Les cocktails sont les meilleurs alliés des soirées d’été et des marges pour les restaurateurs. Plus que de simples recettes sucrées alcoolisées, des anecdote surprenantes se cachent derrière certains des cocktails les plus en vogue cet été.

Image verre à cocktails vide

La chaleur ambiante et la douceur de vivre qui l’accompagne encouragent plus d’un chanceux vacancier ou d’un courageux travailleur à se poser en terrasse en fin de journée pour boire une bière ou siroter un cocktail rafraîchissant. Mais savez-vous quelles sont les petites histoires oubliées qui se cachent derrière ces boissons sucrées ? On vous les raconte juste ici : 

Les cocktails, une origine bâtarde

« Cocktail ». On connaît ce terme par cœur, mais vous êtes-vous déjà demandé quelle était son origine ?

Eh bien, sachez que sa première utilisation est datée du milieu du 18e siècle en France, et qu’elle n’a pas grand-chose à voir avec quelque boisson que ce soit. Le Figaro nous explique en effet que le terme vient de l'anglo-américain « cocktailed » qui désignait à l’époque la coupe de certains muscles des chevaux de trait de sorte à ce que leur queue se relève vers le haut (ce qui leur donnait alors une allure de queue (tail) de coq (cock)). Cette opération brutale avait pour objectif de différencier les chevaux bâtards des chevaux de race, qui avaient la chance d’y échapper.

De fil en aiguille, l'expression glissa du domaine animal à celui de l’humain : on l’utilisa alors pour désigner des hommes aux mœurs légères. Il passa ensuite dans le langage courant et pris sa signification dernière : il caractérise désormais les boissons alcoolisées dont ces mêmes hommes se délectaient.

Maintenant que l’on sait d’où vient le terme cocktail, découvrons les petites histoires se cachant derrière les boissons les plus tendances de cet été.

Petites histoires de cocktails

1. Le Moscow Mule, la recette anti-crise

Vous ne savez pas encore ce qu’est un Moscow Mule ? C’est pourtant l’un des cocktails les plus demandés ces derniers mois. Composé traditionnellement de vodka, de soda, de gingembre et de citron vert, ce cocktail est le plus souvent servi dans un mug en cuivre bougrement instagrammable… (si vous êtes en demande de quelques conseils pour la gestion de votre compte Instagram, nous vous expliquons ici comment prendre des photos réussies).

photo cocktail Moscow Mule

Né en 1941 aux Etats-Unis, le Moscow Mule est la résultante d’une rencontre entre deux hommes : l’un représentant la marque de vodka Smirnoff, et l’autre une marque de ginger beer. La Prohibition s’achevait tout juste, et la vodka venait de faire son apparition de l’autre côté du Pacifique mais peinait à trouver son public sur le sol américain. A l’instar de la boisson russe, la ginger beer était elle aussi boudée par les consommateurs. Craignant une faillite prochaine de leurs entreprises respectives, les deux industriels ont décidé d’allier leur force, et ont eu la magistrale idée de mélanger leurs produits pour en développer une boisson originale. Le Moscow Mule était né ! Son succès fut immédiat et perdure encore aujourd’hui.

Sa recette gagnante :

Pour un verre de Moscow Mule :

  • 4cl de vodka
  • 1/2 citron vert frais
  • 15cl de ginger beer
  • De la glace pilée
  • Du gingembre frais

Dans un grand verre rempli de glaçons, versez le jus de citron vert et la vodka. Remplissez le reste du verre avec de la Ginger beer. Remuez à l’aide d’une longue cuillère pendant 10 secondes et servez sans tarder. Il ne vous reste plus qu’à orner votre verre d’une tranche de citron vert.

2. Le Bloody Mary : l’alliage bon pour le ménage

Ce serait le grand Ernest Hemingway qui serait l’inventeur de ce cocktail à la tomate. La (trop) forte consommation d’alcool de l’écrivain irritait particulièrement sa femme, ce qui provoquait de nombreuses disputes au sein de leur ménage. Hemingway aurait voulu mettre fin à ces querelles répétitives… sans mettre fin à sa consommation de boissons alcoolisées ! Il aurait donc demandé à un barman du Ritz de lui concocter un cocktail inodore afin de ne pas éveiller les soupçons de sa femme, Mary Welsh.

cocktails Bloody Mary

Si l’on ne sait pas si la supercherie a fonctionné et a réussi à mettre un terme à leurs disputes conjugales, on prête pour autant le nom du cocktail à la sage Mary, aussi surnommée « Bloody Mary ! », « satanée Mary ! » en français, par son poète de mari.

Sa recette gagnante :

Pour un verre de Bloody Mary :

  • 4 cl de vodka
  • 12 cl de jus de tomate
  • 0.5 cl de jus de citron
  • 2 à 4 gouttes de Tabasco
  • Sel de céleri
  • Sel & poivre

Dans un verre, ajoutez simplement les ingrédients et deux glaçons, puis salez et poivrez à votre convenance. Remuez et le tour est joué !

3. Cosmopolitan, le cocktail le plus honteux de New-York

Le créateur du Cosmo a le (rare) mérite d’être encore vivant et de pouvoir parler de sa création ! Malheureusement, Toby Cecchini évite de s’épancher sur le sujet… Le père du Cosmopolitan a même mis des années à en admettre sa paternité.

Photo cocktails Cosmopolitan

Il raconte qu’il lui arrive encore de s’excuser auprès de ses collègues barmen d’avoir inventé cette boisson girly. « Toi ! Tu as inventé le Cosmopolitan, connard ! » avoue-t-il entendre régulièrement. Pour eux, le cosmo n’a rien d’un cocktail travaillé : il ne ferait que mélanger deux ingrédients artificiels,  la vodka aromatisée et le jus de canneberge. Pourtant, Robert Simonson, grand gourou des cocktails du New York Times, estime que c’est grâce au Cosmopolitan que les cocktails sont redevenus à la mode. Au plus grand désarroi des barmen, le Cosmo est devenu l’une des boissons les plus en vogue au sein du très chic Manhattan. Alors comment expliquer le succès fulgurant d’un cocktail considéré comme peu qualitatif par les professionnels ?

Par Carrie Bradshow, Samantha Jones, Charlotte York et Miranda Jones ! Rappelez-vous, les quatre héroïnes de Sex And The City buvaient des Cosmos à longueur de temps. Associé aux très branchées new-yorkaises, ce cocktail rose, girly à souhait, a intégré le panthéon de la pop culture au même titre que la série culte !

Sa recette gagnante :

  • 4 cl de vodka
  • 1,5 cl de Cointreau
  • 3 cl de jus de cranberry
  • 0,5 cl de jus de citron vert

Comme vous l’imaginez, la recette est très simple : mettez tous les ingrédients dans un shaker avec quelques glaçons, secouez énergiquement, et versez en filtrant le mélange dans un verre à cocktail.

4. Le Spritz, la plus autrichienne des boissons italiennes

Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi ce cocktail d’origine italienne portait un nom aussi barbare ? Spritz… Nous sommes loin des douces et chantantes sonorités auxquelles notre voisin du sud nous a habitué. Et pour cause ! Le Spritz a été inventé en Italie par… des autrichiens ! L’origine du cocktail remonte en réalité au 19ème siècle lorsque Venise était envahie par des soldats de l’empire d’Autriche.

Photo cocktails Spritz

Et autant dire que les Italiens n’auraient pas pu être les détenteurs de l’idée à l’origine du Spritz. Les soldats, trouvant le vin italien trop fort à leur goût, ont décidé de l’adoucir en le coupant avec de l’eau gazeuse. C’est d’ailleurs de cette demande spécifiquement autrichienne qu’est née le nom du cocktail : les soldats entonnaient le verbe « spritzen », « asperger » en allemand, de sortes à ce que le barman ait la main lourde en eau. Un peu plus tard, les Italiens ont pris leur revanche et imposé leur signature en ajoutant à la recette du Spritz du Campari ou de l’Aperol et en remplaçant le vin blanc par du Prosecco.

Sa recette gagnante :

On dit que chaque barman de Venise a sa propre recette de Spritz… Pour autant, nous vous conseillons :

  • 6cl de Prosecco,
  • 4cl d’Aperol,
  • 1 trait d’eau gazeuse

Insérez les glaçons dans un verre à pied avec une demi rondelle d’orange. Versez ensuite l’Apérol ou le Campari puis le Prosecco et enfin le trait d’eau gazeuse. Plongez une cuillère au fond du verre pour faire remonter délicatement l’Apérol ou le Campari. Le tour est joué.

5. Le gin tonic, le sauveur de vies

« Il a sauvé plus de vies et d’âmes anglaises que tous les docteurs de l’Empire ». Cette phrase, c’est Winston Churchill qui l’a prononcée. Et il ne parlait pas alors d’un quelconque héros national, d’un scientifique ou encore d’un politicien. Il parlait… Du Gin Tonic !

Photo cocktails Gin Tonic

Oui, ce cocktail indémodable dont on connaît tous la légère amertume est composé de quinine, qui a des vertus permettant de prévenir la malaria. Dans les années 1840, les Anglais présents en Inde consommaient en moyenne 700 tonnes de quiquina par an ! Pour que le médicament soit moins amer et plus agréable à déguster, ses consommateurs ont pris l’habitude de le diluer avec de l’eau, du sucre et du gin. Ce n’est que 15 ans plus tard qu’un commerçant a eu l’idée de commercialiser cette boisson pétillante, et de transformer ce médicament en un breuvage qui alimente aujourd’hui nos soirées !

Sa recette gagnante :

  • 3 cl de Gin
  • du Schweppes Tonic

S’il n’est cette fois-ci pas nécessaire que l’on vous explique comment mélanger ces deux composants, l’on peut tout de même vous préciser que le Gin Tonic se savoure dorénavant avec quelques glaçons et un zeste de citron pour plus de fraîcheur.

A votre santé !

NB : L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. Tous les cocktails sont aussi disponibles en version Virgin... On vous laisse choisir votre camp. 

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Valentine Cuzin

Responsable de la Stratégie Éditoriale
Malou - Food Influencer Marketing

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