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Stories Instagram : pourquoi et comment les intégrer à la communication digitale de son restaurant ?

500 millions d'utilisateurs consultent ou publient chaque jour des stories Instagram. L'ampleur du phénomène confirme que les stories sont devenues un outil indispensable pour créer du lien avec ses abonnés, partager des moments d'authenticité et ainsi œuvrer à les fidéliser. Les restaurants ont tout intérêt à intégrer les stories à leur stratégie de communication :Stories Instagram : pourquoi et comment les intégrer à la communication digitale de son restaurant ?Lancé en 2013 par Snapchat, le réseau social préféré des Millenials, les stories sont caractérisées par leur caractère éphémère. Ce format, qui prend la forme de courtes vidéos de 15 secondes maximum ou de photos, n'est visible que 24 heures pas les internautes. Elles peuvent désormais être archivées et placées en Unes de votre profil Instagram. Elles deviennent alors pérennes et peuvent être d’excellent moyen de mettre en valeur les coulisses de votre restaurant

Le phénomène a rapidement intéressé les autres réseaux sociaux. Instagram, Facebook, puis WhatsApp se sont emparés les uns après les autres de la tendance en les adaptant à leur plateforme.

Il y a quelques semaines, c'était au tour du service de musique Spotify, d’annoncer son appropriation du phénomène en les baptisant storylines.

Alors plus aucun doute ne plane sur l'avenir de ce format désormais incontournable. Les stories Instagram, mais aussi Facebook et Snapchat, font aujourd'hui partie intégrante du quotidien des Français, qui les consomment de façon de plus en plus soutenue. Ces usages en font des opportunités non négligeables pour les entreprises qui peuvent les utiliser comme des points de contact privilégiés avec leurs cibles. En quelques années, les stories sont ainsi devenues un outil de communication de premier ordre, surtout pour les restaurants qui y voient un moyen de réinventer leur storytelling et de renforcer leur notoriété.

Mais comment expliquer le succès de ce format médiatique ? Comment l'intégrer dans la stratégie de communication de son restaurant ? Comment bien maîtriser l'outil ? Quelles sont les pratiques inspirantes à retenir dans le secteur de la restauration ? Réponses dans cet article.

1. Décryptage : la tendance stories au cœur des réseaux sociaux

Les chiffres du succès

Revenons tout d'abord sur les chiffres qui caractérisent ce succès.

Nous le disions,  500  millions d'utilisateurs consomment chaque jour des stories sur Instagram. Et ce nombre déjà conséquent ne fait qu'augmenter. En hausse de 842% depuis leur insertion en 2016 sur la plateforme, la consommation de stories connaît une croissance 15 fois plus importante que les formats classiques développés sur Instagram. Et le réseau social ne compte pas se satisfaire du nombre actuel de consommateurs : de nouvelles fonctionnalités sont introduites par le réseau social chaque mois, et attirent toujours plus de curieux.

Alors forcément, les entreprises ont tout intérêt à profiter du phénomène et à intégrer ces usages et ces outils dans leurs stratégies de communication. En effet, 80% des utilisateurs Instagram suivent au moins une entreprise. Et cela fonctionne ! Les contenus Instagram génèrent 4 fois plus d'interactions comparé à Facebook.

Mais comment expliquer le succès de ce format ?

Les stories, un succès proche de celui de la success story de la vidéo

Ce succès grandissant fait écho à une seconde success story web : celle du format vidéo. Et pour cause : 81 % des consommateurs déclarent avoir déjà été convaincus d’acheter un produit ou un service en regardant la vidéo d’une entreprise. Plus poignant encore : 85 % d'entre eux déclarent souhaiter voir davantage de vidéo de marque.

C'est certainement de cette tendance qu'ont profité les stories dans un premier temps. La vidéo est en effet depuis quelques années maintenant, le format phare des réseaux sociaux puisque presque 90% des entreprises en produisent spécialement pour ceux-ci. C’est sur Facebook qu’elle règne en maître puisque 81% de ses contenus sont audiovisuels.

Pour s'en convaincre, il suffit d'observer l'évolution du nombre de médias sociaux entièrement consacrés à la vidéo sur Facebook ou encore de voir les nouveaux formats consacrés aux réseaux sociaux développés par les plus grands médias français.Les médias et la vidéo sur les réseaux sociaux en échos aux stories Résultat, le temps passé à regarder des vidéos sur les réseaux sociaux a augmenté de 80% entre 2017 et 2018, et on estime que 4 fois plus de vidéos sont créées tous les jours sur les plateformes sociales. Les usages sont tels qu'il n'y a rien d'étonnant à voir ces deux courbes évoluer en parallèle, sachant que les stories hébergent souvent des formats vidéos, ou bien des images animées d'emojis ou de GIFs.

Mais l'explication du succès des stories ne peut s'arrêter là. Elles sont en réalité surtout le reflet d'une réponse à une demande d'authenticité, de proximité et de spontanéité des consommateurs.

Liberté, authenticité, proximité, spontanéité : les clés du succès des stories

Les stories répondent à une évolution du rapport entre entreprises et consommateurs. Ces derniers rejettent de plus en plus le modèle classique de publicité, qu'ils considèrent comme trop intrusifs et sont en demande d'une reprise de pouvoir.

  • La reprise de pouvoir de l'internaute, au profit des entreprises

Le nombre grandissant d'internautes utilisants des Adblockers (600 millions de personnes) est un indicateur fort des désirs des consommateurs : les Français ont de moins en moins envie de subir le contenu qu'ils consomment, notamment sur les réseaux sociaux.Grâce aux stories les consommateurs reprennent du pouvoir sur les réseaux sociauxLes murs d'actualité bondés lassent de plus en plus, laissant une place de choix aux stories pour se développer. Et pour cause : l'avantage principal de ce format réside dans la façon dont le socionaute les aborde. Le contenu ne s'impose plus aux internautes, mais laisse les internautes venir vers lui. Même si les stories sont fortement mises en avant par les plateformes (en haut de leur page d'accueil pour Facebook et Instagram par exemple), l'internaute décide de les consommer ou de les ignorer. Les stories ont donc fortement transformé le comportement des utilisateurs des plateformes sociales en leur redonnant un certain pouvoir.

  • Une augmentation des interactions entre entreprises et consommateurs

Les stories ont également participé au renforcement du lien entre les consommateurs et les entreprises qui publient du contenu sur les réseaux sociaux. De nombreuses fonctionnalités ont été ajoutées par Facebook et Instagram pour faciliter les interactions entre auteurs et lecteurs du contenu publié au sein des stories. Sondages, questions/réponses, barres de satisfactions... sont désormais autant de possibilité d'interagir avec sa communauté, et autant de moyens de diversifier la manière dont les entreprises s'adressent à leurs audiences sociales. Le feed de leur compte, toujours aussi important, n'a pas la même tonalité que les stories qui sont souvent plus directes et qui créent une relation de forte proximité avec les utilisateurs.

  • Un format authentique qui pousse à la proximité

Les stories sont idéales pour valoriser les événements vécus en direct. De courtes vidéos ou photos prises sur le vif permettent de témoigner de l'instant présent auprès de sa communauté. L'éphémérité de ces publications rendent cette utilisation particulièrement propice au format. Plus besoin de s'inquiéter de la perfection de son post car il ne sera pas gravé dans le marbre. La spontanéité est donc placée au cœur des stories, qui jouissent ainsi d'une image d'authenticité auprès de leur public.Les stories, un contenu authentique à partager avec son audiencePour les entreprises, ces moments de vie capturés et partagés avec leur communauté permettent de créer une forte proximité avec elle. Les lecteurs des stories ont la sensation d'entrer dans le quotidien de l'entreprise. Ce sentiment s'accompagne également d'une impression d'exclusivité : l'internaute accède à l'intimité de la marque qui accepte de lui montrer, pour 24 heures seulement, ces moments jusque là gardés secrets.

Les stories permettent donc aux établissements de créer une relation forte avec leurs communautés sociales parmi lesquelles se cachent de nombreux clients potentiels. Elles sont l'occasion de leur raconter des histoires plus intimes, et de renforcer le storytelling. C'est particulièrement le cas pour les restaurateurs qui ont matière à montrer les coulisses des cuisines, l'arrivée des produits, la préparation de la salle, les moments de décompression du staff... Avec les stories, ils peuvent partager un contenu différent de celui qui nourrit déjà leurs comptes sociaux.

Enfin, la visibilité générée par ce format est plus importante que les posts. Ces derniers peuvent se noyer sur la timelines des actualités et  donc passer facilement à la trappe. Les stories sont mises en avant au sommet des fils d’actualité en fonction du moment de leur publication et sont visionnées par les internautes à la suite.

Mais que raconter au sein de ses stories ? Quelles sont les bonnes pratiques à suivre ? Voici 6 exemples de stories inspirantes à ne pas hésiter à reproduire pour la communication digitale de son restaurant !

2. 6 exemples de pratiques inspirantes à reproduire au sein des stories de son restaurant

Nous avons analysé pour vous quatre restaurants aux stratégies digitales réfléchies et impactantes : Big Fernand, Big Mamma, Pizzou et PNY.

1- Valoriser ses équipes

Les stories sont le parfait moyen de montrer à ses potentiels clients l'atmosphère qui règne au sein de son restaurant. Et pour cela, quels meilleurs ambassadeurs que les personnes qui y travaillent au quotidien ? Les utilisateurs de Facebook ou d'Instagram seront ravis de découvrir les personnes qui les accueilleront dans l'établissement. Alors n'hésitez pas à mettre en avant les membres de votre équipe, et même à les taguer, cela montrera l'implication et leur fierté de travailler dans votre restaurant.Présenter ses équipes dans ses stories une bonne pratique pour les restaurants

Big Mamma, qui valorise ici à gauche l'un de ses barmen au sein d'une story fixe* nommée "No Fucking Entry", et Big Fernand qui présente à droite la joie de vivre d'une de ses recrues, mettent tous deux cette stratégie en place au quotidien. Les deux enseignes mettent particulièrement en avant l'atmosphère détendue du restaurant dans leur communication. Les membres de leurs équipes souriantes, jeunes, dynamiques en sont les meilleurs représentants, ils font donc le choix de leur donner une visibilité importante et les transforment ainsi en leurs premiers ambassadeurs.

*Les stories fixes sont des stories figées en haut de la page Instagram du compte. Ces stories ne sont plus éphémères et permettent de valoriser sur le long terme ses contenus. Elles sont un très bon moyen de contrer la durée d'existence réduite des stories classiques, tout en conservant ses avantages (liberté de lecture de l'internaute, mise en avant en haut du compte, spontanéité, authenticité...).

2 - Montrer les coulisses du restaurant

Les stories permettent également de montrer ce que les clients ne voient pas de votre restaurant lorsqu'ils viennent. Vous pouvez ainsi vous amuser à leur montrer l'envers du décor : vous avez l'habitude de mettre la musique à fond et de chanter à tue-tête en faisant le ménage une fois que les clients sont partis ? C'est le moment de leur montrer ! Ils seront ravis de voir que votre restaurant est un lieu dans lequel il fait bon vivre, y compris lorsque ses portes ne sont pas ouvertes au public. Vous pouvez également mettre en avant le travail que vous fournissez pour les accueillir : découverte des produits, recettes, décoration... Soyez inventifs !montrer son travail dans ses stories

PNY a décidé par exemple de montrer les coulisses du travail réalisé par les équipes du restaurant et de mettre l'eau à la bouche à sa communauté en précisant dans sa story que de nouvelles recettes de burgers étaient en préparation. Cela permet notamment à PNY de valoriser le travail fait en cuisine et de montrer que les recettes proposées à la carte sont uniques.montrer les coulisses de son restaurant dans ses storiesBig Fernand aussi a souhaité montrer l'envers du décors de son restaurant à ses abonnés, et il l'a fait de manière très originale et interactive. Il y a quelques semaines, l'enseigne a mis en place un jeu de questions-réponses avec sa communauté. Le principe était simple : les socionautes pouvaient poser toutes les questions qui leur passaient par la tête, et l'enseigne leur répondait en toute franchise. Leurs abonnés s'en sont donnés à cœur joie et ont posé les questions les plus farfelues auxquelles le représentant de Big Fernand n'a pas hésité à répondre (non sans humour !). Mais ce moment d'échange fut également l'opportunité pour le restaurant spécialisé dans les burgers, de présenter quelques secrets inconnus du public comme le nom du créateur de ses recettes.

3 - Valoriser ses abonnés et créer des communautés grâce aux stories

Les clients des restaurants publient très régulièrement des stories dans lesquelles ils taguent le compte Instagram de l'établissement. Ces contenus sont précieux pour vous car ils sont la preuve pour les socionautes que votre clientèle apprécie ce que vous proposez. N'hésitez donc surtout pas à partager ces stories en les insérant dans la votre !

A partir de 10 000 followers, Instagram vous offre la possibilité d'insérer l'outil Swipe-up au sein de vos stories, celui-ci vous permet d'inciter vos abonnés à en "voir plus" et à être redirigé vers le contenu de vos choix (site internet, article), sans quitter Instagram.

 

Les regrams en stories permettent de mettre son audience en confianceC'est ce que fait très bien Pizzou, en partageant très régulièrement du contenu publié par ses clients, et en y insérant des GIFs amusants. Cela valorise la clientèle et permet d'inciter les internautes à publier des stories au sein du restaurant. Ici, l'influenceur et journaliste Alexisthiebault est venu tester l'établissement et l'a partagé avec sa communauté au sein d'une longue story. Pizzou a valorisé cette visite virtuelle organisée par le journaliste au sein de sa propre story.inciter les stories dans son restaurantPNY a même mis en place au sein de son restaurant un procédé incitant fortement les clients à se prendre en photo et à les publier sur leurs comptes sociaux. Avant même de se rendre chez PNY, les clients savent qu'ils peuvent y faire une photo tendance dans le miroir prévu à cet effet situé dans les toilettes du restaurant et la publier sur leurs réseaux sociaux. L'enseigne repartage chacun des selfies au sein d'une story fixe. En taguant les clients jouant le jeu, PNY a réussi à transformer cette pratique en un véritable rituel de passage chez eux. Pour le restaurant, cette story fixe permet de valoriser l'extraordinaire communauté qu'il a réussi à créer. 

4 - Partager son savoir-faire ou celui de ses partenaires

Vous avez un savoir-faire qu'il ne faut pas que vous hésitiez à valoriser. Les stories vous permettent de publier des vidéos courtes qui peuvent, les unes après les autres, prendre la forme d'un tutoriel. Vous captiverez ainsi votre communauté qui sera ravie d'apprendre comment sont préparés vos plats, ou encore où vous dénichez vos produits. Vos clients déjà fidèles comprendront ainsi vos petits secrets, tandis que vos abonnés non encore initiés auront l'eau à la bouche et n'hésiteront plus à passer le pas de votre porte.montrer la provenance de ses produits dans ses storiesBig Fernand a ainsi valorisé la provenance de la viande présentée à sa carte au sein d'une story fixe nommée "Nos viandes". Ce format horizontal immersif, transporte le socionaute en Bourgogne, dans les fermes dans lesquelles les créateurs de l'enseigne sourcent leur viande. Ces derniers, présents dans la vidéo, emmènent les internautes à la rencontre d'éleveurs qui expliquent pourquoi la viande de chez Big Fernand est d'une qualité d'exception. Rassurant pour les clients ou futurs clients, ce format permet également de leur apprendre de nombreuses choses.

5 - Demander l'avis de sa communauté

Il est désormais possible de créer des sondages au sein de ses stories. Cet outil, qui comptabilise même les votes et les donne à voir aux personnes ayant participé, permet aux restaurateurs de demander l'avis de ses clients sur un produit, l'ajout d'une recette à sa carte, ou bien sur n'importe quelle question décalée.

Par le biais du sondage, vous remettez vraiment au centre de vos préoccupations et de votre volonté de bien faire l’opinion de vos invités, ce qui peut vous faire un véritable coup de pub. Les avis récoltés pourront également vous permettre d’améliorer vos stratégies futures et d’éclairer une défaillance de votre offre que vous n’aviez pas remarquée. C’est également l’occasion de donner la parole à vos prospects avant qu’ils ne tentent leur expérience culinaire chez vous. 

Interactifs, amusants, et proches du mode conversationnel (principe de question / réponse), les sondages font partie des outils les plus propices à la prise de contact avec ses abonnés. utiliser les sondages dans ses stories

 

Les quizz sont aussi d’excellents moyens d'interagir avec votre communauté de manière ludique. Vous pouvez questionner vos abonnés et leur suggérer plusieurs réponses dont une que vous jugerez la "bonne réponse". Ce nouvel outil permet de nouer une relation de proximité avec vos participants puisque cela leur offre la possibilité d'en apprendre davantage sur votre restaurant (les recettes, l'histoire de votre restaurant, le nom de vos produits) tous les petits détails qui participent à la vie quotidienne de votre établissement.

Dans cet exemple, Big Mamma s'est ainsi amusé à demandé à ses abonnés quel était leur plat favori parmi les deux spécialités de l'enseigne : les pizzas et les pâtes. Résultat : une écrasante majorité des followers de Big Mamma préfèrent visiblement le premier choix ! Si cette réponse n'apporte aucun intérêt particulier au lecteur sur le restaurant, il permet d'amuser les utilisateurs, et de mesurer leur engagement. 

6- Partager ses actualités et générer des résas

Depuis peu, vous pouvez également partager un évènement dans votre story et savoir si celui-ci est susceptible de susciter de l’intérêt auprès de votre communauté. Vous pouvez y insérer un autocollant afin que votre communauté puissent directement répondre à votre invitation. Dans cette hypothèse, l'outil swipe up peut vous permettre d'offrir la possibilité de réserver directement à votre communauté depuis Instagram !

7 - Présenter ses exclusivités

Enfin, les stories sont l'espace idéal pour présenter à sa communauté ses nouveautés ou ses exclusivités. Comme Pizzou, n'hésitez donc pas à y présenter vos plats, desserts ou encore boisson du jour ou du moment.valoriser ses nouveautés au sein de ses storiesCes stories vous permettront, c'est certain, de convertir plus d'un gourmand en client du jour.

3. Les outils pour réussir vos stories

Pour réaliser vos stories, de nombreux outils existent pour vous aider à les embellir ou à les rendre plus interactives. 

Pour réaliser vos stories, pas de panique si vous n’êtes pas un prodige du design, beaucoup d’outils faciles à utiliser sont proposés sur le web pour embellir vos contenus :

Mojo est une application à télécharger sur le store, disponible en version gratuite. Elle vous permet de réaliser des enchaînements de plusieurs photos, de réaliser des présentations soignées et travaillées avec un choix imprenable de typologies. Ce n’est pas la seule, il en existe beaucoup d’autres tels que Typorama, InShot, Fotor…

Les applications Hype Type et Quik sont un excellent moyen d’offrir des textes animés et d’insérer de la musique dans vos stories.

Enfin, Data Story est un outil intéressant qui permet de réaliser des graphiques interactifs. Facile à utiliser, vous pouvez réunir vos données dans un tableau Excel puis vous n’aurez qu’à sélectionner la zone que vous souhaitez transformer visuellement sous forme de graphique. Vous pouvez choisir la présentation qui vous semble la plus pertinente et l’insérer dans votre story.

Conclusion : les stories, un outil de communication indispensable et complémentaire des posts de son compte

Les stories valorisent donc un contenu lié à l'instant présent, au quotidien, un contenu proche de l'intime, de l'exclusif. Elles vous permettent de créer un lien fort avec vos abonnés, très nombreux à en consommer. Pour autant, ne négligez pas l'importance de votre compte. Les posts que vous publiez ne sont pas à négliger au profit des stories. Ils sont même à travailler avec une grande précision car l'ensemble des publications que vous partagez est le reflet de l'identité de votre restaurant. En un coup d'oeil, les socionautes doivent comprendre ce qui le caractérise, ce qui le rend unique.

Les stories sont donc en peu de temps devenues indispensables à une communication digitale moderne, tendance, interactive et impactante, mais elles n'ont pour autant pas balayé le contenu publié sous forme de post. 

Les offres de restauration en hôtellerie : une opportunité à saisir ?

Restauration, brunch, petit déjeuner, tea time... les occasions pour générer du revenu sur l'offre F&B (Food & Beverage) ne manquent pas aux hôteliers. Et ils sont de plus en plus nombreux à essayer de réaliser du chiffre d'affaires avec une clientèle non hébergée. Cette tendance n’est pas nouvelle, en 1995, déjà, l’Hôtel Costes s’implantait au cœur de Paris avec son restaurant qui animait le quartier et la rue Saint-Honoré. L’Hôtel Amour a lui aussi offert un cadre chaleureux et convivial aux Parisiens en 2006. 

Ces concepts de restaurants d’hôtels se sont multipliés ces dernières années, favorisés par l’arrivée de nouveaux concurrents sur le marché de l’hébergement (Airbnb…) et par la saisonnalité de l’activité qui peut avoir des conséquences désastreuses sur le chiffre d’affaires des hôtels. A travers, le Food & Beverage, l’offre hôtelière cherche à se réinventer notamment en misant sur la singularité et l’intimité des lieux. Le référent français en la matière est le Mama Shelter créé en 2008 qui fort de son succès s’est exporté dans les grandes villes de France et à l’étranger (Los Angeles, Istanbul). 

Cette nouvelle génération d’hôtels parie sur le lifestyle afin d’offrir à ses convives de véritables moments de vie. C’est d’ailleurs ce que décrit Serge Trigano, à l’origine de l’enseigne Mama Shelter lorsqu’il qualifie ses hôtels de « restaurants avec des chambres au-dessus ». En plus d’animer son établissement au quotidien, ces services contribuent à dynamiser le quartier et ses alentours. En effet, la visibilité et l’ouverture du rez-de-chaussée des hôtels attisent une nouvelle clientèle locale qui vient se mêler aux touristes. Comme l’exprime Pierre Moussié, propriétaire de l’Hôtel Providence : « Quand elle entre dans un hôtel, la clientèle étrangère veut être baignée dans Paris, pas se retrouver entre touristes pendant le petit déjeuner ». Le restaurant ou le bar est un beau moyen de générer une clientèle à la fois diversifiée et locale. Le créneau du Food & Beverage semble être une véritable opportunité à saisir pour les hôteliers puisqu’elle élargit leurs sources de revenus et réinsuffle de la vie et de la bonne humeur à l’hébergement touristique. La preuve en chiffres :

Les accords mets-cocktails, un pari gagnant pour les restaurants ? 9 adresses à tester à la rentrée !

Alcool, eau, café, thé, soft... les boissons ne sont pas à prendre à la légère dans les offres culinaires. Leurs recettes, leurs modes et moments de consommation sont en constante évolution. Elles peuvent se délecter seules mais ont également pour fonction de sublimer les plats et relever leurs ambitions gustatives. Le choix harmonieux d’une boisson et d’un plat n'est pas anodin, il est d'ailleurs honoré dans les accords mets-boissons.

accord mets-cocktails - restaurants -

La compatibilité gustative de certains ingrédients n'est plus à prouver. En témoigne, la naissance du "food-pairing" en 2007 qui est une méthode scientifique conceptualisée pour la première fois par le chef, d'origine indonésienne Sang-Hoon Degeimbre. En effet, elle consiste à débusquer les meilleures combinaisons d’aliments en fonction de leurs parfums et de leurs compositions chimiques. Cette démarche permet ainsi de créer de nouvelles associations de saveurs, de textures et de couleurs afin de toujours surprendre les convives et de leur faire vivre des expériences culinaires mémorables. De grands chefs du monde entier;  à l'instar du chef anglais Heston Blumenthal rendu célèbre avec son spectaculaire mariage caviar-chocolat blanc, se sont fait connaître grâce à ces nouvelles recettes.

food pairing - accord mets-boissons - accord mets-cocktails - heston blumenthal - chef britannique

Le chef Heston Blumenthal, source : WalesOnline

Le food-pairing englobe également l’accord met-boisson ou l’art de coordonner parfaitement le plat avec la boisson. Ce principe est assez ancien, il trouve son origine au XXème siècle, lors de l’apprentissage de la gastronomie française dans les écoles hôtelières. Il s’agissait traditionnellement d’assortir un plat d’un vin. En effet avec le développement du service séparé des plats à la fin du XIXème siècle, la recherche d'une alliance gustative entre le met présenté et le vin servi se constitue et deviendra un des principes de la gastronomie traditionnelle française. Ces accords mets-vins vont d'ailleurs s'ancrer dans les mœurs jusqu'à nos jours, en témoigne d'ailleurs l'existence d'applications de conseil en la matière.

accord mets-vins - vin et plat -association harmonieuse - vin blanc - poisson

N’avez-vous jamais entendu deux personnes qui s’accrochaient sur le choix du vin en arguant de la composition du plat dégusté ? En effet, il est habituellement admis qu’un poisson ou des fruits de mer se marient avec un vin blanc plutôt sec, que le célèbre foie gras s’accompagne d’un vin blanc moelleux tandis que le fromage s’accommode d’une belle robe rouge.

accords mets-vins - conventions sociales - pic nique

Aujourd’hui, seul 1 client sur 2 consomme une boisson alcoolisée en CHR (cafés, hôtels, restaurants). Nombreux sont les convives, le midi qui refusent la carte des vins pour rester productifs et lucides en entreprise. Le soir, la courbe n’est pas pour autant inversée, les clients peuvent ne pas commander de l’alcool pour des raisons sécuritaires (reprise de la route après le repas), religieuses ou de santé. Les individus ne sont pas non plus tous friands et gourmands d’alcool. Or le constat est sans appel, pour toutes ces personnes les alternatives à l’alcool sont souvent restreintes. La frustration des clients qui se trouvent devant le maigre choix d’un sirop à l’eau, d’un soda, d’une eau pétillante ou d’un jus de fruits peut être très grande surtout en période estivale ou de fête durant lesquelles l’alcool est encore très associé à la détente et à la célébration.

Face à cette réalité, les restaurants s’efforcent de miser sur de nouvelles offres de boisson soft plus élaborées et sophistiquées ou d’accompagner les boissons les plus consommées par les Français de propositions culinaires alléchantes, comme les offres de café/thé gourmand ou des formules petit-déjeuner qui servent une boisson chaude ou un jus d’orange pressé et une viennoiserie.

La boisson prend une réelle importance dans la restauration. Les évolutions des modes de consommation ont engendré des adaptations et des innovations dans l’offre des restaurateurs. Désormais les plats peuvent s’assortir avec du thé, du café, du saké, des spiritueux, de la bière ou encore des cocktails avec ou sans alcools. Le vin n’est plus toujours la boisson d’accompagnement star. Plus aucune règle ne prévaut : le café n’est plus associé à la fin du repas, le thé au goûter ou le cocktail aux soirées.

accords mets-boissons - tea - food

Aujourd’hui, le grand chouchou de l’accord met-boisson est l’accord met-cocktail. Pourquoi le cocktail constitue le choix gagnant d’un accord met-boisson ? Comme l’explique, le barman Thomas Girard, « le cocktail, contrairement au vin, œuvre d’un vigneron, permet d’inventer une boisson sur mesure pour une spécialité ». Le cocktail permet donc d’offrir une boisson unique adaptée à la nourriture qui accompagnera sa dégustation. La boisson est donc préparée en fonction du plat, elle n’est plus seulement choisie à l’instar du vin.

De plus, le cocktail peut être à la fois proposé avec alcool ou sans alcool, habituellement nommé le mocktail. Enfin, il s’accommode de toutes les formes de restauration, il peut être servi aussi bien avec du sucré, du salé et être présenté tant à côté d’un met étoilé que d’une planche afterwork en terrasse. En effet, comme le souligne Mickaël Guidot, auteur de l’ouvrage, “les cocktails c’est par sorcier”, le cocktail « demande plus de préparation que d’ouvrir une bouteille de vin, mais on agrandit le spectre aromatique : On peut passer de l’amer au floral, du salé au sucré ou encore ajouter des notes fumées ».

accords mets-cocktails -cocktails - spiritueux - rhum - vin - cocktails

Le cocktail est donc le choix parfait pour lancer vos accords mets-boissons et si vous n’étiez pas encore convaincus, on vous présente les accords mets-cocktails à ne pas rater en ce début de rentrée !

1. Le pionnier et l’incontournable Dersou

Dersou - accords mets-cocktails - Taku Sekine - 12ème arrondissement - Paris

C’est le chef japonais, Taku Sekine qui a expérimenté en premier l’accord met-cocktail dans son restaurant parisien Dersou. Accompagné d’Amaury Guyot son mixologue, il prolonge l’expérience culinaire grâce aux cocktails qu’il présente comme un véritable assaisonnement de ses recettes. Ses menus mets-cocktails sont au nombre de trois. Vous pouvez déguster au minimum 5 mets accompagnés de 5 cocktails différents et au maximum 7 liquides soigneusement pensés pour se marier avec la dégustation de 7 recettes différentes. Au-delà de la boisson et de la cuisine, c’est la présentation et la vaisselle qui participent à l’expérience du pairing puisque le contenant change à chaque service. De plus, les accords mets-cocktails sont renouvelés quotidiennement ! Pour vous donner l’eau à la bouche, on vous y décrit un accord proposé : le cochon ibérique accompagné de quinoa assaisonné à l’asiatique, de coriandre et de cacahuètes et assorti de sa boisson à base de whisky tourbé, porto et de jus d’orange réduit.

2. Clover Grill, l’accord viande-cocktail

Clover grill - Jean François piège - chef - accords mets-cocktails

Clover Grill est le restaurant carnivore de Jean-François Piège et de son épouse. Ici, ils vous proposent de déguster de la viande de qualité sous toutes ses formes : crue, braisée, fumée, rôtie, grillée… Et alors même que l’on associe traditionnellement la viande rouge à un bon verre de vin, les deux hôtes ont choisi de renverser les conventions en proposant un choix imprenable de délicieux cocktails avec ou sans alcool. Ils vous offrent des cocktails selon vos envies avec des ingrédients de saison qui se marient toujours à la perfection avec les recettes du Chef. En témoigne, le foie gras de canard en terrine grillé originaire des Landes accompagné d’un succulent Bloody Love Me à la tomate.

3. Fanfan, les accords franco-asiatiques

Fanfan - gastronomique Paris - franco-asiatique - accords mets-cocktails

Dans ce restaurant gastronomique franco-asiatique ouvert début mai, l’accord met-cocktail est également à l’honneur. Ici ce sont les bartenders John et Michaël originaires de Taïwan qui imaginent des cocktails à base de saké, de whiskies japonais et de fruits frais qui viennent accompagner les recettes du Chef, Julien Burbaud, ancien candidat de Top Chef. Vous ne trouverez pas les accords mets-cocktails à la carte, en effet pour une association harmonieuse, les mixologues taïwanais s’entretiennent chaque matin avec le Chef pour penser et créer ou bien choisir les boissons qui sublimeront les plats du midi et du soir.

Pour valoriser ces cocktails uniques dans la capitale, le bar de Fanfan est ouvert à tous. On peut venir y découvrir entre amis le « Negronie » version asiatique faite de Gin Japonais infusé au riz et thé Oolong. Certains optent pour le cocktail « Adieu ma concubine », servi avec une galette de riz et qui étonne par son goût de riz parfumé. Les plus téméraires pourront quant à eux savourer le gin infusé au bambou, fait maison.

À ces restaurants, d’autres se sont investis dans le bar à cocktails et proposent des assiettes à partager singulières qui raviront ceux qui aiment les snackings sophistiqués et élaborés.

4. Bonhomie, l’alliance des recettes du sud

Bonhomie - bar à cocktails - accords mets-cocktails - accords mets-boissons - paris

Source : http://www.barstalker.de

Bonhomie renouvelle véritablement le traditionnel apéritif planche mixte-vin rouge. Il propose des cocktails aux saveurs originales pour des afterworks aux petits oignons. Chez Bonhomie, ce sont des boissons hors paires et des formules à partager qui sont conseillées. La carte évolue au fil des saisons et constitue un fin mélange entre des recettes aux accents méditerranéens et orientaux. Nicolas Pla Gomez, le chef est au centre de la proposition culinaire, ses mets sont surprenants et audacieux en témoigne le chou-fleur rôti accompagné du börek, pain fromagé au kombi.

5. Uma, le food pairing Nikkei

UMA - accords mets-cocktails - cocktails et snacking

Source : So many Paris

Uma c’est a priori un bar à cocktails. Néanmoins, ses convives ne peuvent pas repartir sans avoir déguster les recettes issues des gastronomies japonaise et péruvienne à la carte. Ainsi, il est vous est conseillé de déguster un délicieux cocktail par exemple le Umartini/Gin à base de Gin, vermouth, huile d’olive infusée aux herbes et d’y découvrir une composition salée à partager telle que les Gyozas au canard laqué, les ceviches ou les tacos ! Les combinaisons sucrées salées y sont subtiles et pointilleuses.

6. Carbon et sa Mina, le restaurant bar à cocktails

Carbon - accords mets-cocktails - paris - la mina

Source : Sophia Vandenhoek

Le carbon est un restaurant qui cache à son rez-de-chaussée un bar à cocktails lui même nommé la Mina. Situé rue Charlot, ce restaurant retient également pour concept la combinaison cocktails et partage de belles assiettes savoureuses. Les convives peuvent facilement siroter un cocktail gourmand tel qu’un Hokusai à l’algue bleue et l'encre de sèche, associé à un met préparé par le chef suédois David Kjelstenius tel que la côte de bœuf maousse d’1,3 kg pour les viandards ou le butternut, faisselle, noisette pour les petites faims qui n’ont pas froid aux yeux.

7. Mabel, la rhumerie snacking

mabel bar à cocktails - accord mets-cocktails - cocktails - mets - sandwich grilled cheese

Source : TripAdvisor

Mabel est un bar à cocktails spécialisé dans les spiritueux. Ce sont les recettes à base de rhums venus du monde entier qui sont mises à l’honneur. Il s’agit encore bel et bien d’un bel endroit où siroter cocktails et grignoter un snack. D’ailleurs, le sandwich grilled cheese est un incontournable de la maison et fait vraiment l’unanimité chez les invités.

Pour les becs sucrés, les accords mets-cocktails sont également mis à l’honneur dans les bars à pâtisseries pour une expérience 100% sucrée.

8. Les Commères, l’assortiment sucré

Les commères paris - bar à pâtisseries - accords mets-cocktails - accord pâtisserie cocktail

Source : Jumpin'Paris

Les Commères est un des premiers bars à pâtisseries de la capitale. Imaginé par Adèle Doublet, ce berceau à sucreries met au point des cocktails recherchés et colorés pour accompagner ses créations sucrées tout autant sophistiquées. Ici vous pourrez même déguster des choux sur mesures avec la crème et la garniture de votre choix.

Les boissons sont souvent élaborées à partir d’un alcool fort d’exception mêlé à des arômes fruités, floraux voire épicés en témoigne le "MJ"qui se compose de vodka, purée de framboise, litchi, eau de rose et espuma bleu. En effet, Adèle confie même que la création de ses divines boissons participe à la création de nouvelles pâtisseries pour les accompagner.

9.Le dernier né de Privé de Dessert

Privé de dessert - Bar à desserts - Batignolles - accords mets-cocktails - sucreries

Source : Sortir à Paris

La nouvelle adresse du célèbre concept Privé de Dessert ouvre bientôt son bar à desserts  dans le quartier des Batignolles. Après deux restaurants au concept insolite basé sur le trompe-oeil, ce nouvel établissement ouvrira ses portes à la mi-septembre. La promesse de ce nouveau né est véritablement d’enchanter les apéros en les saupoudrant d’une bonne dose de sucre. En effet, dans la lignée des restaurants Privé de dessert, l’accord met-cocktail sera sensationnel et surtout unique en son genre.

A la carte, vous trouverez des cocktails pâtissiers qui vous feront penser étrangement à de célèbres pâtisseries telles que la tarte au citron, le tiramisu ou encore au fraisier. Ces délicieux liquides léchés seront bien sûr accompagnés d’un snacking aux apparences salés mais aux parfums 100% sucrés ! Ainsi, vous y dégusterez une planche de charcuteries composée d’un délicieux saucisson au chocolat, d’un salami aux pralines roses ou encore d’olives goût chocolat amande.

 

Les cocktails qu’ils soient accompagnés de sucré ou de salé, qu’ils soient composés d’un alcool fort ou sans alcool ont le vent en poupe et beaucoup de restaurateurs l’ont compris. Il s’agit d’une des rares boissons que l'on peut réaliser sur-mesure soit à la demande d’un convive, soit pour qu’il rentre en adéquation parfaite avec les saveurs d’un met.

Les 12 meilleurs rooftops et terrasses à Paris cet été

Chaleur, soleil et ciel bleu de Paris riment avec… Terrasses remplies ! L’été, ces extérieurs ne désemplissent pas et font le bonheur des chanceux qui réussissent à y dénicher une place. Mais, depuis quelques années maintenant d’autres espaces ont plus encore le vent en poupe : les rooftops !

iphone rooftop

Ces terrasses perchées sur les toits de Paris participent au réenchantement de l’espace urbain et au bonheur des parisiens. Certaines d’entre elles sont devenues de véritables incontournables et se découvrent désormais à l’année, d’autres ouvrent de façon éphémère et régalent touristes et travailleurs le temps d’un été.

Alors, vous cherchez encore un avantage à rester à Paris pendant ces deux mois estivaux ? Nous savons comment vous consoler : voici une liste des meilleurs rooftops de la capitale dans lesquels se rendre pour s’évader le temps d’une soirée. On vous laisse choisir celui qui convient le plus à vos envies de vacances…

1. Une assiette veggie et une vue à couper le souffle sur le toit des Galeries Lafayette

Il ne fait plus doute que les Français remettent de plus en plus en question leur consommation de produits carnés - 46% d'entre eux souhaiteraient que les restaurants dits classiques proposent des plats végétariens ou vegans à la carte. Challenge plus qu'accepted pour Créatures, le nouveau restaurant éphémère du chef Julien Sebbag. À la carte 100% d'assiettes végétariennes, 40% de vegans. Objectif affiché par le chef : rendre les légumes et fruits « sexy, gourmands, innovants, délicieux, étonnants et passionnants ».

Mission accomplie : c'est très bon (les assiettes sont plutôt petites) mais on y va beaucoup pour le cadre magnifique. Le restaurant a en effet pris place sur les toits des Galeries Lafayette, il offre une vue imprenable sur les plus beaux endroits de Paris.

Crédits photo : http://creatures-paris.com

Adresse : Galeries Lafayette, 25 Rue de la Chaussée d'Antin, 75009 Paris
Horaires d’ouverture : TLJ de 10h à 1h

2. Un sentiment de vacances dans les jardins du MOB HOTEL Saint-Ouen

Si été rime avec barbecue, c'est souvent compliqué à mettre en place dans les appartements Parisiens. MOB HOTEL y remédie avec brio et toujours dans la bonne humeur. Équipés des impressionnants braséros Ofyr, les jardins du MOB accueillent leurs convives pour des barbecues géants tout l'été. MOB gère la base (brochettes et légumes bios de saison), les invités gèrent la braise aux commandes des braséros sculpturaux et modernes d’OFYR.

Adresse : 4 - 6 rue Gambetta, 93400 Saint Ouen
Horaires d’ouverture : Du jeudi au dimanche de 19H00 à 22H00 et service continu le samedi et le dimanche

3. Un air de guinguette au sommet de la Tour Montparnasse

Depuis le 7 juillet, l’Observatoire Panoramique de la Tour Montparnasse héberge la plus haute guinguette de Paris - 210 m d'altitude ! Au programme ? Un vrai dépaysement : une terrasse champêtre, des tables en bois recouvertes de nappes à carreaux, de la musique live, une carte gourmande et accessible, avec une vue majestueuse de tout Paris. Le lieu vaut le détour !

Crédits photo : Observatoire panoramique de la Tour Montparnasse

Adresse : PRINTEMPS HOMME - Étage 9
Horaires d’ouverture : lundi à vendredi 16h-23h, samedi, dimanche 12h-23h

4. De l’exotisme à La Perruche du Printemps

Une envie d’exotisme ? La Perruche est donc faite pour vous. Ce nouvel établissement juché sur le toit du Printemps Haussmann a ouvert ses portes le 23 juillet dernier. Réparti sur 500m² au-dessus du grand magasin, la Perruche se décline en un bar à cocktails et un restaurant. Boissons travaillées et mets raffinés se dégustent dans un décor végétalisé s’ouvrant sur une vue panoramique. Ici, yeux et papilles savourent de concert : l’Opéra Garnier en premier plan et la vue sur les toits en zinc au second, s’accompagnent de vins d’exception et de produits de qualité.  Que ce soit pour admirer le coucher de soleil, faire la fête, ou se détendre en sirotant un cocktail après une journée shopping, ce nouveau spot vaut le détour.

Crédits photo : PRINTEMPS

Adresse : PRINTEMPS HOMME - Étage 9
Horaires d’ouverture : TLJ de 12h à 02h

5. De la détente sur le rooftop du Mama Shelter

En vacances, nous avons plus de chance de vous trouver les doigts de pied en éventail sur la plage qu’en randonnée ? Alors rendez-vous sur les toits du Mama Shelter, qui vous ravivera certainement quelques bons vieux souvenirs. Si l’on ne se rend pas sur ce rooftop pour sa vue imprenable sur Paris, on y court en revanche pour découvrir les mille couleurs de la décoration de ce lieu à deux pas du Père Lachaise. Ses parasols kitchs, ses coussins graphiques, sa table de ping-pong, son barbecue, son babyfoot et ses cabanes en tissus bariolés nous transportent en l’espace d’un instant sous les cocotiers.

rooftop Mama Shelter

Crédits photo : Francis Amiand et Elodie Dupuis

Adresse : 109 rue de Bagnolet, 75020 Paris
Horaires d’ouverture : Du lundi au vendredi de 10h à 19h et les week-ends de 19h à 23h30

6. De la douceur au Perchoir

Le Perchoir est devenu une institution dans Paris. Premier rooftop de la capitale, il accueille ses convives été comme hiver dans une atmosphère onirique. Des concerts de jazz rythment les couchers de soleil dont on profite en mangeant une planche de charcuterie et en sirotant un cocktail. L’endroit est absolument parfait pour une fin de journée détendue. Le succès est tel que le Perchoir historique du 11ème a vu naître deux autres rooftops du même nom : un premier dans le Marais, sur les toits du BHV, et un second sur les toits de la gare de l’est.

rooftop Perchoir

Crédits photo : Jeanne Tharreau

Adresse : 33 Rue de la Verrerie, 75004 Paris
Horaires d’ouverture : TLJ 20h15-1h30 SF le dimanche 19h45-1h30

7. Un retour aux sources au Point Ephémère

L’indémodable Point Ephémère n’est plus à présenter. Si le succès du lieu semble être une constante, son rooftop, lui, ferme à chaque fin d’été et rouvre ses portes aux beaux jours. Pour notre plus grand bonheur, cette année n’aura pas fait exception. Retourner sur la terrasse du Point Ephémère s’apparente à saluer le début de l’été et de ses hostilités. Au menu cette année : transats pour la détente, brunch et petits plats signés Animal Kitchen pour le ventre, marché aux plantes pour les yeux, cours de yoga pour l’esprit et projections au casque pour les oreilles. Tout est pensé pour que l’on ressorte du lieu comblé. En revanche, attention, victime de son succès des années passées, le rooftop n’est accessible que sur réservation.

rooftop Point Ephémère

Crédits photo : Les bobos voient double

Adresse : 200 Quai de Valmy, 75010 Paris
Horaires d’ouverture : Du lundi au vendredi de 17h à 23h et le WE de 14h à 23h.

8. De l’ambiance sur le rooftop du Moulin Rouge

La Machine, salle mythique du Moulin Rouge, offre tout le long de l’année une programmation musicale de haut vol. Les soirées y sont aussi longues que mouvementées, rythmées par certains des plus grands DJ du monde. En été, la salle ouvre son rooftop-jardin avec une vue imprenable sur l’une des places les plus connues et dynamiques de la capitale. Avant d’aller vous déhancher sur des sets endiablés, vous pouvez désormais siroter un verre juste au-dessous des palles du plus célèbre Moulin de la capitale.

rooftop Moulin Rouge

Crédits Photo : Elsa Pereira, Moulin Rouge

Adresse : 90 boulevard de Clichy, 18e Paris
Horaires d’ouverture : mardi, mercredi 18h-00h - jeudi, vendredi, samedi : 18h-01h

9. De la fraîcheur au Molitor

Depuis sa réouverture en 2014 après rénovation, le Molitor s’est enrichi d’un bar rooftop surplombant la piscine art déco. Si le prix d’un plongeon est relativement exorbitant (tout de même 180 euros la journée), vous pouvez la toucher du bout des doigts grâce au rooftop du lieu qui offre une vue plongeante sur ce sublime bassin. Les prix des boissons y sont plus abordables : entre 13 et 23 euros pour un cocktail. Nous vous conseillons vivement le Topless, (non, nous parlons seulement d’un des cocktails à la carte !) : à base de tequila, poivre de Sichuan, coriandre, ananas frais, miel et ginger ale : régal garanti.

rootop Molitor

Crédits photo : toi toi mon toit

Adresse : 8 avenue de la Porte Molitor, 75016 Paris
Horaires d’ouverture : Ouvert tous les jours de 11h à 20h.

10. Du romantisme chez Georges, le rooftop de Pompidou

Vacances pour vous rime avec s’en mettre plein la panse ? Alors nous vous conseillons d’aller chez Georges. Georges, c’est le restaurant niché sur les toits du très fameux Centre Pompidou. Pensé par des designers, cet espace situé sur les hauteurs du bâtiment le plus central de Paris vous offre une vue panoramique de la capitale. L’espace est quadrillé des plus beaux monuments de la ville : en un coup d’œil vous apercevez Notre-Dame, la tour Eiffel, les Halles, et même Montmartre. Petit plus non négligeable : la terrasse est ensoleillée tout au long de la journée. C’est selon nous l’endroit idéal où se rendre pour un dîner romantique.

rooftop Pompidou

Crédits : Toi toi mon toit

Adresse : 19 Rue Beaubourg, 75004 Paris, France
Horaires d’ouverture : TLJ midi – 1H SF le mardi – fermé

11. De la gourmandise au Limon

Pour un voyage tout en gourmandises, rendez-vous au Limon, le restaurant gastronomique de l'hôtel Marignan situé entre l'Avenue Montaigne, l'Avenue Georges V et les Champs-Elysées. En se hissant au sommet de cet hôtel luxueux, nous avons la joie de découvrir un splendide rooftop qui donne une vue plongeante sur le très chic 8e arrondissement de Paris et ses alentours. L'on se délecte de la vue de la tour Eiffel et de ses alentours, tout en voyageant jusqu'en Amérique Latine à travers la cuisine ensoleillée du Chef Adrien Milliand qui met à l'honneur les agrumes. Si la faim n'est pas au rendez-vous, vous vous laisserez tout de même tenter par la carte de délicieux snackings de haute voltige autour d'un verre de vin ou d'un des cocktails inspirés de la rencontre "entre Paris et le monde". Au choix, vous pourrez découvrir leurs crevettes en tempura et espuma d'aïoli, leur croque-monsieur à la truffe et zestes d'agrumes ou encore leurs frites à la sauce gribiche...

Voyage pour les pupilles et les papilles garanti ! 

rooftop Limon

Crédits Photo : Limon

Adresse : 14, rue de Marignan, 75008 Paris
Horaires d’ouverture : TLJ 7h-22h30

12. Du chic sur les hauteurs de l’hôtel Raphaël

La terrasse en hauteur du très chic Hôtel Raphaël offre à déguster cocktails et vins tout en profitant d’une vue panoramique. Cet hôtel est certainement l’image même de l’art de vivre à la française. Véritable symbole parisien depuis 1925, l’hôtel Raphaël a fait rêver plus d’un touriste. Sans vous rendre dans l’établissement pour une nuit, vous pouvez profiter du luxe de l’hôtel le temps d’un apéritif. À noter quand même que ce rooftop ultra luxueux n’est pas donné : il faudra dépenser 28 euros pour un cocktail, et… tenez-vous bien, pas moins de 15 euros pour une bouteille d’eau.

rooftop hôtel Raphaël

Crédits photo : Hôtels Baverez

Adresse : 17 Avenue Kléber 75116 Paris
Horaires d’ouverture : TLJ 16h-23h

Les 15 podcasts food et émissions gastronomiques à déguster (ou redéguster) de toute urgence

La montée en puissance des émissions radiophoniques culinaires et des foodcasts, les podcasts food, en est une preuve supplémentaire : la nourriture est de loin l’une des thématiques favorites des Français. 

Photo podcasts food

Plus qu’un cliché, c’est une réalité : le Français moyen parle food à toute heure, même lorsqu’il a déjà les pieds sous la table. Et pour cause, la nourriture recoupe des sujets dépassant les frontières de nos assiettes. Santé, environnement, écologie, plaisir, représentation du corps... sont autant de thématiques diverses que peuvent s'approprier les émissions culinaires que nous dévorons. Alors, en ce mois estival où l’on sait la plupart d’entre vous sous le soleil en famille ou entre amis, nous avons voulu partager nos meilleures expériences sonores et gourmandes... Certaines nourriront vos débats, d'autres vous mettront l’eau à la bouche ou vous inspireront pour vos prochaines tentatives aux fourneaux.

Tour d'horizon des 15 podcasts food et émissions gastronomiques à écouter de toute urgence :

1. J’ai faim, le podcast food de My Little Paris et de François Simon qui vous fait saliver

Amandine Péchiodat, rédactrice en Chef chez My Little Paris, nous l’avoue : la cuisine est inscrite dans la culture de son entreprise. Si vous avez la chance de vous balader dans leurs jolis locaux, vous remarquerez ainsi rapidement qu’une cuisine se trouve dans chaque bureau. Plus encore : une Cheffe cuisine régulièrement pour les équipes et les clients et des pasta days (concours de cuisine entre collègues) sont fréquemment organisés. Bref, chez My Little Paris on ne rigole pas quand il est question de nourriture !

Cela faisait donc un moment que trottait dans la tête d’Amandine l’idée de réaliser une série de podcasts food. Une rencontre a concrétisé cette envie : celle de François Simon, le très célèbre critique gastronomique dont personne ne connaît le visage. Son histoire avec My Little Paris a débuté avec plusieurs collaborations telle que cette vidéo faisant l’apologie des cornichons, ou encore ces chroniques dans lesquelles le célèbre critique recommande les boui-bouis parisiens dans lesquels manger à moins de 10 euros. La mayonnaise prend, l’entente entre le critique et Amandine est telle qu’ils ne veulent pas s’arrêter là.

Illustration du critique François Simon

Portrait, masqué bien sûr, de François Simon par Kanako, illustratrice de MyLittleParis

Ce "coup de foudre pour sa plume et son coup de fourchette acéré” les pousse à aller plus loin, nous confie Amandine. Aucun doute pour elle “sa voix caractéristique”, sa plume, et ses critiques avisées seraient les ingrédients magiques d'une excellente recette de podcasts culinaires. Le pari est pris et réussi. Le résultat est sans appel, cette série de 5 foodcasts est à déguster sans modération !

les podcasts food "J'ai Faim" de My Little Paris

Crédits photo : J'ai Faim, MyLittleParis

En 3 minutes 30, vous êtes invités à découvrir par la voix envoûtante du critique ces moments qui nous ont déjà tous donné l’eau à la bouche : la longue attente de son plat au restaurant, l’arrivée tant attendue de sa pizza à table, le plaisir inavoué de manger avec les doigts… La réjouissance de cette écoute se situe ainsi à la frontière entre la sensualité nourrie par la voix du célèbre critique et le rire cultivé par ses mots.

PS : Pour plus de saveurs, nous vous conseillons de vous délecter de ces épisodes au moment où la faim pointe le bout de son nez. Enfin, rassurez-vous : si pour le moment seuls 5 épisodes sont disponibles, d’autres délices sont en cours de préparation.

2. « A poêle », le podcast food qui déshabille les Chefs

Julie Gerbet, journaliste gastronomique (Le Fooding, Elle à Table, Pariscope…), s’affaire dans cette série à mettre les Chefs à nu. Ceux qui sont derrière les fourneaux et peu sur le devant de la scène abordent dans ces épisodes de près d’une heure chacun, leur passion, leurs sources d’inspiration, mais aussi leurs difficultés, leurs doutes et leurs peurs. Certains des Cheffes et Chefs les plus marquants de notre époque se livrent ici à cœur ouvert dans une conversation intime avec la journaliste, nous permettant ainsi de découvrir la femme ou l’homme qui se cache derrière la Cheffe ou le Chef.

Les podcast food "A Poêle"

Crédits image : A Poêle, Julie Gerbet

Vous pouvez donc écouter le doublement étoilé Michel Sarran vous parler de Top Chef, dont il est jury depuis plusieurs années, du concours de sage-femme qu’il a passé avant de se dédier à la cuisine, ou encore de la douleur qui se trouve derrière toute création. Vous pouvez également écouter Julia Sedefdjian, qui, du haut de ses 21 ans, est la plus jeune Cheffe étoilée de France ou encore Victor Lugger et Ciro Cristiano, deux des fondateurs du groupe Big Mamma, qui, dans un tout autre registre, parlent de leur saga entrepreneuriale, de files d’attente, de marges et de pizza Margherita.

Vous l'aurez compris, avec A Poêle, on se balade telles de petites souris d’un univers culinaire à un autre, d’une intimité à une autre, pour découvrir des personnalités hautes en couleur, riches de leur différence.

3. Casseroles, le podcast food qui met en lumière le pouvoir évocateur de la cuisine

La cuisine est bien plus qu’une affaire de goûts, elle est aussi le reflet de notre culture, de notre famille… Finalement, c’est parce que la cuisine est intime qu’elle a cette capacité à raviver des souvenirs. C'est ce que souhaite mettre en lumière Casseroles, le podcast food de Zazie Tavitian qui s’infiltre dans chaque épisode de 20 minutes chez une personne qu’elle connaît et qui lui demande de cuisiner pour elle une recette racontant une histoire.

Les podcasts food "Casseroles"

Crédits photo : Casseroles de Binge Media

De sa sœur qui cuisine la recette du gâteau au chocolat de leur grand-mère en revenant sur des souvenirs d’enfance communs, à son amie Allison qui cuisine des rouleaux de Printemps qui la ramènent sur les traces de ses origines vietnamiennes dont elle n’a jamais parlé avec son amie journaliste… Casseroles nous fait pénétrer dans une histoire dont l’héroïne est Zazie elle-même, qui nous balade paisiblement dans son univers gourmand avec la participation de son entourage.

4. Plan culinaire, le podcast food qui répond aux questions culinaires que tout le monde se pose

Pourquoi fait-on la queue deux heures pour manger une pizza ? Pourquoi sommes-nous accros aux céréales au petit déjeuner ? Nous sommes sûrs que vous vous êtes déjà posés ces questions. Eh bien, Plan Culinaire, le nouveau podcast du groupe Louie Media, y répond avec brio ! Ce podcast mensuel présenté par Nora Bouazzouni et Mélissa Bounoua décortique nos habitudes et comportements culinaires pour raconter notre société mais aussi décrypter le secteur actuel de la gastronomie.

Les podcasts food "Plan Culinaire"

Crédits image : Plan Culinaire de Louie Media

D’une interrogation en découle une autre... Résultat : on se questionne, on réfléchit, on se régale et l’on sort enrichi de ces épisodes de 20 minutes !

5. L’Epicurieuse, la cuisine comme tendance

Glaces, cuisine fermentée ou fumée et autres pâtisseries vegan n’ont plus de secret pour vous ? C’est donc que vous êtes à l'affût des dernières tendances culinaires. Nous avons alors le podcast qu’il vous faut : L'Épicurieuse, le foodcast qui présente chaque mois les curiosités gastronomiques du moment, qui les décortique et vous en montre les dessous.

Les podcasts food "l'Epicurieuse"

Crédits Photo : L'Epicurieuse de Delphine Le Feuvre

Dans chacun des épisodes d’une dizaine de minutes, Delphine Le Feuvre, à l’origine du projet, part à la découverte de ces laboratoires d'idées qui révolutionnent à leur manière la gastronomie française. Elle nous fait découvrir les têtes pensantes qui se cachent derrière les tendances laissant ainsi toute la place à l’humain qui se situe, nous dit-elle, au centre de la cuisine.

6. Patate, dites à ce podcast food ce que vous mangez, il vous dira qui vous êtes

Ce superbe podcast imaginé et réalisé par Alice Tuyet met en lumière l'importance de la nourriture dans notre société. La gastronomie n'est ici qu'un prétexte pour parler de sujets aussi divers qu'importants : représentation et rapport à notre corps, militantisme, santé, environnement... Voilà autant de thématiques qu'aborde Alice avec ses invités. Et quels invités ! Patate fait parler les assiettes de personnalités. Ce sont Yannick Agnel, double médaillé d'or olympique ; Mounir Mahjoubi, député et ex-Secrétaire d’Etat ; Guy Carlier, chroniqueur et écrivain ou encore Nina Métayer, pâtissière de l'année 2017 par Gault & Millau qui témoignent au micro de Patate... Des personnalités solaires, aux parcours inspirants qui se racontent au détour de leurs assiettes, exposent leurs aventures de vie, présentent leur rapport au monde... et à la nourriture !

7. Coup de feu, le premier podcast food pensé par et pour les restaurateurs

Si l'on parle beaucoup cuisine, gastronomie, bons produits dans les foodcasts, il est étonnamment rarement question du quotidien des restaurateurs et de leurs déboires journaliers. C'est de ce constat qu'est partie Ombeline Choupin - fondatrice de Rainettes, le premier bar à cuisses à grenouilles de Paris, et réalisatrice de ce podcast.

Face aux difficultés de son métier de restauratrice et suite à la fermeture de son établissement, Ombeline dit s'être souvent sentie seule. Coup de feu fut pensé comme une réponse à cette solitude, qu'elle est loin d'être seule à ressentir. Il se veut alors fédérateur et se conçoit comme un appui moral à ces professionnels qui exercent en salle ou en cuisine : les restaurateurs prennent le micro et se racontent leurs aléas, leurs bonheurs, leurs réussites et leurs échecs, aussi.

Pensé par et pour les restaurateurs, ce podcast a par ailleurs la particularité de s'adapter à leur quotidien : consciente du peu de temps à disposition de ces professionnels, la réalisatrices propose des épisodes qui durent entre 3 et 10 minutes seulement. Une écoute courte, mais intense que l'on recommande !

8. On va déguster, la cultissime émission de François-Régis Gaudry

Voici certainement l'émission gastronomique indémodable par excellence : On va déguster,  diffusée sur France Inter. De saison en saison, François-Régis Gaudry et ses chroniqueurs Elvira Masson et Dominique Hutin, ravissent nos oreilles et nous font saliver. Chaque dimanche, à l'heure de l'apéro, vous savez où nous trouver : devant notre radio, à écouter religieusement notre rendez-vous hebdomadaire.

Les podcasts food "On va déguster" de France Inter

Crédits Photo : France Inter, On va déguster

L’équipe de gourmands réussit avec brio à partager leur passion pour la cuisine. Ce sont les petits bruits du quotidien (casseroles frémissantes, bulles de champagnes, tournoiement de cuillères…) au cœur de l’expérience culinaire que l'on nous invite à écouter et non plus à entendre. Avec On va déguster, nous faisons l'expérience d'une cuisine totale qui s'apprécie tant par le goût, l'envie, la vue, les odeurs qui nous sont décrits que par l'ouïe dont on se délecte en direct.

9. L'adresse de François-Régis Gaudry, le carnet à bonnes idées de France Inter

François-Régis Gaudry ne s'arrête pas là. Ce journaliste culinaire aux multiples casquettes a plus d'un tour et d'une découverte gastronomique dans son sac ! Alors, pour notre plus grand bonheur, il ouvre son carnet d'adresses aux auditeurs de France Inter chaque dimanche et leur conseille les établissements à ne pas manquer. Meilleur œuf mayonnaise, plus belle crème glacée de Paris mais aussi plus gourmande soca niçoise (une galette de pois chiche typique de la région)... François-Régis offre ici ses plus belles trouvailles aux gourmands : une recette miracle anti-panne d'idées !

10. Les bonnes choses, l'émission gastronomique de France Culture qui nous parle du monde d'aujourd'hui

Tous les dimanches, de 12h à 12h30, Alimentation Générale - la plateforme pour les cultures du goût - s'associe à France Culture pour décortiquer les principales questions de société liées à la nourriture. "La cuisine est un fait culturel majeur, c’est un signe des temps, explique Caroline Broué, productrice de l'émission à la plateforme. Manger aujourd’hui est plus que jamais un enjeu global : affectif, intime, social, culturel, anthropologique, économique, écologique." Chaque semaine, l'émission aborde une question sous la forme d'un dossier, d'un zoom mais aussi de portraits. Les nouveautés, les tendances, les débats... Rien ne passe au travers des mailles de ce gourmand filet intellectuel nourri par des historiens, des sociologues, des journalistes, des critiques gastronomiques...

11. Les mittonages de Jacky Durant, le critique culinaire de Libération qui nous dévoile ses meilleures recettes sur France Culture

Ici, ce sont des recettes, des conseils de cuisine que l'on vient dégoter. Chaque samedi matin, c'est un nouveau produit qui est à l'honneur : du plus atypique, à celui que tout le monde a dans son frigo, Jacky Durant, critique culinaire de Libération, nous livre ses secrets les plus gourmands pour nous aider à ravir nos papilles et celles de nos convives.

12. Le resto du jour, l'émission gastronomique de France Bleu Paris qui vous offre un repas au restaurant

Chaque jour, France Bleu Paris fait gagner à l'un de ses auditeurs un repas pour deux dans un restaurant de sa capitale. Le principe est simple : un restaurateur est invité à présenter son établissement. Son décor, sa cuisine, son histoire... Chaque détail est passé au crible fin afin de donner faim à ses auditeurs. Ces derniers sont alors incités à décrocher leur téléphone pour participer à un jeu très simple : répondre à une question très simple dont la réponse a été donnée par le restaurateur pendant l'émission. Si la réponse est juste, l'auditeur a la chance de venir découvrir le lieu et les délices qu'il propose quand il le souhaite. Alors, pourquoi ne pas tenter sa chance ? 

13. On cuisine ensemble, pour mettre les mains à la pâte en compagnie de France Bleu

Vous êtes à court d'idées pour votre repas du soir ? Vous avez mangé la même recette 3 fois dans le mois et n'arrivez pas à mettre la main sur une autre création à confectionner ? France Bleu et Marie-Hélène Mahé volent à votre secours et vous emmènent à la découverte d'un produit et d'une recette ! Et c'est chaque midi aux côtés d'un Chef, de son savoir-faire et de ses connaissances que l'émission vous propose de faire le plein de nouvelles idées !

14. RTL vous régale, l'émission gastronomique qui dévoile les secrets incongrus des produits les plus connus

Chaque midi, RTL régale ses auditeurs. Jean-Michel Zecca, Jean-Sébastien Petitdemange et Luana Belmondo sont toujours au rendez-vous pour décrypter les produits qui se trouvent au sein de chacun de nos frigos. Sandwich, bière, chocolat, oeufs... Vous pensez tout connaître de ces produits que vous consommez depuis votre enfance ? Eh bien plongez vous dans l'écoute de cette émission gastronomique, elle vous réservera bien des surprises... 

15.La table des bons vivants, 1h30 d'escapades radiophoniques gourmandes sur Europe 1

Laurent Mariotte s'entoure de bons vivants pour une émission autour de la cuisine du quotidien. Chefs, artistes ou intellectuels se retrouvent le temps d'une émission pour partager pendant pas moins d'1h30 leur passion du bien manger. Des escapades radiophoniques gourmandes nous amènent à la rencontre de producteurs, de maraîchers qui nous confient leurs recettes favorites. Le secret de cette émission : des idées simples à reproduire des soi, des conseils pratiques, des connaissances précises sur des sujets concernant tous les auditeurs.

Conclusion

L'été est le moment propice pour découvrir ou redécouvrir ces délices audio ! Idées de recettes, découvertes culinaires aux quatre coins du monde ou encore arguments pour les débats enflammés autour d'un repas... Ces émissions gastronomiques et ces podcasts food vous enrichiront à coup sûr !

 

 

HEC et les grandes écoles de commerce : comment révolutionnent-elles le secteur de la restauration ?

20 000 : c'est le nombre de nouveaux restaurants qui ouvrent leurs portes chaque année en France. Parmi eux, 1 sur 2 fermera ses portes en moins de 3 ans (sources : INSEE). Alors, pour survivre dans cet univers concurrentiel, les restaurateurs doivent se battre. Leurs armes ? Un concept original, une offre unique, un lieu atypique, des prix défiants toute concurrence... Les possibilités sont nombreuses pour les créateurs, le tout est de réussir à penser une offre cohérente et différenciante - puis de bien la valoriser.

Big Mamma, PNY, Les Pinces, Bien Ficelé, Pizzou... Inutile de présenter ces établissements. Chacun a grandement fait parler de lui ces cinq dernières années. Ils cristallisent à eux tous la réussite commerciale du secteur de la restauration, son évolution grandissante et un nouveau phénomène qui émerge : les restaurants-concepts.

On compte parmi eux un spécialiste des mets italiens, un établissement de burgers, une offre de homard, un restaurant de viandes grillées, une pizzeria 100% Made in France... Si ces structures semblent très différentes, elles ont une particularité qui les rassemble : elles ont toutes été lancées par de jeunes entrepreneurs formés en école de commerce. Aucun des créateurs de ces enseignes n'a en effet suivi de cursus classique dans le secteur de la restauration. Diplômés de certaines des plus grandes écoles de France, avec HEC en chef de file, ces jeunes chefs d'entreprise auxquels l'avenir sourit montrent l'engouement des entrepreneurs pour le secteur. Et pour cause : depuis 2009, le taux de TVA en restauration est passé de de 19,6% à 10%. Cette baisse a largement profité aux établissements et a incité nombre de créateurs à se lancer dans leur projet.

Avec eux, le marché va de plus en plus vite.Avant, vous aviez 30 ans pour créer une marque comme Bocuse. Aujourd’hui, vous avez 3 ans”, déclarait le chef Thierry Marx lors d’une table-ronde sur l’entrepreneuriat dans la restauration. Les restaurateurs ont de moins en moins le droit à l'erreur et doivent avoir pensé chaque pan de leur projet de façon précise : business plan en béton, stratégies marketing et communication bien rodées, expérience client étudiée avec précision... Ces jeunes entrepreneurs ont plus d'une bille dans leur sac pour mener à bien leur projet.

Alors, quels sont les atouts et secrets de leurs réussites ? Réponses dans cet article.

Une analyse fine du secteur et des réponses en cohérence avec les besoins et la demande

Lancer un restaurant ne se fait plus sans réflexion préalable. La concurrence étant rude, un projet de restauration ne peut être abouti sans analyses précises du secteur. Le talent et la passion ne suffisent pas, ou du moins plus, les projets doivent être fortement rodés et s'inscrire dans une logique de l'offre et de la demande : il y a fort à parier que les clients parisiens se rueront moins aisément sur un établissement à la carte similaire à celle du restaurant dans lequel ils se rendent depuis plusieurs années, que celui proposant un concept nouveau ou un lieu atypique. Mais pour se démarquer, faut-il encore savoir auprès de quelle norme contraster. Pour cela, les formations dispensées en école de commerce donnent des clés indispensables. Elles permettent de comprendre le marché sur lequel on s'insère et de penser son projet en fonction des demandes, voire du besoin.

Lorsque l'on observe les réussites commerciales de ces projets de restauration, on se rend très vite compte que leurs créateurs ont apporté des réponses à des problématiques précises du secteur. Voyons cela avec le cas de Big Mamma, de Paris New York (PNY) et du futur restaurant à succès Daimant.

Big Mamma : le refus de réservation, arme contre les retards et les no-shows

Si le groupe Big Mamma est réputé pour la qualité de ses pizzas, pour son accueil chaleureux ou encore pour ses lieux atypiques, il fait aussi beaucoup parler de lui pour les interminables queues qui se forment devant ses établissements. Elles sont telles qu'elles font chez Popolare, East Mamma et les autres restaurants du groupe, partie intégrante de l'expérience client.

Crédits : Valentin Decker

Si certains critiquent fortement ces attentes interminables (on peut compter près d'une heure d'attente pour certains), comme Deborah Pham qui a publié une chronique très virale intitulée «Big Mamma, je t’aime mais voilà pourquoi je te quitte», nombreux sont ceux qui n'hésitent pas à s'engouffrer dans cette foule humaine pour se délecter des burratas, pizze, pasta et tiramisu du groupe. Le succès est en effet sans appel : avec six adresses parisiennes, une lilloise, deux londoniennes (et bientôt Bruxelles et Lyon paraît-il...), le groupe grandit sans s'essouffler. Si bien que ses fondateurs, Victor Lugger et Tigrane Seydoux, diplômés d'HEC, décrochèrent en 2017 le titre d'«entrepreneurs de l'année» par le Gault & Millau.

Crédit : Philippe Petit/Paris Match

Or, si la recette de leur réussite est composée de nombreux ingrédients, l'un de leur produit phare reste le refus de système de réservation. Pourquoi ? Parce qu'il permet de gérer avec brio l'une des principales hantises de tout restaurateur : les no-shows et les retards. Ces derniers ont un impact non négligeable sur leur chiffre d'affaires. On estime en effet que 30 minutes de retard reviennent à une perte d'1/5ème de la valeur de la table laissée vide tandis que les no-shows représenteraient une perte totale de 30% sur le CA. De ce constat, Victor et Tigrane tirent tous les fils de leur business plan : contrer les no-shows leur permet de réduire de 30% les prix de leur carte et donc de proposer à leur clientèle des prix plus abordables.

« C’est simple, si je veux absorber ces 30 %, je dois augmenter mes prix de 30 % pour compenser » déclarait ainsi Victor au M, Magazine du Monde.

Enfin, dernier avantage de cette absence de réservation : les prix bas qu'elle entraîne permettent également aux deux jeunes entrepreneurs d'envisager une clientèle beaucoup plus large.

« Des gens qui peuvent s’offrir un dîner à 20 euros il y en a beaucoup, des dîners à 30 euros, moins », conclut-il.

PNY : upgrader le burger et le transformer en produit de qualité

Selon le cabinet Gira Conseil, on comptait en 2000 un burger vendu pour 9 sandwichs achetés. En 2014, près d’un sandwich vendu sur deux était un burger. Le marché du burger s'est largement étendu. Si on associait il y a encore quelques années de cela le burger à de la street-food de basse qualité - on pense alors évidemment aux géants McDo, Burger King, Quick et leurs concurrents - on observe depuis quelques années l'arrivée du sandwich américain sur les cartes des brasseries et même sur les tables des restaurants étoilés.

C'est sur cette vague qu'ont décidé de surfer Rudy Guénaire et Graffi Rathamohan - tous deux diplômés d'HEC. Leur objectif avec PNY : proposer un burger premium et se différencier des concurrents historiques à la qualité médiocre.

© REA pour le magazine Capital

Pour atteindre cet objectif, les jeunes entrepreneurs se sont appuyés sur deux atouts majeurs :

  • un service à table
  • un sourcing exigeant de la viande.

Le premier permet de classer PNY dans la catégorie de restaurant et non de fast-food et de détruire les barrières qui s'étaient dressées entre le burger et les offres de restauration de qualité. Cette particularité leur assurait en effet de se différencier d'un McDo ou d'un Burger King, où le client se sert lui-même et se place une fois sa commande délivrée, et d'assurer un côté "premium" à leur offre.

Enfin, PNY se différencie également par la qualité imbattable de la viande qui garnit ses sandwichs.

"Nous sommes sur de la restauration assise et nous sommes le meilleur burger de Paris. Comme principal concurrent il reste Blend, les autres c'est devenu imbouffable car ils ont baissé au niveau de la qualité" déclare Rudy au média Challenges.

La principale arme du groupe se situe finalement au niveau de son unique producteur de viande : la ferme Le Ponclet, qui produit un bœuf breton pie-noir maturé trois semaines. Avec lui, PNY produit "le Chanel de la viande" déclare Rudy lors d'une interview accordée au magazine Alimentation générale. Alors le prix de la viande est forcément plus élevé que dans les autres enseignes. Le kilo de boeuf coûte en effet 10€50 à PNY.

La qualité des produits sélectionnés par le groupe fait donc nécessairement augmenter le prix du burger qui avoisine ici les 12€, là où l'on s'était habitué à une addition aux alentours de 8€ chez les géants du fast-food. Mais cela n'a fait qu'entretenir le modèle des associés : “en France nous n’avons pas de problème de hauteur de prix mais de justification de prix. Le consommateur est prêt à payer 5 à 10% de plus s’il sait que le produit est excellent” explique Bernard Boutboul, directeur général du cabinet de conseil en restauration Gira Conseil, aux Echos.

Et aucun doute, cela fonctionne ! Le groupe a inauguré en avril dernier son 5ème établissement, dans le 12ème arrondissement. Il annonce d'ailleurs une croissance de 15% par rapport au premier trimestre 2018 et un chiffre d’affaires moyen d’1,5 M€ par restaurant.

Pokawa : miser sur l'évolution de la livraison

Le nombre de livraisons de repas a augmenté de 20% en 3 ans seulement. En 2018, leur chiffre d'affaire a même dépassé 160 millions d'euros. Alors, indéniablement, les systèmes de livraison sont en pleine croissance et représentent de véritables opportunités pour les restaurateurs. C'est ce qu'ont très rapidement compris Maxime et Samuel, fondateurs de Pokawa. En 2017, alors qu'ils sont encore étudiants à SKEMA Business School, les deux jeunes amis constatent la forte croissance des plateformes de livraison. Et il aurait été difficile pour eux d'observer ce succès de plus près : pour financer leurs études, Maxime et Samuel ont enfourché leur vélo chaque soir et livré les denrées commandées par les très nombreux clients de Deliveroo.

Entrepreneurs dans l'âme, impossible pour eux de passer à côté d'une telle opportunité ! Ils ont donc profité de leurs escapades en deux roues pour étudier, de l'intérieur, le fonctionnement de ces plateformes qui ne cessaient de gagner en puissance : quelles zones profitaient des demandes les plus importantes ? Quels concepts fonctionnaient le mieux ? Quels étaient leurs points commun ? Leurs différences avec les autres offres ?

Les deux amis ont rangé toutes ces informations dans un coin de leur tête, certains de les exploiter ultérieurement. Et l'occasion apparut finalement plus rapidement que prévu. L'été précédant leur dernière année à SKEMA, Maxime et Samuel ont voyagé au Pérou. Ils y ont tout aimé, les paysages, la culture, le rythme de vie... mais leur souvenir le plus marquant fut gastronomique : les deux garçons y découvrirent avec enthousiasme les Poke Bawls. Ce plat fut pour eux une révélation. Il réunissait deux tendances en vogue en France : les sushis et les plats healthy. Il avait également les avantages non négligeables d'être fortement photogénique et - surtout - d'être tout à fait propice à la livraison. A leur retour en France, les deux amis se sont vite rendus compte qu'il n'existait pas encore de véritable offre sur le marché. La brèche était évidente : ils se sont donc lancés à l'aventure. C'est donc pendant leur dernière année, chacun en alternance et en préparation de leur diplôme de fin d'études, que Maxime et Samuel ont développé Pokawa. Prudents, ils ont d'abord créé une marque et lui ont offert une belle visibilité sur Instagram. En créant des partenariats avec des influenceurs ils ont lancé leur service de livraison de Poke Bawls à domicile. Leurs premiers Poke étaient cuisinés dans leurs cuisines d'étudiants "je me levais très tôt le matin pour aller acheter le poisson frais avant d'embaucher. Le midi je rentrais chez moi pour cuisiner les Poke et les livrer. Le soir je recommençais le processus" se rappelle Maxime.

Et les efforts des deux amis ne furent pas vains : l'engouement fut tel qu'ils purent ouvrir leur premier établissement en 2017, au même moment que leur obtention de diplôme. Et là encore, le succès ne s'est pas essoufflé : après seulement deux ans d'ouverture, on compte aujourd'hui 15 établissements Pokawa dans toute la France.

Daimant : la future pépite engagée à l'écoute de la tendance flexitarienne

Depuis quelques années maintenant, on ne cesse de constater une nette évolution des mentalités françaises : conscients de l'impact de leur alimentation sur l'environnement, les Français sont de plus en plus nombreux à souhaiter réduire leur consommation de viande. Une étude datée de 2018 et réalisée par Kantar Média montre en effet que 32% de la population se dit flexitarienne, c'est à dire limitant sa consommation de protéines animales. Aux flexitariens s'ajoutent bien entendu les consommateurs ayant franchi le pas et adopté un régime végétarien voire vegan. Ces derniers seraient en effet 350% plus nombreux qu'il y a dix ans.
Les consommateurs seraient par ailleurs 250% plus en demande de produits vegans au sein de la sélection proposée par les supermarchés. Une étude CHD Expert montre enfin que 46% des Français souhaiteraient que les restaurants dits « classiques » proposent des plats vegans ou végétariens.

C'est de ce constat que sont partis Alice et Christian, jeunes entrepreneurs eux aussi diplômés d'HEC : de plus en plus de Français sont en demande d'offres non carnées, mais peu d'établissements se sont pour le moment emparés de cette occasion qui permet pourtant d'allier engagement pour l'environnement et pour la gourmandise des Parisiens.

Passionnée de gastronomie - elle est notamment à la tête du superbe podcast Patate - et végétarienne depuis maintenant 4 ans, Alice et son associé eurent envie de proposer un lieu dans lequel vegans, végétariens, flexitariens et carnivores pouvaient se retrouver et partager un repas. L'idée : proposer des plats végétariens mais qui offrent la même gourmandise que ceux des restaurants affichant de la viande à leur carte. L'offre sera alors 100% végétale, les produits minutieusement sourcés et autosuffisants. Chez Daimant, la qualité des produits sera le cœur de chaque assiette et sera l'ADN de la gourmandise des plats.

Crédits : Alice Tuyet

Ce nouvel établissement engagé et gourmand, qui ouvrira ses portes dans le centre de Paris au printemps 2020, entend répondre à la demande toujours plus importante des Français. Chez Malou, on assure dores et déjà un succès important à cet établissement qui saura répondre aux exigences des différents profils parisiens.

Ces nouveaux acteurs de la restauration, forts d'une formation "business" rigoureuse et complète, ont ainsi l'avantage non négligeable de savoir finement analyser les milieux dans lesquels ils s'insèrent. Ils font en effet honneur au slogan d'HEC Paris et ont "appris à oser"... mais intelligemment. Ils se lancent dans l'aventure après avoir pris conscience des demandes d'une clientèle toujours plus mouvante et après avoir réfléchi aux réponses les plus justes - et rentables - à apporter. Les business models qu'ils imaginent sont ainsi souvent très solides. Rien n'est laissé au hasard : de la recherche de l'emplacement, à la disruption du fonctionnement managérial jusqu'au sourcing des produits... Chaque détail est savamment pensé de sorte à assurer la réussite de leur projet. Et un détail n'est jamais négligé par ces nouveaux acteurs de la restauration : la stratégie de communication qu'ils mettent en place à partir de l'ouverture du restaurant.

Des établissements qui ont misé sur une stratégie de communication bien ficelée

Les jeunes entrepreneurs du secteur de la restauration ne laissent en effet jamais leur communication au hasard. Les stratégies mises en place sont savamment pensées, et ce avant même que l'établissement ne soit ouvert.

Des lieux Instagrammables

Chaque détail compte ! Alors, pour assurer une visibilité optimale sur les réseaux sociaux et dans les médias, ces nouveaux restaurants se munissent d'un atout certain : le lieu et le décor du restaurant ! Les établissements ont en effet tous le point commun d'être dotés d'un potentiel d'instagrammabilité extrêmement puissant.

Big Mamma

De la devanture à la vaisselle, tout est pensé pour que les clients aient envie de prendre des photos et de les poster sur les réseaux sociaux. Les plus remarquables en la matière restent bien évidemment les établissements du groupe Big Mamma.

Crédits : Jérôme Galland

Les établissements valent plus d'une fois le détour. La Felicità, par exemple, se déploie sur plus de 4 500m² de surface. En y vagabondant, on y apprécie son atypisme et son hétéroclisme. Les visiteurs en prennent plein la vue : tapis colorés, verrières, plantes grimpantes, wagons tagués, mobilier épars... sont autant d'incitations à la photographie et au partage sur les réseaux sociaux.La vaisselle est elle aussi l'un des points d'instagrammabilité des différents restaurants du groupe. Big Mamma a opté pour une vaisselle très reconnaissable : très colorée, souvent d'inspiration florale... Les assiettes subliment les produits et rendent la burrata plus alléchante encore.Résultat : les hashtags (#bigmamma, #popolare, #eastmamma, #pinkmamma, #lafelicita, et bien d'autres encore...) consacrés à Big Mamma se sont multipliés et on a assisté pendant des mois à une déferlante de publications Instagram aux couleurs de l'enseigne.

Pizzou

Autre exemple probant : Pizzou, le dernier établissement du duo Rémy Bougenaux et Vivien Mathieu, issus respectivement de l'ESSEC et de l'EDHEC. Cette pizzeria 100% Made in France est aussi belle que charmante. Les deux fondateurs ont misé sur un lieu branché : là aussi on découvre une jolie verrière, des plantes nichées dans des macramés tombant du plafond et reflétées dans de grands miroirs muraux...La botte secrète du duo pour augmenter l'instagrammabilité de Pizzou ? Leur néon rose, touche kitch de la déco qui amène du peps et retient l'oeil de tous les visiteurs. Situé idéalement, juste au dessus de l'escalier montant à la mezzanine et sous la verrière laissant passer la lumière, il est pensé pour que les clients immortalisent le moment.

PNY 

Chez PNY, l'instagrammabilité a été poussée jusqu'aux... toilettes ! Le lieu a transformé ses toilettes en un espace de selfies. Le fondateur du restaurant nous expliquait en effet que ce sont les néons verts et roses disposés dans les toilettes qui ont dans un premier temps poussé les clients à se prendre en photo et à les diffuser sur les réseaux sociaux.Mais c'est surtout la communication du restaurant qui a accéléré le processus et qui a fait de ce lieu un véritable phénomène social. PNY relaie en effet systématiquement ces photos sur son compte Instagram. Le restaurant a même créé le hashtag #mercreditoilettes pour l'occasion, ce qui lui permet de retrouver rapidement les personnes qui publient leur portrait sur Instagram sans taguer le restaurant. Enfin, autre bonne idée de PNY : l'impression de certains des meilleurs clichés pour les afficher dans les toilettes. Cela pousse les internautes à se photographier dans l'espoir de se retrouver sur les murs de leur restaurant préféré.

Les lieux atypiques, ou du moins photogéniques, font ainsi partie intégrante de la stratégie de communication de ces établissements. Ils permettent aux restaurants d'être présents sur les réseaux sociaux sans même que le restaurateur n'ait à agir. Les clients inondent d'eux-mêmes Instagram de photos du restaurant. En taguant le compte social du restaurant et en partageant un ou plusieurs hashtags, ils participent à en augmenter la notoriété. Le gestionnaire du compte Instagram n'a ensuite plus qu'à réutiliser les photos prises par les visiteurs pour nourrir son flux.

Pour autant, ces publications ne suffisent pas à nourrir les réseaux sociaux et la stratégie globale, minutieusement réfléchie, de communication de ces établissements.

Une identité forte... et un storytelling fortement travaillé !

Pour que le restaurant devienne viral sur tous les canaux pertinents, le lieu et le décor ne suffisent pas. Les créateurs de ces nouveaux lieux le savent bien. C'est pourquoi ils accompagnent les photos alléchantes et virales de propos marquant la forte personnalité du lieu.

Car la particularité de ces restaurants est bien la singularité du concept. Aucun de ces lieux ne ressemble à un autre. Et pour le prouver, les porteurs de ces projets travaillent avec précision leur storytelling, qui irrigue ensuite tous les canaux de communication.

Pizzou : pizzeria, certes, mais 100% française !

Pizzou est pour cela un exemple probant. Avec 754 millions de pizzas consommées en France en 2017, le marché est particulièrement concurrentiel. Mais Pizzou porte un concept fort : le restaurant propose de réinventer une pizza plus que jamais présente dans Paris avec une offre Made in France. Ce concept définit Pizzou, ses fondateurs l'ont donc placé au cœur de sa stratégie de communication. La première promesse faite aux clients du restaurant est de vivre une expérience décalée et unique, qui leur permet de redécouvrir un produit qu'ils pensent connaître par cœur.Leur stratégie sociale consiste ainsi à se différencier sur la qualité de leur offre. Et la preuve la plus probante pour cela reste le sourcing des produits. Les réseaux sociaux sont alors le lieu idéal pour présenter, taguer, évoquer les producteurs avec lesquels ils travaillent, comme fait dans le post ci-dessus.

PNY : la confiance comme première valeur pour nourrir la confiance du consommateur et le fidéliser

Comme nous le disions, PNY avait à son ouverture pour objectif de proposer un burger premium, loin de l'image abîmée par les acteurs historiques du secteur du fast-food.

Mais pour cela, tout ne se jouait pas dans les assiettes ! Les créateurs ont dû mettre en place un travail important de storytelling. Et une chose est sûre, le pari est réussi. Rudy et Graffi ont totalement gagné la confiance de leur clientèle. Comment ? En jouant sur la transparence ! Les deux entrepreneurs ont décidé, à raison, d'intégrer leur producteur principal - la ferme Le Ponclet - au cœur de leur communication. Du site internet aux réseaux sociaux de PNY, la ferme est partout ! Sur le site, un onglet entier leur est même réservé ! Les fondateurs, le projet, les animaux de la ferme y sont présentés. Textes, photos et vidéos sont là pour appuyer le propos, le rendre plus crédible et plus accessible.Sur les réseaux sociaux, c'est une story fixe - c'est à dire non éphémère et épinglée en haut de la page de PNY - qui est réservée au producteur.

Pour chacun de ces projets à succès, on remarque donc que l'identité est très fortement marquée et que le storytelling est habilement travaillé. Leur force : permettre au client de savoir avec précision ce qu'il va trouver dans l'établissement qu'il convoite.

Pour autant, les stratégies de communication de ces acteurs ne peuvent tourner uniquement autour du contenu produit en interne, elles se nourrissent du contenu de leurs clients (User Generated Content) mais aussi de collaborations avec des journalistes et de plus en plus... des influenceurs.

Un travail sur le long terme aux côtés des influenceurs et des journalistes

"Trouver un concept fort, travailler avec des influenceurs et bingo, ça cartonne direct !" schématisait Rudy Guénaire de PNY au magazine Challenges. Il est vrai que l'on constate une constance chez les restaurateurs issus d'une formation type école de commerce : ils ne se passent pas des relations presse et influenceurs !

Pokawa : le travail avec les influenceurs, premiers jalons du succès de l'enseigne

Pour lancer leur concept de Poke bawls, Maxime et Samuel se sont appuyés sur une tendance alors montante : les influenceurs. En 2017, Instagram prenait de plus en plus de place dans la consommation numérique des Français. Les deux garçons y ont vu, à raison, une occasion de tester leur concept avant de se lancer à l'aventure. 

Avant d'ouvrir leur premier établissement, ils ont alors créé une marque du même nom que leur future enseigne et lui ont offert une très belle visibilité sur Instagram. Des photos colorées mettant en valeur les 8 bawls à leur carte, un storytelling bien ficelé teinté des couleurs d'Hawaï et de son soleil... tout était prêt pour donner envie aux influenceurs de tester ces nouveautés importées d'Amérique latine. Les deux garçons ont alors ciblé les contacts les plus pertinents pour eux, et sont entrés en contact avec eux sur Instagram en leur proposant de leur livrer, gratuitement, l'un de leur 8 bawls.Le succès ne s'est pas fait attendre : le concept a charmé les influenceurs qui ont tous partagé des photos de leurs bawls sur leurs réseaux sociaux. Pokawa a alors acquis la visibilité qu'il lui fallait et cumulé des milliers de likes sur les posts qui lui étaient dédiés. Le pouvoir de recommandation des influenceurs n'étant plus à prouver, Maxime et Samuel ont très rapidement reçu de nombreuses demandes de livraison de Poke Bawls partout dans Paris.

C'est dont tout naturellement, et confiants, que les deux amis ont ouvert quelques mois plus tard leur premier établissement, à Paris. Les suivants ne se firent pas attendre, dans la capitale, mais également dans toutes les grandes villes de France (Nice, Nantes, Aix-en-Provence, Lille, Bordeaux pour le moment, et de nombreuses autres d'ici la fin de l'année). Et leur approche n'a pas changée. Les deux garçons ont conservé leur stratégie gagnante : à chaque ouverture, ils collaborent avec un influenceur local. Le principe cette fois-ci ? Leur proposer de créer leur propre recette de Poke Bawls et de l'intégrer à la carte de l'établissement.

En témoigne cette collaboration avec l'influenceuse nantaise @Sand-dly qui cumule plus de 240 000 abonnés sur Instagram et qui permis à Pokawa de faire une entrée tonitruante à Nantes en janvier dernier avec plus de 4 000 likes sur la photo qu'elle a postée. 

Pizzou : une ouverture en grande pompe grâce aux influenceurs et aux journalistes

Pour booster son ouverture, Vivien et Rémy ont décidé de travailler avec Malou et nous avons entre autres organisé une soirée influenceurs. L'objectif : gagner une très forte visibilité sur Instagram le temps d'une soirée et attiser la curiosité des socionautes. Le résultat : une totale réussite ! Alors que le restaurant était déjà ouvert depuis 3 semaines, Pizzou a enregistré, le lendemain de la soirée qui avait lieu un mardi soir, son meilleur chiffre d'affaires, week-end compris ! Et les collaborations ne se sont pas arrêtées là. Les visites d'influenceurs ont continué des mois durant, imposant semaine après semaine la nouvelle pizzeria sur les réseaux sociaux et attisant la curiosité de leurs utilisateurs, et notamment des journalistes qui, observant un fort engouement pour ce nouveau lieu (et de nombreuses relances de la part des équipes de Malou), sont venus le tester et ont publié leurs critiques dans leurs médias. 

Bien Ficelé : des journalistes tout le long de la première année

Prenons maintenant le cas de Bien Ficelé, le restaurant spécialisé dans les viandes grillées. Ses fondateurs - sortis de l'ESSEC - ont nourri une stratégie de relations presse tout au long de la première année d'existence de leur établissement. Dès les premiers mois, ils ont travaillé à faire découvrir leur proposition culinaire aux journalistes et influenceurs pertinents. Indispensable, cette opération s'avère relativement simple lorsque le projet est fort (c'était le cas ici, comme pour tous les autres projets présentés dans cet article). Bien Ficelé - restaurant carnivore - 11ème arrondissement - terrasse végétalisée - plantesMais quelques mois après l'ouverture, la nouveauté ne se faisait plus sentir : les médias avaient tous parlé de ce nouvel acteur qui propose des pièces de viande d'excellente qualité, les retombées étaient alors plus éparses, les visites de journalistes moins nombreuses. Voyant leur médiatisation s’essouffler mais ayant plus d'une corde à leur arc, Dimitri Aboulker, Thibault Eurin et Arthur Lecomte - les trois fondateurs - ont trouvé une solution : à l'approche des beaux jours, ils ont requinqué leur terrasse, l'ont arborée de plantes et décorée avec goût. Nous avons alors travaillé avec eux pour valoriser cette nouveauté auprès des médias pertinents. Bingo ! Le résultat ne s'est pas fait attendre. Les retombées ont continué de fuser, comme aux premiers jours, ce qui a permis au restaurant de continuer à jouir de sa réputation de "lieu tendance" et de conquérir une clientèle toujours plus nombreuse.

Mais un restaurant n'est pas une startup, il faut prendre en compte certaines spécificités que seule l'expérience du terrain enseigne

Aucun doute alors : les formations en école de commerce donnent aux jeunes entrepreneurs qui se lancent dans la restauration des armes précieuses : analyse financière, rigueur, prise de connaissance du secteur, compréhension des enjeux marketing et de communication... Mais un restaurant n'est pas une startup ! Ils en sont conscients et leurs lancements sont souvent précédés d'une étape : il est rare que ces derniers se lancent en effet sans avoir découvert une première fois le milieu de l'intérieur.

Une formation pratique pour compléter la formation théorique : indispensable à la réussite de son restaurant

Ombeline Choupin, diplômée elle aussi d'HEC et fondatrice de Rainettes, le premier bar à cuisses de grenouilles de la capitale, nous le dit : elle n'aurait jamais commis certaines erreurs si elle avait baigné dans le milieu avant de se lancer à l'aventure. Ombeline avait pourtant "une idée très scalable" - c'est à dire rentable - dans laquelle tout le monde croyait : investisseurs, professeurs de la très élogieuse HEC... tout le monde lui avait donné son feu vert. Mais Rainettes n'a pas réussi à trouver sa clientèle et n'a pas survécu, comme bon nombre de restaurants, à sa seconde année. "L'une de mes principales erreurs fut le choix de mon fond de commerce", nous explique-t-elle. "C'était en plein dans le Marais, dans un quartier branché, hyper vivant. Sur papier idéalement placé... Mais le local n'était pas adapté : on n'avait pas de terrasse alors que tous nos concurrents situés autour de nous en avaient ; toute une partie de nos places était située dans une cave dans laquelle les clients ne voulaient jamais être placés. C'est une erreur que je n'aurais jamais faite si j'avais été dans le secteur depuis un petit moment". Et il ne s'agit pas là de la seule difficulté à laquelle la jeune fille s'est confrontée. Elle dit avoir fait face à des situations managériales particulièrement complexes, à des conditions de travail extrêmement difficiles qui laissent peu de temps personnel...

Des formations au sein de restaurants à succès

Alors peu de ces jeunes entrepreneurs se lancent sans filet dans leurs projets. Ils sont nombreux à opter pour une formation ou une première expérience en salle ou en cuisine.

C'est ce qu'ont choisi de faire Alice et Christian. Les fondateurs du futur Daimant ont pris le temps de se former en cuisine - pour Alice - et en salle - pour Christian. Et ils n'ont pas choisi les établissements au hasard. Alice a décidé de faire ses armes chez un restaurant semi-gastronomique, Christian quant à lui a passé plusieurs semaines dans les différents établissements de Big Mamma.

Pour Pizzou, on observe le même schéma : après avoir fait le tour des meilleurs producteurs français et comparé les différentes qualités de produits, Vivien, l'un des fondateurs, a suivi une formation de pizzaïolo. Cela lui a permis de se rendre compte, avant de se lancer, des difficultés opérationnelles, mais aussi d'imaginer une pâte à pizza unique à Pizzou.

Chez Big Mamma, c'est Tigrane Seydoux, l'un des deux fondateurs, qui s'est frotté au milieu de la restauration avant de lancer son entreprise. Après HEC, il travailla comme bras droit de l'homme d'affaires Stéphane Courbit dans son groupe LOV Hôtel Collection (Les Airelles à Courchevel, La Bastide de Gordes). Il y a eu le temps de constater les challenges propres au secteur et de se frotter à ses difficultés. 

Des incubateurs de restaurants pour compléter la formation business

Pour pallier cette absence de connaissance du terrain et du quotidien de restaurateur, de nouveaux acteurs ont émergé. Ils s’appellent Emergence Concept, La Frégate ou Service compris et sont « des incubateurs de restaurants », joli clin d’oeil aux écoles de commerce où l'on retrouve généralement ce lexique (on parle en général d’incubateur de startups).

Trois constats importants sont ainsi à souligner :

  1.  Les écoles de commerce offrent indéniablement les outils théoriques pour bâtir une entreprise rentable et qui croît, mais certaines logiques propres à la restauration n’y sont pas (encore ?) enseignées.
  2. La quête de sens dans ses choix professionnels, la volonté d’avoir un impact visible et palpable ailleurs que sur Excel ou PowerPoint, le syndrome de « Fuyons La Défense » sont de plus en plus tangibles parmi les jeunes diplômés.
  3. L’alimentation est au cœur de l’actualité depuis quelques années et soulève de nombreux enjeux sociaux, sociétaux, voire environnementaux.
  4. Ouvrir son restaurant lorsque l’on sort d’HEC est désormais très « à la mode » (avec toujours une forte ambition d’étendre ou de répliquer le modèle) mais la formation n’est pas 100% pensée pour.

Pour répondre à ce besoin, des incubateurs à l’image de Service Compris ou de Emergence Concept se sont lancés. Ils comblent ces connaissances terrain propres à la restauration qui peuvent manquer aux formations en école de commerce et aident ces nouveaux restaurateurs à se lancer.
Et ça marche : les derniers succès de ces jeunes diplômés à l’image de Petit Bao ou de Père et Fish sont passés par des incubateurs.

Conclusion

Les formations de type écoles de commerce permettent aux jeunes diplômés de porter un regard neuf et précis sur la restauration. Leurs années d'études les forment en effet à analyser des secteurs divers, à en comprendre finement les enjeux, les problématiques. Ces analyses les mènent à anticiper les attentes d'un public toujours plus mouvant et à saisir les opportunités du moment. Sans formation en restauration, ces jeunes entrepreneurs sont ainsi en mesure d'apporter des réponses concrètes et cohérentes à ce secteur dont ils ne sont pas issus.

Leur regard neuf et leur dynamisme participent à révolutionner le milieu. Big Mamma, PNY, Pizzou, Bien Ficelé ou encore bientôt Daimant, font parler d'eux dans tous les médias et sont dans tous les esprits. On salue partout les nouveaux fonctionnements qu'ils apportent - fin du principe de réservation, retour à un sourcing précis et de qualité, écoute des tendances - et on les reproduit. On admire aussi leur sens de la communication et du marketing, armes dont ils ont appris - à l'école aussi - à ne pas se passer, parce qu'un concept, aussi fort soit-il, ne se suffit pas à lui même. Ces jeunes pousses de la restauration pensent et appliquent ainsi sur le long terme des stratégies de communication et de marketing très fines. Réseaux sociaux, relations influenceurs, relations presse, storytelling... Rien n'est laissé au hasard.

Pour autant, une nuance se doit d'être apportée : ces formations ne donnent pas toutes les solutions et ne permettent pas (encore ?) de franchir tous les obstacles de ce combat que représente l'ouverture d'un établissement. Les conditions de travail propres au secteur, les spécificités et autres difficultés de ce milieu sont autant de détails qui ne peuvent être acquises qu'avec l'expérience et le temps. Alors, nombre d'entre eux se forment dans la restauration avant de se lancer à l'aventure, et complètent leur formation théorique par une formation pratique, indispensable. D'autres, se tournent vers de tout nouveaux acteurs qui ont émergé pour combler ces lacunes : les incubateurs de restaurant.

Top 15 des restaurants insolites à tester dans le monde entier

Aller au restaurant ne se résume plus à se délecter d’un délicieux repas à plusieurs. Avec le succès du click and collect et de la livraison à domicile, les clients, lorsqu’ils se déplacent, cherchent à vivre une véritable expérience au restaurant. En effet, animer son restaurant ne se résume pas à l'organisation d'événements ponctuels, la cuisine doit s’accorder à l’ambiance et à l’esthétisme du lieu pour offrir un moment de vie qui dépayse ses invités. Pour cela, les restaurants insolites attirent de plus en plus de clients.

En restauration, les concepts insolites et innovants fleurissent. Il ne s’agit plus d’offrir seulement la dégustation de ses talents culinaires mais d'attribuer une âme originale à son restaurant. L'offre gastronomique est un service expérientiel, les clients ne sont jamais certains d’apprécier le repas, le service et l’accueil d’un restaurant avant de s'y rendre. L’adoption d’un concept qui sort de l’ordinaire favorise ainsi la distinction de son établissement dans l’esprit du public mais attise également la curiosité et l’envie de le tester. Comment ouvrir le restaurant au concept qui fera la différence ? Qu’est-ce qui suscite l’intérêt d'un public à la recherche de sensations et de découverte culinaire ?

Pour répondre à ces questions, nous avons exploré et répertorié dans le monde entier 15 restaurants insolites et originaux qui ont vu le jour et puisent leur succès dans des concepts fous. Ces 15 idées peuvent être liées à l'organisation d'un service et d'un accueil atypique, au lieu choisi, à la thématique, au renouvellement de l'expérience client ou encore à l'originalité des mets proposés.

Si vous partez en vacances cet été, c’est peut-être l’occasion de croiser l’un de ces restaurants sur votre passage !

Tout d'abord, certains restaurateurs ont choisi de parier sur une transformation du management de leur restaurant à travers un service atypique voire futuriste.

1. Pazzi ou la pizzeria entièrement robotisée, prochainement en Île-de-France

Pazzi - pizzaïolo robot - france - pizzeria autonome

Crédit : Le Parisien

Tout droit venu de France, Pazzi ou le robot pizzaïolo, sera officiellement la première pizzeria autonome du monde à la fin octobre 2019.

L'idée ? Vous pourrez commander votre pizza en ligne depuis une application ou sur place à l’aide d’une borne. Celle-ci sera entièrement cuisinée par un robot intelligent, qui sera en capacité d’en concocter pas moins de 80 par heure. L’ambition des créateurs est de réellement mettre l’automatisation des tâches au service du mieux manger. La production industrielle excessive est alors bannie de leur stratégie. Le robot préparera ses belles pizzas à l’aide d’ingrédients de qualité (légumes bios, produits équitables, charcuteries bien sourcées) avec pour principal objectif un « taux de croûte » quasi nul nous explique Alexandre Auriac, l'un des fondateurs du projet, ce qui signifie que vous n’en laisserez pas une miette. Les créateurs misent également sur la ponctualité et l’absence d’erreur dans la commande de leur futur pizzaïolo intelligent. Rendez-vous à Val d'Europe bientôt pour découvrir le nouveau phénomène qui révolutionne la restauration !

2. Kayabukiya Tavern à Tokyo 

Kayabukiya Tavern - Japon - serveur macaque - singe - restaurant

Crédit : Kayabuki Tavern

Si vous aimez vous rincer l’œil en regardant les beaux serveurs, ici, c’est raté ! Chez Kayabuki Tavern ce sont de petites créatures velues qui font le service ! En effet, de leur petit nom Yat-Chan et Fuku-chan, un couple de macaques fait l’animation en reproduisant le comportement et la gestuelle humaine de leurs propriétaires ! Ils vous serviront vos serviettes, vos boissons et vous présenteront l’addition. Attention, tous deux salariés, ils ne travaillent que deux heures par jour et font leur beurre grâce aux pourboires des invités, qui les gratifient en fèves de soja bouillis.

3. Le Rollercoaster Restaurant à Nuremberg (Allemagne)

Crédit : Leila Nikamal

Là encore, le service est atypique ! Au Rollercoaster, vous commandez à l’aide d’un écran tactile sur lequel vous choisissez votre met. Jusque là tout va bien. Mais attention, votre assiette une fois prête se déplace seule sur des rails en colimaçons pour arriver en douceur sur votre table. En plus de ce fantastique service, tous les plats sont réalisés avec des ingrédients bios et de qualité.

D’autres ont choisi d’ouvrir leur restaurant dans des lieux absolument extraordinaires pour tabler sur un moment culinaire immanquable. Dans ce cas, c’est évidemment le lieu qui fait le larron !

4. Ithaa, le restaurant sous-marin aux Maldives

Ithaa - restaurant insolite - original - atypique - sous marin - maldives

Crédit : Oh My Mag

Implanté au cœur du lagon de l’Océan Indien, Ithaa ou « perle » dans la langue nationale, est un restaurant qui offre une vue imprenable sur les fonds marins. Vous déjeunez ou dînez à cinq mètres sous le niveau de la mer avec un panorama à 180 degrés. Les produits de la mer sont bien évidemment mis à l’honneur, intégrés à une gastronomie locale à la mode occidentale. Un voyage inédit au cœur de l’océan, bien au sec, mais attention à ne pas boire la tasse car l’addition reste salée.

5. Dinner in the sky dans plus de 40 pays

Dinner in the sky - restaurant insolite - concept original - atypique - restaurant dans les airs

Imaginé par deux belges, Dinner in the sky vous offre le repas en plein air. Cette table d’hôtes suspendue dans les airs à 50 mètres du sol, peut accueillir pas moins de 22 convives autour d’une table volante animée par des serveurs et un chef. La vue est évidemment époustouflante et l’expérience dure une quarantaine de minutes.

6. Stedsans in the Woods en Suède

steadans in the woods - suède - restaurant au concept original et atypique - retour à la nature

Stedsans in the Woods c’est le pari d’un véritable retour à la nature. Au cœur de la forêt, la cuisine est réalisée à partir de produits fraîchement cueillis et cultivés sur place dans la ferme permaculture du couple d’hôtes. Dans une ambiance et un décor minimaliste, tout est concocté au feu de bois loin des progrès techniques et industriels. Pour une expérience encore plus immersive, les convives peuvent passer la nuit dans des cabanes en bois ou des tentes bédouines.

A ces environnements hors du commun, les restaurateurs peuvent également choisir de fabriquer eux-mêmes leur propre décor et de réaliser une scénarisation unique afin de valoriser une thématique qui leur tienne à cœur.

7. Ultraviolet à Shanghai

Ultra violet - Shanghai - restaurant au concept insolite et original - immersion culinaire - Paul Pairet - chef étoilé français

Crédit : Scott Wright

Imaginé par le chef français étoilé Paul Pairet, Ultraviolet est la référence mondiale en termes de gastronomie immersive. En effet, là encore, le célèbre chef à choisi de miser sur la technologie pour servir son offre culinaire. Les convives sont invités à embarquer dans un voyage expérientiel faisant intervenir tous les sens. Des montages sonores, des jeux de lumières, des diffusions olfactives ou encore des projections de vidéos en 360°animent le dîner des 10 invités. L’idée est de leur offrir un souvenir culinaire inoubliable à travers un environnement numérique sophistiqué. Au menu, ce ne sont pas moins de 22 services qui sont proposés et qui rythment la dégustation des convives. Et comme tout a un prix, ces trois heures extraordinaires ne coûtent pas moins de 800 euros, l’un des plus chers repas au monde.

8. Le Wagon Bleu à Paris

Le wagon bleu - Paris - restaurant au concept insolite et original - atypique - Orient Express - Agatha Christie

Crédit : Le Wagon Bleu

Situé entre la gare Saint-Lazare et la station de métro Rome, le Wagon Bleu est également un restaurant qui tire son succès de son décor et de son thème impressionnant. Il offre le repas dans un ancien compartiment du mythique Orient Express. Les banquettes en velours bleu, les portes bagages en hauteur ainsi que les accessoires de voyage d’époque (vieilles valises en cuir, boîtes à chapeaux) replacent les convives dans une ambiance digne des romans d’Agatha Christie alors même que la cuisine y est chaleureuse et agrémentée de notes corses.

9. Alcatraz-Shibuya à Tokyo

Restaurant Alcatraz japon - restaurant au concept insolite et atypique - restaurant thématique hôpital prison - japon

Aux amateurs de films d’horreur et d’attractions cauchemardesques en tout genre, Alcatraz est fait pour vous ! Restaurant bistronomique japonais, il a été conçu sur le thème du glauque et du lugubre. Il dépeint un décor d’hôpital de prison dans lequel vous prenez votre repas dans un véritable cellule. Les boissons et les mets proposés sont dans leur présentation totalement en accord avec l’environnement : la bière est servie dans un urinoir en plastique et les cocktails dans un faux crâne humain. Si vous aimez les scénarios désastreux, l’évasion d’un patient est mimée à chaque service et attention, toutes les lumières s’éteignent.

Au-delà de ces thématiques scénarisées, les restaurateurs puisent leur concept original et atypique dans l'invention d'une nouvelle expérience client. Dans ce cas, le client est lui-même acteur de l'expérience et doit se prendre au jeu pour vivre pleinement son aventure culinaire.

10. Dans le noir à Paris

Dans le noir - restaurant paris concept original et insolite - manger dans le noir - atypique

Crédit : Guillaume Poiret

Placé dans le 4ème arrondissement de Paris, Dans le noir est un restaurant qui révolutionne  l’expérience client puisque c’est un repas dans le noir complet que l’on vous propose de déguster. Imaginé pour faire comprendre aux convives les enjeux quotidiens auxquels sont confrontés les personnes malvoyantes, les invités sont accueillis dès leur arrivée dans le noir, ils rejoignent leur table aidés du personnel composé pour moitié d’aveugles et ne connaissent pas à l’avance la combinaison de leurs plats. Un véritable challenge pour ceux qui n’ont pas l’habitude de manger à l’aveuglette et qui seront étonnés de ne pas mettre de mots sur des saveurs et des textures pourtant connues. L'expérience est une séance de rires garantis d'autant  que les échanges sociaux sont facilités par l'extinction des lumières. Attendez-vous donc à confondre le champagne et le vin rouge ou encore le veau et le poisson.

11. The Bunyadi à Londres

The bunyadi - Londres - restaurant au concept original et insolite - naturiste

Crédit : Evening Standard

The Bunyadi est le premier restaurant naturiste au monde. Ouvert seulement l’été, il offre à ses convives un retour à la nature : le repas se déguste nu sans accessoire technologique - comprenez ici votre smartphone - les couverts sont comestibles, l'éclairage se fait à la bougie et vous prenez place sur des rondins de bois. Quant au menu, il est à l'image du concept anti-matérialiste du restaurant, les ingrédients sont garantis sans conservateur, colorant ou produit chimique et sont tous cuits au feu de bois. Enfin, pour les personnes pudiques souhaitant néanmoins découvrir cette aventure, une partie du restaurant leur est réservée, derrière des panneaux en bambou.

12. Le Café des Chats à Paris

Le café des chats - paris - restaurant au concept original et insolite - neko bar - concept importé du Japon

Issu d’un concept japonais, les "neko bars", le café des chats à Paris est un restaurant qui met à l’honneur douze petits félins domestiques qui circulent librement autour des convives. L’idée est d’offrir aux invités des moments de calme, déstressants, en compagnie de ces petits êtres velus, tout en dégustant une cuisine entièrement faite maison. Offrir un peu de temps avec des animaux à ceux qui ne peuvent en avoir chez eux est la base du concept de ce restaurant.

L’expérience client peut être conçue comme un véritable pilier de votre restaurant afin d’offrir en plus de l’offre culinaire une expérience active aux convives. Des restaurateurs, eux, ont choisi de miser sur une offre culinaire hors du commun, atypique et peu reproductible à la maison, c'est d'ailleurs ce qui fait leur réussite !

13. Black Ant à New York

Black Ant - New York - restaurant au concept insolite et original - insectes

Crédit : New York Magazine

Chez Black Ant, vous trouverez une cuisine traditionnelle héritée de recettes mexicaines tels que les classiques enchiladas ou les délicieux tacos. Mais l'originalité ne réside pas là : ce sont en effet en majorité des plats à base d’insectes qui vous sont proposés ici. Ces petites bêtes aux protéines alternatives miraculeuses pour votre santé s’inviteront dans votre repas. Au menu, vous trouverez un guacamole à la fourmi noire, des crevettes à la panure de sauterelle et bien d’autres surprises complètement décalées.

14. Suri Restaurant à Paris

Suri restaurant - paris - restaurant au concept insolite et original - fermentation des ingrédients - rue réaumur

Crédit : Suri Restaurant & Déli

Au cœur du quartier du sentier, rue Réaumur, Suri est le nouveau restaurant parisien au concept étonnant, là bas vous ne mangerez que des ingrédients fermentés. Le restaurant a misé sur la fermentation, une méthode écologique qui réduit la production de déchets et favorise la multiplication de probiotiques, micro-organismes bénéfiques pour la santé et la digestion. Vous pourrez y savourer la plupart des mets du quotidien et des formules déjeuners sur le pouce. A la carte : pickles, légumes, laitages, soupes, sandwichs, poissons, pâtisseries et des boissons sont affichés.

Au-delà du mieux manger, certains restaurateurs ont décidé d’aller dans le sens inverse en plébiscitant une nourriture ultra transformée riche en graisses et en sucres qu’ils qualifient même de nuisible pour la santé...

15. Heart Attack Grill au Nevada

Heart Attack Grill est un restaurant qui présente une version XXL du célèbre fast-food à l'Américaine. Leur leitmotiv : offrir des plats ouvertement dangereux pour la santé à travers une offre de hamburgers à plus de 8 000 kilocalories, enregistrée dans le livre Guinness des records ou encore de gargantuesques cornets de frites cuisinées au Saindoux. Originalité supplémentaire : le repas est gratuit pour les personnes de plus de 158,7 kilos, c'est pour dire, on vous souhaite le pire ! Complètement ahurissant, espérons tout de même que ce concept ne franchisse pas nos frontières !

Améliorer son référencement local pour attirer des clients dans son restaurant - Explications et exemples concrets

À l'heure où l'acquisition clients se joue en ligne pour les restaurateurs, il est indispensable d'être visible partout où les clients potentiels vont faire leurs recherches : les moteurs de recherche, les applications, les réseaux sociaux, les médias... Comment maximiser sa visibilité avec le référencement local et attirer davantage de clients ? Démonstration illustrée avec des exemples concrets.

Comment faites vous lorsque vous devez choisir un restaurant ou un café pour un rendez-vous donné ? Une recherche sur Google, sur Tripadvisor, La Fourchette, Facebook, Instagram ou même Mapstr ? Vous pouvez aussi appeler un ami, mais la majorité (et une part croissante) des personnes va regarder en ligne et trouver les établissements qui sortent en haut des pages de recherches, c'est-à-dire qui ont le meilleur référencement local. Qu'est-ce que le référencement local ? Est-ce que ça marche ? Comment s'y prendre ? À quels résultats s'attendre ? Réponses illustrées avec quelques uns des restaurateurs que nous accompagnons au quotidien.

Qu'est ce que le référencement ? Pourquoi c'est indispensable pour attirer des clients ?

En marketing digital, le référencement (aussi appelé SEO) correspond à l'ensemble des techniques qui aident un site web à remonter dans les résultats de recherches (SEO pour Search Engine Optimization, soit optimiser sa position sur les moteurs de recherches). Dès lors que l'on parle de résultat de recherche, il faut s'interroger sur la nature des requêtes pour lesquelles il est intéressant d'apparaître en haut des résultats : ce sont les mots-clés.  Les mots-clés correspondent aux mots, expressions et phrases que les prospects vont utiliser pour rechercher en ligne.

Il existe deux principaux types de référencement :

  • le référencement payant : ce sont les "annonces" ou "publicités". Investir dans du référencement payant, c'est la garantie de ressortir en haut de page, mais l'internaute sait que vous avez payé pour, c'est de la publicité. Exemples ci-dessous :

  • le référencement naturel : c'est apparaître "naturellement" en haut des résultats car l'algorithme du moteur de recherche vous a assimilé au résultat le plus pertinent pour répondre au besoin manifesté par l'internaute. Exemple ci-dessous :

D'après une étude Google Search Console : 54% à 59% des clics se font sur les 3 premiers résultats, 70% - 77% de clics se font sur les 5 premiers résultats. 

Un enjeu de taille est donc d'identifier les mots-clés que nos clients potentiels vont utiliser pour formuler leur requête, et apparaître en haut des résultats !

Mais que se passe t-il lorsque l'on recherche un établissement ?

L'importance du référencement local pour un établissement

Pour un établissement, le mot-clé s'articule autour de 2 éléments : le premier décrit l'offre (pizzeria, brasserie, café, végétarien, terrasse etc.), le second spécifie le lieu (une ville, un quartier, un arrondissement, un arrêt de métro etc.). Le lieu peut également être déterminé par géolocalisation - c'est-à-dire suggérer des établissement "à proximité de sa position actuelle" sans avoir besoin de préciser avec des mots le lieu en question. C'est ce qu'on appelle du référencement local (46% des recherches sur Google ont un caractère local). Le référencement local tel que nous le verrons ici appartient à la catégorie "référencement naturel".

Voici quelques résultats qui apparaissent sur Google lorsque l'on fait une recherche de restaurant :

Qu'ont-ils en commun ?

  • La structure : en haut de page, une Google Map, puis 3 fiches établissements qui apparaissent. Les premiers liens qui ressortent appartiennent à des agrégateurs de type plateforme de réservation (Tripadvisor, La Fourchette), ou de type media / blogs. Avoir le site web de son restaurant qui ressort avant un lien Tripadvisor ou La Fourchette est très ambitieux en terme de référencement, c'est même quasi impossible de rivaliser avec ce type de mastodonte. En revanche, sous la Google Map ce sont des fiches établissements qui ressortent, la compétition devient plus jouable pour dépasser un autre établissement et ressortir en top 3.
  • La présence dans le top 3 d'un client Malou. Nous aidons en effet nos restaurateurs à ressortir en haut des résultats de recherche pour acquérir de nouveaux clients en ligne.

Comment maximiser son référencement local ?

  • Identifier les bons mots-clés, ceux qui sont vraiment utilisés par vos clients potentiels. "Trattoria" par exemple, est recherché 10 fois moins que "restaurant italien" et 100 fois moins que "pizzeria". Aujourd'hui si vous cherchez une pizzeria dans le 16e arrondissement vous avez de forte chance de trouver La Pizza d'Anita avec qui nous avons collaboré
  • Uniformiser l'information disponible en ligne et la mettre à jour régulièrement ! Par information on entend : les horaires, les jours de fermeture exceptionnelles, les menus, les prix, les visuels... il faut comprendre la logique des moteurs de recherche et de Google en particulier. S'il retrouve des incohérences en ligne sur un établissement, il le pénalisera au profit d'autres plus fiables. Exemple ci-dessous :

Entre Google, Tripadvisor, La Fourchette, Les Pages Jaunes et le Petit Futé, l'établissement n'affiche pas les mêmes horaires. Face à tant de contradictions, les algorithmes des moteurs de recherches vont naturellement pénaliser son classement en ligne et privilégieront des établissement dont ils sont sûrs des horaires. Cela pénalise le travail d'acquisition clients pour le restaurateur (il est moins visible), et si par exemple les horaires lors d'un jour férié ne sont pas mis à jour, sur sa fiche Google une mention en orange précisera "Horaires susceptibles d'être modifiés"/ L'internaute a 3 choix : prendre le risque d'y aller quand même, téléphone pour confirmer ou simplement regarder les fiches d'établissements autour qui, eux, auront pris la peine d'actualiser leurs informations. À votre avis, quelle option est la plus envisageable ? Décevoir un client potentiel qui s'est déplacé alors que l'on est fermé, est très dommageable. Même combat pour les menus et les prix. Continuer à afficher son menu d'hiver en plein été atteint fortement la cohérence d'un restaurant pendant l'été,  ne pas mettre à jour les éventuelles modifications tarifaires nourrira une frustration auprès du client qui s'est renseigné au préalable en ligne.

  • Répondre aux avis clients : pour insister sur les mots-clés les plus stratégiques, construire un lien avec les clients, les fidéliser, analyser leurs retours et s'améliorer (exemple : nous avons déjà fait retirer les moules du menu de l'un de nos clients car elles étaient à l'origine de nombreux avis négatifs)
  • Partager régulièrement du contenu ;
  • Se référencer dans tous les annuaires pertinents : certains vont permettre d'acquérir de nouveaux clients (Tripadvisor, La Fourchette surtout pour les Européens) mais aussi toutes les plateformes utilisées par les touristes ! Les clients de Malou sont ainsi visibles sur tous les annuaires utilisés par les touristes de passage en France !

  • Faire de la veille pour suivre les dernières nouveautés : les choses évoluent très vite en terme de référencement : la recherche vocale par exemple prend de l'ampleur et offre de nouvelles opportunités aux établissements qui s'y prépareront. Il faut se tenir informé pour agir et maximiser au mieux sa visibilité en ligne. Nous partagerons notre veille régulièrement sur Linkedin, Facebook et Twitter si vous souhaitez vous tenir au courant.

Est-ce que ça permet vraiment d'augmenter son chiffre d'affaires ? OUI ! Le cas du Wilson (Paris 16)

Les performances du référencement local peuvent être mesurées régulièrement. Rappelons les objectifs :  augmenter la visibilité, donner envie, convertir les internautes qui nous ont vus en clients - et donc suivre les actions type clics sur itinéraire, sur "appel", sur "site web". La fidélisation se fait en répondant aux avis clients d'une part, mais surtout en salle en délivrant une bonne expérience et ensuite sur les réseaux sociaux avec du contenu qualitatif intelligemment diffusé.

Pour illustrer nos propos, étudions de plus près un exemple concret avec le Wilson que nous accompagnons depuis 1 an sur son référencement local. Le Wilson est un restaurant type brasserie situé dans le 16e arrondissement, proche du métro Trocadéro. Comment aujourd'hui le Wilson a t-il réussi a augmenter son CA grâce à Malou ?

  • Remonter en top des requêtes clés 

Avant de travailler avec nous le Wilson n'apparaissait jamais en haut des résultats sur Google, aujourd'hui il ressort en top 3 pour ses mots-clés "restaurant Trocadéro" "brasserie Trocadéro" recherchés chacun 1000 fois par mois, mais de nombreuses autres requêtes telles que "restaurant terrasse Trocadéro" (recherchée 100 fois/mois).

Dans le quartier touristique du Trocadéro, apparaître en haut des requêtes clés en langues étrangères peut aussi s'avérer utile... Et Le Wilson ressort souvent en top 3 en anglais, en espagnol, en italien...

Malgré sa moyenne plus faible que les autres établissements visibles, le Wilson apparaît quand même en top 3. Puisque nous répondons régulièrement aux avis clients et que nous les analysons chaque mois, nous partageons des recommandations aux équipes du Wilson pour qu'elles puissent s'améliorer, satisfaire davantage leurs clients, faire remonter leur note (et rester en top 3 bien sûr) et ainsi améliorer les taux de conversion des internautes qui les ont vus en ligne. Malgré cette moyenne inférieure à 4, le Wilson attire de plus en plus de clients en ligne grâce à nos travaux.

  • Apparaître partout où les clients potentiels vont faire leurs recherches 

Le Wilson existe (avec des informations justes et mises à jour en temps réel, avec des descriptions riches en mots-clés, avec les avis des clients traités...) sur toutes les plateformes et annuaires, susceptibles de lui faire gagner des clients et/ou de renforcer son référencement. Il est présent sur Tripadvisor, Dianping, Kekanto, Yandex, Mangoplate pour attirer en autres des touristes mais aussi Les Pages Jaunes, L'Internaute, le Petit Futé pour envoyer "du jus de référencement" vers sa fiche Google.

  • Augmenter sa visibilité

Nous avons comparé les vues mensuelles du Wilson en Juin 2018 - avant qu'il ne travaille avec nous - avec celles de juin 2019, après un an de collaboration.

Résultat (assez logique en suivant les apparitions en top 3 sur Google évoquées plus haut), Le Wilson a nettement amélioré sa visibilité, il l'a multipliée par 3,5 ! Est-ce que ça veut dire plus de clients ?

  • Acquérir des clients en ligne 

Comparons maintenant les actions effectuées chaque mois sur la fiche Google du Wilson, comparons le mois de mai 2018 et celui de mai 2019.

Malgré sa note souvent inférieure à pas mal de ses concurrents qui ressortent en top 3, le Wilson génère aujourd'hui 30% d'actions clients en plus chaque mois (en comparant des mois similaires pour 2018 et 2019). Et sur le chiffre d'affaires qu'est ce que ça donne ?

  • Augmenter son CA

Le ticket moyen au Wilson est de 25 euros. En moyenne une réservation au restaurant est fait pour 3 personnes (estimation Malou faite sur un panel de 50 restaurants). Dans le cas du Wilson, on est donc sur une facture totale à 75euros. Prenons les hypothèses suivantes : chaque visite de site web convertit 20% des clients, chaque demande d'itinéraire, 50% et chaque appel 60%.

En calculant la différence entre les actions faites en mai 2018 et celles en mai 2019 il ressort que.... le Wilson a augmenté son CA mensuel de 7000 euros depuis qu'il travaille avec Malou !

Résultat après une année de collaboration avec Malou, une belle progression de visibilité mais aussi de conversion clients, et donc de CA mensuel !

Conclusion : le référencement local à privilégier pour attirer des clients en point de vente

Si les sites marchands travaillent à optimiser leur référencement (naturel ou payant) pour générer des achats en ligne, l'enjeu est assez différents pour les commerces et restaurateurs dont les clients ne commandent pas en ligne, mais doivent se déplacer jusqu'à l'établissement pour consommer. C'est donc sur le référencement local qu'il faut investir. Comment ? Lire et apprendre (nous partageons de nombreux conseils sur notre blog et nos réseaux sociaux) ou directement faire appel à des professionnels, dynamiques et transparents qui vous assureront de meilleures performances et un meilleur chiffre d'affaires (👋)

Femmes et gastronomie : La revanche des cheffes françaises

Les femmes sont culturellement et socialement associées dans le secteur de la gastronomie à la sphère domestique. Elles sont pour beaucoup tenues de la cuisine familiale. Encore aujourd’hui, elles ne sont pas moins de 72% à préparer les repas familiaux au quotidien. Paradoxalement, la cuisine professionnelle s’est imposée depuis ses débuts comme une œuvre masculine inspirée de la figure féminine. Michel Bras, Alain Passard ou encore Olivier Roellinger ne s’en sont jamais cachés : leurs mères et leurs grands-mères ont été des sources d’inspiration dans l’établissement de leur identité culinaire.

Jean Imbert - chef cuisinir - grand-mère - Mamie - nouveau restaurant

Crédit : Guillaume Georges

En 2019, Jean Imbert décide même d’ouvrir Mamie, son nouveau restaurant en hommage à la cuisine de sa grand-mère. Pourtant, alors même que les femmes, en tant que mères ou grands-mères, ont influencé les meilleurs chefs, on ne compte que 3 femmes contre 14 hommes en cuisines. En salle, si le chiffre est plus élevé, les femmes restent pour autant en infériorité : elles ne sont que 8 femmes pour 12 hommes. Mais alors, quelles évolutions observe-t-on dans la représentation des femmes au sein du secteur de la restauration ? Quelles sont les figures influentes et les nouveaux espoir.e.s du secteur ?

1. Aux origines de la cuisine professionnelle : une institution masculine

Pendant très longtemps, les femmes ont été exclues de la cuisine professionnelle. Le métier de cuisinier s’est construit en France essentiellement sur des conventions masculines, en témoignent encore le vocabulaire de « brigade », de « chef », l’organisation au sein des cuisines ou encore la tenue professionnelle.

Historiquement, l’origine de la grande cuisine apparaît avec la figure de Guillaume Tirel, dit Taillevent, qui était à la tête de la cuisine de la Cour du roi Charles VI. C’est à lui notamment que l’on attribue le Viandier, le plus célèbre des livres de cuisine français du Moyen-Âge. A cette époque, la cuisine noble était une affaire d’hommes, les femmes étaient, elles, reléguées à la tête des cuisines de la petite bourgeoisie.

le viander de taillevent guill

La naissance de la gastronomie au cours du XIXème siècle n’arrange pas les choses : les associations professionnelles de cuisiniers sont exclusivement masculines et font le souhait d’écarter les femmes de cet art culinaire, jugé plus noble que la cuisine domestique. Les femmes sont d’ailleurs exclues des postes d’apprentis dans les grandes cuisines en 1893 par le Congrès de la Chambre syndicale ouvrière de Paris.

Les années défilent et la fin de la Première Guerre Mondiale marque le développement du tourisme, la multiplication des restaurants et celle des auberges dans lesquelles se délecter. Ce développement soudain encourage les femmes à s’émanciper et à ouvrir leur propre établissement à la manière de la célèbre maison bourgeoise des « mères lyonnaises », pour laquelle les Mères Brazier et Bourgeois seront récompensées en étoiles par le Guide Michelin en 1933. C’est un véritable succès pour la reconnaissance de la gastronomie féminine.

mère brazier - femme cheffe - cuisinière - les mères lyonnaises

Cependant, ce n’est que dans la seconde moitié du XXème siècle que des organisations professionnelles exclusivement féminines voient le jour et que la formation au CAP de cuisine est ouverte aux femmes. En 1975, Annie Desvignes, restauratrice de la Tour du Roy à Vervins, fonde l’association des restauratrices cuisinières. Aujourd’hui, plusieurs associations de restauratrices existent. L’une des plus emblématiques est sans doute celle fondée en 2001 par les célèbres cheffes Hélène Darroze et Anne Sophie Pic, les Nouvelles mères cuisinières, qui vise à aider les femmes à surmonter les obstacles du métier. A l’international, les choses avancent également, en témoigne le parabere forum, une organisation regroupant des cheffes du monde entier. A travers ses rencontres annuelles, elle a pour ambition de renforcer l’influence des femmes dans le secteur culinaire.

femme cheffe - femme cuisinie - cuisine professionnelle - femmes cheffes

Mais malgré ces nombreuses avancées, des obstacles à la féminisation de la profession persistent. Les conditions de travail sont encore jugées trop difficiles pour la gente féminine et la discrimination sexuée à l’embauche est présente.

2. Des conditions de travail défavorables aux femmes

La difficulté physique du métier de cuisinier a pendant longtemps été un argument clé pour écarter les femmes de cette destinée. Aujourd’hui, selon Marie Sauce-Bourreau, Présidente des Toques Françaises, « le matériel est adapté et toutes les tâches sont à la portée des femmes ». En effet, les normes d’hygiène et le progrès technique ont amélioré le confort des chefs en cuisine. Piétinement, position debout prolongée, changements de température… : les contraintes physiques persistent dans le secteur de la restauration mais sont les mêmes pour les deux sexes.

girl - kitchen - cooking - femme cheffe -travil

La flexibilité des horaires de travail peut également être une autre source de désavantage pour les femmes. En tant que chef de cuisine, les journées sont longues et les jours fériés, week-end ne sont pas des jours de repos. Des empiétements sur le temps personnel sont souvent inévitables ce qui peut parfois impacter l’équilibre ou tout simplement la construction d’une famille. Etant donné, que les femmes sont encore majoritairement affiliées aux tâches domestiques et à l’éducation des enfants, cette contrainte affecte plus fortement la gente féminine. En témoigne d’ailleurs les 60% d’employeurs qui identifient le rythme et les horaires de travail comme la principale contrainte à la progression des femmes dans ce secteur.

3. Une progression significative de la visibilité des femmes cheffes

Malgré ces écueils, les femmes tracent leur chemin au sein de cette profession. Ainsi, sur 75 nouvelles étoiles en 2019, 11 d'entres elles ont été remportées par des femmes cheffes. Cela équivaut à 16% de lauréates, ce qui est peu mais reste une progression non négligeable : elles ne représentaient que 5% des élus en 2017. Les femmes s’imposent alors petit à petit dans la sphère culinaire : en France, elles ne sont pas moins de 600 à cuisiner chaque jour pour leurs hôtes.

chefs étoilés 2019 - femmes cheffes

Plusieurs initiatives ont d’ailleurs contribué à cette mise en visibilité. Il faut notamment honorer le travail de Vérane Frédiana, cinéaste, écrivaine et gastronome. Son film « à la recherche des femmes chefs », puis son ouvrage illustré « Elles cuisinent » et enfin son dernier livre « Cheffes » - écrit en collaboration avec la journaliste culinaire Estérelle Payani - ont participé à mettre en valeur le travail de toutes les femmes dans la cuisine française. Elle y présente les femmes qui font la cuisine d’aujourd’hui et qui feront celle de demain et présente le travail de toutes celles qui sont à la tête de cuisines de restaurant. On découvre donc le parcours des très grandes étoilées, mais aussi celui de talent de la cuisine moins exposés médiatiquement, telle qu’Eugénie Tine, avec laquelle nous collaborons, qui dirige seule, d'une main de maître, le restaurant gastronomique Sequana, situé sur l’île de la Cité.

Eugénie Tine - Sequana - restaurant gastronomique

Ces remarquables travaux ont également permis de mettre en lumière la présence de femmes dans le secteur gastronomique. Car, comme nous le disions, si elles sont présentes, elles ne sont que peu mises en avant par les institutions, comme en témoignent les 11 femmes seulement ayant reçu une étoile Michelin en 2019.

Aujourd’hui, la féminisation du secteur n’est pas contestable. Des actions tels que les concours exclusivement féminins comme celui de la cuillère d’or participent à leur mise en visibilité sur la scène médiatique. Mais, qui mieux que les femmes elles-mêmes peuvent au quotidien valoriser la gastronomie féminine ? Nous allons donc vous présenter les femmes les plus influentes du secteur de la gastronomie pour ensuite vous donner à regarder les futurs espoirs culinaires.

4. Les femmes cheffes influentes

Anne Sophie Pic

Anne sophie pic -cheffe française - triplement étoilée

Son parcours

Triplement étoilée depuis 2007 et élue meilleure cheffe du monde en 2011 par le prix Veuve Clicquot, elle est aujourd’hui la cheffe française la plus renommée du monde entier. Issue d’une lignée de chefs triplement étoilés, après son grand-père puis son père primés respectivement en 1934 et 1973, elle se lance dans la gastronomie en 1992 avec son frère. Aujourd’hui, elle est à la tête de 4 restaurants situés à Valence, Paris, Lausanne, Londres et ouvrira prochainement son cinquième établissement à Singapour. Récompensée de 7 étoiles pour l’ensemble de ses restaurants, elle est la femme cheffe la plus étoilée du monde.

Ses plats phares

La cuisine d’Anne Sophie Pic allie son héritage familial et son goût pour les nouvelles saveurs et textures. En hommage à son père, elle propose le bar de ligne au caviar « Jacques Pic » créé en 1971 par ce dernier, et aime par ailleurs refaire l’île flottante aux pralines roses de sa grand-mère. Ses plats ont tous une histoire comme ses célèbres berlingots inspirés des bonbons de son enfance. Elle aime décliner ce plat en plusieurs aromatisations en fonction des produits locaux.

Ses restaurants

Maison Pic (***) à Valence,

Dame de Pic (*) à Paris,

Dame de Pic (*) à Londres,

André à Valence,

Dame de Pic à Singapour en août 2019,

Elle est également aux fourneaux de l’Hôtel Beau Rivage en Lausanne.

Hélène Darroze

hélène darroze - femme cheffe - française - sud ouest - top chef - émission culinaire

Son parcours

Élue meilleure femme cheffe du monde en 2015, Hélène Darroze est originaire d’une famille de restaurateurs du Sud-Ouest qui s’est fait un nom grâce à l’auberge familiale le Relais à Villeneuve-de-Marsan, aujourd’hui rebaptisée chez Darroze. Elle a été primée par le Guide Michelin pour son premier restaurant gastronomique Hélène Darroze (*) situé à Paris dans le quartier Saint-Germain-des-Près, remplacé en mai 2019 par un nouvel établissement, le Marsan. Son restaurant de l’hôtel The Connaught à Londres (**) s’est, lui, vu attribué deux étoiles. Depuis 2015, elle est très médiatisée puisqu’elle a rejoint le jury de Top chef, l’émission culinaire sur M6 à travers laquelle elle offre des conseils aux candidats.

Ses plats emblématiques

Baignée dans la cuisine du Sud-Ouest Hélène Darroze élabore depuis sa plus petite enfance des recettes très fortement inspirées de sa région natale. L’un de ses plats phares est l’escaoutoun, un plat originaire des landes inspiré de sa grand-mère, un mélange cuit de bouillie de farine et de bouillon de volaille qui servait à remplacer le pain en période de disette.

Elle a également le goût des bons produits et ses ingrédients favoris sont le caviar et la truffe, en témoigne son plat signature, le tartare d’huître en gelée de caviar de France et velouté de haricot maïs.

Ses restaurants

The connaught (**) à Londres,

Hélène Darroze devenu Marsan (*) à Paris,

Joïa à Paris.

Ghislaine Arabian

ghislaine arabian - cheffe française - femme

Son parcours

Ghislaine Arabian reçoit le « Trophée des Femmes en Or » en 1994 et est récompensée de deux étoiles en 1995 par le Guide Michelin pour son restaurant Pavillon Ledoyen à Paris. Ghislaine Arabian est connue du grand public car elle est la première femme à avoir rejoint le jury de Top Chef en 2010.

Ses plats emblématiques 

Aujourd’hui, elle est à la tête d’un restaurant dans le 14ème arrondissement de la capitale, « les petites sorcières », un bistronomique dont la cuisine renvoie à des spécialités belges, flamandes, et qui cultive un esprit néo bistrot. Sa cuisine varie en fonction des saisons et on peut par exemple citer ses coquilles Saint-Jacques d'Erquy poêlées aux endives caramélisées ou son parfait glacé à la chicorée et sabayon à la bière blanche.

Ses restaurants

Ghislaine Arabian Bistrot à Paris,

Les petites sorcières à Paris,

D’autres grandes figures féminines telles que Stéphanie Lequellec participent à influencer la gastronomie. En 2019, la féminisation de la cuisine française est plus que reconnue et son importance n’est pas contestable. Des étoiles montantes émergent et continuent d’émerger dans ce secteur, en voici quelques-unes.

5. Les espoir.e.s en cuisine

Adeline Grattard
Adeline grattard - cheffe femme - française

Crédit : Edouard Caupeil

Son parcours

Élue meilleure cuisinière du Guide Fooding 2010 et créatrice de l’année 2019 par Omnivore, Adeline Grattard est une cheffe française à l’avenir tracé. Elle est devenue populaire grâce à un reportage à son effigie au sein du show Chef’s Table sur Netflix. A la tête de deux premiers restaurants franco-hong-kongais Yam’Tcha et la Boutique Yam’Tcha lancés avec son époux Chi Wah Chan, expert en thés de Chine, elle vient d’ouvrir un troisième établissement le Café Lai’Tcha.

Ses plats emblématiques

Alliant les saveurs françaises et asiatiques, plusieurs plats signent son travail culinaire tels que le tartare de thon au riz noir vénéré ou le Quasi, ris de veau et émulsion fuyu.

Ses restaurants

Yam’Tcha (*) à Paris,

Yam’Tcha boutique à Paris,

Café Lait’cha à Paris.

Jessica Préalpato

Jessica Préalpato - cheffe pâtissière - sacrée meilleure cheffe pâtissière - femme française

Son parcours

Primée meilleur chef pâtissier du Monde en 2019 par le classement du World’s 50 Best Restaurants, Jessica Préalpato est cheffe pâtissière au restaurant du Plaza Athénée à Paris. Elle est par ailleurs récompensée de trois étoiles au Guide Michelin. Elle inscrit son œuvre culinaire sucrée dans un concept singulier celui de la desseralité, l’alliance de la naturalité et du dessert, particularité à laquelle elle a consacré un livre. La pâtissière élabore des recettes fruitées les plus naturelles possibles dans le but de sublimer le goût des produits choisis. Elle n’utilise ni crème, ni mousse dans ses pâtisseries et utilise très peu de sucre qu’elle n’emploie que pour relever le goût de ses créations.

Ses plats emblématiques

Elle aime conjuguer fruits et saveurs inédites tels que les desserts aux fraises et sapin, à la bière et à la rhubarbe ; ses cerises fraîches, rôties, vinaigrées et déshydratées associées à des chips de riz ou encore son association de pêches et d’abricots cuits au barbecue, avec un sorbet de sauge.

Ses restaurants

Cheffe pâtissière au restaurant d'Alain Ducasse le Plaza Athénée (***) à Paris.

Julia Sedefdjian
julia sedefjian - cheffe française - plus jeune cheffe étoilée -

Crédit : Patrick Kovarik

Son parcours

A l’âge de 21 ans, elle reçoit une étoile au guide Michelin 2015 et devient alors la plus jeune cheffe étoilée de France. Révélée par son travail au restaurant « Les fables de la fontaine » dans le 7ème arrondissement de la capitale, elle ouvre son premier restaurant « Baieta » accompagnée de ses proches acolytes Sébastien Jean-Joseph et Grégory Anelka dans le cinquième arrondissement où elle rend hommage à la cuisine de son enfance, les saveurs et les produits méditerranéens. Elle vient d’ouvrir son deuxième restaurant Bô qui signifie Bisous en créole, un bar à manger qui propose des mets caribéens à déguster sur le pouce tels que le boudin antillais, le tartare de poisson au lait de coco ou les chiktay (émincés de poulet et de hareng).

Ses plats emblématiques

Son plat « signature » est la « Bouillabaieta », une interprétation singulière de l’emblématique bouillabaisse.

Ses restaurants

Baieta (*) à Paris,

Bô à Paris.

Conclusion

D’autres femmes continueront de briser le plafond de verre de la gastronomie, et représenteront la France dans ce célèbre art. Ces dernières années témoignent d’une belle avancée dans le secteur culinaire qui ne correspond qu’au début d’une réelle représentation de la gastronomie féminine. Si le chemin est encore long pour que les femmes puissent obtenir la même place que les hommes au sein de ce difficile secteur de la gastronomie, on observe pour autant des avancées certaines qui promettent une évolution positive dans les années à venir.

12 conseils pour choisir son agence de communication pour un restaurant

Faire appel à une agence de communication pour son restaurant ou son enseigne permet de générer de la notoriété mais aussi d'acquérir de nouveaux clients. Encore faut-il choisir la bonne. Comment s'y prendre ?

À l'heure des réussites très médiatisées des Big Mamma, Season, PNY et O'Tacos : il ne fait plus de doute que le marketing digital et la communication sont aujourd'hui indispensables au succès d'un restaurant ou d'une enseigne. Ils peuvent être gérés en interne si un membre de l'équipe a les compétences et le temps pour s'en occuper, mais très souvent il est plus efficace pour un restaurateur de rester concentré sur son métier, de délivrer la meilleure expérience à ses clients dans l'assiette et en salle, et de faire appel à des professionnels dont c'est le métier. Mais à qui faire appel ? Une agence de communication ? De marketing ? Qu'est ce que c'est ? Comment choisir la meilleure ? Comment fonctionnent-elles ? Comment facturent-elles ? Comment évaluer le retour sur investissement d'une telle collaboration ? Faut-il être accompagné pour une ouverture seulement ou privilégier un partenariat sur le long terme ? Autant de questions auxquelles nous tâcherons de répondre dans cet article où nous vous partageons 12 conseils pour choisir la meilleur agence de communication pour votre restaurant.

Reprenons du début : qu'est-ce qu'une agence de communication ? Une société dont la mission première est de promouvoir l'image de son client. Promouvoir c'est mettre en valeur partout où c'est pertinent (dans les médias, sur les moteurs de recherche et sites spécialisés, sur les réseaux sociaux, auprès de ses cibles, des partenaires potentiels...). La communication implique un travail rédactionnel, de création de site web, de charte graphique, de ligne éditoriale, mais aussi une stratégie d'acquisition clients. Car promouvoir l'image d'un restaurant ou d'une enseigne c'est générer plus de notoriété, de clients.

Le marketing en revanche consiste à valider que l'offre correspond au marché adressé, que le produit commercialisé tient sa promesse, que le prix est adapté à la qualité délivrée et à la propension à payer de ses clients. Ce n'est plus le travail d'une agence de communication. 

La mission d'une agence de communication peut être résumée à ces principales actions : formuler le bon message, le délivrer aux bonnes personnes, par le bon canal, au bon moment. Rappelons que 80% des Français choisissent leur restaurant en ligne. Les activations digitales doivent donc occuper une place importante dans la stratégie pensée et exécutée par l'agence de communication. Comment choisir la meilleure, la plus adaptée à vos besoins ? Nous vous partageons 12 conseils pour guider votre choix vers le partenaire qui vous accompagnera au mieux et dont l'investissement sera rentable pour vous. Voici les 12 points que doit respecter une agence de communication pour être la plus performante et accompagner au mieux un restaurant.

1. Se tenir au courant des dernières innovations en communication

Une grande partie des activations de communication se jouent désormais en ligne, car c'est en ligne que la majorité des personnes se renseignent et choisissent leur restaurant. Les nouveautés sur les moteurs de recherches et les réseaux sociaux, les mises à jour des algorithmes, les nouvelles fonctionnalités Instagram ou Facebook sont très fréquentes.

Une bonne agence doit faire de la veille constamment pour se tenir au courant et adapter ses actions aux dernières nouveautés pour maximiser son efficacité. Comment savoir si une agence fait de la veille ? Regarder son site internet et ses réseaux sociaux ! Y a t-il des partages d'articles ou de veille pertinents ? Si vous ne trouvez rien, ce n'est pas bon signe. Si chaque nouvelle fonctionnalité  Instagram a été commentée c'est plutôt bon signe.

2. Maîtriser les enjeux de la restauration

Une expertise métier autour de la restauration est préférable.

Une agence qui est spécialisée, qui a mis en place une veille spécifique à la restauration, maîtrise naturellement davantage les enjeux propres aux restaurants et pourra délivrer plus de valeur, plus vite à votre établissement ou enseigne.

3. Être à l'écoute

Une bonne agence doit d'abord vous écouter pour comprendre vos enjeux, avant de vous déballer un plan d'action cohérent. Elle doit prendre le temps de cerner l'identité de votre établissement ou enseigne, poser les bonnes questions pour savoir où vous voulez aller avant de réfléchir et vous proposer un plan d'action pertinent.

Il est important d'avoir une première discussion téléphonique puis de rencontrer un membre de l'équipe pour confirmer que le courant passe bien pour amorcer au mieux la collaboration.

4. Être capable de délivrer de la valeur avant même de travailler avec vous

Une agence qui partage (gratuitement) des conseils, des analyses ou des études de cas spécifiquement sur la communication pour les restaurants sera certainement plus apte à vous accompagner. Celles qui vous offrent en amont un diagnostic de la visibilité en ligne de votre établissement envoient également un signal très positif pour le futur.

5. Afficher une image en ligne qualitative

Le cordonnier toujours le plus mal chaussé ? Pas terrible pour la cohérence d'une agence de communication... Étudier l'image qu'elle a en ligne vous donnera de précieux indicateurs sur la qualité de l'accompagnement qu'elle pourrait vous offrir.

Comment est son site web ? Le contenu en ligne est-il qualitatif ? Trouvez-vous des fautes d'orthographe ? Si l'agence propose des prestations de référencement, est-elle elle même bien référencée en ligne ? Si elle propose du community management : comment sont ses réseaux sociaux ?

6. Communiquer des résultats chiffrés régulièrement

Il est aujourd'hui impensable d'allouer un budget communication et de ne pas recevoir régulièrement d'analyses chiffrées des performances. Les analytics sont accessibles sur les moteurs de recherches, sur les réseaux sociaux.

Une bonne agence doit vous partager des résultats chiffrés au moins mensuellement : nombre de vues, classement sur vos mots-clés, nombre de clics (sur itinéraire, appeler, site web...), la valeur médiatique des retombées presse obtenues (estimables en  le nombre de tirages, la taille de l'audience et les tarifs de publi-rédactionnels pratiqués) la croissance de l'audience sur les réseaux sociaux etc. Vous avez besoin de ces données pour suivre votre progression et valider que l'investissement est bien rentable.

7. Avoir fait ses preuves avec des clients (heureux)

Qui sont les clients de l'agence ? Quelles sont les références ajoutées en ligne ? N'hésitez pas à demander à l'agence de vous communiquer les coordonnées de 2 ou 3 clients pour échanger avec eux, leur demander ce qu’ils apprécient et apprécient moins dans leur collaboration avec cette agence. Les retours des clients existants vous seront précieux dans votre prise de décision et vous saurez à quoi vous en tenir pour la suite.

8. Être menée par une équipe solide et complémentaire

Une bonne agence c'est d'abord une bonne équipe. Qui sont les membres ? Combien sont-ils ? Travailler avec un auto-entrepreneur seul plutôt qu'avec un agence augmente le risque qu'il y ait un souci dans la gestion de votre communication car tout repose sur une seule personne. En revanche si l'équipe apparaît (un peu) nombreuse, vous bénéficierez de la créativité d'une équipe, de relectures et vérifications qui garantissent une meilleure qualité.

L'âge des membres de l'équipe en dit aussi beaucoup sur l'agence. La jeunesse n'est pas ici synonyme de manque d'expérience mais au contraire de flexibilité et de connaissance plus approfondie des réseaux sociaux et des dernières tendances.

9. Être réactif

Votre agence de communication parle en votre nom partout, elle doit être réactive pour assimiler toutes les nouveautés concernant votre restaurant ou enseigne et s'adapter vite s'il y a un changement dans votre stratégie. Quelques indicateurs à surveiller avant de signer : combien de temps a t-elle mis à vous répondre ? Avez-vous un interlocuteur privilégié ? Ses équipes sont-elles mobilisables rapidement ? Si vous choisissez de lancer rapidement un nouvel événement ou une nouvelle carte : votre agence doit être capable de suivre la cadence.

10. Faire preuve de créativité

La créativité reprend une dimension de la réactivité évoquée précédemment mais se nourrit également beaucoup du travail de veille régulière expliquée dans le premier point. Votre agence doit être capable de proposer des solutions originales rapidement aux problèmes que vous pourriez rencontrer. Elle doit aussi vous partager des idées et des conseils.

Avoir des idées très vite lors de la première discussion est très bon signe et témoigne de la la vivacité d'esprit de votre interlocuteur. Les idées doivent fleurir tout au long de la collaboration : l'agence doit être capable de vous inspirer.  Attention toutefois : chacun son métier, n'attendez pas d'une agence qu'elle puisse vous formuler des recommandations opérationnelles, chacun son métier, le sien est avant tout de valoriser votre travail auprès des bonnes personnes.

11. Montrer une forte capacité d'adaptation

L'agence doit pouvoir vous suivre efficacement tout au long de vos actualités et s'adapter à chacun de vos besoins, en prenant en compte des facteurs externes. Un évènement sportif, culturel, la météo, les vacances scolaires... sont autant d'éléments qui offrent des opportunités de communication. Un indice pour savoir si l'agence sait bien s'adapter : regarder la variété de ses clients et des missions confiées. Si elle travaille avec des restaurants gastronomiques et des établissements plus streetfood, si elle a déjà accompagné sur des ouvertures, des changements de carte, la mise en place d'une nouvelle terrasse ou l'arrivée d'un nouveau chef : cela montre une capacité de s'adapter au besoin de chaque client.

12. Construire une relation pérenne et fructueuse avec vous

Dernier conseil et pas des moindres : vous devez bien vous attendre avec le membre de l'agence qui sera votre interlocuteur privilégié. Vous devez pouvoir lui faire confiance et travailler avec lui au quotidien pour être certain que la collaboration sera féconde, et agréable !

Si vous trouvez une agence qui semble répondre à tous ces critères, vous pouvez foncer les yeux (presque) fermés. Si vous avez des questions pour comprendre comme nous fonctionnons chez Malou, vous pouvez nous écrire ou nous appeler - nous sommes en général très réactifs 🙂

BEST CASE Relations Presse - Comment réussir un événement presse et faire le buzz ? MOB HOTEL

En mai 2019, le MOB HOTEL a lancé ses Summer Garden Parties, des soirées barbecues en partenariat avec OFYR, le spécialiste des braséros de luxe. Pour faire parler des Summer Garden Parties et remplir ses jardins tout l'été, l'hôtel a nous a demandé de mener une mission relations presse. Résultat : tous les médias et influenceurs les plus pertinents ont apprécié et valorisé les Summer Garden Parties auprès de leurs audiences, et les 4 fois par semaine, les jardins du MOB ne désemplissent pas. Recette du succès dans cette article.

Avec ses Summer Garden Parties, l'hôtel veut animer les chaudes soirées d'été et attirer un nouveau public parisien pour un moment convivial, presque familial. Pour cela, le MOB propose une expérience inédite dans la capitale : des barbecues géants et participatifs. L'idée : le MOB gère la base - grillades et légumes bio - les invités gèrent la braise sur les braséros mis à disposition au centre des sublimes jardins de ce lieu audonien (Saint-Ouen). Situé aux portes de Paris, le MOB HOTEL a en effet la chance d'être doté d'un grand et magnifique jardin et de rooftops ensoleillés. Alors pour que l'expérience soit optimale, l'hôtel a décidé d'aménager ses espaces extérieurs pour l'été : tables de ping-pong, braséros sculpturaux, terrains de pétanque, parasols ou encore transats ont pris place au cœur des jardins, pour le plus grand bonheur des convives.

Si ce projet ambitieux a de quoi conquérir de nombreux Parisiens en recherche de lieux agréables où profiter de leurs soirées pendant la saison estivale, celui-ci devait impérativement être accompagné d'une communication réussie. Et cela tombait à pic car, à l'arrivée des beaux jours, les médias sont en recherche des meilleurs lieux à valoriser auprès de leurs audiences. Mais comment se faire connaître des journalistes ? Qui contacter ? Comment se démarquer des autres lieux éphémères fleurissant comme chaque été ? 

Nous avons apporté ces réponses au MOB HOTEL en procédant en deux étapes : l'organisation d'une soirée presse, puis le déploiement d'une stratégie de relations presse bien ficelée. Nous revenons plus en détails dans cet article sur la stratégie de relations presse que nous avons mis en place pour que les Summer Garden Parties soient mentionnés au sein de tous les médias pertinents, et pour faire de cet événement un indispensable de l'été des Parisiens.

1) EN MAI : ORGANISATION D'UNE SOIRÉE PRESSE POUR LE LANCEMENT DES SUMMER GARDEN PARTIES

Le MOB HOTEL est ouvert depuis plus deux ans maintenant. La richesse des programmations culturelles, festives, engagées, sportives et mêmes gourmandes rend possible des prises de parole régulières tout au long de l'année - et  non ponctuelle (nous l'accompagnons au quotidien). Le lieu jouit d'une réputation désormais solide. Il a réussi à s'imposer comme l'un des lieux où se restaurer, où sortir, où passer un après-midi, où dormir, où sortir... Mais l'aménagement de ses jardins en géantes soirées barbecues constitue bien une nouveauté  ! Et nouveauté rime nécessairement avec obligation de communication !

Aucun lieu, même ceux à forte réputation, ne peut se passer d'une activation presse pour ce type de lancement. Pour faire carton plein et connaître le succès que méritaient ces soirées estivales, le MOB HOTEL devait donc s'organiser en amont et travailler à cette stratégie. Nous les avons accompagner et avons réfléchi à la stratégie la plus habile.

L'organisation d'une soirée presse nous a alors paru indispensable : elle permet de lancer une campagne de relations presse d'ampleur, de se faire connaître des médias les plus pertinents et d'obtenir sur un laps de temps très court de nombreuses retombées. Mais ce type d'événement demande une organisation rigoureuse. Plusieurs étapes importantes ne doivent pas être négligées pour assurer le succès de cette soirée d'inauguration :

1. Définir les contours de l'événement

Mais avant même d'envisager de contacter les professionnels des médias les plus pertinents, il est primordial de comprendre l'identité de l'événement que l'on organise. Cette phase de réflexion est particulièrement importante car elle donne le LA de toute l'organisation par la suite. Elle permet notamment d'inviter les bonnes personnes et de leur adresser le bon message en valorisant les atouts les plus pertinents.

Pour le cas du MOB HOTEL, les informations les plus importantes concernant cet événement étaient les suivantes :

  • Un événement pensé pour les Parisiens qui souhaitent profiter du soleil comme en vacances : barbecues, transats, terrains de pétanque, parasols... sont à disposition
  • Un événement populaire et participatif conforme aux valeurs de l'hôtel (qui se définit comme un lieu de vie et non comme un espace de passage pour vacanciers)
  • Une expérience inédite dans Paris : les convives maîtrisent leur propre cuisson sur les barbecues mis à disposition
  • Un événement bio : les paniers de légumes et les thés glacés sont bio, les bières sont artisanales...

Ces points caractérisant l'événement permettent de comprendre ce qui le rend unique et de dégager les arguments à mettre en avant lors de la prise de contact avec les invités.

2. Élaborer une liste d'invités pertinente

Mais qui inviter à cette soirée ? La question n'est pas à prendre la légère. Inutile de faire du remplissage : l'important de cette soirée se trouve dans les retombées qu'elle aura été en mesure d'engendrer. Il est donc important d'envoyer l'invitation à des professionnels des médias pertinents, qui seront en mesure d'en faire des éloges auprès de leurs audiences !

Attention cependant à créer des listes relativement homogènes. Chaque événement n'appelle pas les mêmes invités. Ainsi - comme toute stratégie de relations presse traditionnelle - un événement gastronomique ne s'adressera pas nécessairement aux mêmes journalistes que l'ouverture d'un établissement de street-food.

Enfin, il est important de se demander quel(s) type(s) d'acteurs médiatiques inviter. Les journalistes ne sont pas les seuls professionnels à pouvoir aider à l'augmentation de la popularité d'un lieu. Les influenceurs ont eux aussi le pouvoir de donner une forte visibilité aux lieux qu'ils valorisent, via des contenus sociaux (stories ou posts). Leurs audiences étant souvent très engagées, leur pouvoir de recommandation s'avère donc particulièrement important. 

Pour les Summer Garden Parties, nous avons dressé une liste de journalistes et d'influenceurs pertinents, travaillant sur des thématiques lifestyle ou plus spécifiquement sur la gastronomie. Cela nous a permis d'avoir l'honneur de la présence d'acteurs tels que BFMtv, Paulette, Démotivateur, Sortiraparis, Stylist, GQ ou encore d'influenceurs tels que @lescogneurs, @sabrinaperquis, @parisabor, @unmalgacheaparis ou bien @gaelleemma. 

3. Rédiger une invitation différenciante

Une fois cette liste réalisée, l'heure est à la création du message, ou plutôt des messages à envoyer aux journalistes et aux influenceurs. Ces derniers prennent la forme d'un email dont le contenu et l'objet sont fortement travaillés.

Des mails personnalisés pour chacun

Chez Malou nous attachons une importance particulière à personnaliser chaque invitation. Tout d'abord parce que nous savons que le message et le ton employés ne peuvent être les mêmes pour tous : les journalistes demandent un ton plus soutenu, tandis qu'il est possible de s'adresser aux influenceurs, plus proches de leurs audiences, de façon plus naturelle. On optera donc pour le vouvoiement pour les journalistes et pour le tutoiement pour les influenceurs. Mais aussi parce que les personnes que nous invitons sont très demandées. Elles reçoivent des dizaines (voire des centaines) de suggestions en tout genre chaque jour. Pour capter leur attention, il est important de s'adapter à chacune d'entre elles et d'envisager les arguments qui seront les plus pertinents. 

Pour cela, nous avons développé chez Malou un outil de suivi qui nous permet  de savoir quelles sont les thématiques sur lesquelles travaillent ou ont travaillé les journalistes et les influenceurs, ce qu'ils ont apprécié ou moins apprécié lors d'une dégustation ou d'un évènement... Les informations ainsi répertoriées, stockées et mises à jour nous permettent de comprendre le profil et les goûts précis de chacune des personnes que nous comptons inviter et dès lors, de nous adapter pour avoir l'angle d'approche le plus pertinent.

Un journaliste répertoriant les meilleures terrasses de Paris chaque été aura ainsi des chances d'être convaincu si la terrasse du lieu est mise en avant dans le message qu'il reçoit. A l'inverse, un journaliste s'intéressant en priorité aux thématiques street-food sera probablement plus à même de venir si le message lui étant adressé met en valeur les barbecues et la viande grillée.

Pour le MOB HOTEL nous avons donc opté pour un objet accrocheur, valorisant la date à laquelle l'événement se déroulait, et mettant en avant ses atouts sur un ton dynamique. Nous avons personnalisé chacune de nos accroches : ici, nous savions que le journaliste avait déjà réservé de la place à l'hôtel au sein de son média, nous avons donc mis en valeur l'aspect de renouveau de l'hôtel. Enfin, nous avons inséré en pièce jointe le communiqué de presse dédié à l'événement et l'invitation à la soirée.

Une invitation travaillée en pièce jointe

Si les emails que nous envoyons sont toujours personnalisés, il nous semble important d'envoyer une invitation générique à chaque personne que nous contactons. Pourquoi ? Parce que cela permet de donner de l'ampleur à l'événement et de souligner le caractère exceptionnel de cette soirée : l'invité est un privilégié (la soirée n'est pas ouverte à tous) et nous lui soulignons cela par cette invitation.

Cette invitation doit reprendre le ton adopté par le lieu dans sa communication globale et son identité graphique. Ici, nous avons adopté un ton léger mais dynamique et opté pour un graphisme coloré et chaleureux.

Il doit également donner envie aux invités de venir passer la soirée avec nous. Pour qu'ils puissent se projeter, il est donc important d'insérer des photos alléchantes.

4. Entrer en contact avec les journalistes au moment opportun puis... les relancer

Une fois ces deux messages (l'invitation PDF et le mail) préparés, les journalistes et influenceurs peuvent être contactés. Attention à la date d'envoi ! Il est important d'envoyer le premier mail en temps et en heure. L'idéal est d'opter pour un envoi un petit mois avant l'événement. Ni trop tôt : cela permet aux invités d'avoir une idée de leur emploi du temps et de se projeter ; Ni trop tard : ils n'ont pas encore d'événements de prévus et peuvent réserver leur soirée.

Mais un envoi ne suffit pas. Il est indispensable de faire plusieurs relances. Une relance par semaine dans un premier temps, puis un décompte à J-7 /J-3 / J-1 / Jour J à l'approche de l'événement. Les tout derniers envois doivent également être faits aux personnes ayant validé leur présence : il serait dommage que certains des invités ne viennent pas par simple oubli... Lancer ces piqûres de rappel permet ainsi d'optimiser le nombre de personnes présentes le jour J.

5. Tenir rigoureusement à jour la liste des présents

La liste des présents (invités et leur(s) +1) doit être rigoureusement mise à jour tout le long de l'organisation de l'événement. Cela permet d'envisager le nombre de victuailles nécessaires le jour J, mais aussi d'anticiper le nombre de relances nécessaires. Si le nombre de personnes ayant manifesté leur présence est important et que le lieu n'est pas en capacité d'accueillir trop de monde, il n'est pas nécessaire d'effectuer des relances intenses à quelques jours de l'événement : un nombre trop important de présents risquerait de gâcher l'expérience des convives ! A l'inverse, si les réponses tardent à venir, il peut être opportun d'augmenter le nombre de relances prévues. 

6. S'organiser pour le jour J

Le jour J, le travail d'organisation n'est pas achevé ! L'un des points primordiaux est de pouvoir discuter avec chacun des invités : la soirée de lancement est aussi le moment pour les restaurateurs d'entrer en contact avec les journalistes et les influenceurs qu'il a identifié comme pertinent (et donc invité !). Prendre le temps de discuter avec chacun de ses invités, lui présenter le concept, le restaurant ou l'hôtel, l'événement est toujours apprécié par les convives. Mais engager la conversation n'est pas toujours évident. Pour cela, il est encore une fois indispensable de connaître les travaux de chacun, de savoir au sein de quel(s) médias ils contribuent, de connaître leurs sujets de prédilection... Encore une fois, notre outil nous permet de connaître avec précision chacun de ces points.

Par ailleurs, il peut être ingénieux de penser à de petites attentions pour les invités.
Pour la soirée d'inauguration des Summer Garden Parties, nous avons opté pour des tote bags à l'effigie du MOB HOTEL dans lesquels nous avions glissé le communiqué de presse des Summer Garden Parties.

7. Remercier les invités après l'événement

Une fois la soirée passée, il est important de remercier par mail chacune des personnes s'étant rendues à la soirée. Envoyer une photo de l'événement à chacune d'entre elle est un geste très bien perçu par les invités qui seront touchés que leur hôte ait pris le temps pour cette petite attention. 

Ces remerciements permettent de continuer à nouer des liens avec ces contacts privilégiés, mais aussi de recevoir de précieux retours de la part de professionnels spécialistes du secteur.

2. JUSQU'EN JUILLET : DES RELATIONS PRESSE SOUTENUES

Si ces événements sont d'excellents leviers pour obtenir des retombées rapides et en nombre important dans un laps de temps très restreint, il est pour autant important de continuer ses efforts sur la durée ! Afin de maximiser ses chances d'apparaître dans tous les médias pertinents, la stratégie de relations presse doit se poursuivre plusieurs semaines durant.

1. Relancer les médias et influenceurs n'étant pas venus

Une fois l'événement passé, la première étape à suivre est de relancer tous les journalistes n'ayant pas pu être présents le jour J. Nombreux sont les journalistes qui désirent découvrir le lieu dans une atmosphère plus intimiste. Nous avons donc relancé chacune de ces personnes en leur proposant de se rendre à la Summer Garden Party du MOB HOTEL quand elles le souhaitaient accompagnées de la personne de leur choix.

2. Utiliser le communiqué de presse dédié et contacter de nouveaux journalistes ou influenceurs pertinents

Si une soirée de lancement impose un nombre restreint d'invitations, les semaines qui suivent sont le moment d'élargir ses prises de contacts. Et ce travail est facilité par la soirée passée : les journalistes et influenceurs présents ont en effet parlé de l'événement au sein de leurs médias, ce qui attise la curiosité de nombreuses personnes !

A cette étape, les mêmes exigences s'imposent : chacun des mails envoyés doit être personnalisé. Si l'invitation réalisée pour la soirée presse n'est plus de rigueur dans les envois post-événement, le communiqué de presse dédié à l'événement est, lui, indispensable et doit être inséré en pièce jointe. Rédigé avant la soirée il est une mine d'or pour les journalistes : certains d'entre eux peuvent décider, après l'engouement des médias et des influenceurs, de rédiger quelques lignes ou un article dédié au lieu en question. Le communiqué de presse leur donnent alors les informations nécessaires à la rédaction de ce contenu.

Encore une fois, ce document reprend la charte graphique de l'hôtel, adopte un ton léger et dynamique et donne envie grâce à des photos alléchantes.

3.Relancer et adapter ses approches

Enfin, les relances sont de rigueur ! Il est à noter qu'il peut être habile d'adapter ses approches lors de ces multiplications de prises de contact. Si un journaliste ne semble pas réceptif à un mail envoyé, pourquoi ne pas changer l'objet de son mail et réfléchir à une nouvelle accroche ? Cela permet à coup sûr de multiplier ses taux d'ouverture de mail et d'augmenter le nombre de réponses positives de journalistes.

RÉSULTATS : DES RETOMBÉES PRESSE RICHES ET VARIÉES

Les retombées ne se sont pas faites attendre. Extrêmement variées, ces dernières ont permis au MOB HOTEL de faire le plein à chacune des sessions des Summer Garden Parties (du jeudi au dimanche soir). Vidéos, articles dédiés, apparition au sein de classements des meilleur.e.s lieux / terrasses / soirées de Paris... au sein de médias variés... Les médias ont été conquis par la proposition du MOB - et les clients aussi !

Elle parle des Summer Garden Parties dans son format papier

Do it in Paris présente les soirées du MOB HOTEL dans son format papier

Le Fooding annonce les BBQ Parties du MOB HOTEL sur son site Les soirées braséros du MOB HOTEL dans Madame Figaro

Paulette dédie un article aux Summer Garden Parties du MOB HOTEL

Gala désigne les soirées BBQ du MOB comme l'une de ses adresses préférées dans son format papier

Glamour organise un concours auprès de ses lecteurs en partenariat avec les Summer Garden Parties

Le concours a été relayé sur leur site internet et au sein de leur newsletter

GQ organise un concours pour ses lecteurs et présente le MOB HOTEL parmi les meilleures terrasses de Paris

GQ a organisé un concours pour ses lecteurs. A la clé : une soirée pour deux à la Summer Garden Party du choix du gagnant. Ce concours a été relayé sur le site internet du média, et dans sa newsletter. GQ, convaincu par la proposition du MOB, a également présenté sa terrasse comme étant l'une des plus agréables de Paris !

Le Bonbon présente le rooftop du MOB HOTEL comme l'un de ceux à ne pas rater cet été

Paris Zig Zag présente les "barbecues de rêve du MOB HOTEL"

Vivre Paris organise un concours pour les soirées "branchées" du MOB HOTEL

Vivre Paris a consacré un article aux soirées du MOB HOTEL et a organisé un concours auprès de sa communauté. Il a par ailleurs valorisé ce concours au sein de ses réseaux sociaux (Facebook, Twitter et Instagram)

Sortiraparis triplement convaincu par les Summer Garden Parties du MOB HOTEL

Le média a consacré un article aux soirées estivales du MOB HOTEL et a organisé un concours auprès de sa communauté. Il les a par ailleurs présentées au sein de plusieurs de ses classements.

Parisianavores classe le MOB HOTEL comme l'une des "best places to chill" dans Paris

Le Demotivateur Food et A Table présente les Summer Garden Parties en vidéo

A Nous Paris présente les Summer Garden Parties parmi ses terrasses parisiennes indétrônables

Des influenceurs très actifs pendant la soirée presse : plus d'1M de prospects potentiellement touchés grâce à eux

Tous les influenceurs invités à la soirée d'inauguration ont publié du contenu social sur leurs comptes et permis de toucher plus d'1 million de prospects potentiels.

CONCLUSION : UNE AUDIENCE POTENTIELLE DE PLUS DE 25M DE PERSONNES ET DES 100AINES DE MILLIERS D'€ DE SAUVES POUR LE MOB HOTEL

Le résultat pour l'hôtel est sans appel : ses soirées estivales sont un succès ! La soirée presse puis le soutien des relations presse dans les semaines qui ont suivi l'inauguration lui ont permis de convaincre de nombreux acteurs médiatiques. C'est une audience potentielle de plusieurs millions de personnes qui a pu entendre parler des summer garden parties. La valeur médiatique des retombées presse obtenues suite à notre travail excède la centaine de milliers d'euros. Une collaboration chaleureuse, joyeuse et rentable !

Le marché du brunch : opportunité à saisir pour les restaurateurs et les hôteliers

La tendance ne fait qu'accroître : les Français sortent de plus en plus de chez eux pour se restaurer, et ce pour tous les repas de la journée. Ce ne serait pas moins d'un repas sur 7 qui serait consommé hors du domicile en 2019. Le petit-déjeuner ne fait à ce titre pas exception : sur l'année 2016 seulement, 760 millions de visites ont été comptabilisées dans le secteur de la restauration sur ce premier repas de la journée. Selon The NPD Group, le petit-déjeuner représentait alors sur cette même année 14% de la fréquentation journalière en restauration commerciale.

C'est une excellente nouvelle pour les restaurateurs qui peuvent proposer une offre supplémentaire à leur carte et profiter d'un nouveau créneau pour augmenter leur chiffre d'affaires ! Les options sont alors nombreuses : du petit-déjeuner français classique (pain, beurre, confiture, jus de fruit, café) au brunch original, les établissements ont l'embarras du choix et peuvent opter pour une solution correspondant à leur identité.

Ces deux alternatives ont des avantages qui leur sont propres : si le petit-déjeuner classique a un coût moindre pour les restaurateurs, le brunch permet lui de proposer une nouvelle offre à des prix équivalents qu'un repas du midi. On estime ainsi que certaines enseignes réalisent entre 40 et 50 % de leur chiffre d’affaires (étude NPD Group) grâce au brunch du week-end, aussi bien à Paris que dans le reste de la France.

Mais alors pourquoi cette offre brunch représente une opportunité non négligeable pour les restaurateurs ? Comment mesurer l'engouement des Français pour cette nouvelle forme de repas ? Et quels sont les offres les plus tendances du moment dont on peut s'inspirer ? (Nous présentons ici les exemples du MOB HOTEL, de La Nouvelle République, de Cozette, de Bien Ficelé, de Benoît Castel et de Sequana ; des établissements de restauration et d'hôtellerie qui ont brillamment réussi à profiter de cette offre particulière). Réponses en chiffres dans cette infographie.

 

le marché du brunch : opportunité pour les restaurateurs et les hôteliersbrunch mot-clé roi du digitalLes meilleurs brunchs de 2019