imaginer que l'utilisateur aurait demandé à Google "Ouvre la page de Google Analytics". Il aurait donc formulé une phrase grammaticale correcte et sa recherche aurait été beaucoup plus longue.

Ainsi, ce sont bien des requêtes d'un nouveau genre auxquelles sont confrontés les SEO. Le référencement portait jusqu'alors son intérêt sur des mots-clés qui devaient se retrouver au sein des contenus des pages des sites internet. Mais les recherches vocales semblent redistribuer les cartes et donner désormais de l'importance à un contenu plus développé.

Serait-ce donc la fin du règne du mot-clé en SEO ? Non, certainement pas mais la recherche vocale risque pour autant de renouveler l'intérêt des moteurs de recherche pour des sites mettant les questions-réponses en valeur, tels que les forums qui laissent une place importante à un langage plus naturel.

Un type de formulation qui induit des requêtes particulières

On remarque que ces formulations particulières impliquent des utilisations des assistants vocaux pour des requêtes particulières. On aurait donc notamment recours à ces outils lorsque l'on est entre amis et que l'on souhaite pouvoir partager ces informations. Il semble alors logique que l'utilisateur favorise un mode de communication conversationnel et naturel.

femmes effectuant une recherche vocale sur leur téléphone

Il est à noter également que le référencement local est fortement lié aux recherches vocales. Les recherches vocales sont en effet en très grandes majorité effectuées lorsque l'on est en situation de mobilité, lorsque l'on cherche une adresse ou une recommandation d'entreprises locales.

Les établissements représentent ainsi 46% des recherches effectuées vocalement. 58% des utilisateurs de cette technologie l'ont même utilisée ces 12 derniers mois pour rechercher une entreprise locale. Enfin, il est intéressant de noter que le premier souhait formulé par ces mêmes utilisateurs, est de pouvoir réserver ou se renseigner sur un produit grâce à la recherche vocale.

Ces nouveaux usages représentent donc une véritable opportunité d'acquisition de nouveaux clients pour les restaurants. Mais la concurrence est rude. Peut être plus rude encore que sur un moteur de recherche classique, car les propositions sont plus réduites. Les résultats de recherches vocales se basent eux aussi sur des critères imposés par le moteur de recherche Google. Il s'agit donc de comprendre les enjeux mais aussi les adaptations nécessaires en termes de référencement pour se hisser au sein des réponses suggérées par l'assistant.

Alors, quelles sont concrètement les méthodes à suivre pour que son restaurant apparaisse au sommet des résultats de recherches suggérés par les assistants vocaux ? Nous vous donnons quelques conseils.

3. Comment adapter son SEO pour optimiser ses chances de faire apparaître son restaurant dans les réponses de recherches vocales ?

Prendre soin de sa page Google My Business

Les recherches faites vocalement sont majoritairement utilisées pour des demandes liées à des entreprises locales. La plupart des recherches effectuées par oral sont par ailleurs faites sur mobile, ce qui implique la géolocalisation de l'utilisateur. Enfin, le nombre de requêtes contenant l'expression "près de moi" ont explosé ces dernières années et 84% d'entre elles concernent de la nourriture.

Le premier conseil que nous pouvons donc donner à tous les restaurateurs qui souhaitent apparaître dans les résultats de recherches faite oralement est de travailler la fiche Google My Business (GMB) de leur restaurant ou de confier sa gestion à un partenaire performant. Lorsque cette fiche est bien optimisée, votre entreprise apparaît parmi les premiers résultats de recherches, juste au-dessus des premiers liens dirigeant vers des sites Internet.

Résultats de l'optimisation de la fiche GMB de Sequana

A gauche, les résultats lorsque l'on tapait dans Google "restaurant gastronomique Paris" avant d'avoir optimisé la fiche Google My Business de Sequana. A droite, les résultats quelques semaines après avoir commencé le travail d'optimisation de la fiche.

Voici un exemple de référencement de l'un de nos clients, le restaurant gastronomique Sequana. Un travail assidu et régulier nous a permis de le faire apparaître dans le top 3 de Google pour la recherche de restaurant gastronomique à proximité sur les mots-clés les plus pertinents pour lui. Ici, l'exemple du mot-clé "restaurant gastronomique Paris". 

Cette optimisation est absolument indispensable car 75% des réponses aux requêtes faites oralement sont issues de ce top 3.

Alors, si vous n'avez pas encore pris le temps de vous pencher sur votre fiche GMB, la perspective d'apparaître parmi les résultats de recherches vocales sera un argument supplémentaire pour vous convaincre.

Comment optimiser sa ficher GMB ? Indiquer toutes les indications nécessaires, répondre quotidiennement aux commentaires postés par vos clients, publier des posts contenant les bons mots-clés, ajouter des photos valorisantes, placer des liens pertinents... Nous vous expliquions tout dans cet article.

Publier du contenu de qualité aux allures de conversations et privilégier les mots-clés de longue traîne

Le contenu est roi en termes de référencement. La publication d'un contenu de qualité, clair, riche et construit avec la bonne sémantique (avec des mots-clés pertinents) est indispensable pour améliorer son référencement.

Or, nous l'avons vu, les logiques de requêtes ne sont pas les mêmes oralement que par écrit. Pour optimiser sa présence dans les résultats de recherches vocales il faudra favoriser des mots-clés de longue traîne, c'est à dire de minimum 3 à 5 mots et rédiger des titres sous forme de questions simples. Ces quelques conseils répondent en effet à la logique conversationnelle qu'adoptent les recherches vocales.

Ainsi, que ce soit sur votre site Internet, sur votre fiche Google My Business, sur les réseaux sociaux, il est important que vous soigniez vos contenus.

Travailler son autorité
Enfin, Google attache de l'importance à l'autorité des entreprises présentes sur Internet, c'est à dire à leur influence, ce qui équivaut à parler de visibilité dans le monde digital.
Pour améliorer votre référencement, il faut donc :

Par ailleurs, pensez à travailler votre présence au sein de domaines pertinents ! Pour cela, les relations presse et le marketing d'influence vous sont indispensables. En contactant journalistes et influenceurs à l'aide d'un communiqué de presse et d'un dossier de presse travaillés, vous pourrez les inviter à venir découvrir votre établissement et avoir la chance qu'ils parlent de vous au sein de leur média. Ces allusions à votre établissement vous permettront de toucher une audience plus large, mais aussi d'améliorer votre autorité aux yeux de Google.

Conclusion

On estime que la recherche vocale représentera 50% de toutes les recherches effectuées sur le net d'ici à 2021. Ce nouveau moyen de requêtes est donc de plus en plus utilisé, notamment pour les recherches de recommandations d'entreprises locales telles que les restaurants qui représentent, rappelons-le 46% des recherches effectuées vocalement.
Nouveaux outils riment avec nouveaux usages qui eux-mêmes riment avec adaptation des marketeurs, experts SEO et communicants. La recherche vocale n'aura pas fait défaut à cet adage.
Les requêtes faites oralement sont bien différentes de celles classiques effectuées par écrit au sein des moteurs de recherche. Les mots-clés semblent y être délaissés par les utilisateurs qui y privilégient un mode de communication conversationnel avec l'outil. Cette transformation des logiques de référencement doivent être prises en compte par les restaurateurs s'ils ne souhaitent pas passer à côté de l'opportunité d'acquérir de nouveaux clients grâce au référencement vocal.

Interview de Pierre Lecat, Chief Marketing Officer chez AccorLocal

Asseoir son ancrage local pour générer du chiffre d’affaires grâce à une clientèle non hébergée représente désormais un axe stratégique majeur pour les hôtels et restaurants. Le groupe Accor l’a bien compris et a entamé depuis 2015 un tournant décisif. Rencontre avec Pierre Lecat, CMO chez AccorLocal.

Logo AccorLocal

Le groupe AccorHotels, propriétaire d’un parc de plus de 4 000 hôtels (dont les marques Ibis, Novotel, Pullman, Mercure et Sofitel) dans 95 pays, est aujourd’hui en pleine évolution. En fin 2014, il annonçait la mise en place d’un vaste plan digital centré sur le mobile et l’expérience client. Ses objectifs ? Résister aux nouveaux acteurs du secteur, identifier les meilleures opportunités de croissance pour le groupe… et les saisir !

Éléments de contexte

Ces dernières années, le monde de l'hôtellerie a vu naître de redoutables concurrents aux logiques nouvelles. Airbnb en est un exemple de taille. L’Américain qui propose à l’origine une offre de logements ​authentiques entre particuliers a entamé une stratégie de diversification depuis plusieurs années. Il renforce son ancrage local en proposant notamment depuis 2016 de participer à des expériences, des activités organisées par la plateforme aux côtés de partenaires divers et locaux.

Airbnb expériences

NoDietClub, un couple d’influenceurs, organise ainsi via Airbnb des visites atypiques de Paris et de Londres au travers des visites des fast-foods les plus réputés des deux capitales.

 

Post Instagram du NoDietClub

Concerts, cours de danse, de yoga, ateliers de poterie ou de cuisine, visites guidées… le panel d’expériences auquel donne accès Airbnb est très varié et pensé pour faire vivre des voyages inédits aux utilisateurs.

C’est dans ce contexte de mutation du marché que s’inscrit le lancement d’AccorLocal,​un service disponible par application mobile et sur le​ site dédié​. Il propose aux particuliers, non nécessairement clients des hôtels, d'accéder à des services de proximité disponibles dans l'établissement (petit déjeuner buffet, accès à la salle de sport, à la piscine etc.). L'objectif ? Renforcer l'ancrage local des établissements, et réussir à tirer profit des infrastructures déjà existantes pour ​améliorer la rentabilité des établissements​.

Pierre Lecat, Chief Marketing Officer chez AccorLocal, revient dans cette interview sur les nouveaux enjeux du groupe et plus largement sur les défis que doit relever le secteur hôtelier depuis plusieurs années.

La mission d’AccorLocal et son offre

  • Malou ​:​ Quels sont les principaux enjeux d’AccorHôtels aujourd’hui, et dans quelle démarche s’inscrit AccorLocal ?

Pierre Lecat : Le groupe AccorHotels vient de fêter ses 50 ans et cherche à cette occasion à s’ancrer dans une nouvelle dynamique. Ces dernières années, il a dû faire face à l’arrivée de nouveaux concurrents sur le marché, Airbnb et Booking.com notamment, qui ont bousculé le secteur et l’ont transformé en profondeur.

Face à ces évolutions, nous pensons qu’il faut que nous proposions une nouvelle vision de l’hôtellerie, une vision qui soit plus en cohérence avec le monde dans lequel nous évoluons, et qui vienne bousculer les habitudes du groupe.

C’est de cette volonté qu’est née AccorLocal. Nous sommes partis du constat que les hôtels n’ont que trop peu d’interactions avec le monde extérieur. Les clients passent devant les établissements de leur quartier chaque jour sans les identifier comme des lieux de vie, de partage. Les hôtels tels que nous les connaissons aujourd’hui sont des espaces en marge de la vie de quartier alors qu’ils pourraient y occuper une place de choix.

Avec AccorLocal, nous souhaitons transformer cette vision partagée par la plupart des Français en développant et multipliant les interactions avec les habitants de quartier, jusqu’à les rendre fréquentes et habituelles. L’objectif d’AccorLocal est d’ancrer les hôtels dans les espaces de vie commune et de les transformer en des lieux expérientiels plutôt que de passage.

  • Malou ​: ​Et combien d’établissements sont disponibles sur l’application ?

Pierre Lecat : Nous travaillons aujourd’hui avec 230 hôtels du groupe. Ce sont pour l’instant principalement des établissements parisiens ou de banlieue parisienne, mais nous sommes implantés dans une cinquantaine de villes en France. Nous débutons notre activité auprès du marché français, mais l’objectif est de nous étendre ensuite au-delà des frontières.

  • Malou ​: ​Que proposez-vous au sein des hôtels pour mener cette vision à bien ?

Pierre Lecat​ : Concrètement, nous proposons deux types d’activité au sein de nos hôtels :

  1. Des activités liées aux services déjà proposés dans les établissements : je pense notamment aux salles de sport, aux services de petit déjeuner et aux services liés à la food d’une manière plus générale (brunch, tea time…)...
  2. Et des activités qui demandent la mise en place de nouveaux services grâce à des partenaires que nous choisissons avec soin : le yoga, le pilates, le bodytech sont par exemple des activités que nous avons développées dans de nombreux établissements.

Ces activités sont proposées sur notre site internet et sur l’application. Les utilisateurs n’ont qu’à réserver la prestation dont ils souhaitent profiter. Deux objectifs principaux se cachent derrière la mise en place de ces activités. Le premier, c’est de transformer l’hôtel en un espace expérientiel et donc de transformer la vision que les Français ont de ces lieux. Le deuxième est de trouver une nouvelle dynamique financière au groupe. Celle-ci passe par l’optimisation des espaces non occupés qui sont très nombreux dans les établissements hôteliers, tels que les jardins, les parkings, les salles de réunions, etc.

AccorLocal répond à une demande sur le terrain

  • Malou ​: ​Les hôteliers sont-ils réceptifs à cette proposition de valeur ?

Pierre Lecat : Les hôtels du groupe n’ont aucune obligation à travailler avec nous. Tous ceux qui sont renseignés sur l’application et sur le site sont des hôtels qui se sont portés volontaires. Ils sont de plus en plus nombreux aujourd’hui car depuis la mise en place de l’application nous n’avons eu de la part des hôteliers que des retours positifs. Voyant que les propositions que nous faisons marchent chez leurs voisins, les hôteliers sont ravis d’entrer dans l’aventure et de travailler à nos côtés.

AccorLocal répond en réalité à une demande du personnel travaillant dans ces établissements : ils sont en demande de transformation de leurs espaces de travail dont ils souffrent du caractère furtif. Ils souhaitent aujourd’hui en faire de réels lieux de vie.

  • Malou : ​Certains hôtels avaient-ils déjà mis en place des démarches de transformation de ces espaces avant que vous ne collaboriez avec eux ?

Pierre Lecat : Oui ! L’une des activités dont nous sommes très fiers et qui fonctionne particulièrement bien auprès des populations locales a été mise en place par un Novotel avant que nous ne travaillons ensemble. Les cuisines de l’hôtel n’étant pas occupées tout le long de la journée, le personnel qui y travaille a proposé de mettre en place des cours de cuisine pour les enfants. C’est un moment d’échange privilégié qui ravit tout autant les cuisiniers que les commis d’un jour. Voyant que l’initiative rencontrait un réel succès, nous avons décidé d’une part d’intégrer ce service dans nos offres, mais aussi de le dupliquer au sein d’autres hôtels partenaires.

C’est une des nombreuses activités que nous développons pour les enfants. Ils sont un axe de développement de choix pour nous car ils nous permettent de toucher dans le même temps les parents qui peuvent eux aussi profiter de l’un de nos services, comme prendre un verre par exemple ou profiter du tea time.

L’offre food, un enjeu de taille pour les établissements hôteliers

  • Malou ​: J’imagine que les services de food and beverage sont particulièrement stratégiques pour vous ?

Pierre Lecat : Le food and beverage est effectivement l’un des principaux enjeux pour AccorLocal. Comme je vous le disais, AccorLocal a pour objectif de remplir les salles inoccupées des hôtels, le restaurant fait partie de ces espaces. L’idée est donc de changer les mœurs et les idées reçues des Français qui n’ont pas encore le réflexe d’aller dans un hôtel pour y manger ou boire un verre, alors que nous avons à disposition des offres de qualité.

  • Malou : Selon vous, quelles sont les forces et les faiblesses d’un restaurant se situant au sein d’un établissement hôtelier ?

Pierre Lecat : Je pense que les établissements de restauration se situant dans des hôtels peuvent souffrir de l’apposition de la marque de l’hôtel à leur nom.​ Il est à mon sens plus intéressant pour eux de développer leur propre marque - du logo jusqu’au nom - de sorte à ce qu’ils développent une identité bien à eux​. C’est ce qui leur permettra de contourner les réticences des Français à aller manger à l’hôtel. L’idée serait peut-être de créer une marque de restaurant propre au groupe hôtelier. Je pense aux Novotel par exemple, qui pourraient tout à fait décliner une marque de restauration sur tout le groupe.

6 nouvelles fonctionnalités de Facebook et Instagram à suivre de très près

1 heure 20. C'est le temps que passent chaque jour en moyenne les Français sur les réseaux sociaux. Ces outils sont devenus indispensables aux entreprises qui y trouvent des opportunités non négligeables d'acquérir de nouveaux clients.

Photo nouveautés Facebook et Instagram

La Food est l'une des thématiques favorites des socionautes. La preuve en est, le hashtag "Food" a été indiqué à lui seul plus de 300 millions de fois sur Instagram en 2017. Les restaurateurs trouvent donc sur ces réseaux une audience particulièrement intéressée et alerte. Mais il ne suffit pas d'être présents sur les plateformes sociales pour capter l'attention de cette audience exigeante : il est nécessaire d'y effectuer une veille régulière des nouveaux usages disponibles, et de les mettre en pratique intelligemment. Mais cette veille n'est pas simple, Facebook et Instagram, qui cumulent à eux deux près de 50 millions d'utilisateurs en France, évoluent vite et ne dorment jamais. Voici donc en cette rentrée 2018 un récapitulatif des nouveautés et des annonces faites par Facebook et Instagram cet été.

1. Facebook officialise la création de sa plateforme de mise en relation entre marques et influenceurs

Nous vous expliquions il y a quelques temps les avantages de mettre en place une stratégie de marketing d'influence pour votre restaurant. 8 Français sur 10 déclarent en effet avoir découvert au moins un produit grâce à un influenceur. Leur pouvoir de prescription n'est donc plus à prouver, et Facebook l'a bien compris. Le 22 juin dernier, le géant du net a officialisé une promesse qu'il faisait depuis plusieurs mois à ses utilisateurs : la création d'une plateforme simplifiant les échanges entre marques et influenceurs.

"Brand Collabs Manager" a été pensée pour faciliter la mise de place de collaborations pertinentes. Pour cela, l'usage de la plateforme se veut simple : il suffit aux marques et aux influenceurs de s'y inscrire et d'y insérer un maximum d'informations sur la nature de leur offre. Ainsi, lorsqu'une marque prépare une campagne de Marketing d'Influence, elle peut trouver sur Brand Collabs Manager des collaborateurs adaptés à ses besoins. L'âge, le sexe, les centres d'intérêt, mais aussi l'audience des influenceurs inscrits sur la plateforme sont analysés pour ne faire ressortir que les candidats les plus pertinents. La marque peut ensuite visualiser leur profil sur lequel est renseignée sa description, mais aussi ses dernières collaborations. Si l'influenceur intéresse la marque, cette dernière peut lui proposer une collaboration directement sur la plateforme. En revanche, si la collaboration n'aboutit pas, la marque peut rechercher d'autres profils aux audiences similaires.

 

Brand Collab Manager la nouvelle plateforme Facebook

La relation n'est pour autant pas unilatérale. Les influenceurs ont eux aussi un rôle à jouer car ils peuvent manifester leur intérêt pour une marque en likant leur profil.

Disponible pour le moment aux Etat-Unis seulement, Brand Collabs Manager devrait faire son arrivée sur le marché français d'ici peu de temps. Pour les plus curieux, il est possible de s'inscrire sur la plateforme américaine en tant que marque ou qu'influenceur et d'y évoluer directement.

2. Les stories Facebook hébergeront bientôt des publicités

Plus de 150 millions de personnes utilisent chaque jour les Stories Facebook. Le succès de ce nouveau format ne se faisant plus attendre, il n'est pas étonnant que le réseau social ait annoncé en fin mai la possibilité d'y insérer dans très peu de temps des publicités.

Il s'agira de vidéos de 5 à 15 secondes que l'utilisateur pourra décider de regarder ou d'ignorer. Leurs contenus ne permettront à priori pas dans un premier temps d'y intégrer des Calls to Action, mais la fonctionnalité devrait être mise en place dans les mois suivants les premières utilisations. Ce nouvel outil permettra aux marques d'étendre la portée de leurs publicités Facebook, pour le moment visibles uniquement dans le fil d'actualité des utilisateurs. Dans cette même logique, il sera également possible de partager de Facebook à Instagram ou d'Instagram à Facebook une publicité publiée au sein des stories.

3. Facebook travaille à la revalorisation des pages des entreprises locales

1.6 milliards d'utilisateurs de Facebook dans le monde disent être connectés à un commerce ou un service de proximité grâce à la plateforme. Mais le réseau social souhaite aller plus loin, et déclare aujourd'hui souhaiter faciliter ces rencontres. Pour cela, Facebook travaille à revaloriser les pages des entreprises locales telles que les restaurants, de sorte à rendre les interactions avec les clients plus fluides.

Ainsi, s'il est pas encore possible de réserver une table directement sur la plateforme, Facebook vient d'annoncer que la fonctionnalité était en cours de préparation. Un bouton "réserver" sera désormais disponible, comme le montre la photo ci-dessus. Le réseau social travaille également à la valorisation des principales informations telles que les photos les plus récentes ou les horaires du restaurant. Les recommandations des communautés, que la plateforme souhaite mettre plus en avant sur les pages locales, devraient elles avoir un onglet propre. Par ailleurs, l'application Local que nous vous présentions il y a quelques mois, aura désormais un onglet disponible directement dans le menu principal de Facebook.

4. Apparition de la fonction shopping dans les Stories Instagram

La fonctionnalité d’achat sur le fil d’actualité Instagram est un tel réel succès que le réseau social étend désormais sont service aux Stories. Il est en effet maintenant possible d'indiquer dans les Stories les produits disponibles à l'achat à l'aide d'un icône en forme de panier. Lorsque l'utilisateur appuie sur l'icône, il accède aux détails du produit et a la possibilité de procéder directement à l'achat en étant redirigé vers le site marchand.

Si cette fonctionnalité semble pour l'instant n'être utile que pour le shopping, elle laisse présager l'arrivée de ce même type d'outil pour les services, et notamment les restaurants.

5. Acheter et vendre des produits sur Instagram

La nouvelle version d’Instagram vient tout juste d'être dévoilée et apporte une modification importante qui tient en un mot : "paiement". Cette nouvelle option, située dans les paramètres du réseau social, permet d'ajouter une carte bancaire sur l'application.

Pour l'instant accompagnée d'aucune déclaration, cette modification laisse pour autant présager l'arrivée prochaine de la possibilité d'acheter des produits directement sur la plateforme, sans avoir à passer par un site marchand. Cela devrait faciliter le processus d'achat des utilisateurs qui n'auront plus à indiquer leurs informations bancaires à chaque nouvelle dépense. Encore une fois, cette fonctionnalité risque de faire de l'ombre à des plateformes telles que TripAvisor qui proposent des réservations de restaurants en ligne.

6. Ajouter de la musique dans les stories Instagram

Très plébiscitées par les utilisateurs, les "stories" font partie des formats favoris des annonceurs. Et pour cause : un tiers des stories les plus regardées ont été publiées par des marques. Ces dernières vont pouvoir faire preuve de plus de créativité encore car une nouvelle fonctionnalités vient de faire son arrivée sur la plateforme : il est désormais possible d'insérer de la musique à ses créations !

En tapant sur l'icône de note de musique, l'utilisateur a accès à une bibliothèque musicale dans laquelle il peut rechercher des titres spécifiques. Plus précis encore, il est possible de ne sélectionner qu'une partie du titre. Si le titre que vous convoitez n'est pas disponible, pas de panique : Instagram a annoncé ajouter de nouvelles chansons chaque jour à sa bibliothèque.

Instagram : un nouveau sticker chat pour entamer des discussions avec ses abonnés

Un nouveau sticker « Chat » a fait son apparition sur Instagram début juillet 2019. Grâce à lui, il devient possible de créer des conversations de groupe et d'inciter - dans ses stories - ses abonnés à y prendre part. A quoi est-ce que cela pourrait servir ? Cela s'avère très pratique pour répondre à des questions de ses abonnés en direct, et pour enrichir la relation entretenue avec ses clients ! Cela permettra notamment d'ouvrir une nouvelle forme de réservation en ligne !

Facebook et Instagram, deux plateformes aux logiques complémentaires

Ces 6 nouveaux outils déjà en usage ou à venir sont à guetter de très près par les communicants et marketeurs. Ils sont le reflet de nouveaux usages des socionautes, des tendances à venir mais aussi de l'évolution de ces médias. Les réseaux sociaux évoluent vite et adoptent des logiques parfois différentes que celles observées par le passé. Ainsi, si Facebook reste la première plateforme sociale, 68% des Américains déclarant y être inscrit, il semblerait que le géant du net prenne un tournant plus professionnel pour laisser la place de réseau "social" à Instagram. La plateforme Brand Collabs Manager en est un exemple probant : Facebook sera utilisé comme un espace de mise en relation entre professionnels et de conception des collaborations, tandis qu'Instagram entrera dans le domaine de l'application de ces actions de communication.

Concurrents par le passé, ces deux réseaux sociaux appartiennent désormais au même groupe et semblent adopter des logiques complémentaires, permettant à la fois l'étendue des audiences (comme nous l'avons vu avec les publicités en Stories) et le partage de compétences.

 

Si vous avez des questions, n'hésitez pas à nous contacter.

8 conseils pour détecter les faux influenceurs

Les influenceurs sont devenus en quelques années des partenaires de choix pour les annonceurs. Véhiculant une image d'authenticité et de proximité, ils sont aujourd'hui considérés comme 92% plus crédibles que les marques sur les réseaux sociaux. Mais tout n'est pas rose dans le monde des collaborations entre annonceurs et influenceurs, un fléau ronge en effet le milieu : les comptes truqués.

Aujourd’hui, tout s'achète sur les plateformes sociales : abonnés, likes, et même commentaires… certains influenceurs n'hésitent pas à faire appel à des entreprises commercialisant ces données pour grossir artificiellement leurs statistiques et obtenir des partenariats plus fructueux. Problème : ces faux influenceurs possèdent en réalité une communauté très peu engagée qui ne promet que de faibles résultats aux collaborations. Ces pratiques ont été à de très nombreuses reprises critiquées par les annonceurs et par les influenceurs eux-mêmes. En janvier dernier, le New York Times a publié une enquête mettant en lumière la vente de followers par l'entreprise Devumi via une base de 3.4 millions de faux comptes. Le scandale éclatait.

Ces fakes influenceurs sont devenus la bête noire des marketeurs et communicants. Mais comment réussir à distinguer vrais et faux comptes ? Comment détecter les influenceurs aux communautés gonflées ? Nous vous donnons aujourd'hui 8 conseils à suivre pour mettre en place des collaborations solides.

1. S'armer d'outils

Seul, il vous sera compliqué d'obtenir des réponses suffisantes pour savoir si les comptes sur lesquels vous vous penchez sont authentiques ou non. Il est donc important, lorsque vous vous lancez dans la vérification de comptes d'influenceurs, de s'armer d'outils de qualité qui vous donneront des insights précis sur les comptes en question.

Nous vous conseillons de faire confiance à HypeAuditor et à Social Blade, qui rendent tous deux comptes de l'état actuel des profils convoités. Vous pourrez y retrouver le taux d'engagement, la qualité des communautés, et de l'engagement de celles-ci. Des graphiques sont également disponibles et permettent de se rendre compte en un clin d'oeil de l'évolution des comptes.

Nous avons testé pour vous les deux plateformes en prenant l'exemple de l'influenceuse Parisianavores, que nous recommandons comme l'un des meilleurs influenceurs Food avec lesquels travailler en 2018.

2. Vérifier s'il s'agit d'un compte certifié

Plusieurs plateformes sociales telles que Facebook, Instagram ou encore Twitter, permettent depuis plusieurs années maintenant de vérifier l'authenticité des comptes de personnes influentes. Cet outil répond à un problème récurrent sur ces réseaux : de nombreux faux comptes de personnalités et célébrités sont créés par des malfaiteurs. Le premier réflexe à avoir est donc de vérifier si le badge bleu, comme présent ci-dessous sur le compte de Margot de youmakefahion, est accolé au pseudonyme de l'influenceur. Si tel est le cas, n'hésitez pas une seconde, c'est qu'il s'agit d'un compte certifié par le réseau social et qu'il ne s'agit pas d'un faux influenceur.

Pour autant, il n'est pas suffisant de se reposer sur cette certification qui n'est réservée qu'aux personnalités aux communautés importantes. Les micro-influenceurs, mais aussi une grande majorité des influenceurs classiques, ne peuvent pas prétendre à cette insigne. Pour repérer les tricheurs, il est donc nécessaire de se pencher sur d'autres critères.

3. Se pencher sur l'évolution de sa base d'abonnés

Le premier critère sur lequel il est important de se pencher est la linéarité de l'évolution du nombre d'abonnés de l'influenceur. Si vous constatez qu'il a gagné un nombre important d'abonnés en une journée seulement, cela signifie certainement qu'il a opté pour l'achat d'une base de followers. Une évolution en dent de scie du nombre d'abonnés, avec des périodes de fortes acquisitions suivies de pertes, n'est donc pas bon signe.

Pour autant, acquisitions importantes ne sont pas nécessairement synonyme de tricherie ! Il est important de vérifier que ces acquisitions ne soient pas tout simplement expliquées par l'activité de l'influenceur avant d'effectuer des jugements hâtifs. Ainsi, si le possesseur du compte a effectué une activité médiatisée (un partenariat, une prestation sportive ou encore une intervention dans un média...) ce pic est explicable et l'influenceur est fiable.

Sur cet exemple l'on peut ainsi voir que la plateforme Social Blade indique qu'Anaïs, du compte Parisianavores, a gagné plus de 1 000 followers en quelques jours. L'on pourrait considérer ce pic suspicieux, mais il suffit de se rendre sur son compte Instagram pour observer qu'il correspond à la publication, le 18 août, d'une photo de son mari et de son nourrisson qui a connu un grand succès (plus de 2 300 personnes l'ont likée et plus de 80 l'ont commentée).

4. Vérifier son taux d'engagement 

Un influenceur ayant une forte communauté à son actif mais ne générant que peu de réactions sur ses posts a très probablement gonflé le nombre de ses followers. Il est important de comprendre que la force de la communauté ne se calcule pas de façon quantitative, mais de façon qualitative. Ceux que l'on appelle les micro-influenceurs sont ainsi de plus en plus valorisés par les annonceurs car, même si leurs communautés ne sont pas les plus importantes, elles sont celles qui sont les plus engagées. C'est en effet à la relation qu'entretient l'Instagramer ou le Youtuber avec sa communauté et aux interactions qui sont générées qu'il vaut mieux se référer. L'important est de calculer le taux d'engagement du compte en rapportant le nombre de likes moyen générés sur les derniers posts au nombre de followers du compte. L'on considère que si ce taux est inférieur à 2%, il vaut mieux rester méfiant.

Les plateformes Social Blade et HypeAuditor présentent toutes deux l'Engagement Rate (ER) des influenceurs. Sur l'exemple ci-dessous, tiré du site HypeAuditor, l'on voit ainsi que le taux d'engagement est indiqué à 4.97%. Ce taux étant bien supérieur à 2%, il n'y a aucun doute sur l'authenticité du compte Parisianavores.

5. Comprendre la communauté qui le soutient

Suivre quelqu'un sur les réseaux sociaux dans l'espoir qu'il nous suive en retour est une pratique courante chez les influenceurs. Cela leur permet de gonfler leur communauté sans avoir à recourir à l'achat de followers. Il est donc important de vérifier le ratio abonnés / abonnements de l'influenceur : si le compte possède un nombre d'abonnements quasiment aussi important que le nombre d'abonnés, c'est qu'il a certainement eu recours à cette pratique. Or, celle-ci révèle une audience peu intéressante pour les annonceurs car elle ne rapporte généralement qu'un très faible taux d'engagement.

Pour aller plus loin, il est important de vérifier que les followers sont réellement intéressés par le contenu publié sur le compte. Pour se faire, ils sont habituellement classés selon trois catégories :

  • les "real people", qui sont les plus intéressants car ils représentent ceux qui ont suivi le compte par réel intérêt,
  • les "mass follow",
  • et les "suspicious accounts".

Ces deux dernières catégories sont plus problématiques. Les mass follow rassemblent les comptes suivant de très nombreuses personnes. Ils sont une audience assez peu qualitative car ils sont souvent noyés par les posts des différents comptes qu'ils suivent : vous avez alors peu de chance qu'ils aperçoivent le vôtre dans leur fil d'actualité. Les "suspicious accounts", eux, représentent les comptes fantômes ou bien les comptes générés par des bots. Ils n'ont évidemment aucun intérêt pour vous car ils ne sont pas de réelles personnes.

Si le taux de mass-follow et de suspicious accounts atteint plus de 30%, ne vous fiez pas à cet influenceur et passez votre chemin : sa communauté ne sera probablement que très peu engagée.

6. Vérifier la nature des commentaires postés

Il est important de prendre le temps d'inspecter les commentaires postés. Un taux élevé de commentaires ne signifie pas nécessairement une communauté engagée ! Aujourd'hui, une grande majorité de ce qui constitue les KPIs des réseaux sociaux peuvent être achetés, y compris les commentaires. Ainsi, si les commentaires postés sont extrêmement génériques ou se réduisent à des onomatopées ou des emojis, il y a de fortes chances qu'ils aient été achetés par l'influenceur et aient été publiés par des bots. Les commentaires les plus authentiques seront ceux qui auront un rapport direct avec la publication, ou bien ceux mentionnant d'autres comptes.

 

Ci-dessus, l'on voit donc qu'Anaïs a publié sur son compte une photo de son conjoint et de son bébé. Les commentaires font ici référence de façon très précise à la publication : au texte que l'influenceuse a posté pour le premier, et à la photo pour le second. Vous pouvez donc être sûrs qu'il ne s'agit pas de bots.

7. Mesurer l’autorité de l'influenceur

Mesurer l'autorité d'un influenceur peut aussi être gage de la qualité de son audience. S'il est suivi par plusieurs influenceurs importants et qu'il est régulièrement mentionnés par ses homologues, cela est souvent bon signe car cela signifie que la communauté d'influenceurs reconnaît le compte comme étant sérieux. N'oublions pas que les influenceurs sont les premiers à dénoncer les faux comptes qui ternissent leur image aux yeux de leurs audiences et des annonceurs. En juin dernier, l'Instagrameur et Youtuber Guillaume Ruchon, qui travaille sous le pseudonyme Guiruch s'est penché sur l'analyse de 10 comptes d'Influenceurs pour dénoncer les dérives du milieu.

Suite à la vidéo qu'il a publiée et qui a eu un succès très important, Guillaume a été victime de la colère de certains de ses pairs tricheurs, comme en témoigne la publication ci-dessus.

8. Regarder de plus près si les abonnés les plus actifs sont principalement des influenceurs

Mais, à contrario, il faut aussi se méfier de ces communautés d'influenceurs. Certains d'entre eux ont mis en place une pratique encore peu connue du grand public : les pods. Ce sont des regroupements de personnes qui se regroupent en conversations privées et s'y encouragent à liker et commenter les posts d'autres influenceurs. Cela leur permet d'obtenir un meilleur positionnement sur l'application. Les résultats en sont évidemment faussés car le taux d'engagement ne représente pas l'intérêt porté par les personnes ayant commenté ou liké le contenu posté. Il est donc recommandé de surveiller l'identité des abonnés les plus actifs : s'ils sont principalement des influenceurs, ce n'est pas bon signe.

Conclusion :

La confiance est la clé de la réussite d'une collaboration entre marques et influenceurs. Les polémiques générées ces derniers mois par les médias et les communautés d'influenceurs ont forcé ces derniers à montrer patte blanche et à prouver leur authenticité aux annonceurs mais aussi à leurs followers. Il est désormais évident que le principal critère de sélection d'un influenceur ne doit pas se placer sur la quantité de son audience, mais bien sur la qualité de celle-ci. Il est donc à noter qu'il est parfois plus intéressant de travailler aux côtés de micro-influenceurs qui bénéficient d'une audience extrêmement engagée (60% plus élevée que les comptes très populaires) plutôt qu'aux côtés de personnalités aux milliers voire millions de followers qui leur sont en réalité peu fidèles.

 

Si vous avez la moindre question, n'hésitez pas !